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Hélène et les Garçons est une série produite et écrite en grande majorité par Jean-Luc Azoulay/Jean-François Porry avec à peu près tous les acteurs qu’on retrouvera vingt ans plus tard dans les Mystères de l’Amour.

Un jour que je déambulais dans la FNAC du coin, précisément à la recherche d’une éventuelle sortie d’une éventuelle saison 4 de Sons of Anarchy, je suis tombé sur les coffrets de la sitcom phare des années 90, Hélène et les Garçons. Bah oui, pour trouver la lettre S, je dois passer par la lettre H (pour info, la saison 4 n’est toujours pas sortie en France). Et ma curiosité naturelle aidant, j’ai jeté un oeil à ce coffret rose réunissant les premiers épisodes des aventures trépidantes de la blonde la plus connue de France en 1995. Et là, je remarque des noms que je ne connais pas, comme Cathy ou Etienne. Diantre ! N’aurais-je donc point vu le tout départ de cette série ?

Je demande à Faneliah qui sont donc Cathy et Etienne ; elle me traite alors de « fake ». Ni une ni deux, je me fais fort de laver cet affront en matant grosso modo les 150 premiers épisodes de la série, n’hésitant pas à sacrifier la moitié de mes neurones pour la beauté d’un article sur ce blog ! Alors non, je n’ai pas acheté les coffrets DVD pour se faire, car la magie de l’internet et sa notion tout relative des droits d’auteurs aidant, j’ai tout maté sur youtube pour pas un rond.

J’ai longuement hésité sur la manière d’aborder cet article et je pense que certains s’attendent à une espèce de descente en flammes façon mes articles sur la dernière série en date de JLA. Franchement, je pourrais. Mais ce serait long, fastidieux, inutile et j’aurais l’impression d’être un journaliste télé-poche de l’époque et de répéter ce que tout le monde a déjà rabâché : acteurs approximatifs, histoires rocambolesques, dialogues insipides, technique pauvre… Tout a déjà été dit. Ou presque et je vous invite à aller jusqu’en fin d’article pour lire ce qui n’a pas été assez souvent dit. J’ai donc choisi de l’aborder sous l’angle de la nostalgie ; parce que honnêtement, au bout de 20 ans, il y prescription pour tirer sur l’ambulance.

Si vous étiez comme moi, vous avez connu l’époque bénie de la télévision. Je n’ai plus la télé à présent – par choix – et je ne peux ne me faire qu’une vague idée de la misère que représentent les programmes pour la jeunesse. Dans les années 80-90, la télévision était littéralement offerte aux enfants et ados. C’est bien simple, entre TF1, A2 et La5, un gosse moyen pouvait – en zappant au bon moment entre ces trois chaînes – se faire son propre programme télé et rester le cul vissé au canapé de 7h du matin jusqu’à 19h le mercredi. En semaine c’était plus dur, mais aux moments-clé de la journée (ptit déj et goûter) il y avait toujours un programme télé adapté qui – pour les plus hardcores et les moins studieux – pouvait largement comblé le créneau 16h30 – 19h.

Si La5 et A2 proposaient leur lot de dessins animés et séries, force est de constaté qu’ils étaient bien peu de chose face au rouleau compresseur TF1 et sa machine Dorothée avec son club ! Et derrière Dorothée, il y avait un homme (deux en fait, mais on ne gardera que le A de AB productions), Jean-Luc Azoulay. Pour cette unique raison, il m’est impossible de cracher sur ce producteur de génie. Je peux cracher sur ses scripts, certes, mais pour m’avoir offert une enfance aux petits oignons grâce à son argent et ses paris, on ne peut pas trop le critiquer. Combien de fois ma grand-mère a crisé parce qu’il était 11h45, que j’avais passé ma matinée devant le Club Do, que j’avais toujours pas fait mes devoirs et que ma mère allait arriver ? Combien de tartines de Nutella avalées devant les Chevaliers du Zodiaque au goûter ?

Bon, après les Chevaliers, c’était quasiment fini, les trucs nuls (pour moi) arrivaient, genre Premiers Baisers. Et paradoxalement, c’était un truc nul qui me retenait jusqu’à 11h45 : Salut les Musclés. Salut les Musclés, quoi ! Du point de vue des critiques de l’époque, on venait de toucher le niveau 0 de la télévision française (hahahaha, les naïfs… attendez 10 ans et la télé-réalité, on va rigoler !). Salut les Musclés était le premier coup d’essai de Jean-Luc Azoulay dans la production de fiction « moderne ». Et le succès de cette série va entraîner par effet boule de neige une tripotée de nouvelles sitcoms sur le même modèle : Premiers Baisers, Hélène, Le Miel et les Abeilles, la Philo selon Philippe, Les Années Fac, Le Miracle de l’amour et j’ai passe ! Tout ça à cause des Musclés…

Car en recherche de nouveaux programmes, le sieur Azoulay a l’idée de créer un format court tourné littéralement à l’arrache dans un décor unique, avec des scénarios écrits sur la serviette en papier de la cantine et des acteurs qui n’en sont pas. La sitcom low-cost était née !

