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Liberal Arts : affiche

Liberal Arts est un film produit, écrit et joué par Ted Mosby Josh Radnor (How I Met Your Mother), également avec Richard Jenkins (Jack Reacher) et Elizabeth Oslen (Martha Marcy May Marlene). Surtout avec Elizabeth Olsen d’ailleurs.

Un trentenaire paumé dans sa vie se rend dans son ancienne université pour rendre hommage un professeur qui part à la retraite. Là, il va rencontrer Zibby, une étudiante pétillante de 19 ans, qui 1. ne le laissera pas indifférent et 2. va augmenter le caractère paumé de sa vie.

Si Jason Segel a déjà montré qu’il avait une vie en dehors de How I Met Your Mother (ici ou et , par exemple), je me demandais ce que devenait le protagoniste présumé en dehors de la série. Car non seulement le show devient pathétique d’année en année (bonne nouvelle, la neuvième saison sera la dernière ! ENFIN ! J’espère qu’on verra la mother dans la 8…), mais en plus j’avais l’impression qu’elle vampirisait Josh Radnor au point qu’il ne fasse plus rien tandis que ces collègues allaient voir de plus verts pâturages.

Liberal Arts : photo Josh Radnor

En voilà un bien vert, de pâturage…

C’est donc la raison pour laquelle je me suis d’abord intéressé à ce Liberal Arts. Ensuite, j’ai regardé la bande annonce. Et je me suis dit :

  1. Ca fait penser à Garden State… J’adore Garden State !

  2. Oh aller, un comédie romantique de plus ou de moins…

  3. Elle est vachement bien foutue cette bande annonce… C’est louche…

  4. Elle est vachement bien foutue cette blonde… C’est qui ?

En gros, à la fin du trailer, j’en avais plus rien à faire de la carrière et des talents de Josh Radnor, tout ce que je voulais voir, c’était cette jeune demoiselle. Oui, je tombe amoureux d’actrices de cinéma toutes les semaines si je veux !

Elizabeth Olsen est la soeur des jumelles Olsen, désormais plus habituées à la rubrique anorexie des tabloids qu’aux critiques de magazines cinoch. En dehors du fait qu’elle est particulièrement mignonne, il faut bien reconnaître qu’elle porte littéralement le film avec sa candeur et son sourire. Une véritable découverte et une heure trente de plaisir rétinien. En plus, elle joue vraiment bien, ce qui ne gâche vraiment rien.

Liberal Arts : photo Elizabeth Olsen

On retrouve également un Richard Jenkins impeccable, un Zac Efron à contre courant et un Josh Radnor à l’image de son personnage dans cette interminable série, fade (à croire que c’est sa seule palette). Sérieusement, le film aurait pu commencer par :

Les enfants, vous vous souvenez quand en 2012, j’avais laissé Lily et Marshall pour retourner voir un ancien professeur d’université…

Le syndrome du trentenaire dépressif mais amoureux frôle la caricature et m’a sincèrement plus énervé qu’autre chose. L’amour avec 15 ans d’écart, c’est un sujet qu’on voit tout de même régulièrement dans les films, a fortiori les comédies romantiques. Au hasard : La plus belle des victoires ou Dirty Dancing (qui, pour le coup, lorgne carrément du côté du détournement de mineur… et ça personne n’en parle). Difficile de faire du neuf avec du vieux. Alors l’astuce de l’acteur-scénariste est de balancer de la haute culture pour masquer le vide autour de la romance et de ses rebondissements : et vas-y que je te parle musique classique, et voilà que je te cite des grands auteurs littéraires, et donne-moi de la critique gratuite de Twilight

Le scénario est vraiment mou, se touche la nouille avec pédance, manque d’une intrigue solide, de sous-intrigues, d’un antagoniste même cliché comme le père de la jeune femme (non, parce que la conscience du héros ne compte pas) et ne va au plus profond des vagues enjeux soulevés (notamment sur l’âge). On a vraiment l’impression que le film sert juste de madeleine de Proust et de thérapie contre la peur de vieillir à Radnor. Dommage…

Et puis c’est quoi cette idée de prendre le spectateur à contre-pied à la fin ! Non seulement ça dégomme le rythme, mais en plus c’est frustrant !

SPOILER : Sérieusement, les mecs, cette fille se jette littéralement dans vos bras ; y en a-t-il un qui, sain d’esprit, repousserait ses avances et refuserait de passer le reste de sa vie avec elle ?

