Articles Tagués ‘Justice League’

Batman v Superman est un film de Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henri Cavill, Amy Adams et Jesse Eisenberg.

Batman est pas content, Superman est torturé, ils vont se foutre sur la tronche à grands coups de taglines qui font classe dans une bande annonce…

J’ai enfin pu mettre la main sur la version longue du dernier film avec des mecs en collants qui font de la bagarre. Comme je l’expliquais à je ne sais plus à quelle occasion, avoir annoncé au moment de la sortie en salle que le film aurait le droit à une édition différente et augmentée en DVD m’a tenu éloigné des salles obscures. Je veux bien qu’on prenne mon côté fanboy pour un pigeon, mais il y a tout de même des limites.

Bref, j’ai découvert le film sans passer par le montage cinéma. Je me suis tout de même renseigné a posteriori sur les scènes ajoutées. Soit plus de 30 minutes ! La plupart ajoute du temps à l’écran pour Superman et explique des points de scénario vite expédiés dans la version précédente. Du coup, je peux allègrement comprendre que la version ciné s’est faite pourrir ! J’aurais été le premier à hurler sur les plot-holes ! Je ne comprends vraiment pas la frilosité des producteurs à proposer des films de plus de 2h en salles. Au prix du ticket, c’est un scandale de trancher dans le gras pour rentrer les films dans des carcans, sacrifiant au passage le travail des scénaristes et acteurs. De plus, si vous êtes assez vieux pour avoir connu Titanic au cinéma, vous savez que 3-4h, ça se fait très bien ! Fin de la parenthèse sur la version ciné que j’ai pas vue mais devine bien abusée.

Alors que pensez de BvS ?

Bah c’était pas terrible… Attention, début des spoilers !

J’accuse Zack Snyder et David S Goyer, respectivement réalisateur-producteur-grand gourou et scénariste ! Je suis bien conscient que le premier est un artiste avec un sens esthétique poussé mais rappelons-nous que dès qu’il touche à un semblant d’histoire on se retrouve avec des trucs sans queue ni tête comme Sucker Punch ! Alors oui, Monsieur Snyder possède un sens esthétique indéniable, mais trop d’esthétisme tue l’esthétisme. Je pense que c’est toute la différence entre Zack Snyder et Nicolas Winding Refn : dans le premier cas, les plans sont beaux, dans le deuxième, ils sont beaux et possède un sous-texte. Dans BvS, je me suis surpris à sourire en me disant que ce sont tous des gros poseurs-branleurs tout de même ! Et tout ne fonctionne pas, au point de vous décrocher du film.

Si j’ai cité Sucker Punch en particulier, c’est aussi parce que la scène Batman dans le désert et son armée affrontant celle de Superman rappelle exactement la succession de mini-clips que représentaient Sucker Punch. La scène est hyper artificielle, à mi-chemin entre le rêve et la réalité alternative d’un futur probable avec un Superman sous l’emprise de Darkseid suite à la mort de Lois Lane. Arrive alors Flash – qui tend à prouver la notion de réalité alternative – qui corrige le futur à grands coups de voyage dans le temps tout en laissant ensuite Bruce se réveiller en sursaut… La scène en question est cool, et l’arrivé de Flash intéressante, mais semble soit au mauvais endroit dans le film (je l’aurais bien vu en début de film ou – mieux – en court-métrage indépendant sur lequel l’unique promo du film aurait dû ce faire), soit complètement accessoire…

Une esthétique chiante à mourir: du noir, du gris, du bleu foncé, du filtre sombre, du dark, de la ténébritude…