S’en suivra Premiers Baisers, un spin-off de Salut les Musclés où la nièce de Framboisier a le rôle titre. Puis Hélène et les Garçons qui nous intéresse aujourd’hui, elle-même spin-off de Premiers Baisers où Hélène la grande soeur de la nièce de Framboisier a le rôle titre. Dans votre malheur, dites vous que vous avez de la chance, on aurait pu avoir un spin-off de Salut les Musclés avec Iguegue et Sahara le dromadaire extra-terrestre…

Pour se remettre dans le contexte de l’époque, il faut bien comprendre que les productions AB susnommées trustaient littéralement le programme télé à toute heure de TF1. Votre seule répit avait lieu pour les journaux, la Famille en Or ou le Juste Prix. C’était de la folie, il y avait un épisode par jour ! Un épisode par jour ! Du lundi au vendredi, n’importe quelle adolescente (oui, je pars du présupposé que c’était plutôt les adolescentes qui mataient les sitcoms… les vrais mâles comme moi se limitaient aux dessins animés Shonen type DBZ et à Sailor Moon pour le fantasme de la transformation) avaient le droit à sa came télévisuelle à heure fixe ! La machine low-cost de JLA était un modèle de fordisme appliqué à la télévision. Des plateaux gigantesques dans la Plaine Saint Denis où se tournaient dans un rythme effréné toutes les productions de l’époque. Afin de mieux comprendre, faisons un comparatif. Au cinéma, on tourne, en moyenne, 1 à 3 minutes utiles par jour. Des minutes que le spectateur verra au milieu d’un tas de prises ratées. Chez AB prod, on tournait 16 à 20 minutes utiles par jour ! Par jour ! Un en jour, on tournait un épisode d’Hélène et les Garçons !

De la folie. Vous comprenez maintenant mieux pourquoi au niveau de l’acting ça reste approximatif (les fous rires et impro sont gardés en boite) ou pourquoi la technique laisse franchement à désirer (comptez le nombre de perches dans les plans, ça vous fait un jeu alternatif quand vous regardez cette série). Pour suivre le rythme de production, il fallait pondre (chier serait limite plus approprié) des lignes de dialogues en masse et des pas trop compliqués parce que les acteurs n’en étaient pas vraiment, à l’image de José originellement décorateur plateau… Le rythme de dingue, c’est d’ailleurs ce qui a usé la plupart des têtes connues qui après un nombre d’épisodes jetaient l’éponge (avant de parfois revenir, parce que l’air de rien, ça devait bien payé !). En conséquence de quoi, Jean-François Porry devait se débrouiller pour adapter la maigre trame scénaristique aux allers et venues de chacun : Etienne veut partir ? Ok, il va rencontrer une Finlandaise, en tomber fous amoureux et tout plaquer du jour au lendemain… Euh… comment dire… Cathy veut partir ? Elle retourne en province suite à son chagrin d’amour… euh ok… Ca ne choque que moi qu’une Toulousaine soit spécialement venue à Paris pour faire de la socio ? Y avait pas de Fac à Toulouse ? Patrick Puydebat est fatigué ? Son personnage va aller à l’armée tiens ! Ah mais faut lui raser les cheveux alors… Nan, mais sur une coïncidence fortuite, il sera pas obligé…

Et le pire, c’est que ça marche ! Ca marche même du feu de dieu ! 6 millions de téléspectateurs ! 6 millions ! Comment ? Pourquoi ? Par quel miracle les spectateurs font-ils abstraction des incohérences de la série ? Honnêtement, je ne sais pas. Mais je crois que d’une certaine façon, Hélène et les Garçons vendaient du rêve aux ados. Genre « vous allez voir, la fac, c’est trop cool ». Alors que techniquement, on se demande à quel moment ils sont effectivement à la fac entre les heures de répèt’ dans un garage avec un poster des Doors pour donner du cachet et la cafet’ d’Alfredo qui sert des glaces et jus de fruits de 6h du mat’ jusqu’à 2h du mat’ ! Ca vendait des histoires de coeurs dans tous les sens, avec son lot de « je couche un peu avec tout le monde » mais chacun trouvait son personnage/couple préféré et vivait une espèce de symbiose avec lui au point de vivre les aléas de sa vie en jouant presque la sienne (il suffit de regarder les forums spécialisés AB productions où il traîne encore des trucs assez improbables comme les supporters du couple Christian/Bénédicte… couple qui cela dit en passant me semblait le plus normal de l’époque…). Toutes les situations étaient soutenues par une bande son de rires enregistrés qui se déclenchait un peu n’importe quand, de sorte que même des trucs pas drôles, limite dramatiques avaient le droit à son petit rire !

Et puis, il ne faut pas se leurrer, hein ! Si Jayce et les Conquérants de la Lumière était une série très clairement fabriquée pour vendre des jouets, Hélène et les garçons était très clairement fabriquée pour supporter en grande partie la carrière musicale d’Hélène en faisant des liens entre les chansons et la vie des personnages. La machine était rodée, JLA a eu le nez fin et les années 90 son domaine. Imaginez un peu la folie dans les studios TF1 et chez les annonceurs : de 6 à 16 ans, les gosses étaient devant la télé, à entendre des chansons et voir des dessins animés à longueur de journée ; les coupures pub avaient lieu quasi toutes les 20 minutes pendant 5 heures d’affilées ! Ca en fait du placement de produits auprès d’une cible influençable qui ne manquera pas de réclamer le dernier single d’Hélène ou le jouet Giraya (‘tain… Giraya, j’avais oublié ce truc).