Concluons en disant que Liberal Arts est un film nombriliste qui ne mérite clairement pas les éloges faites dans la bande annonce, surtout comparé un Garden State. Reste Elizabeth Olsen, rafraîchissante et parfaite, qui sauve le film de l’ennui profond. Une actrice définitivement à suivre.

Hélène et les Garçons est une série produite et écrite en grande majorité par Jean-Luc Azoulay/Jean-François Porry avec à peu près tous les acteurs qu’on retrouvera vingt ans plus tard dans les Mystères de l’Amour.

Un jour que je déambulais dans la FNAC du coin, précisément à la recherche d’une éventuelle sortie d’une éventuelle saison 4 de Sons of Anarchy, je suis tombé sur les coffrets de la sitcom phare des années 90, Hélène et les Garçons. Bah oui, pour trouver la lettre S, je dois passer par la lettre H (pour info, la saison 4 n’est toujours pas sortie en France). Et ma curiosité naturelle aidant, j’ai jeté un oeil à ce coffret rose réunissant les premiers épisodes des aventures trépidantes de la blonde la plus connue de France en 1995. Et là, je remarque des noms que je ne connais pas, comme Cathy ou Etienne. Diantre ! N’aurais-je donc point vu le tout départ de cette série ?

Je demande à Faneliah qui sont donc Cathy et Etienne ; elle me traite alors de « fake ». Ni une ni deux, je me fais fort de laver cet affront en matant grosso modo les 150 premiers épisodes de la série, n’hésitant pas à sacrifier la moitié de mes neurones pour la beauté d’un article sur ce blog ! Alors non, je n’ai pas acheté les coffrets DVD pour se faire, car la magie de l’internet et sa notion tout relative des droits d’auteurs aidant, j’ai tout maté sur youtube pour pas un rond.

J’ai longuement hésité sur la manière d’aborder cet article et je pense que certains s’attendent à une espèce de descente en flammes façon mes articles sur la dernière série en date de JLA. Franchement, je pourrais. Mais ce serait long, fastidieux, inutile et j’aurais l’impression d’être un journaliste télé-poche de l’époque et de répéter ce que tout le monde a déjà rabâché : acteurs approximatifs, histoires rocambolesques, dialogues insipides, technique pauvre… Tout a déjà été dit. Ou presque et je vous invite à aller jusqu’en fin d’article pour lire ce qui n’a pas été assez souvent dit. J’ai donc choisi de l’aborder sous l’angle de la nostalgie ; parce que honnêtement, au bout de 20 ans, il y prescription pour tirer sur l’ambulance.

Si vous étiez comme moi, vous avez connu l’époque bénie de la télévision. Je n’ai plus la télé à présent – par choix – et je ne peux ne me faire qu’une vague idée de la misère que représentent les programmes pour la jeunesse. Dans les années 80-90, la télévision était littéralement offerte aux enfants et ados. C’est bien simple, entre TF1, A2 et La5, un gosse moyen pouvait – en zappant au bon moment entre ces trois chaînes – se faire son propre programme télé et rester le cul vissé au canapé de 7h du matin jusqu’à 19h le mercredi. En semaine c’était plus dur, mais aux moments-clé de la journée (ptit déj et goûter) il y avait toujours un programme télé adapté qui – pour les plus hardcores et les moins studieux – pouvait largement comblé le créneau 16h30 – 19h.

Si La5 et A2 proposaient leur lot de dessins animés et séries, force est de constaté qu’ils étaient bien peu de chose face au rouleau compresseur TF1 et sa machine Dorothée avec son club ! Et derrière Dorothée, il y avait un homme (deux en fait, mais on ne gardera que le A de AB productions), Jean-Luc Azoulay. Pour cette unique raison, il m’est impossible de cracher sur ce producteur de génie. Je peux cracher sur ses scripts, certes, mais pour m’avoir offert une enfance aux petits oignons grâce à son argent et ses paris, on ne peut pas trop le critiquer. Combien de fois ma grand-mère a crisé parce qu’il était 11h45, que j’avais passé ma matinée devant le Club Do, que j’avais toujours pas fait mes devoirs et que ma mère allait arriver ? Combien de tartines de Nutella avalées devant les Chevaliers du Zodiaque au goûter ?