Et l’accessoire est nombreux dans le film… Ce qui est paradoxal parce que comme je disais plus haut, une version plus courte du film serait moins bien. C’est juste que les choses coupées dans un premier temps ne faisaient pas sens et ce qui reste plombe le film dans un insupportable sentiment dans lenteur. Le film regorge de petits plans de coupe inutiles (genre Superman qui ouvre le petit portillon au tribunal… ça t’aurait cassé les balloches de faire un plan séquence continu, hein, Zack ?). Autre truc bien inutile : Wonder Woman ! Plus particulièrement les scènes avec Diana Prince en train de faire je-sais-pas trop quoi… Sa présence est une vague excuse pour introduire les fichiers secrets de Luthor sur des métahumains (genre le mec est tellement à fond qu’il a même fait des icones pour les représenter dans ses dossiers… ce qui n’a aucun sens…). Je n’ai rien contre Wonder Woman, son arrivée est plutôt bienvenue, mais j’aurais aimé qu’elle débarque au milieu de la mêlée depuis nulle part, façon « tain les mecs, z’êtes des lopettes pour pas gérer Doomsday seuls, laissez faire les vrais guerriers qui ont déjà buté des dieux »… Là, ça aurait eu de la gueule, surtout lors du premier week-end d’exploitation en salle. Alors la présence de Diana flirtant comme une cruche avec Bruce Wayne et le marketing peu intelligent fait autour du film pourrissent un peu la présence de WW.

Et j’ai du mal avec son costume aussi…

En fait, c’est symptomatique d’un plus gros problème. L’écriture laxiste. En soi, le méta-plan de Luthor n’est pas si débile, c’est même assez bien vu avec ce qui démarre en Afrique et prend des proportions avec l’explosion du tribunal, l’exil de Supes… Et puis ça part en sucette avec Martha. Je veux bien croire que Batman est borné, mais à partir d’un moment, il faut savoir rester logique : Superman n’avait qu’à poliment resté à distance, expliquer à Batou la façon dont ils se sont fait manipulés depuis le départ et basta. Mais non, on force artificiellement un combat autour d’un quiproquo moisi ! C’est dommage parce que le build-up de la tension entre les deux personnages était intéressante sur le papier, mais allez au bout de l’idée aurait nécessité de faire passer l’un ou l’autre des héros pour un méchant (genre Superman qui assume son complexe de Dieu pour éradiquer Batman et ses méthodes extrêmes) (ou un Batman déterminé qui kidnappe lui-même Martha sous l’impulsion discrète de Luthor). Je suppose qu’on a des bollocks pour faire ce qu’on veut avec l’univers (hello Jimmy Olsen, au revoir Jimmy Olsen), mais pas au point de froisser l’image des acteurs… Dommage aussi que ça n’aille pas plus loin avec le concept du Dieu Superman alors que le film balance de la référence judéo-chrétienne dans tous les coins (dommage aussi de n’en faire qu’un problème américain… le jour où il y a un Superman qui arrive, je peux vous assurer que c’est branle-bas combat en Russie, en Europe, au Moyen-Orient…).

Le film est donc rempli de ces raccourcis qui décrochent – au même titre que les poseurs-branleurs – le spectateur du film. Genre Clark Kent, journaliste, qui demande qui est Bruce Wayne… (situation équivalente : Harry Roselmack demanderait qui est Vincent Bolloré…). Genre Diana Prince qui quitte un avion de grande ligne – en faisant low profile comme elle l’avoue elle-même, donc probablement en classe éco – précipitamment et l’hôtesse lui court après en l’appelant « Miss Prince? » : avez-vous déjà pris un vol où l’employée lambda connaissait votre nom ?

