The Awakening

Publié: 31/07/2012 dans Cinema
Tags:, , , , , , , , , , , ,

The Awakening est un film écrit et réalisé par Nick Murphy avec Rebecca Hall (The Town) et Dominic West (John Carter).

Florence est une chasseuse de fantômes. Pas genre Ghostbuster, mais plutôt façon scientifique démystificatrice de charlatans. Sa notoriété pousse un responsable d’une école à la faire venir pour enquêter sur les mystérieux phénomènes qui s’y produise depuis la mort d’un petit garçon…

On n’a pas tous la chance d’avoir une carte cinoch illimité pour aller voir toutes les bouses qui sortent sur grand écran. Souvent, on doit troquer la climatisation des salles obscures pour celles de la FNAC. On se trouve alors à explorer des rayonnages DVD à la recherche de trucs sympas. Les trucs sympas sont loin de déborder des bacs. Alors on se retrouve à prendre des trucs un peu au pif, en suivant l’habile marketing à coups de phrases chocs ou de synopsis bien troussés. The Awakening fait partie de ces films obscurs dont on entend parler qu’en fréquentant les cercles d’initiés (dans lequel j’imagine ce blog). La bonne nouvelle, c’est que c’est un petit film qui mérite qu’on s’y attarde !

On est face à un film de fantômes qui fait pas peur. Pas vraiment.Les ambiances d’établissements scolaires abandonnés et les enfants sont toujours de bons arguments pour vous faire stresser mais là n’est pas le premier objectif de La Maison des Ombres (encore heureux que je ne m’arrête pas aux titres français pour choisir mes films…). Pour le coup, rien à voir avec le très raté Grave Encounters niveau ambiance… On va plus s’intéresser au parcours de Florence et à son histoire, pourquoi elle recherche les fantômes et leur (non-)existence, les traumas qui l’accompagnent… Pas question de se voir faire pipi dessus parce qu’il y a un chat qui sort d’un placard. Et Rebecca Hall fait un superbe travail d’actrice pour camper cette scientifique plus fragile qu’il n’y parait. Elle éclipse un peu le reste du casting, surtout Dominic West qui devient plus faire-valoir qu’autre chose.

L’évolution du scénario est judicieuse et suit le personnage principal qui bascule du scepticisme total à un « I want to believe » cher à Mulder (en gros, c’est un Scully des années 20 quoi). Les décors anglais et le gigantesque manoir jouent le rôle flippant sans jamais tirer le film vers l’horreur ou l’angoisse profonde. Même si la maison de poupées devrait faire son petit effet…

Par contre, c’est un film de fantômes. Et pour qui à l’habitude des films de genre, les twists finaux sont prévisibles et attendus (indice: les gens morts sont vivants, les gens vivants sont en fait morts et on a peu près fait le tour). En gros, il est facile de deviner le ressort scénaristique de base, après la raison derrière est plus intéressante et on comprend mieux le pourquoi du titre. Non, pas la Maison des Ombres, The Awakening. La maison des Ombres, ça veut rien dire, y’a pas d’ombres dans le film…

The Awakening devrait combler les amateurs de films à ambiance autour des fantômes et son originalité d’après première guerre mondiale. Un direct-to-video qui vaut bien plus que des sorties en salles, ça, c’est sûr !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s