Articles Tagués ‘Zatanna’

Kimi No Na Wa

Un film grandiose. C’est tout. Les amateurs de Makoto Shinkai seront ravis et peu surpris, tant pas la qualité que par les twists narratifs. Les autres se prendront juste une claque visuelle et narrative dans la tronche. Your Name. est désormais le plus gros succès mondial pour un film d’animation, détrônant Le Voyage de Chihiro, et c’est amplement mérité. S’il n’y a qu’un film que vous DEVEZ voir, c’est Kimi No Na Wa ! (en japonais, de préférence). Énorme coup de cœur !

8/5

Live By Night

Descendu par la critique et flop au box office, la dernière réalisation de Ben Affleck avait la lourde tâche de passer après des pépites comme The Town ou Argo. Force est de constater Live by Night n’a rien du génie de ses prédécesseurs mais cela ne mérite pas d’en faire une montagne. C’est sympatique et on passe un bon moment. Le scénario souffre de certaines lourdeurs (voix off, épilogue à n’en plus finir, retournements attendus une heure avant) mais pas plus que d’autres productions hollywoodiennes plus mises en avant. Le film est surtout assez symptomatique de ce qui se passe à Hollywood : personne en a rien à branler de ce « petit » film de gangster de Ben Affleck, tout le monde le veut en Batman ; félicitations, vous tuez la diversité et vous fatiguez l’acteur-scénariste-réalisateur-producteur qui, se murmure-t-on, voudrait quitter son rôle de chevalier noir au plus vite…

3.5/5

Justice League Dark

Preuve s’il en est que DC, c’est en anime et nulle part ailleurs. Justice League Dark est une production « grand luxe » qui en met vraiment plein la tronche dans les combats. On regrettera l’ajout un peu artificielle de la vraie Justice League pour aider les gens à raccrocher aux personnages moins connus. Personnellement, j’adore l’univers Magie de DC (Constantine, Zatanna, Swamp Thing…) et je suis vraiment ravi du traitement que ce film a reçu. Après une trilogie centrée sur Batman qui m’a gonflé à titre personnel, j’ai vraiment apprécié ce nouvel anime. On espère maintenant qu’il y en aura plus, voire même que la branche live des films donne enfin carte blanche à Guillermo Del Toro pour faire son Justice League Dark.

4.5/5

The Lucky One

Une rom-com bien calibrée pour les midinettes, avec du Zac Effron en mode bogoss et un trame qui se contente de mixer les poncifs, comme à peu près tous les Spark. J’ai bien aimé la fin qui dédouane complètement le héros de se taper la meuf avec un bon deus ex machina des familles…

2.5/5

Jack Reacher – Never Go Back

C’était d’un ennui ! Mais d’un ennui ! Et pourtant, j’avais apprécié le premier opus. C’est mou, catapulté et probablement pas le bon moment pour introduire sa fille (où comment les films sérialisés ne prennent plus le temps de penser ni en film, ni en série). Mention spéciale pour Tom « bouffi » Cruise que j’ai rarement vu aussi peu investi.

1.5/5

The Good Place – Saison 1

On va pas y aller par quatre chemins, la nouvelle série du papa de Parks & Recreations et Brooklyn Nine Nine est « FORKING AMAZING ». C’est drôle, intelligent, bien interprété, bien écrit, souvent avec un degré de lecture plus profond que la moyenne. Tout, absolument tout est génial ! C’est à voir d’urgence et un énorme coup de cœur !

5/5

Bleed For This

D’habitude, je suis assez bon public sur les films biographiques sportifs. Celui-ci est malheureusement assez mal écrit, manque réellement de rythme et de punch pour un film sur la boxe. On est à des années lumière d’un Rocky, Creed ou Southpaw. En plus, Miles Teller n’est pas spécialement un acteur que j’apprécie à titre personnel. Bref, j’ai pas aimé du tout. Allez plutôt voir les autres films mentionnés.