Bon, après les Chevaliers, c’était quasiment fini, les trucs nuls (pour moi) arrivaient, genre Premiers Baisers. Et paradoxalement, c’était un truc nul qui me retenait jusqu’à 11h45 : Salut les Musclés. Salut les Musclés, quoi ! Du point de vue des critiques de l’époque, on venait de toucher le niveau 0 de la télévision française (hahahaha, les naïfs… attendez 10 ans et la télé-réalité, on va rigoler !). Salut les Musclés était le premier coup d’essai de Jean-Luc Azoulay dans la production de fiction « moderne ». Et le succès de cette série va entraîner par effet boule de neige une tripotée de nouvelles sitcoms sur le même modèle : Premiers Baisers, Hélène, Le Miel et les Abeilles, la Philo selon Philippe, Les Années Fac, Le Miracle de l’amour et j’ai passe ! Tout ça à cause des Musclés…

Car en recherche de nouveaux programmes, le sieur Azoulay a l’idée de créer un format court tourné littéralement à l’arrache dans un décor unique, avec des scénarios écrits sur la serviette en papier de la cantine et des acteurs qui n’en sont pas. La sitcom low-cost était née !

S’en suivra Premiers Baisers, un spin-off de Salut les Musclés où la nièce de Framboisier a le rôle titre. Puis Hélène et les Garçons qui nous intéresse aujourd’hui, elle-même spin-off de Premiers Baisers où Hélène la grande soeur de la nièce de Framboisier a le rôle titre. Dans votre malheur, dites vous que vous avez de la chance, on aurait pu avoir un spin-off de Salut les Musclés avec Iguegue et Sahara le dromadaire extra-terrestre…

Pour se remettre dans le contexte de l’époque, il faut bien comprendre que les productions AB susnommées trustaient littéralement le programme télé à toute heure de TF1. Votre seule répit avait lieu pour les journaux, la Famille en Or ou le Juste Prix. C’était de la folie, il y avait un épisode par jour ! Un épisode par jour ! Du lundi au vendredi, n’importe quelle adolescente (oui, je pars du présupposé que c’était plutôt les adolescentes qui mataient les sitcoms… les vrais mâles comme moi se limitaient aux dessins animés Shonen type DBZ et à Sailor Moon pour le fantasme de la transformation) avaient le droit à sa came télévisuelle à heure fixe ! La machine low-cost de JLA était un modèle de fordisme appliqué à la télévision. Des plateaux gigantesques dans la Plaine Saint Denis où se tournaient dans un rythme effréné toutes les productions de l’époque. Afin de mieux comprendre, faisons un comparatif. Au cinéma, on tourne, en moyenne, 1 à 3 minutes utiles par jour. Des minutes que le spectateur verra au milieu d’un tas de prises ratées. Chez AB prod, on tournait 16 à 20 minutes utiles par jour ! Par jour ! Un en jour, on tournait un épisode d’Hélène et les Garçons !

De la folie. Vous comprenez maintenant mieux pourquoi au niveau de l’acting ça reste approximatif (les fous rires et impro sont gardés en boite) ou pourquoi la technique laisse franchement à désirer (comptez le nombre de perches dans les plans, ça vous fait un jeu alternatif quand vous regardez cette série). Pour suivre le rythme de production, il fallait pondre (chier serait limite plus approprié) des lignes de dialogues en masse et des pas trop compliqués parce que les acteurs n’en étaient pas vraiment, à l’image de José originellement décorateur plateau… Le rythme de dingue, c’est d’ailleurs ce qui a usé la plupart des têtes connues qui après un nombre d’épisodes jetaient l’éponge (avant de parfois revenir, parce que l’air de rien, ça devait bien payé !). En conséquence de quoi, Jean-François Porry devait se débrouiller pour adapter la maigre trame scénaristique aux allers et venues de chacun : Etienne veut partir ? Ok, il va rencontrer une Finlandaise, en tomber fous amoureux et tout plaquer du jour au lendemain… Euh… comment dire… Cathy veut partir ? Elle retourne en province suite à son chagrin d’amour… euh ok… Ca ne choque que moi qu’une Toulousaine soit spécialement venue à Paris pour faire de la socio ? Y avait pas de Fac à Toulouse ? Patrick Puydebat est fatigué ? Son personnage va aller à l’armée tiens ! Ah mais faut lui raser les cheveux alors… Nan, mais sur une coïncidence fortuite, il sera pas obligé…

