Young Justice est une série d’animation créée par  Greg Weisman et Brandon Vietti tout en s’inspirant du comic-book éponyme de Todd DeZago et Todd Nauck créée en 1998 (qui lui-même s’inspire des Teen Titans des années 60… Oui, c’est DC Comics, c’est un peu le bordel, mais c’est que le début !)

La Young Justice est une équipe de sidekicks de super-héros de la Justice League, créée sous l’impulsion de Robin, Aqualad, Kid Flash et Speedy après avoir découvert que le laboratoire Cadmus faisait des choses pas très claires. Notamment des clones de Superman… Dans sa grande mansuétude, la Justice League reconnaît que la Young Justice est un bienfait et consent à leur laisser une certaine liberté (ils seront tout de même surveiller par Batman et Red Tornado) pour enquêter sur Cadmus. Bien évidemment, Cadmus, c’est juste l’iceberg qui cache la forêt et les adolescents vont avoir fort à faire tout au long de cette première saison.

Young Justice fut l’excellente révélation de la télévision cette année. En dépit d’une programmation des plus chaotiques à suivre. Les résultats d’audience sont bons (saison 2 programmée), les histoires et personnages sont bien écrits (j’ai eu des surprises) et la qualité de l’animation reste très élevée pour de la télévision. Bref, c’est que du bonheur.

Voilà, les néophytes peuvent s’arrêter là et aller acheter le DVD (en Zone 1 pour le moment) et profiter en tout innocence de la qualité de la série. Les autres peuvent s’accrocher à leur slip parce qu’on va rentrer dans le détail.

Donc à l’origine, il y avait un comic-book qui partait un peu sur les mêmes bases : Superboy, Robin et Impulse décident de se créer un petit truc dans le coin, en marge de Superman, Batman et Flash. A la fin de la série, l’équipe avait bien grossie et elle s’éclata pour créer des New Teen Titans, dans une série qui s’inspirait de la vieille mais en reboot. DC, quoi…

Mais attention, la série télé Young Justice n’a rien à voir !

  • Superboy garde ses origines de clone (on appréciera grandement le fait que Superman ne sache absolument pas comment réagir avec lui et se comporte comme un asocial de base) mais sa personnalité sera modifié pour en faire quelqu’un d’extrêmement impulsif et colérique.
  • Robin n’est plus Tim Drake mais bien l’originel Dick Grayson, il a 13 ans et reste le plus expérimenté du groupe. Sa personnalité sera également un peu modifiée pour coller à son génie naturel (jeux de mots bizarres, frustration de ne pas être le leader, etc.).
  • Impulse (Bart Allen) est remplacé par Wally West qui est plus ou moins la même chose en terme de pouvoir, mais pas pareil.
  • L’équipe créative va rajouter un Aqualad (sidekick d’Aquaman) avec une ré-écriture complète de ce qu’il est, pour coller à son nouveau rôle de leader d’équipe. Attention, Aqualad n’est pas Garth pour les amateurs d’Aquaman (si si, je pense que ça existe), mais apparaît tout de même dans la série.
  • Speedy était également à l’initiative de la Young Justice, mais pour les besoins du scénario, il va se casser en freelance pour devenir Red Arrow (en opposition à Green Arrow, son maître… ah bah oui, dans Young Justice, il n’y a que des ados en crise d’une façon ou d’une autre !)

Voilà pour la base. On va rajouter une Megan (la nièce de Martian Manhunter), une Artémis (la nouvelle sidekick de Green Arrow), une Zatanna (la sidekick de son père) et une Rocket (la sidekick Icon) et on aura notre Young Justice de la saison 1. En gros, on pourrait croire que la Young Justice, c’est une espèce de camp de réinsertion pour adolescents abandonnés par leur mentor une fois qu’ils intègrent la Justice League… l’arrivée subite de Rocket prouve bien que c’est le cas !

Mais attends ! me direz-vous. Comment ça se fait que Zatanna elle soit dans l’équipe ? Elle pas « young » du tout !