1.5/5

Hacksaw Ridge

D’habitude, j’aime pas les films de guerre, par extension du fait que j’aime pas particulièrement la guerre de façon générale. Mais là, le postulat de base historique réel m’a intéressé : un objecteur de conscience qui part à la guerre avec ses convictions, dont celle d’aller au front en tant qu’infirmier sans une seule arme. Et franchement, j’ai passé un agréable moment. Le film rappelle au passage que Mel Gibson n’est pas un manche derrière la caméra (les scènes au front sont réellement impressionnantes). Le seul gros point noir pour moi – historiquement justifié, mais sans doute trop appuyé – est l’inlassable rappelle de la religion catholique derrière le moindre fait et geste du protagoniste. Je le comprends, mais la façon peu finaude dont c’est mis en avant pourrait presque faire passer le film pour de la propagande chrétienne…

4/5

The Beat Beneath My Feet

Encore un film avec un jeune nerd qui trouve sa voix grâce à la musique (pun intended). On est loin du brio de Sing Street, très loin. Mais cela n’empêche pas le film d’avoir ses qualités et de faire un boulot propre sur les personnages. Mention spéciale à Luke Perry, dans un de ses meilleurs rôles (en même temps, c’est pas très compliqué). Après, on regretta le côté facile de certains passages qui ne sont au final que des clips musicaux insérés au milieu du film.

3/5

East Side Sushi

Encore un film dont j’en attendais rien et qui fut une agréable surprise. Une mère célibataire latino qui entre dans un restaurant japonais en aide de cuisine et décide de devenir maître sushi, dont qui va au devant des emmerdes en étant 1. une femme, 2. latino. Et le film évite de tomber dans le cliché ou le pathos, en montrant d’abord une femme volontaire, décidée et qui montre qu’elle n’est pas moins capable qu’un homme, au contraire. Quand on ne peut plus ouvrir Twitter sans être envahi de propos sur le féministe ou la place des femmes dans la société, East Side Sushi tient un propos cohérent et juste, sans le revendiquer.

4/5

Jiro’s Dreams of Sushi

Bon, c’est bien beau de voir un film où un cuisinier devient maître sushi en un an, mais qu’en est-il dans la vraie vie ? Ce documentaire vous plonge dans le quotidien du seul maitre sushi triplement étoilé au Michelin et montre une facette du Japon méconnu. C’est une excellente plongée dans l’état d’esprit japonais sur le travail et le devoir (à l’époque, Jiro Ono avait 85 ans et était toujours derrière son comptoir… il en a 91 aujourd’hui, il est probablement toujours derrière son comptoir à faire des sushis à 13 euros pièce…), sur le monde du sushi, la tradition et la cuisine. Au passage, il faut 10 ans pour devenir maitre sushi… Seul bémol, le manque d’historique sur les débuts de sa carrière et de son restaurant.

4/5

Passengers

On va pas se mentir, je me suis ennuyé. Il ressort de ce film une grande sensation de vide. Ca manque d’une touche d’originalité et n’est porté que par les noms sur l’affiche. Remplacez Chris Pratt par n’importe quel autre acteur limite un peu seconde zone, Jennifer Lawrence par une bimbo x ou y et vous avez un film de série B à moyen budget que personne n’aurait été voir en salle. Une grosse, grosse déception.

1.5/5

Fantastic Beasts and where to find them

Sans être un Potter-fan, j’avoue apprécié la saga de JK Rowling. Les adaptations ciné ne sont pas transcendantes comparées aux livres mais divertissent agréablement. C’est pareil pour ce spin-off que je découvrais avec l’oeil neuf du type qui n’a pas lu le livre. Donc, j’ai pu avoir quelques surprises auquel je ne m’attendais pas, tout comme j’ai pu voir les grosses ficelles de narration. J’ai aussi eu du mal avec certains personnages trop lisses (c’est dommage, c’était les roles-titres). Après, c’était cool de revenir dans l’univers d’Harry Potter, donc bon on passera sur les facilités…

3/5

Collateral Beauty

Le film de Noël de l’année dernière. Le mélo pour faire pleurer dans les chaumières. Sauf que les ficelles font 2 kilomètres de long. Will Smith continue son trip égo-paternaliste au point de tourner sa carrière en cliché. Encore une fois, il s’accapare le film (avec le tour de force d’avoir un minimum de lignes à dire) au détriment des autres acteurs qui n’ont pas des rôles moins intéressants. Dommage, dommage…

1.5/5

Young Justice: Invasion est la deuxième saison du show de la chaîne US Cartoon Network. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, j’avais déjà fait un article dithyrambique sur la première saison, il conviendrait de commencer par là si vous ne connaissez pas du tout la série et/ou l’univers.