Les années 90 étaient réellement un vivier de création télévisuelle pour la France, tout cela grâce au culot d’un homme et une chaîne. Tout cela a mystérieusement pris fin en 1997. Enfin, mystérieusement… pas tellement. Jean-Luc Azoulay avait déjà l’oeil tourné vers le futur et la télévision par satellite ; nul doute que ses envies allaient à contre-courant de celles des responsables de TF1, sûrement peu enclins à lâcher une poule aux oeufs d’or. Je subodore un clash violent entre les deux parties, avec une montée en vrille des propos jusqu’au point de non retour où le deal devenait tout ou rien. On a eu rien et quasi un drame national chez moi le 31 août de cette année.

L’époque est désormais bien révolue et la série low-cost est devenue une relique des années 90. Il suffit de voir l’échec retentissant de la série Le groupe pour s’en rendre compte. Le marché est désormais à la demande, et la TNT offre suffisamment de programmes pourraves pour combler l’adolescent moyen. Fini la naïveté de la cafet’ et des allusions sexuels voilées, le jeune préfère la télé-réalité de MTV et d’une certaine façon, ça me rend un peu triste. Je ne materai pas les 132 épisodes restants pour finir Hélène et les Garçons, je ne materai pas Le Miracle de l’Amour… mais je pense que même si on n’est pas spécialement en phase avec la dynamique de ces sitcoms, même si on s’est permis de les critiquer, la plupart des gens de ma génération devrait se fendre un brin de sincérité et regarder derrière eux :  d’une façon ou d’une autre, que ce soit par ses séries, ses chansons, ses productions TV, on a tout de même vécu des heures magiques grâce à Jean Luc Azoulay, et rien que pour ça, on devrait le remercier.

Merci.

Toujours est-il que c’était rigolo de retourner dans cette époque où internet et les téléphones portables n’existaient pas pour supporter les relations amoureuses, où les gens se faisaient la guerre par émissions interposées (cf. les piques à Antoine de Caunes), où les gens sombraient dans la drogue en 3 épisodes tout en se commandant des jus de tomates chez Alfredo, où les méchants sont caricaturaux et gentils un peu gnan-gnan, où les fringues sont complètement improbables… C’était rigolo de voir comment cette série porte en elle les germes des Mystères de l’Amour, depuis le retour inattendu d’Ariel jusqu’à cette désinvolture des protagonistes pour le travail (et j’en passe). En fait, c’est surtout rigolo de comprendre 20 ans plus tard que cette série est volontairement naïve et se fout des réalités de la vraie vie au profit d’histoires légères pour des ados ! En un sens, JLA avait bien raison d’envoyer balader la critique !

Oui, on aimait bien les photos de groupe à l’époque !

Bon… après, ça ne m’empêchera pas de penser que sa production actuelle, les Mystères de l’Amour, mériterait plus de soin dans l’écriture et le traitement de ses personnages, parce que justement la série ne s’adresse plus aux ados et que les ados de l’époque ont grandi avec les personnages et attendent désormais des intrigues en corrélation logique… Je dis ça, je dis rien… mais je suis scénariste et disponible 🙂

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Les Mystères de l’Amour est une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) avec tous les acteurs habituels qu’on a l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe environ une demi-douzaine…)

Par où commencer ? Le sujet est vaste et la saison longue à explorer (26 épisodes de 45 minutes, tout de même). Le mieux, c’est sûrement de commencer par un cours de rattrapage sur la première saison, histoire de (re-)mettre tout le monde au diapason. Fort de cette première saison pour le moins riche en rebondissements et en… facilités scénaristiques dirons-nous, TMC – satisfaite des audiences cumulées – décide de remettre le couvert et de continuer à jouer sur la vague nostalgique entretenue par Hélène et ses garçons.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Mr Azoulay reste un producteur proche de sa communauté ! Vous en conviendrez du message qu’il a lui-même laissé en réponse à mon article susnommé (+1 point). Aussi n’est-il pas étonnant qu’il a entendu les griefs redondants et s’est évertué à changer sa recette et à expérimenter de nouvelles choses pour son groupe de quarantenaires. Comme c’est mon blog et qu’il fait l’apologie de mon égocentrisme, j’aurais préféré que ce soient mes griefs qui aient été pris en compte…

M’enfin, on ne peut pas tout avoir et regardons en détails les aventures qui attendent nos héros. Il faut que parmi les critiques récurrentes de la saison 1 on trouvait : c’est pas assez romantique, c’est pas assez drôle, c’est trop rocambolesque (en rapport à cette histoire de drogue), c’est pas assez comme avant… La bonne nouvelle pour tout ceux qui se plaignaient, c’est que des efforts ont été faits. La mauvaise, c’est que ça relève plus du pansement sur une jambe de bois que d’une cautérisation au fer rouge…