Qui a lu Doomsday connaissait probablement le dénouement final. Ceci dit, je trouve le choix de tuer Supes étrange. Premièrement, on n’a qu’un seul film avec ce personnage et cet acteur. Un plutôt moyen en plus. L’impact émotionnel est vraiment réduit par rapport au comics ou par rapport au même événement à la fin d’une trilogie. J’aurais pu accepter cette mort si et seulement si on n’avait pas eu le dernier plan foireux. Une mort permanente, au moins pour toute la durée du premier film Justice League, là il y aurait des bollocks. Le désaveu de la Warner autour du personnage de Superman est vraiment palpable, contrairement à ce qui se passe autour de Batman (ce qui explique 1/ le montage ciné centré sur Batfleck, 2/ ce même Batfleck devenant producteur exécutif du DCMU et la volonté de mettre en avant l’univers Batmanesque). Cela dit en passant, Batfleck est convaincant. Pour Luthor, c’est plus particulier et il faut oublier la version papier. Mais il reste que pas mal d’acteurs semblent plus cachetonner qu’autre chose (Amy Adams, Jeremy Irons…)

Tout n’est pas à jeter non plus hein ! Mais sur trois heures, on garde plus volontiers tout ce qui ne va pas parce que c’est énervant de voir des trucs idiots… Mais si on réfléchit bien, au milieu du DC Movie Universe, ce film risque fort d’être à l’image des apparitions de Cyborg ou d’Aquaman : anecdotique.

Un film entier là-dessus aurait été sûrement mieux, plus dans le thème BvS et un vrai boot à la Justice League grâce à Flash… Je dis ça, je dis plus rien parce que ça m’énerve !

BvS partait d’un bon sentiment mais se perd dès le départ à cause de son scénario pré-Justice League plaqué sur un méta-concept idiot racoleur : « ouais, on va faire de la bagarre entre Superman et Batman ». Alors que c’est prouvé, des scientifiques ont fait des recherches, le gagnant, c’est toujours Superman. Le scénario se perd en facilités tout au long du film sous le couvert de préparer les films à venir et de faire des jolis plans. Je me suis globalement ennuyé, c’était plaisant à voir mais ça ne laissera pas un trace indélébile dans ma mémoire.

Suicide Squad reste la dernière cartouche de DC pour le fanboy que je suis de sauver son univers au cinéma de l’indifférence. Sinon, il faut se rendre à l’évidence, DC avec des images qui bougent, c’est du côté des dessins animés qu’il faut regarder. Point barre.

Splash

Quand j’étais petit, c’était un de mes films préférés. Et je crois que je ne l’avais pas vu depuis 20 ans. Du coup, difficile de rester objectif, dans un sens ou dans un autre. Je suis surtout étonné de voir qu’aucun remake de ce film n’a encore été annoncé. Ce qui est plutôt étrange puisque c’est la mode de ruiner les films des années 80’s. Le film n’a pas spécialement pris de coup de vieux, il est juste bourré de CDLS. Pourquoi la sirène ne peut rester qu’une semaine ? Pourquoi ne peut-elle par revenir ? Comment Tom Hanks respire sous l’eau ? Comment ont-ils fait rentrer cette fontaine dans la chambre ? Pourquoi Hanks n’est pas pétrifié à l’idée d’avoir une stalkeuse ? Et j’en passe. Les années 80 : là où tout était plus simple !

3/5 (facteur nostalgie)

Ghost In The Shell – The Movie

Ghost in the Shell est l’un de mes animes favoris. Le deux est une bouse. J’avais bon espoir de regarder un revival correct. Echec. Long, intéressant, confus, sans génie… Une perte de temps, globalement. A noter que je n’ai pas encore vu Stand Alone Complex, je ne sais pas si là série est connecter à ce film ou si elle peut expliquer ce qui se passe en méta dans le film. Pris en temps que tel, le film ne vaut pas un clou que ce soit sur le scénar, la qualité de la réal, la musique… Bien évidemment, il souffre de la comparaison avec son illustre ainé, mais même sans ça, ça reste un anime générique sans âme. Bouh !