En toute logique, la saison 2 se veut la suite de la saison 1. Le premier épisode commence de façon assez classique, avec une mission banale menée par Superboy et Miss Martian. Mais on va très vite réalisé qu’il s’est écoulé 5 ans entre les deux saisons ! 5 ans ! Et en 5 ans, il y a eu des nouvelles recrues, des morts, des changements de leader (Nightwing, ex-Robin remplace Aqualad), des trahisons (justement Aqualad qui est devenu méchant), des ruptures amoureuses (Superboy/Megan, qui est désormais avec Lagoon Boy)…

En d’autres termes : WOW! Dès le premier épisode !

Et puis… les choses se sont vite tassées pendant quelques épisodes. Avant de revenir à du WOW! à tous les épisodes, avec à chaque fois une révélation dans les dernières secondes.

Et puis, plus rien. Le vide de plusieurs semaines.

Quelques épisodes. Puis de nouveau une coupure de plusieurs semaines.

Pour ceux qui n’ont pas leur diplome de DClogie: Superboy et son nouveau « costume », Beast (résultant d’un épisode de la saison 1), Blue Beetle et Wonder Girl.

Comme l’année dernière, la programmation du show (et son suivi) fut un véritable bordel incompréhensible, segmentant encore plus le rythme pas toujours bien géré des épisodes. Parce qu’un épisode de Young Justice se déroule vite, très vite. Pour un type comme moi qui s’est farci littéralement 50 épisodes de combat entre San Goku et Freeza, des fois, Young Justice, on ajuste envie de lui demander de se détendre le slip et de prendre le temps de nous poser les situations, personnages et enjeux à différents termes. Certaines résolutions sont tout de même bien catapultées…

Si l’intrigue de la saison 2 fait suite aux évènements de la saison précédente, notamment vis-à-vis des magouilles de Vandal Savage et de The Light (sous-titrée invasion, vous vous doutez bien qu’on va avoir droit à une invasion de la Terre, et la Justice League est tenue éloignée pour une sombre histoire de tribunal galactique), on ne peut pas s’empêcher de lui trouver une certaine inconsistance. La faute au rythme bizarre, certes, mais surtout à l’overdose de Blue Beetle au mépris des autres personnages qui auraient mérité plus de place tout court, et dans leur intrigue personnelle. L’arrivée des autres nouveaux est anecdotique (le nouveau Robin, Batgirl, Wonder Girl…) et les vieux sont laissés de côté.

Humour décalé…

Nightwing et le poids de ses décisions auraient mérité un développement plus psychologique et Superboy aurait pu prendre des vacances tant il est absent de la saison ! Heureusement, on a du Roy Harper, du Lex Luthor, de la résistance, des twists imprévus… Il n’en reste pas moins vrai que la série à conserver son ton résolument adulte et que, moi comme à la première, j’ai – globalement – très apprécié cette saison autour de l’invasion extra-terrestre.

En comparaison de toutes les séries DC qu’on a pu avoir à la télévision, depuis Smallville aux Teen Titans, Young Justice se situe encore et toujours sur le dessus du panier. Oui, même avec ses épisodes aux animations si foirées qu’on parvient à peine à reconnaître les protagonistes ! L’amateur de l’univers à Terres multiples et ceux qui ont vu la saison précédente y trouveront toujours de quoi se satisfaire en dépit de mes remarques de type exigeant et pinailleur.

Malheureusement, à cause de cette diffusion anarchiste (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause du ton trop (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause de la trop grande césure avec la saison précédente (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause du parti-pris scénaristique faisant la part belle aux Beetles au détriment de l’équipe (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience)… à cause de tout un tas de facteurs économiques (pas assez de vente de jouets…), le sort de la série pour une saison 3 est encore incertain à l’heure où j’écris ces lignes. L’annulation n’a pas officiellement été présentée comme ça a été le cas pour Green Lantern, diffusé dans le même créneau horaire.