Dans cette nouvelle saison, José – séparé de Bénédicte mais immédiatement remis en couple avec Ingrid (oui, parce qu’on ne passe pas par les 5 phases du deuil émotionnel dans les séries AB)(et oui, ça aide de fréquenter le même fournisseur, à savoir l’épicier du coin…) – a décidé d’ouvrir une maison d’hôte. C’est la raison pour laquelle il va aller jusque dans les régions les plus sauvages et les plus vierges de France pour trouver son bonheur et proposer par la suite un cadre de qualité. Son choix se portera donc sur le département du 78 parce que l’air pur de la vraie campagne parisienne, il n’y a que ça de vrai. Dans son entreprise, il tombera par chance sur une petite vieille un peu frappée qui décide de donner sa grande baraque pour le projet de José. Donner. Littéralement ! Pas d’agence, pas de papier, pas de contrat. Rien ! Parce que ça se passe comme ça dans la vraie vie. Tous ceux qui ont cherché à louer un appartement et qui disent qu’il faut avoir un casier vierge, un CDI depuis 20 ans, des garants blindés de thunes et accessoirement être non fumeur et ne pas avoir d’animaux de compagnie ne font vraiment pas d’effort pour se trouver un logement ! Le marché n’est pas en crise, les vieux n’ont pas des retraites de misère, tout va bien, quoi.

Patrick relit son script et admet que j’ai peut-être marqué un point…

Mais comme monter un maison d’hôtes ça reste un gros projet pour les petites épaules de José, il va faire appel à Nico. Nico hésite, ça reste un gros changement dans sa vie de photographe de cul de péniche. Fort heureusement, suite à une injonction législative, son emplacement de péniche se retrouve saisi. Comme les emplacements de péniche et les fleuves, ça ne court pas les rues, Nico et Jeanne sont à la baille. Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

De plus, Jimmy et Laly (toujours en couple…) se retrouve également à la rue. Une bête inondation parce que le couple montre qu’il ne sait pas communiquer. Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

Hélène (qui vit toujours chez Rudy… elle n’a sûrement pas le bon CDI pour louer un appartement à elle seule) décide de s’occuper d’un petit enfant d’Afrique qui vient en France pour être opéré du cœur. Suite un truchement scénaristique de haute volée (le fameux CDLS – C’est Dans le Script), l’appartement de Rudy prend feu ! Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

Rassurez-vous, Bénédicte n’aura pas d’ennui en particulier et elle pourra continuer d’être exclu du groupe en s’occupant de son restaurant. Heureusement que Olga est là pour lui refiler tous ses plans cul usés pour apporter un peu de… plans coupe (aka plans de remplissage) entre deux aventures palpitantes dans ce village du 78, qui n’a pas fini de révéler ses secrets.

Si vous avez bien suivi, tout le monde ou presque va se retrouver dans une immense baraque du 78 à vivre plus ou moins en communauté. Comme à l’époque du Miracle de l’Amour ! « C’est pas assez comme avant » : check !

Bien sûr, cette vague introduction au pitch de la saison ne permet pas de brosser l’intégralité des rebondissements, surprises et autres coups du sort que Nico et sa bande vont devoir affronter. Mais pour plus de clarté, il va falloir prendre les choses avec un semblant d’organisation et de cohérence.

Durée effective de la saison 2 : 5 jours (à une vache près, c’est pas une science exacte). 

Si je commence par mentionner ce détail, c’est qu’il va avoir son importance. Déjà parce que 26 épisodes pour 5 jours, c’est long. Histoire de comparer ce qui n’est absolument pas comparable, 5 jours, c’est plus ou moins – de mémoire – la durée de la saison 1 de Sons of Anarchy… qui n’a pas le luxe d’avoir 26 épisodes. Et 24, c’est 24 épisodes pour 1 journée. Sauf que l’une et l’autre de ses séries ne se revendiquent pas du « low cost » (normal, c’est « l’american way »). 26 épisodes de Les Mystères de l’Amour, c’est au bas mot :

