Articles Tagués ‘Constantine’

Kimi No Na Wa

Un film grandiose. C’est tout. Les amateurs de Makoto Shinkai seront ravis et peu surpris, tant pas la qualité que par les twists narratifs. Les autres se prendront juste une claque visuelle et narrative dans la tronche. Your Name. est désormais le plus gros succès mondial pour un film d’animation, détrônant Le Voyage de Chihiro, et c’est amplement mérité. S’il n’y a qu’un film que vous DEVEZ voir, c’est Kimi No Na Wa ! (en japonais, de préférence). Énorme coup de cœur !

8/5

Live By Night

Descendu par la critique et flop au box office, la dernière réalisation de Ben Affleck avait la lourde tâche de passer après des pépites comme The Town ou Argo. Force est de constater Live by Night n’a rien du génie de ses prédécesseurs mais cela ne mérite pas d’en faire une montagne. C’est sympatique et on passe un bon moment. Le scénario souffre de certaines lourdeurs (voix off, épilogue à n’en plus finir, retournements attendus une heure avant) mais pas plus que d’autres productions hollywoodiennes plus mises en avant. Le film est surtout assez symptomatique de ce qui se passe à Hollywood : personne en a rien à branler de ce « petit » film de gangster de Ben Affleck, tout le monde le veut en Batman ; félicitations, vous tuez la diversité et vous fatiguez l’acteur-scénariste-réalisateur-producteur qui, se murmure-t-on, voudrait quitter son rôle de chevalier noir au plus vite…

3.5/5

Justice League Dark

Preuve s’il en est que DC, c’est en anime et nulle part ailleurs. Justice League Dark est une production « grand luxe » qui en met vraiment plein la tronche dans les combats. On regrettera l’ajout un peu artificielle de la vraie Justice League pour aider les gens à raccrocher aux personnages moins connus. Personnellement, j’adore l’univers Magie de DC (Constantine, Zatanna, Swamp Thing…) et je suis vraiment ravi du traitement que ce film a reçu. Après une trilogie centrée sur Batman qui m’a gonflé à titre personnel, j’ai vraiment apprécié ce nouvel anime. On espère maintenant qu’il y en aura plus, voire même que la branche live des films donne enfin carte blanche à Guillermo Del Toro pour faire son Justice League Dark.

4.5/5

The Lucky One

Une rom-com bien calibrée pour les midinettes, avec du Zac Effron en mode bogoss et un trame qui se contente de mixer les poncifs, comme à peu près tous les Spark. J’ai bien aimé la fin qui dédouane complètement le héros de se taper la meuf avec un bon deus ex machina des familles…

2.5/5

Jack Reacher – Never Go Back

C’était d’un ennui ! Mais d’un ennui ! Et pourtant, j’avais apprécié le premier opus. C’est mou, catapulté et probablement pas le bon moment pour introduire sa fille (où comment les films sérialisés ne prennent plus le temps de penser ni en film, ni en série). Mention spéciale pour Tom « bouffi » Cruise que j’ai rarement vu aussi peu investi.

1.5/5

The Good Place – Saison 1

On va pas y aller par quatre chemins, la nouvelle série du papa de Parks & Recreations et Brooklyn Nine Nine est « FORKING AMAZING ». C’est drôle, intelligent, bien interprété, bien écrit, souvent avec un degré de lecture plus profond que la moyenne. Tout, absolument tout est génial ! C’est à voir d’urgence et un énorme coup de cœur !

5/5

Bleed For This

D’habitude, je suis assez bon public sur les films biographiques sportifs. Celui-ci est malheureusement assez mal écrit, manque réellement de rythme et de punch pour un film sur la boxe. On est à des années lumière d’un Rocky, Creed ou Southpaw. En plus, Miles Teller n’est pas spécialement un acteur que j’apprécie à titre personnel. Bref, j’ai pas aimé du tout. Allez plutôt voir les autres films mentionnés.