Et le pire, c’est que ça marche ! Ca marche même du feu de dieu ! 6 millions de téléspectateurs ! 6 millions ! Comment ? Pourquoi ? Par quel miracle les spectateurs font-ils abstraction des incohérences de la série ? Honnêtement, je ne sais pas. Mais je crois que d’une certaine façon, Hélène et les Garçons vendaient du rêve aux ados. Genre « vous allez voir, la fac, c’est trop cool ». Alors que techniquement, on se demande à quel moment ils sont effectivement à la fac entre les heures de répèt’ dans un garage avec un poster des Doors pour donner du cachet et la cafet’ d’Alfredo qui sert des glaces et jus de fruits de 6h du mat’ jusqu’à 2h du mat’ ! Ca vendait des histoires de coeurs dans tous les sens, avec son lot de « je couche un peu avec tout le monde » mais chacun trouvait son personnage/couple préféré et vivait une espèce de symbiose avec lui au point de vivre les aléas de sa vie en jouant presque la sienne (il suffit de regarder les forums spécialisés AB productions où il traîne encore des trucs assez improbables comme les supporters du couple Christian/Bénédicte… couple qui cela dit en passant me semblait le plus normal de l’époque…). Toutes les situations étaient soutenues par une bande son de rires enregistrés qui se déclenchait un peu n’importe quand, de sorte que même des trucs pas drôles, limite dramatiques avaient le droit à son petit rire !

Et puis, il ne faut pas se leurrer, hein ! Si Jayce et les Conquérants de la Lumière était une série très clairement fabriquée pour vendre des jouets, Hélène et les garçons était très clairement fabriquée pour supporter en grande partie la carrière musicale d’Hélène en faisant des liens entre les chansons et la vie des personnages. La machine était rodée, JLA a eu le nez fin et les années 90 son domaine. Imaginez un peu la folie dans les studios TF1 et chez les annonceurs : de 6 à 16 ans, les gosses étaient devant la télé, à entendre des chansons et voir des dessins animés à longueur de journée ; les coupures pub avaient lieu quasi toutes les 20 minutes pendant 5 heures d’affilées ! Ca en fait du placement de produits auprès d’une cible influençable qui ne manquera pas de réclamer le dernier single d’Hélène ou le jouet Giraya (‘tain… Giraya, j’avais oublié ce truc).

Les années 90 étaient réellement un vivier de création télévisuelle pour la France, tout cela grâce au culot d’un homme et une chaîne. Tout cela a mystérieusement pris fin en 1997. Enfin, mystérieusement… pas tellement. Jean-Luc Azoulay avait déjà l’oeil tourné vers le futur et la télévision par satellite ; nul doute que ses envies allaient à contre-courant de celles des responsables de TF1, sûrement peu enclins à lâcher une poule aux oeufs d’or. Je subodore un clash violent entre les deux parties, avec une montée en vrille des propos jusqu’au point de non retour où le deal devenait tout ou rien. On a eu rien et quasi un drame national chez moi le 31 août de cette année.

L’époque est désormais bien révolue et la série low-cost est devenue une relique des années 90. Il suffit de voir l’échec retentissant de la série Le groupe pour s’en rendre compte. Le marché est désormais à la demande, et la TNT offre suffisamment de programmes pourraves pour combler l’adolescent moyen. Fini la naïveté de la cafet’ et des allusions sexuels voilées, le jeune préfère la télé-réalité de MTV et d’une certaine façon, ça me rend un peu triste. Je ne materai pas les 132 épisodes restants pour finir Hélène et les Garçons, je ne materai pas Le Miracle de l’Amour… mais je pense que même si on n’est pas spécialement en phase avec la dynamique de ces sitcoms, même si on s’est permis de les critiquer, la plupart des gens de ma génération devrait se fendre un brin de sincérité et regarder derrière eux :  d’une façon ou d’une autre, que ce soit par ses séries, ses chansons, ses productions TV, on a tout de même vécu des heures magiques grâce à Jean Luc Azoulay, et rien que pour ça, on devrait le remercier.

Merci.