Faudra apprécier Flash aussi, un des épisodes les plus intéressants

Au regard dernier épisode et des pistes ouvertes, j’espère sincèrement que nous aurons une bonne surprise dans les grilles de l’année prochaine suite à la mobilisation des fans (non, parce qu’une nouvelle série Batman et Teen Titans GO, ça me fait pas rêver…)

Malgré quelques défauts dans la gestion de son histoire globale qui la rendent moins passionnante que la saison 1, Young Justice: Invasion mérite que les fanboys (et fangirls) de DC prennent le temps de regarder ce petit bijou ! Les autres, je ne peux que vous poussez vers la saison 1 !

Pas de trailer, la plupart spoilent de trop ! Fouillez la toile à vos risques et périls ! Notons aussi que ceux qui voudront faire le lien entre les deux saisons devront se pencher sur le jeu vidéo Young Justice: Legacy (ils seront d’ailleurs invités à laisser un commentaire, puisque je n’ai nullement l’intention de m’y attarder!)

File:Justiceleaguedark.jpg

Justice League Dark #1 est un comic-book de Peter Milligan au scenario et Mikel Janin aux dessins.

Enchantress est devenue incontrôlable ! Tellement incontrôlable que même Superman et Wonder Woman ne peuvent rien contre sa magie ! Madame Xanadu a vu l’avenir et elle sait que la seule chance de sauver le monde (qui court à sa ruine, comme d’habitude) est de réunir une équipe d’experts en arts occultes. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu !

Et encore un nouveau recueil issu du grand reboot DC ! Il compile les six premiers numéros et mets en place une nouvelle équipe. La « Justice League Dark ». Ca en jette. Mais c’est plus un coup marketing qu’autre chose, puisque les protagonistes n’ont rien à voir avec la vraie Justice League (sauf Zatanna, qui en est membre) et qu’ils sont « dark » (comprendre qu’ils touchent au monde obscur, à la magie, etc.). Ca aurait pu s’appeler autrement, mais dans la folie du grand reboot, il fallait donner un minimum de points de repères aux lecteurs.

Avec le reboot, pas mal de choses furent explosées dans le remaniement éditorial. L’univers DC classique avec les types en collant, mais aussi le label Vertigo, avec les types qui disent des gros mots. Les personnages issus de Vertigo s’étaient retrouvés aspirés dans le nouvel univers classique, créant un sous-univers dit « dark » dans lequel on retrouve une sélection non négligeable de titres sombres, à part mais dedans, explorant des causes qui dépassent le simple cadre du héros (ou du anti-héros). I Vampire, Animal Man, Swamp Thing et Justice League Dark en ont été les fers de lance. Et quels fers de lance !

Pour résumer les titres de façon très simple, si on considère l’ensemble du reboot, des choses que j’ai lues et parfois chroniquées ici, l’univers « dark » est très clairement le plus intéressant à lire ! Tant pour la qualité des dessins que celle des scénarios !

Comme je disais, ce premier volume fait office de genèse de l’équipe. Ou comment réunir 6 personnes qui se tolèrent à peine autour d’une cause dont seulement la moitié se sent concernée ? J’ai naturellement comparé avec les nouvelles origines de la Justice League classique emporté par Geoff Johns. Le constat est sans appel : Johns joue dans la cour de récréation avec ses persos, Milligan aborde des relations riches et complexes avec des personnages qui ne le sont pas moins !

Justice League Dark est un véritable plaisir à lire, certes un chouille difficile d’accès, mais l’histoire révèle des caractères bien trempés, des plans dans le plan, plusieurs pistes séparées autour du même événement (Enchantress qui pète un câble). Milligan était un habitué de la collection Vertigo avec des titres pré-reboot comme Hellblazer (avec John Constantine) ou surtout Shade ! Retrouver ses deux personnages au coeur de l’intrigue est une évidence et il s’en sert très bien. L’anglais Constantine risque de s’imposer comme leader d’équipe dans les volumes à suivre. Sa relation amour/haine avec Zatanna amènera du piquant. Son affliction naturelle pour Deadman aussi. Même si vous n’êtes pas particulièrement familier de Vertigo ou de personnages mystiques un peu de seconde zone, n’ayez crainte, on n’est jamais perdu !

Le titre est résolument adulte et n’hésite pas à aborder le fondement des relations adultes (comprendre le sexe) et à tirer (au même titre que Swamp Thing ou Animal Man) l’univers DC vers des « émotions sombres » des plus appréciables ! C’est bien simple, il fait littéralement parti de mes coups de coeur du reboot DC, l’une des meilleures séries aux côtés d’Animal Man. En parlant de ça, Jeff Lemire, scénariste de cette dernière, prendra la suite de Milligan pour le prochain arc, ce qui me fait tout autant plaisir.