1/5

Justice League vs Teen Titans

Le dernier dessin animé de DC est connecté – une fois de plus – aux derniers Batman produits (Bad Blood et compagnie). Et c’est un run que je n’apprécie par particulièrement, la faute à Damian Wayne qui mérite des baffes et à un Batman sans attrait. Mais ça, je ne le savais pas au début. Du coup, j’ai dû faire abstraction de mes a priori en découvrant le Robin tête-à-claque. Notons également que si je suis team DC, je n’ai pas de connaissances poussées en matière de Teen Titans, je ne peux pas juger de la cohérence des personnages par rapport à leurs canons comics. Ceci étant dit, j’ai passé un agréablement moment ! Nettement plus qu’en compagnie des derniers Batman. Les Titans sont cools et rafraichissants dans un DC-verse qui lorgne globalement du côté de la ténébritude. C’était rigolo, punchy et il y a de l’espoir pour Damian s’ils continuent encore de l’utiliser. Bref, du bon ! Et je pense qu’au moment du Rebirth DC, j’irai voir ce qui se passe chez les Titans.

4.5/5

Battle of the Year

Ma seule excuse pour mater ce film s’appelle Caity Lotz. Tout comme elle est ma seule excuse pour mater Legends of Tomorrow en dépit du caractère très nul de cette série. Malheureusement, le temps de présence à l’écran de la blonde est aussi ridicule que la globalité du film. Non pas que le sujet soit mauvais (un concours de dance hip-hop…), c’est pas le premier film avec un concours et la formation d’une équipe par un entraineur désabusé que je vois, ni le dernier (ça s’apparente globalement à une trame archi-éculée d’un film de sports d’équipe, genre Major League pour citer le premier qui me vient à l’esprit). Sauf que là, c’est très mal écrit, joué en mode automatique, réalisé sans grand talent et monté avec les pieds. Maximum combo pour une bouse sans intérêt !

0.1/5

Neighbors

J’ai vu passer la bande-annonce du 2 alors que j’attendais pour une vidéo sur Allociné. Ca avait l’air rigolo, alors ma curiosité m’a poussé à voir le premier (en dépit du fait que c’est pas l’équipe de This is the End, un très mauvais film). Et bien, c’était une bonne surprise. Ca ne va pas révolutionner le monde de la comédie, mais ça reste sympathique pour conclure un week-end. Je ne m’attendais pas à trouver Zac Effron supportable, mais il s’avère que la comédie lui sied plus que la rom-com d’ados.

3/5

Dirty Granpa

Du coup, j’ai enchaîné sur un autre film avec Zac Effron dans lequel son image de bogoss en prendrait un coup. Comme Neighbors, ça se laisse regarder avec le plaisir coupable de mater un truc un peu ras des pâquerettes. En fait, le film vaut surtout pour la prestation à contre-emploi de De Niro en grand-père iconoclaste (j’ai l’impression que le trash-light est à la mode en ce moment dans les couloirs des productions hollywoodiennes – bientôt l’overdose ?). Sans grande prétention, ça tient la route.

3/5

42

Je ne suis pas spécialement fan de biopics à moins qu’ils touchent par effet de bord un sujet que j’aime (genre biopic + musique = The Runaways/Control). Du coup, comme le film parle de baseball et notamment du premier Noir en Major League dans une Amérique pré-Luther King, je me suis laissé tenté. Et j’ai aimé. Après, si vous n’êtes pas fan de sport, vous pourrez toujours vous raccrocher au ségrégationnisme historique que les USA ont connu (ça fait pas de mal de rappeler qu’ils reviennent de loin côté droits civiques, les amerloques). Sinon, je doute que le film intéressera beaucoup de monde dans notre hexagone tellement le sujet est loin de notre culture. Pour les fans uniquement.

4/5

A Life Less Ordinary

Je m’en souvenais plus. Le film est nettement plus bizarre que dans mon souvenir avec les anges et ce kidnapping qui tourne étrangement. Après le film reste intéressant, étrange mais intéressant. Et il repose essentiellement sur le couple d’acteurs et la caméra de Danny Boyle.