Toujours est-il que c’était rigolo de retourner dans cette époque où internet et les téléphones portables n’existaient pas pour supporter les relations amoureuses, où les gens se faisaient la guerre par émissions interposées (cf. les piques à Antoine de Caunes), où les gens sombraient dans la drogue en 3 épisodes tout en se commandant des jus de tomates chez Alfredo, où les méchants sont caricaturaux et gentils un peu gnan-gnan, où les fringues sont complètement improbables… C’était rigolo de voir comment cette série porte en elle les germes des Mystères de l’Amour, depuis le retour inattendu d’Ariel jusqu’à cette désinvolture des protagonistes pour le travail (et j’en passe). En fait, c’est surtout rigolo de comprendre 20 ans plus tard que cette série est volontairement naïve et se fout des réalités de la vraie vie au profit d’histoires légères pour des ados ! En un sens, JLA avait bien raison d’envoyer balader la critique !

Oui, on aimait bien les photos de groupe à l’époque !

Bon… après, ça ne m’empêchera pas de penser que sa production actuelle, les Mystères de l’Amour, mériterait plus de soin dans l’écriture et le traitement de ses personnages, parce que justement la série ne s’adresse plus aux ados et que les ados de l’époque ont grandi avec les personnages et attendent désormais des intrigues en corrélation logique… Je dis ça, je dis rien… mais je suis scénariste et disponible 🙂

La saison des séries US vient de se terminer, ou presque ; vous vous demandez ce que vous allez faire en attendant le retour de l’ultime saison de Smallville (il nous l’ont promis : la dixième, c’est vraiment la dernière). L’été va vous paraître bien long alors vous cherchez un substitut, de préférence un substitut que vous auriez loupé cette année et que vous pourriez suivre l’année prochaine (parce que vous en avez assez des shows qui dont on annonce l’arrêt au moment où vous le commencez).

L’Asylum vous propose sa dernière découverte : Community. Et c’est une vraie petite pépite à savourer. D’ailleurs, je n’hésite pas à le dire, c’est mieux que How I Met Your Mother et mieux que The Big Bang Theory ! J’avale les épisodes les uns après les autres en alternance avec Lost (dont je n’ai encore reçu aucuns spoilers, ce qui m’étonne presque…)

Jeff est un avocat dont on a retiré une licence quelques frauduleuse, il se voit donc obligé de retourner à l’université, dans les seules qui acceptent ceux qui veulent s’offrir une nouvelle vie ou ceux pas assez bon pour entrer dans les « prestigieux » : les community colleges. Alors qu’il essaie de draguer une étudiante, Britta, il se retrouve embarquer dans une histoire de groupe de travail d’espagnol avec 5 autres paumés : Britta la rebelle un peu écolo, Annie la sainte-nitouche, Abed le geek autiste, Pierce le sexagénaire à l’ouest, Troy le sportif malheureux et Shirley la mama black. Chacun va apprendre ou ré-apprendre ce que la vie au contact des autres…

Et l’oscar de la catch-phrase la plus minable pour conclure un synopsis me revient de droit.

Créée par Dan Harmon, Community dépeint la vie 7 personnages tous plus ou moins barrés les uns que les autres au milieu de la jungle des études supérieurs et d’autres personnages vraiment à l’ouest (mention spéciale pour Señor Chang dit El Tigre alias Ken Jeong que vous avez pu voir dans Very Bab Trip comme le mafieux borderline). Tout se voit forcément exagéré mais le tour de force de Community réside dans la justesse des personnages et de leur lente évolution au fil des épisodes et au contact des autres. Là où The Big Bang Theory ou Mon Oncle Charlie se complaisent à figer les personnages pour que le public s’y retrouve, Community les fait petit à petit avancer (et il y a beaucoup de boulot pour certains).

Très bien écrite, la série glisse de-ci de-là nombre de petites références qu’il est amusant de noter.

Les connaisseurs retrouveront Joel McHale (The Informant, Pushing Daisies) as Jeff, Alison Brie as Annie (Mad Men).

Community est mon coup de coeur du moment, j’ai envie de le faire partager.

Pour information, la plage horaire de The Big Bang Theory a été déplacé pour se retrouver face à Community, le message est subtil mais, quand on connait les rivalités entre réseaux télévisés aux US et la popularité de Sheldon, il semble plutôt évident quand à la qualité du show de Dan Harmon… En espérant que ce changement ne tue pas Community.

Désolé pour la qualité de la vidéo, mais c’est le plus représentatif que j’ai trouvé pour vous aider à mettre un pied dans la série comique de l’année.