Et je répondrais que c’est une excellente remarque. Je me fais fort de vous expliquer le pourquoi du comment. Vous savez tous plus ou moins si vous avez l’habitude de lire mes chroniques Superman que l’univers DC, c’est un vaste bordel de reboots dans tous les sens à coups de crises parce que l’entropie générale a atteint son point de rupture. L’origine des crises, c’est entre autres parce qu’un scénariste a dit un jour : « En fait, il y a une infinité d’univers, donc une infinité de Terre, donc une infinité de variations d’histoires des super-héros, donc c’est pour ça que si ça déconne dans notre continuité, c’est normal, par d’inquiétude ». Bon, après un scénariste inquiet a dit : « Je vais ranger et rationaliser ce bordel » et le bordel se prend une intégrale de – l’infini à + l’infini dans la gueule.

Donc, si Zatanna a 13 ans, Dick Grayson remplace Tim Drake, Aqualad évince Robin du leadership et compagnie, c’est parce qu’en fait, les créatifs de DC ont choisi la Terre numéro 16 pour placer leurs personnages. Du coup, tout est familier, mais ça n’a rien à voir, et c’est normal !

Aaaaaaaaaaaaaaaaaah ! font les lecteurs extatiques.

C’est donc pour ça que peu importe la continuité des comic-books ou des autres séries animées, peu importe le caractère originel des différents protagonistes, c’est la Terre 16 !

Oui, mais attends, comment ça se place dans la continuité post-Flashpoint ? demandera le plus taquin d’entre vous.

Et bien, je lui répondrais que, comme Dumbo, on s’en bat l’oreille !

En plus, dans la Terre 16, les super-héros sont un phénomène plutôt récent pour le grand public (ce qui explique l’hyper-médiatisation de leurs actions). En soi, cette facilité de traitement permet une plus grande liberté artistique et scénaristique pour tout le monde. De toute façon, le spectateur lambda s’en contre-fiche de savoir de comment tel personnage est différent de son comportement normal, tant que la qualité est au rendez-vous.

Et la qualité est là, disais-je plus haut. Les personnages sont très bien caractérisés, que ce soit pour les ados ou les adultes. Les relations entre les uns et les autres, sans être conflictuelles, font souvent des étincelles. En tant qu’amateur de teen-movies, j’ai apprécié le côté drama-soap des sous-intrigues en marge de tapage de vilains. Comme ce sont des ados, les histoires de cœur sont bien évidemment au centre des préoccupations hormonales. L’arrivée des nouveaux membres d’équipe dans la saison 2 promet.

L’arc général de la première saison déborde bien évidemment du cadre de Cadmus et va proposer une intrigue dont rien de moins que le sort de la terre sera en jeu. On va de surprises en révélations autour des personnages (et oui, comme c’est la Terre 16, les néophytes sont surpris tout court, les amateurs sont surpris de constater les variations) et de l’intrigue générale. J’en dis pas plus, je vous laisserai apprécier en temps et en heure et ne rien vous déflorer.

Toujours est-il que Young Justice, c’est de la bonne came et que ce serait dommage de passer à côté ! Pour toi le fan hardcore qui est arrivé jusqu’à cette conclusion en balançant un « Haha ! Evidemment ! La Terre 16 ! » au passage. Et pour toi aussi, le néophyte qui s’est cramponné à son slip pour tout savoir des tenants et aboutissant cette série.

Publicités
commentaires
  1. […] Young Justice – Saison 1 […]

  2. […] dans le comportement des personnages. Parfois, on aurait l’impression de lire un truc de la Young Justice… C’est dire. Mais les interactions entre les super-héros sont bien trouvés, avec des […]

  3. […] chaîne US Cartoon Network. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, j’avais déjà fait un article dithyrambique sur la première saison, il conviendrait de commencer par là si vous ne connaissez pas du tout la série et/ou […]

  4. […] Un excellent dessin animé en somme. Ca m’a donné envie de lire les comics et de revoir Young Justice […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s