  • Une table mise/débarrassée pour le petit déj/déjeuner/diner/goûter par épisode. Car oui, dans LMDLA, on met la table, on dit qu’on met la table, on demande à ce qu’on aide pour mettre la table, on prévient qu’on va mettre la table… (idem pour débarrasser).
  • Une course tous les 3 épisodes. Qui dit repas, dit courses, et oui ! Et il manque toujours un truc ! Il faut régulièrement aller chercher le pain, du liquide vaisselle, des tomates… Une grande part des sous-intrigues sera motivée par la boulangerie (sic).
  • Un repas à préparer tous les 3-4 épisodes. Et quand on fait la cuisine, on montre qu’on fait la cuisine. C’est important d’écosser des petits pois en discutant de tout et surtout de rien. Et comme LMDLA, c’est une représentation de la vraie vie, systématiquement, le repas sera une tâche exclusivement affectée aux filles : Hélène et Jeanne, principalement. Et oui, car on a beau mettre des sous-entendus dans des discussions à propos du caractère ultra-dangereux de Jeanne Garnier, il s’avère qu’elle n’est dangereuse que pour les pommes de terre et les tomates-mozza. Ou je ne sais quel plat exotique quand elle était danseuse à Sumatra (Comment ? Vous étiez pas au courant ? Ses meilleurs amis non plus…)
  • Un apéro ou un petit canon par épisode ! On soulignera au passage l’incroyable volonté de Christian, ancien alcoolique notoire, qui boit à tous les repas et tous les apéros sans jamais rechuter. Et pourtant, il aurait de quoi rechuter ; car suite à l’accident/amnésie/endoctrinement magique, il croit qu’Angèle l’a quitté. Pour mémoire, ils ont été 3 ans ensemble. Alors, à tous ceux qui ont déjà connu un chagrin amoureux, sans même parler d’une rupture d’une relation de 3 ans, visiblement, vous gérez mal la situation : Christian ne cherche pas spécialement à se battre pour récupérer la femme qu’il aime, il l’oublie en à peu près 3 heures et couche avec une autre fille (en lui disant je t’aime, sinon, ça compte pas) 3 jours après avoir reçu le texto de rupture… Car la vraie vie, c’est comme ça ; c’est comme pour trouver un appart’ !
  • Une scène de sexe suggérée, introduite ou conclue par épisode. Et encore, je pense que tire cette moyenne vers le bas ! Pour mémoire, on rappellera que le titre de la série est les mystères de l’amour… Amour, mes fesses oui ! Les Mystères du Glauque ou de la Nymphomanie serait nettement plus approprié ! Sans aller à dire que tout le monde couche avec tout le monde (même si au final, sur toutes les séries, tout le monde a effectivement couché avec tout le monde… sauf Hélène, qui n’a pas de libido), il convient simplement de dire les histoires de coucheries, d’adultères, de lesbianisme et autres plans « sordides » autour du sexe ont pris le pas sur l’abracadabrantesque histoire de drogue de la saison 1… Prenons l’exemple complètement abusé de Ingrid. Elle couche en moyenne avec 2 personnes par épisode. Après un savant calcul ramené au taux horaire d’un épisode, on en déduit qu’Ingrid couche avec une autre personne environ toutes les deux heures ! A ce niveau-là, c’est même plus de la nymphomanie, ça relève du désordre psychologique grave (sans compter qu’au niveau physiologique, je me demande comment son corps arrive à tenir le rythme). Ça n’engage que moi, mais à ce tarif, je préfère encore les histoires de drogues moisies…
  • Un flashback tous les 5 épisodes. Histoire de recycler des shots des séries précédentes et montrer à peu de frais l’état émotionnel des personnages. Surtout Jeanne, Nico et Hélène, les dignes représentants du « j’arrive pas à avancer dans ma vie, bouhouhou ». Arrêtez de réfléchir et prenez des décisions, bordel !
  • Un résumé des événements précédents au moins une fois par épisode. Car oui, on n’aime bien répéter les trucs qui se sont passés en l’absence des personnages mais qu’on a déjà montré à l’écran. « Ah bah, Jimmy est parti chercher le pain, Nico a mis la table, moi je prépare le déjeuner, Tim joue au badmington… »

Avant, j’étais alcoolique. Mais ça, c’était avant…

Pour résumer ma pensée en quelques mots : il ne se passe absolument rien ! Jamais ! On nous montre tout, tout le temps. Sans déconner, il y a une journée qui s’étale au moins sur 8 ou 9 épisodes ! Bien maîtrisé, avec un sens de l’économie et de la justesse dans l’élaboration des scènes, la saison n’aurait pas dû s’étaler sur plus de… allez, 12 épisodes.

Bon, à part mettre la table et aller chercher du pain, il se passe quoi dans cette saison sans Colombien véreux pour jouer au poker dans un restaurant couscous ?

En vivant dans ce village pittoresque de la région parisienne, nos amis vont découvrir une ferme bio. Le truc de la ferme bio, c’est qu’elle est tenu par un seul homme – Virgile – entouré d’une tripotée de nanas en robe blanche. La ferme bio est en fait une secte ! Oui, madame ! Une secte ! Mais attention, pas une secte comme celle du Mandarum. Non, Virgile ne cherche pas à amasser une montagne de thunes, il ne cherche qu’à baiser tout ce qui porte une robe blanche. On pourra se poser la question de savoir comment il arrive à entretenir un vingtaine de demoiselles sur les seuls revenus d’un panier de carottes vendus une fois de temps en temps… Mais il faut avouer qu’il est balèze, le Virgile. On pourrait croire que c’est délicat d’endoctriner des esprits faibles, de les asseoir sous sa coupe, de les rendre complètement dépendants. En fait, non ! Rappelez-vous de la durée effective de la saison, ramenez ça au taux horaire d’un épisode, on en déduit qu’il faut environ entre 0,4 et 1,3 jours s’il est en petite forme pour transformer des jeunes filles sans le sou et paumées en petites fées du jardinage, prêtes à coucher avec lui et VRP experte en minauderies pour son entreprise de la « Nouvelle Aube » (ou tout autre nom pourri qui pue la secte à 15 bornes). La magie de la prière collective… Cherchez pas, à ce niveau, je n’ai que le CDLS pour l’expliquer.