Notons le graphisme de Mikel Janin qui colle parfaitement aux intentions du scénariste et nous peint des planches très agréables à regarder, très raccord avec l’ambiance sombre et qui n’ont pas manqué de me rappeler l’ami Alain Peticlerc (que je verrai bien sur un comic, d’ailleurs… en attendant sa prochaine BD). Le recueil comporte un petit cahier de sketches à la fin, c’est pas grand chose, mais c’est toujours bon à prendre !

Bref, Justice League Dark déboite à tous les niveaux ! J’espère simplement que Urban prendra le temps de l’éditer pour que mes amis francophiles puissent aussi en profiter ! Quoiqu’il en soit, je le recommande plus que chaudement, surtout pour les amateurs de magie, de mystères et ceux qui veulent lire autres choses que du slibard et des collants !

Ca va être long d’attendre jusqu’au deuxième TPB ! A souligner au passage que Guillermo Del Toro serait en train de travailler sur un long métrage adapté de cette Justice League particulière… Miam !

Young Justice est une série d’animation créée par  Greg Weisman et Brandon Vietti tout en s’inspirant du comic-book éponyme de Todd DeZago et Todd Nauck créée en 1998 (qui lui-même s’inspire des Teen Titans des années 60… Oui, c’est DC Comics, c’est un peu le bordel, mais c’est que le début !)

La Young Justice est une équipe de sidekicks de super-héros de la Justice League, créée sous l’impulsion de Robin, Aqualad, Kid Flash et Speedy après avoir découvert que le laboratoire Cadmus faisait des choses pas très claires. Notamment des clones de Superman… Dans sa grande mansuétude, la Justice League reconnaît que la Young Justice est un bienfait et consent à leur laisser une certaine liberté (ils seront tout de même surveiller par Batman et Red Tornado) pour enquêter sur Cadmus. Bien évidemment, Cadmus, c’est juste l’iceberg qui cache la forêt et les adolescents vont avoir fort à faire tout au long de cette première saison.

Young Justice fut l’excellente révélation de la télévision cette année. En dépit d’une programmation des plus chaotiques à suivre. Les résultats d’audience sont bons (saison 2 programmée), les histoires et personnages sont bien écrits (j’ai eu des surprises) et la qualité de l’animation reste très élevée pour de la télévision. Bref, c’est que du bonheur.

Voilà, les néophytes peuvent s’arrêter là et aller acheter le DVD (en Zone 1 pour le moment) et profiter en tout innocence de la qualité de la série. Les autres peuvent s’accrocher à leur slip parce qu’on va rentrer dans le détail.

Donc à l’origine, il y avait un comic-book qui partait un peu sur les mêmes bases : Superboy, Robin et Impulse décident de se créer un petit truc dans le coin, en marge de Superman, Batman et Flash. A la fin de la série, l’équipe avait bien grossie et elle s’éclata pour créer des New Teen Titans, dans une série qui s’inspirait de la vieille mais en reboot. DC, quoi…

Mais attention, la série télé Young Justice n’a rien à voir !

  • Superboy garde ses origines de clone (on appréciera grandement le fait que Superman ne sache absolument pas comment réagir avec lui et se comporte comme un asocial de base) mais sa personnalité sera modifié pour en faire quelqu’un d’extrêmement impulsif et colérique.
  • Robin n’est plus Tim Drake mais bien l’originel Dick Grayson, il a 13 ans et reste le plus expérimenté du groupe. Sa personnalité sera également un peu modifiée pour coller à son génie naturel (jeux de mots bizarres, frustration de ne pas être le leader, etc.).
  • Impulse (Bart Allen) est remplacé par Wally West qui est plus ou moins la même chose en terme de pouvoir, mais pas pareil.
  • L’équipe créative va rajouter un Aqualad (sidekick d’Aquaman) avec une ré-écriture complète de ce qu’il est, pour coller à son nouveau rôle de leader d’équipe. Attention, Aqualad n’est pas Garth pour les amateurs d’Aquaman (si si, je pense que ça existe), mais apparaît tout de même dans la série.
  • Speedy était également à l’initiative de la Young Justice, mais pour les besoins du scénario, il va se casser en freelance pour devenir Red Arrow (en opposition à Green Arrow, son maître… ah bah oui, dans Young Justice, il n’y a que des ados en crise d’une façon ou d’une autre !)