1.5/5

Hacksaw Ridge

D’habitude, j’aime pas les films de guerre, par extension du fait que j’aime pas particulièrement la guerre de façon générale. Mais là, le postulat de base historique réel m’a intéressé : un objecteur de conscience qui part à la guerre avec ses convictions, dont celle d’aller au front en tant qu’infirmier sans une seule arme. Et franchement, j’ai passé un agréable moment. Le film rappelle au passage que Mel Gibson n’est pas un manche derrière la caméra (les scènes au front sont réellement impressionnantes). Le seul gros point noir pour moi – historiquement justifié, mais sans doute trop appuyé – est l’inlassable rappelle de la religion catholique derrière le moindre fait et geste du protagoniste. Je le comprends, mais la façon peu finaude dont c’est mis en avant pourrait presque faire passer le film pour de la propagande chrétienne…

4/5

The Beat Beneath My Feet

Encore un film avec un jeune nerd qui trouve sa voix grâce à la musique (pun intended). On est loin du brio de Sing Street, très loin. Mais cela n’empêche pas le film d’avoir ses qualités et de faire un boulot propre sur les personnages. Mention spéciale à Luke Perry, dans un de ses meilleurs rôles (en même temps, c’est pas très compliqué). Après, on regretta le côté facile de certains passages qui ne sont au final que des clips musicaux insérés au milieu du film.

3/5

East Side Sushi

Encore un film dont j’en attendais rien et qui fut une agréable surprise. Une mère célibataire latino qui entre dans un restaurant japonais en aide de cuisine et décide de devenir maître sushi, dont qui va au devant des emmerdes en étant 1. une femme, 2. latino. Et le film évite de tomber dans le cliché ou le pathos, en montrant d’abord une femme volontaire, décidée et qui montre qu’elle n’est pas moins capable qu’un homme, au contraire. Quand on ne peut plus ouvrir Twitter sans être envahi de propos sur le féministe ou la place des femmes dans la société, East Side Sushi tient un propos cohérent et juste, sans le revendiquer.

4/5

Jiro’s Dreams of Sushi

Bon, c’est bien beau de voir un film où un cuisinier devient maître sushi en un an, mais qu’en est-il dans la vraie vie ? Ce documentaire vous plonge dans le quotidien du seul maitre sushi triplement étoilé au Michelin et montre une facette du Japon méconnu. C’est une excellente plongée dans l’état d’esprit japonais sur le travail et le devoir (à l’époque, Jiro Ono avait 85 ans et était toujours derrière son comptoir… il en a 91 aujourd’hui, il est probablement toujours derrière son comptoir à faire des sushis à 13 euros pièce…), sur le monde du sushi, la tradition et la cuisine. Au passage, il faut 10 ans pour devenir maitre sushi… Seul bémol, le manque d’historique sur les débuts de sa carrière et de son restaurant.

4/5

Passengers

On va pas se mentir, je me suis ennuyé. Il ressort de ce film une grande sensation de vide. Ca manque d’une touche d’originalité et n’est porté que par les noms sur l’affiche. Remplacez Chris Pratt par n’importe quel autre acteur limite un peu seconde zone, Jennifer Lawrence par une bimbo x ou y et vous avez un film de série B à moyen budget que personne n’aurait été voir en salle. Une grosse, grosse déception.

1.5/5

Fantastic Beasts and where to find them

Sans être un Potter-fan, j’avoue apprécié la saga de JK Rowling. Les adaptations ciné ne sont pas transcendantes comparées aux livres mais divertissent agréablement. C’est pareil pour ce spin-off que je découvrais avec l’oeil neuf du type qui n’a pas lu le livre. Donc, j’ai pu avoir quelques surprises auquel je ne m’attendais pas, tout comme j’ai pu voir les grosses ficelles de narration. J’ai aussi eu du mal avec certains personnages trop lisses (c’est dommage, c’était les roles-titres). Après, c’était cool de revenir dans l’univers d’Harry Potter, donc bon on passera sur les facilités…

3/5

Collateral Beauty

Le film de Noël de l’année dernière. Le mélo pour faire pleurer dans les chaumières. Sauf que les ficelles font 2 kilomètres de long. Will Smith continue son trip égo-paternaliste au point de tourner sa carrière en cliché. Encore une fois, il s’accapare le film (avec le tour de force d’avoir un minimum de lignes à dire) au détriment des autres acteurs qui n’ont pas des rôles moins intéressants. Dommage, dommage…

1.5/5

File:Justiceleaguedark.jpg

Justice League Dark #1 est un comic-book de Peter Milligan au scenario et Mikel Janin aux dessins.

Enchantress est devenue incontrôlable ! Tellement incontrôlable que même Superman et Wonder Woman ne peuvent rien contre sa magie ! Madame Xanadu a vu l’avenir et elle sait que la seule chance de sauver le monde (qui court à sa ruine, comme d’habitude) est de réunir une équipe d’experts en arts occultes. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu !

Et encore un nouveau recueil issu du grand reboot DC ! Il compile les six premiers numéros et mets en place une nouvelle équipe. La « Justice League Dark ». Ca en jette. Mais c’est plus un coup marketing qu’autre chose, puisque les protagonistes n’ont rien à voir avec la vraie Justice League (sauf Zatanna, qui en est membre) et qu’ils sont « dark » (comprendre qu’ils touchent au monde obscur, à la magie, etc.). Ca aurait pu s’appeler autrement, mais dans la folie du grand reboot, il fallait donner un minimum de points de repères aux lecteurs.

Avec le reboot, pas mal de choses furent explosées dans le remaniement éditorial. L’univers DC classique avec les types en collant, mais aussi le label Vertigo, avec les types qui disent des gros mots. Les personnages issus de Vertigo s’étaient retrouvés aspirés dans le nouvel univers classique, créant un sous-univers dit « dark » dans lequel on retrouve une sélection non négligeable de titres sombres, à part mais dedans, explorant des causes qui dépassent le simple cadre du héros (ou du anti-héros). I Vampire, Animal Man, Swamp Thing et Justice League Dark en ont été les fers de lance. Et quels fers de lance !

Pour résumer les titres de façon très simple, si on considère l’ensemble du reboot, des choses que j’ai lues et parfois chroniquées ici, l’univers « dark » est très clairement le plus intéressant à lire ! Tant pour la qualité des dessins que celle des scénarios !

Comme je disais, ce premier volume fait office de genèse de l’équipe. Ou comment réunir 6 personnes qui se tolèrent à peine autour d’une cause dont seulement la moitié se sent concernée ? J’ai naturellement comparé avec les nouvelles origines de la Justice League classique emporté par Geoff Johns. Le constat est sans appel : Johns joue dans la cour de récréation avec ses persos, Milligan aborde des relations riches et complexes avec des personnages qui ne le sont pas moins !

Justice League Dark est un véritable plaisir à lire, certes un chouille difficile d’accès, mais l’histoire révèle des caractères bien trempés, des plans dans le plan, plusieurs pistes séparées autour du même événement (Enchantress qui pète un câble). Milligan était un habitué de la collection Vertigo avec des titres pré-reboot comme Hellblazer (avec John Constantine) ou surtout Shade ! Retrouver ses deux personnages au coeur de l’intrigue est une évidence et il s’en sert très bien. L’anglais Constantine risque de s’imposer comme leader d’équipe dans les volumes à suivre. Sa relation amour/haine avec Zatanna amènera du piquant. Son affliction naturelle pour Deadman aussi. Même si vous n’êtes pas particulièrement familier de Vertigo ou de personnages mystiques un peu de seconde zone, n’ayez crainte, on n’est jamais perdu !

Le titre est résolument adulte et n’hésite pas à aborder le fondement des relations adultes (comprendre le sexe) et à tirer (au même titre que Swamp Thing ou Animal Man) l’univers DC vers des « émotions sombres » des plus appréciables ! C’est bien simple, il fait littéralement parti de mes coups de coeur du reboot DC, l’une des meilleures séries aux côtés d’Animal Man. En parlant de ça, Jeff Lemire, scénariste de cette dernière, prendra la suite de Milligan pour le prochain arc, ce qui me fait tout autant plaisir.

Notons le graphisme de Mikel Janin qui colle parfaitement aux intentions du scénariste et nous peint des planches très agréables à regarder, très raccord avec l’ambiance sombre et qui n’ont pas manqué de me rappeler l’ami Alain Peticlerc (que je verrai bien sur un comic, d’ailleurs… en attendant sa prochaine BD). Le recueil comporte un petit cahier de sketches à la fin, c’est pas grand chose, mais c’est toujours bon à prendre !

Bref, Justice League Dark déboite à tous les niveaux ! J’espère simplement que Urban prendra le temps de l’éditer pour que mes amis francophiles puissent aussi en profiter ! Quoiqu’il en soit, je le recommande plus que chaudement, surtout pour les amateurs de magie, de mystères et ceux qui veulent lire autres choses que du slibard et des collants !

Ca va être long d’attendre jusqu’au deuxième TPB ! A souligner au passage que Guillermo Del Toro serait en train de travailler sur un long métrage adapté de cette Justice League particulière… Miam !