Moi, Virgile, je vais t’apporter la lumière, prends donc cette carotte et va la planter (message subliminal phallique à peine caché)

Et celle qui va faire les frais de cette endoctrinement magique, c’est Angèle ! Pour la faire simple, Angèle part retrouver Christian à la campagne, elle a un accident de voiture ; amnésique, elle est prise en charge par le Dr Virgile qui lui fait des péridurales et tient des discours pour le moins tendancieux que n’importe quel fille avec le niveau d’éducation d’Angèle aurait su détecter. Ni une, ni deux, un miracle et un manque de lucidité plus tard, Angèle est en train de planter des patates (enfin pas vraiment… elle va essentiellement passer ses journées à glander au pieu… Seule, tout le monde ne pourra pas en dire autant comme je l’ai suggéré plus haut…).  Si j’avais dit que le truc de Jeanne, c’était la prison, il semblerait que le truc d’Angèle soit d’attirer les gros pervers (après Mr Barnier, Virgile). Voilà c’est son truc à elle !

En plus de la secte de la ferme bio, il y a une histoire de trésor de guerre nazi que recherche Virgile (puis Ingrid, puisqu’ils sont potes, en fait… CDLS!). Un prétexte pour faire durer les journées jusque tard dans la nuit… Et pour nous torcher un épilogue ridicule où le groupe récupère le trésor sous forme de lingots d’or. Déjà qu’ils en branlaient absolument pas une seule en dépit du fait que ça se dit photographe, chanteur, secrétaire… imaginez ce que cela va donner maintenant qu’ils sont pétés de thunes ! (Un trésor en lingots, une baraque filée gratos, deux fois vainqueur au loto… depuis 20 ans, s’ils ont pas le cul littéralement fourré de Barilla, j’en aime mieux rien !)

Moue numéro 3, utilisée pour les « je t’aime bien, mais on va rester pote », les « il est trop mignon ce Tim et pas du tout insupportable en permanence » et les « oh non, on n’a plus de pâtes pour le diner ! qui va en chercher à l’épicerie ? »

J’avais souligné dans la première saison qu’Ingrid était l’un des personnages les plus intéressants. Oubliez ! C’était une erreur de jugement. Ingrid est absolument sans intérêt ! C’est une sociopathe. Et pas une sociopathe genre Dexter, qui possède son lot de faiblesses et failles pour le rendre intéressant, voire attachant. Non, non, une bonne grosse sociopathe sans réelle caractérisation. Non, nymphomane, ce n’est pas de la caractérisation… Ce qui la rendait intéressante dans la saison 1, c’était la part de failles qu’elle démontrait (vis-à-vis de Nico, par exemple). Dans la saison 2, elle ne possède aucune faiblesse, aucun remord, aucune attache, aucune façon de solliciter une forme d’empathie ni aucune faiblesse qui la rendrait vulnérable, donc intéressante. Ingrid se fout de José, de Nico, de Philippe, de Dan, de Cristal, de son business ; elle tient la police et le monde des ombres dans ses filets ; en d’autres termes, rien ne peut lui arriver lui arriver et, subséquemment, on se fout complètement d’elle et de ses machinations. Son personnage, qui était porteur d’intérêt, devient juste la grosse cochonne du coin… (non, ce n’est pas une caractérisation non plus…)

Je ne vais pas spécialement m’attarder sur la façon dont il aurait fallu gérer Ingrid pour susciter un brin d’intérêt, mais l’air de rien, il y a Philippe et c’était pas très compliqué d’en faire un nœud intéressant : si Ingrid tenait sincèrement à Philippe et développait une certaine forme de remords – même contenus – à son égard, on la rendrait plus humaine, donc plus intéressante. Ou idem avec Nico… Mais non, c’est juste une nymphomane adepte de la traite des blanches (entre autres) ! (Y a-t-il eu une bible pour définir la série et ses personnages, on est en droit de se poser la question…)

Mon personnage ? Pas crédible ? Non ? Vraiment ?

Car, oui, elle va envoyer Cristal au Maroc. Cristal, c’est la nouvelle nana de Rudy ; ils avaient prévu de partir tous les deux au Sri-Lanka, ce qui n’a pas plu à Ingrid… La mère-matronne est rancunière (oui, ici, c’est un soupçon de caractérisation). Je vous passe les détails – c’est affreusement long – pour sauter sur un point de détail qui revèle en puissance toute l’incohérence qu’est, en général, cette série. Entre le moment où Cristal a été enlevée par Tonio (visez le nom du bandit de service…) et récupérée par Rudy, il s’est écoulé deux jours. Deux jours à tout casser. En deux jours et avec un camion, ses kidnappeurs n’auront pas réussi à l’amener plus loin que… une station-service de la banlieue parisienne ! Et les kidnappeurs en mousse seront en train de la chercher dans les fourrés quand, deux scènes plus loin, Jeanne retirera de la ceinture de Crystal un émetteur (qui donc, techniquement, permettait de la retrouver n’importe où, n’importe quand, pour peu d’avoir le récepteur de l’emetteur…) ! Voilà où ça mène d’être aussi laxiste sur son écriture, sur des incohérences partout, tout le temps. Si je devais être exhaustif, il me faudrait au bas mots une semaine de chroniques quotidiennes…