Vous connaissez Hélène ? Celle qui avait des garçons. Mais si, souvenez-vous : Hélène, ses copines et sa bande de potes musicos. Tous passaient leur temps à trainer dans leur garage miteux avec un flipper et des posters des Doors. Ou bien à la cafet’. Ou bien à la salle de sport. (Non, sans rire, les jeunes faisaient vraiment ça à la fac dans les années 90 ?) Hélène sortait avec Nicolas, Bénédicte avec José (enfin, de temps en temps), Laly avec Sébastien et Joanna avec Christian. Il y avait toujours des intrigues de fous furieux : on a volé la cassette de démo du groupe, un producteur véreux arnaque le jeune groupe, José a trompé Bénédicte, c’est le jour des exams, Nicolas a trouvé un nouveau riff, José a trompé Bénédicte…

Ca nous ramène facilement dix ans en arrière. Personnellement, j’étais au collège et si je m’en souviens aussi bien c’est parce que, un été, j’avais une cousine ultra-fan à la maison. J’étais jeune, faible, maléable comme de la pâte à modeler. Oui, j’ai regardé ! Il y a prescription désormais. Mais avec le recul, je comprends le caractère addictif de la chose. On a envie de savoir : avec qui José a encore trompé Bénédicte ?

Pourquoi me vient-il l’envie d’écrire sur Hélène et les garçons un 7 janvier ? Et bien figurez-vous que ce matin, après un lever du corps vers 6h, j’allume la télé, je zappe et je tombe sur « Love Island » ou Les Vacances de l’Amour, la suite d’Hélène et les garçons (bien que les premières saisons se firent sans Hélène l’actrice, qui ne voulait surement pas voir son image perpétuellement attachée à celle d’Hélène avec les garçons).

Dans Love Island, on retrouve José, Nicolas, Bénédicte et Joanna dans les Caraîbes (c’est sur que c’est pas en Alaska qu’on aurait une île qui s’appelle Love Island). Les deux premiers organisent des tours de l’île sur le voilier de Nicolas et les deux nanas travaillent dans un bar sur la plage. Ah bah oui, voilà ce qui arrive quand on passe son temps à jouer de la musique, à trainer à la cafet’ ou dans la salle de gym, on ne finit pas cadre dans une banque, c’est sûr ! Nicolas n’est plus avec Hèlene, José n’est plus avec Bénédicte, Joanna n’est plus avec Christian mais flirte avec le patron du bar (attention, ne décrochez pas maintenant, ça va se corser par la suite !). Là arrive je-ne-sais-qui, mais un beau gosse quoi dont tombe amoureuse Bénédicte. Et il y a Jeanne (ah Jeanne ! La nana de la pub Javeldose « Javeldire à tout le monde ! »). Jeanne et Nicolas, chacune de leur scène est tendue comme un string tellement on sent la moiteur érotique qui envahit l’île. Évidemment, les scénaristes ne les mettent pas ensemble de suite, ce ne serait pas drôle, il faut garder la jeune fille en fleur scotchée d’épisode en épisode. Et ils regorgent d’idées, le scénariste, aka Jean-Luc Azoulay, aka Jean-François Porry, aka Monsieur AB.

Des fois, je me demande même comment il peut se passer autant de trucs dans une petite des Caraïbes : des mafieux, des histoires de drogues, de prostition, des vols de voiliers, des héritières qui se cachent… Et comme de par hasard, ça tombe toujours sur les copains d’Hélène. Sans rire, un boulot dans la police aurait été plus rentable pour toute la bande !

Bon évidemment, arrive le moment où Jeanne succombe à Nicolas (oui, j’ai vu cet épisode mais qui n’a pas glandé devant la télé, le matin, en vacances). Laly, elle aussi finit par revenir (je me demande même s’il n’y a pas eu Linda Lacoste aussi, à un moment). Elle échoue au bar de la plage (tellement facile d’être pistonnée quand on a plus fréquenté la salle de sport que les bancs de la fac !). Il semblerait que Joanna qui sortait avec le patron du bar ait arrêté (c’était un vieux, je ne sais pas ce qui c’est passé, mais si vous voulez mon humble avis, c’était du gâchis scénaristique). José continue de papillonner à droite et à gauche tout en étant jaloux de Bénédicte qui sort avec le beau susnommé (Jimmy qu’il s’appelle, en fait). Et pis tac! Hélène revient (aucune fierté, ces acteurs oubliés !). Alors officiellement, elle faisait le tout du monde en voilier depuis l’Australie et finit son voyage à Love Island. Evidemment personne lui a dit que c’était une île super-dangereuse, avec tous ces mafieux, cette drogue, ces prises d’otages qu’elle connaît régulièrement… Évidemment, je ne vais pas vous révéler qu’elle est toujours amoureuse de Nicolas. Heureusement, ce dernier reste avec Jeanne (tu m’étonnes, entre la petite brune pétillante et la bonde fadasse brûlée au UV…)