Voilà pour la base. On va rajouter une Megan (la nièce de Martian Manhunter), une Artémis (la nouvelle sidekick de Green Arrow), une Zatanna (la sidekick de son père) et une Rocket (la sidekick Icon) et on aura notre Young Justice de la saison 1. En gros, on pourrait croire que la Young Justice, c’est une espèce de camp de réinsertion pour adolescents abandonnés par leur mentor une fois qu’ils intègrent la Justice League… l’arrivée subite de Rocket prouve bien que c’est le cas !

Mais attends ! me direz-vous. Comment ça se fait que Zatanna elle soit dans l’équipe ? Elle pas « young » du tout !

Et je répondrais que c’est une excellente remarque. Je me fais fort de vous expliquer le pourquoi du comment. Vous savez tous plus ou moins si vous avez l’habitude de lire mes chroniques Superman que l’univers DC, c’est un vaste bordel de reboots dans tous les sens à coups de crises parce que l’entropie générale a atteint son point de rupture. L’origine des crises, c’est entre autres parce qu’un scénariste a dit un jour : « En fait, il y a une infinité d’univers, donc une infinité de Terre, donc une infinité de variations d’histoires des super-héros, donc c’est pour ça que si ça déconne dans notre continuité, c’est normal, par d’inquiétude ». Bon, après un scénariste inquiet a dit : « Je vais ranger et rationaliser ce bordel » et le bordel se prend une intégrale de – l’infini à + l’infini dans la gueule.

Donc, si Zatanna a 13 ans, Dick Grayson remplace Tim Drake, Aqualad évince Robin du leadership et compagnie, c’est parce qu’en fait, les créatifs de DC ont choisi la Terre numéro 16 pour placer leurs personnages. Du coup, tout est familier, mais ça n’a rien à voir, et c’est normal !

Aaaaaaaaaaaaaaaaaah ! font les lecteurs extatiques.

C’est donc pour ça que peu importe la continuité des comic-books ou des autres séries animées, peu importe le caractère originel des différents protagonistes, c’est la Terre 16 !

Oui, mais attends, comment ça se place dans la continuité post-Flashpoint ? demandera le plus taquin d’entre vous.

Et bien, je lui répondrais que, comme Dumbo, on s’en bat l’oreille !

En plus, dans la Terre 16, les super-héros sont un phénomène plutôt récent pour le grand public (ce qui explique l’hyper-médiatisation de leurs actions). En soi, cette facilité de traitement permet une plus grande liberté artistique et scénaristique pour tout le monde. De toute façon, le spectateur lambda s’en contre-fiche de savoir de comment tel personnage est différent de son comportement normal, tant que la qualité est au rendez-vous.

Et la qualité est là, disais-je plus haut. Les personnages sont très bien caractérisés, que ce soit pour les ados ou les adultes. Les relations entre les uns et les autres, sans être conflictuelles, font souvent des étincelles. En tant qu’amateur de teen-movies, j’ai apprécié le côté drama-soap des sous-intrigues en marge de tapage de vilains. Comme ce sont des ados, les histoires de cœur sont bien évidemment au centre des préoccupations hormonales. L’arrivée des nouveaux membres d’équipe dans la saison 2 promet.

L’arc général de la première saison déborde bien évidemment du cadre de Cadmus et va proposer une intrigue dont rien de moins que le sort de la terre sera en jeu. On va de surprises en révélations autour des personnages (et oui, comme c’est la Terre 16, les néophytes sont surpris tout court, les amateurs sont surpris de constater les variations) et de l’intrigue générale. J’en dis pas plus, je vous laisserai apprécier en temps et en heure et ne rien vous déflorer.

Toujours est-il que Young Justice, c’est de la bonne came et que ce serait dommage de passer à côté ! Pour toi le fan hardcore qui est arrivé jusqu’à cette conclusion en balançant un « Haha ! Evidemment ! La Terre 16 ! » au passage. Et pour toi aussi, le néophyte qui s’est cramponné à son slip pour tout savoir des tenants et aboutissant cette série.