Parlons-en de Jeanne tiens ! Jeanne n’ira pas en prison. Ce qui constitue sûrement un tournant dans son existence. Mais elle est tout de même un peu en prison, celle de son cœur (oui, je fais les licences poétiques que je veux). Car figurez-vous que après avoir vécu tous les jours à Love Island, après avoir vu tous les jours Jimmy en maillot avec ses muscles turgescents, il suffit d’une scène dans le premier épisode pour que Jeanne se rende compte que Jimmy est baraqué, mignon et gentil… Et l’embrasse. Oui, elle est toujours avec Nico et il est avec Laly mais on s’en fiche. Finalement, Jimmy aura la présence d’esprit d’arrêter les frais (à base de « je me casse plutôt que d’affronter la réalité » parce que c’est comme ça qu’on règle les vrais problèmes dans la vraie vie…). Du coup, Jeanne va faire ce qu’elle sait faire de mieux pour tromper son ennui : pister les téléphones portables… Un truc qu’elle a appris en prison, avec le karaté. Elle fait aussi la cuisine, disais-je… Le scénario fait bien d’insister sur son caractère dangereux, hein, on est effectivement en risque de passer à côté de cet élément au cours de cette saison.

C’est pas Jeanne, je la mets juste parce que je trouvais l’actrice mignonne en dépit de son rôle absurde… (oui, je fais toujours ce que je veux avec mes photos d’article)

Les décisions et discours des personnages varient d’un épisode à l’autre sans aucune forme de cohérence (et donc virtuellement varie du matin à l’après-midi…) :

  • José a le comportement le plus erratique qui soit. Il dit (j’ai des preuves !) qu’Ingrid n’est pas la femme de sa vie, qu’il est parfaitement conscience qu’elle s’envoie en l’air avec tout le monde et pourtant, il se paye le luxe d’être jaloux et de la défendre (sic et WTF),
  • Il faut aussi dire à José de se mettre d’accord : la femme de la vie de Nico, c’est Hélène ou Jeanne. Il faut se décider et éviter de pousser son pote dans toutes les directions.
  • Parce que sinon, Nico, il est tout perturbé. Et il n’arrive pas à expliquer pourquoi il couche avec Fanny alors qu’il aime Jeanne (ou Hélène, rien n’est sûr dans cette série). Même le script reste sans explication… Alors que, franchement, Mr Porry aurait fait de cette aventure extra-conjugale un truc ultra-animal et primaire, une pulsion en somme, c’était plus crédible sans même chercher d’explications qui se limitent à « J’ai glissé » après cette réplique d’anthologie pour Fanny « On couche ensemble, mais juste une fois, hein »… comme si ça le dédouanait…

Dans le genre glauquitude assumée, il n’y a pas qu’Ingrid qui couche avec tout le monde, hein. Laly va tromper Jimmy, avec François qui trompe sa femme Claude, qui elle-même le trompe avec un autre, ce même autre la trompe avec Bénédicte. Qui elle ne trompe personne, puisque Franck a été écarté de l’image au début de la saison avec un enfant, une autre fille et un clip à Los Angeles… De toute façon, comme le dit si bien François : « Mais c’est la vie Laly, tout le monde fait ça ! » Excusez-moi, je sors, je vais gerber…

Je ne comprends pas pourquoi le couple Bénédicte/Frank n’a pas tenu. C’était une opportunité de faire un vrai arc narratif sur la difficulté au quotidien d’une relation établie entre une femme et un homme plus jeune. Mais non ! Mr Porry le scénariste préfère visiblement :

  • avoir un troupeau de femmes cougars (Claude, Béné, Olga),
  • mettre en avant systématiquement et à chaque épisode les relations lesbiennes,
  • avoir des relations hors-normes (Fanny qui couche avec deux petits amis aussi débiles que consentants… et avec Nicolas… et avec Virgile…),
  • les coucheries endiablées dans les sectes…

D’un naturel social, les cougars ont l’habitude de se retrouver autour d’un point d’eau alcoolisé pour guetter leurs nouvelles proies, souvent de jeunes éphèbes sans défense mais consentants…

Pourquoi ? Sérieusement, pourquoi ?

Ce serait sûrement bien trop simple d’amener une seule relation dans des problématiques réelles. Je ne vais pas spécialement répéter ce que j’avais dit dans mon article de la saison 1, mais un peu quand même : avoir un enfant à plus de 40, s’insérer professionnellement à plus de 40 ans, chercher un appartement, gérer la différence d’âge et le regard des autres dans une relation amoureuse, etc. Tout cela sans sacrifier aux histoires de drogues, de doutes, de projets personnels et même, soyons fous, de sectes/fermes bio… (dont l’amalgame est aussi malsain que l’idée d’un groupe de potes où tout le monde couche avec tout le monde).