3/5

Deadpool

Tout le monde s’est extasié devant Deadpool, criant Eugénie à qui voulait l’entendre. Je vais garder un avis plus réservé, en dépit de la bonne note que je lui attribuerai. A cela plusieurs choses. D’une part, c’est une n-iène origin-story, et ça commence à me saouler (en fait, les films de super-héros en général commencent à me saouler – on va s’en taper encore jusqu’en 2020 mais j’espère que la mode va passer, comme les westerns) (au passage, j’aimerais bien que les westerns reviennent… les vrais, pas des trucs qui font peur comme le remake des 7 Mercenaires…). Cette origin-story me semble être difficilement insérable dans le X-Men-verse en terme de date vis-à-vis de l’Arme X, mais seuls les puristes auront fait le calcul. D’autres part, on m’a survendu le caractère irrévérencieux du film/personnage et honnêtement, c’est pas spécialement le cas. A ce propos, je vous engage tous à voir Super, voilà un vrai film de super-héros trash ! J’ai trouvé aussi que de mettre le film interdit au moins de 18 ans était abusé (en Amérique tout du moins, il en faut plus pour choquer les Français qu’une paire de fesses à l’écran) et que le scénario se laissait aller à la facilité sous prétexte de montrer que « vous avez vu ? on est vulgaire ! ». Encore une fois, Super fait un meilleur boulot que Deadpool. Et j’ai peur que le succès de Deadpool fasse des petits qui se mettent à cloner les gimmicks « je parle à la caméra pour dire des trucs rigolos » sans comprendre l’intérêt de le faire. Ceci étant dit, on passe vraiment un super moment : c’est fun, décomplexé, brainless et on en demande pas plus d’un Deadpool ! Et puis Negasonic Teenage Warhead est cool !

4/5 (objectivement, moins)

American Hero

Je disais que les films de super-héros commencent à me saouler. Je suis donc aller regarder du côté des indés. Ce film est à mi-chemin entre Deadpool et Hancock. L’excuse du 4ème mur est ici cautionnée par un documentaire sur un super-héros local, super-héros trash qui boit, fume, déconne et j’en passe. Le film souffre malheureusement d’un scénario poussif qui ne va pas au bout des choses et ne donne pas un sentiment d’accomplissement à la fin du film. Dommage, c’était une bonne idée sur le papier et ça faisait plaisir de revoir Stephen Dorf. Un film indé qui restera probablement dans la DVDthèque de complétionnistes sur le genre.

2.5/5

Young Justice: Invasion est la deuxième saison du show de la chaîne US Cartoon Network. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, j’avais déjà fait un article dithyrambique sur la première saison, il conviendrait de commencer par là si vous ne connaissez pas du tout la série et/ou l’univers.

En toute logique, la saison 2 se veut la suite de la saison 1. Le premier épisode commence de façon assez classique, avec une mission banale menée par Superboy et Miss Martian. Mais on va très vite réalisé qu’il s’est écoulé 5 ans entre les deux saisons ! 5 ans ! Et en 5 ans, il y a eu des nouvelles recrues, des morts, des changements de leader (Nightwing, ex-Robin remplace Aqualad), des trahisons (justement Aqualad qui est devenu méchant), des ruptures amoureuses (Superboy/Megan, qui est désormais avec Lagoon Boy)…

En d’autres termes : WOW! Dès le premier épisode !

Et puis… les choses se sont vite tassées pendant quelques épisodes. Avant de revenir à du WOW! à tous les épisodes, avec à chaque fois une révélation dans les dernières secondes.

Et puis, plus rien. Le vide de plusieurs semaines.

Quelques épisodes. Puis de nouveau une coupure de plusieurs semaines.

Pour ceux qui n’ont pas leur diplome de DClogie: Superboy et son nouveau « costume », Beast (résultant d’un épisode de la saison 1), Blue Beetle et Wonder Girl.