C’est donc ce matin que je raccroche à toutes les intrigues de Love Island. Joanna et Laly ne travaillent plus à la plage mais dans une agence immobilière (c’est pratique, dans une île touristique, ça leur laisse encore le temps de participer aux intrigues de folie), José et Nicolas sont toujours dans le business à voile et Hélène est taxi driver (je vais pas refaire le couplet sur la salle de sport et la cafet’, vous avez compris le fond de ma pensée !). Côté cœur, c’est carrément le bordel. D’abord, j’apprends que Jeanne est morte ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ! Dans un accident, d’après ce que j’ai compris. Ca laisse le champ libre à Hélène, mais ils ne sont toujours pas ensemble et il semblerait que Nicolas ait couché avec une certaine Audrey, laquelle aimerait couché Benjamin, le nouvel associé de Jimmy. Jimmy et Bénédicte ont un enfant ensemble. Mais Jimmy l’a trompé avec une certaine Eve (décidément, elle a été cocue par tout le monde, Bénie)(cette Eve a aussi sauvé la petite fille de la maladie, mais bon), toutefois Jimmy demande Bénédicte en mariage. Sauf que Bénédicte n’est plus amoureuse de Jimmy (c’est pas bien grave, vu comment il se fait chauffer avec les nanas autour de lui – il devrait s’en sortir…). José, dragueur devant l’éternel, est enfin un homme rangé des voitures. Avec Joanna ! J’ai loupé beaucoup d’épisodes, mais j’ai franchement l’impression que tout le monde a couché avec tout le monde (car j’ai un vague souvenir de Jimmy et Joanna et de José et Laly mais je peux me tromper, je suis pas un expert).

Et c’est pas fini ! Christian, le fameux Cri-cri d’amour. Un gars pour qui j’avais de l’estime, notamment par le fait qu’il restait éloigné de Love Island… Et bien le voilà ! Fraîchement débarqué avec cinq mannequins et son appareil photo. Car le monsieur est photographe. Moi naïvement, je pense qu’être photographe professionnel, ça nécessitait un staff, des parapluies blancs pour refléter la lumière, des maquileuses… Et bien non, un Reflex numérique de canon et balancez des remarques du style « Okay gairlz, let eus maïke e braïk and bi bak ate tou », « nan mais la lumière est mauvaise à cette heure-ci » suffisent à faire de vous un photographe pro. Est-ce que je vais surprendre du monde en disant qu’il est encore amoureux de Joanna ? Hop, encore un nouveau triangle amoureux. Et pour compliquer l’affaire, Laly lui saute littéralement dessus ! Ce dernier reste gentleman, la cruche ne comprend pas pourquoi et pense que c’est à cause de troubles de l’érection (tout ceci est 100% véridique de ce matin!) et décide d’essayer des pilules, quitte à les essayer sur Benjamin.

Tout le monde couche décidément avec tout le monde, c’est scandaleux ! Ca aurait dû s’appeler Frigid Island pour rester dans les bonnes moeurs !

L’épisode de ce matin s’achève sur un cliffhanger de dingues : dans un hôpital, emmailotée comme une momie, on apprend que Jeanne n’est pas morte ! Tatatsaaaaaaan !

Regarderai-je demain matin pour savoir ce qui va se passer ?

Non, parce que le coup de l’amante qui revient, Cyclops et Jean Grey nous l’ont déjà fait ! (Et il nous le refait avec Emma Frost.) Rajoutez Wolverine amoureux de Jean Grey qui ne l’est pas de lui. Magnéto le vieux qui fleurte avec Malicia la jeune, qui finit par être avec Gambit, l’espèce de beau gosse qui… OH MON DIEU ! OH MON DIEU ! Je suis en train de me rendre compte que les scénarii d’X-Men sont à peine plus poussés que ceux de Love Island… Ca relativise les choses, hein ?