Franchement, si la saison 3 pouvaient, un tant soit peu, poser des bases qui ne reposent pas uniquement sur des libidos décomplexées, j’en serais fort aise.

Alors, à côté des histoires de coucheries dans tous les sens, nous serons également ravis d’apprendre que :

  • Jeanne qui s’était promis de lever de l’argent pour une inconnue lambda de la saison 1 s’en contrebat désormais les steaks,
  • Olga est toujours un mère aussi ingrate et préfère picoler de la vodka au bar de Bénédicte plutôt que de passer du temps avec son fils,
  • La carrière de chanteuse de Laly avec son groupe d’amies de 40 ans est déjà partie aux oubliettes,
  • Dans les forêts du 78, on peut tomber n’importe où, n’importe quand, sur des pièges à loup (sic!),
  • Entre le début et la fin de la saison, absolument RIEN n’a jamais évolué pour les personnages et leurs relations !

Si la qualité des scénarios, des intrigues et des dialogues laissent encore plus à désirer que dans la saison 1, le niveau de l’acting s’élève au même niveau. Sans rire, au regard du jeu de certains acteurs, on a l’impression qu’ils sont parfaitement conscients de la médiocrité de leurs lignes (mention spéciale à Isabelle Bouysse dans cette fameuse journée qui dure 8-9 épisodes)…

Il convient également de s’attarder quelques instants sur le fameux tournage low cost des séries JLA. Une série low cost à la française, ça veut dire :

  • Un tournage dans le 78 et des environnements limités (garage, extérieurs en forêt, rue du centre-ville déserte, studios de IDF1, 12 mètres-carrés pour symboliser l’ouverture de la nouvelle boîte branchée de Paris…)
  • 3 véhicules en tout : une Audi, une Citroën haut de gamme pour Ingrid et Virgile (la même), un véhicule familial type Zafira que se partagent visiblement Bénédicte et Philippe,
  • On fait l’amour en sous-vêtements et pantalons (ce qui ne manque jamais de me faire sourire à côté des situations nettement plus glauques qu’un bout de téton visible),
  • Une bande son composée de trois samples : la chanson de crooner pour les ambiances romantiques et les flashbacks, les trois accords bontampis pour les ambiances mystères et la chanson répétée en boucle pour les répétitions…
  • Des rebondissements scénaristiques limités à « Tu veux bien aller chercher du pain, on en a plus… » (et là, le doute assaille le spectateur : Jimmy aura-t-il le temps d’aller à la boulangerie avant sa fermeture ? Y aura-t-il du pain pour le diner ? La réponse dans 2 épisodes…)

La bonne nouvelle, c’est qu’un budget maquillage semble avoir été débloqué : tous les acteurs font en moyenne 5 ans de moins que dans la saison 1…

Une grosse scène à venir, un déjeuner d’une importance capitale, où l’on apprendra par des dialogues chiadés qu’on a perdue Lucille, au cas où le spectateur atteint d’une léthargie soudaine n’aurait pas compris qu’elle s’est cassée de dépit en voyant la langue de Christian dans la gorge de sa sœur… Tout en subtilité…

La vraie question que certains se posent à présent, c’est : mais pourquoi tu regardes si c’est si nul que ça ?

  • Déjà, il faut savoir que c’est encore plus nul que ce bref aperçu (je gage au moins que cette chronique aura arraché quelques sourires, ce sera toujours ça que la série n’aura pas réussi à faire).
  • Je regarde parce que, comme on dit à Nanarland, « le pire n’est jamais décevant ».
  • Je regarde parce que, en ces temps de crise, avoir l’occasion de rigoler à peu de frais est toujours bon à prendre.
  • Je regarde parce que le temps passe et c’est toujours agréable d’être un peu nostalgique une fois par semaine.
  • Je regarde parce que, en qualité de scénariste, j’essaie de me tenir au courant de certaines productions françaises et parce que, toujours en qualité de scénariste, j’essaie de flatter mon ego comme je peux en me disant « je sais que je peux faire mieux que ça » ! Et c’est exactement pour ça que je regarderai les saisons à suivre !

Salut c’est Jacky, je suis aussi dans la saison 2 des Mystères de l’Amour ! Et ça me dérange pas de couvrir mon boss marié qui couche avec la nouvelle pigiste…

La saison 2 de Les mystères de l’Amour est encore pire que la précédente. Intrigues et personnages perdent en cohérence et en intérêt. Je n’ai pas assez d’un article pour pointer du doigt tout ce qu’il y aurait à pointer du doigt et se payer une bonne tranche de rigolade à base d’humour cynique. Je ne sais pas de quoi les épisodes à venir seront fait, mais la quantité de boulot à abattre pour relever la qualité est titanesque, à tout point de vue !

En fait si, je sais de quoi les épisodes seront faits, puisque’une espèce de saison 2.5 de 8 épisodes a été commandée et que les synopsis commencent à pulluler sur la toile… Je vais apprécier le retour des histoires de crimes incroyables et me gausser encore des rebondissements amoureux… Pourrait-on remettre les rires enregistrés s’il vous plait ?