Comme l’année dernière, la programmation du show (et son suivi) fut un véritable bordel incompréhensible, segmentant encore plus le rythme pas toujours bien géré des épisodes. Parce qu’un épisode de Young Justice se déroule vite, très vite. Pour un type comme moi qui s’est farci littéralement 50 épisodes de combat entre San Goku et Freeza, des fois, Young Justice, on ajuste envie de lui demander de se détendre le slip et de prendre le temps de nous poser les situations, personnages et enjeux à différents termes. Certaines résolutions sont tout de même bien catapultées…

Si l’intrigue de la saison 2 fait suite aux évènements de la saison précédente, notamment vis-à-vis des magouilles de Vandal Savage et de The Light (sous-titrée invasion, vous vous doutez bien qu’on va avoir droit à une invasion de la Terre, et la Justice League est tenue éloignée pour une sombre histoire de tribunal galactique), on ne peut pas s’empêcher de lui trouver une certaine inconsistance. La faute au rythme bizarre, certes, mais surtout à l’overdose de Blue Beetle au mépris des autres personnages qui auraient mérité plus de place tout court, et dans leur intrigue personnelle. L’arrivée des autres nouveaux est anecdotique (le nouveau Robin, Batgirl, Wonder Girl…) et les vieux sont laissés de côté.

Humour décalé…

Nightwing et le poids de ses décisions auraient mérité un développement plus psychologique et Superboy aurait pu prendre des vacances tant il est absent de la saison ! Heureusement, on a du Roy Harper, du Lex Luthor, de la résistance, des twists imprévus… Il n’en reste pas moins vrai que la série à conserver son ton résolument adulte et que, moi comme à la première, j’ai – globalement – très apprécié cette saison autour de l’invasion extra-terrestre.

En comparaison de toutes les séries DC qu’on a pu avoir à la télévision, depuis Smallville aux Teen Titans, Young Justice se situe encore et toujours sur le dessus du panier. Oui, même avec ses épisodes aux animations si foirées qu’on parvient à peine à reconnaître les protagonistes ! L’amateur de l’univers à Terres multiples et ceux qui ont vu la saison précédente y trouveront toujours de quoi se satisfaire en dépit de mes remarques de type exigeant et pinailleur.

Malheureusement, à cause de cette diffusion anarchiste (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause du ton trop (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause de la trop grande césure avec la saison précédente (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause du parti-pris scénaristique faisant la part belle aux Beetles au détriment de l’équipe (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience)… à cause de tout un tas de facteurs économiques (pas assez de vente de jouets…), le sort de la série pour une saison 3 est encore incertain à l’heure où j’écris ces lignes. L’annulation n’a pas officiellement été présentée comme ça a été le cas pour Green Lantern, diffusé dans le même créneau horaire.

Faudra apprécier Flash aussi, un des épisodes les plus intéressants

Au regard dernier épisode et des pistes ouvertes, j’espère sincèrement que nous aurons une bonne surprise dans les grilles de l’année prochaine suite à la mobilisation des fans (non, parce qu’une nouvelle série Batman et Teen Titans GO, ça me fait pas rêver…)

Malgré quelques défauts dans la gestion de son histoire globale qui la rendent moins passionnante que la saison 1, Young Justice: Invasion mérite que les fanboys (et fangirls) de DC prennent le temps de regarder ce petit bijou ! Les autres, je ne peux que vous poussez vers la saison 1 !

Pas de trailer, la plupart spoilent de trop ! Fouillez la toile à vos risques et périls ! Notons aussi que ceux qui voudront faire le lien entre les deux saisons devront se pencher sur le jeu vidéo Young Justice: Legacy (ils seront d’ailleurs invités à laisser un commentaire, puisque je n’ai nullement l’intention de m’y attarder!)

File:Justiceleaguedark.jpg

Justice League Dark #1 est un comic-book de Peter Milligan au scenario et Mikel Janin aux dessins.

Enchantress est devenue incontrôlable ! Tellement incontrôlable que même Superman et Wonder Woman ne peuvent rien contre sa magie ! Madame Xanadu a vu l’avenir et elle sait que la seule chance de sauver le monde (qui court à sa ruine, comme d’habitude) est de réunir une équipe d’experts en arts occultes. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu !

Et encore un nouveau recueil issu du grand reboot DC ! Il compile les six premiers numéros et mets en place une nouvelle équipe. La « Justice League Dark ». Ca en jette. Mais c’est plus un coup marketing qu’autre chose, puisque les protagonistes n’ont rien à voir avec la vraie Justice League (sauf Zatanna, qui en est membre) et qu’ils sont « dark » (comprendre qu’ils touchent au monde obscur, à la magie, etc.). Ca aurait pu s’appeler autrement, mais dans la folie du grand reboot, il fallait donner un minimum de points de repères aux lecteurs.

Avec le reboot, pas mal de choses furent explosées dans le remaniement éditorial. L’univers DC classique avec les types en collant, mais aussi le label Vertigo, avec les types qui disent des gros mots. Les personnages issus de Vertigo s’étaient retrouvés aspirés dans le nouvel univers classique, créant un sous-univers dit « dark » dans lequel on retrouve une sélection non négligeable de titres sombres, à part mais dedans, explorant des causes qui dépassent le simple cadre du héros (ou du anti-héros). I Vampire, Animal Man, Swamp Thing et Justice League Dark en ont été les fers de lance. Et quels fers de lance !

Pour résumer les titres de façon très simple, si on considère l’ensemble du reboot, des choses que j’ai lues et parfois chroniquées ici, l’univers « dark » est très clairement le plus intéressant à lire ! Tant pour la qualité des dessins que celle des scénarios !

Comme je disais, ce premier volume fait office de genèse de l’équipe. Ou comment réunir 6 personnes qui se tolèrent à peine autour d’une cause dont seulement la moitié se sent concernée ? J’ai naturellement comparé avec les nouvelles origines de la Justice League classique emporté par Geoff Johns. Le constat est sans appel : Johns joue dans la cour de récréation avec ses persos, Milligan aborde des relations riches et complexes avec des personnages qui ne le sont pas moins !

Justice League Dark est un véritable plaisir à lire, certes un chouille difficile d’accès, mais l’histoire révèle des caractères bien trempés, des plans dans le plan, plusieurs pistes séparées autour du même événement (Enchantress qui pète un câble). Milligan était un habitué de la collection Vertigo avec des titres pré-reboot comme Hellblazer (avec John Constantine) ou surtout Shade ! Retrouver ses deux personnages au coeur de l’intrigue est une évidence et il s’en sert très bien. L’anglais Constantine risque de s’imposer comme leader d’équipe dans les volumes à suivre. Sa relation amour/haine avec Zatanna amènera du piquant. Son affliction naturelle pour Deadman aussi. Même si vous n’êtes pas particulièrement familier de Vertigo ou de personnages mystiques un peu de seconde zone, n’ayez crainte, on n’est jamais perdu !

Le titre est résolument adulte et n’hésite pas à aborder le fondement des relations adultes (comprendre le sexe) et à tirer (au même titre que Swamp Thing ou Animal Man) l’univers DC vers des « émotions sombres » des plus appréciables ! C’est bien simple, il fait littéralement parti de mes coups de coeur du reboot DC, l’une des meilleures séries aux côtés d’Animal Man. En parlant de ça, Jeff Lemire, scénariste de cette dernière, prendra la suite de Milligan pour le prochain arc, ce qui me fait tout autant plaisir.

Notons le graphisme de Mikel Janin qui colle parfaitement aux intentions du scénariste et nous peint des planches très agréables à regarder, très raccord avec l’ambiance sombre et qui n’ont pas manqué de me rappeler l’ami Alain Peticlerc (que je verrai bien sur un comic, d’ailleurs… en attendant sa prochaine BD). Le recueil comporte un petit cahier de sketches à la fin, c’est pas grand chose, mais c’est toujours bon à prendre !

Bref, Justice League Dark déboite à tous les niveaux ! J’espère simplement que Urban prendra le temps de l’éditer pour que mes amis francophiles puissent aussi en profiter ! Quoiqu’il en soit, je le recommande plus que chaudement, surtout pour les amateurs de magie, de mystères et ceux qui veulent lire autres choses que du slibard et des collants !

Ca va être long d’attendre jusqu’au deuxième TPB ! A souligner au passage que Guillermo Del Toro serait en train de travailler sur un long métrage adapté de cette Justice League particulière… Miam !

Les grands noms de la BD américaine: Bruce Timm est un ouvrage publié par Akileos, sous la direction de Eric Nolen-Weathington.

Comme tous les gamins des années 90, vous avez regardé – si vous le pouviez – la série animé Batman le soir sur FR3, aux alentours de 20h. Un choix osé pour de l’access-prime comme on dit dans le jargon maintenant, mais qui forgea toute une génération. Et comme tous les gamins, vous avez aimé cette série !

Batman était toujours auréolé de l’aura Tim Burtonesque avec ses deux films qui sortaient le personnage de la grandiloquence ridicule du couple West/Ward et n’était pas encore en thérapie pour son viol par Joel Shumacher. Bref, tout allait bien pour lui. Derrière le succès de ce dessin animé se cache surtout un nom : Bruce Timm. Ce livre vous permet de comprendre qui est cet animateur/producteur/scénariste/story-boarder/dessinateur tout au long d’une longue interview-carrière depuis ses débuts jusqu’à 2004, date de l’interview (et bien que le livre fut publié en France en 2008).

Etant fan de cet auteur, je pouvais difficilement passé à côté.

Il faut savoir ce que ce n’est pas un art-book, c’est vraiment une interview. Longue interview, agrémentée ici ou là de dessins issus pour la plupart de ses archives personnelles, donc peu diffusés et globalement obscurs. On y apprendra les galères de jeunesse, comment il est entré dans le département animation de Warner Bros (encore une fois, c’est toujours le coup de pouce d’une personne qui vous fait confiance qui fait la différence…), ses premiers travaux sérieux (Musclor, les Tiny Toons…) et la façon dont il a géré l’explosion de la série animé du chevalier noir. Bien évidemment, il manque les 8 dernières années de sa carrière (avec ce que ça implique de séries TV, de long métrages DC et autres BD) mais on fera avec.

On y apprend que c’est un gros nerd des comics book en général, Kirby en particulier. Qu’il aime Conan, les monstres, l’horreur et Batman. Et les jolies filles. Et les pistolets.

En dehors de ça, autant dire que le livre ne s’adresse pas au néophytes de l’auteur. Avoir vu ses séries Batman et consorts aide à comprendre les références ultra-ciblées (genre la façon dont il a géré la production d’un épisode en particulier), avoir lu Mad Love est indispensable… (gare aux spoilers sinon) Et c’est là où ça devient rigolo, parce que – de mémoire – Mad Love n’a pas été traduit en France… Ce qui tend à me faire douter de la viabilité de traduire un tel ouvrage en français tant la cible pour ce genre de bouquins me semble ultra-réduite (presque trentenaire BDphile qui continue de suivre plus ou moins le travail de Timm… autant dire peu de personnes).

En d’autres termes, si vous n’êtes pas fan de Bruce Timm, ce livre est complètement accessoire. Si vous êtes fan, il le reste si vous voulez uniquement avoir des illustrations de l’auteur (la galerie d’images couleurs insérées en fin de volume est une vaste blague). Reste qu’il est intéressant, si vous êtes dans l’ultra-niche à qui s’adresse ce livre.

Franchement, pour 13 euros, je vous conseillerai plus d’acheter Mad Love en import (que je chroniquerai un jour) ou de vous commander les coffrets DVD de Batman: The Animated Series ou de consulter la liste des films qu’il a produit en recherchant son nom sur mon blog…