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Dans l’épisode précédent…

Une fois le pays remis à flot, je décidai de m’octroyer des vacances avec ma femme. On a donc regardé la carte et on s’est demandé où on pourrait aller en lune de miel… On n’avait pas de carte qui montrait les régions autour de Bordeciel. Une lune de miel en Bordeciel-même ça aurait impliqué des dragons, vampires, draugrs, loups-garous (enfin, je dis ça, j’en ai jamais vu qui m’ont attaqué) et autres bandits qui ne savent toujours pas que je suis l’Oreille Noire, l’archimage de l’Académie, l’assassin de l’Empereur, le bourreau d’Ulfric Sombrage et donc qu’il faut pas m’emmerder !

Donc, on n’a pas fait de lune de miel, je suis pas parti en vacances, j’ai bien les boules et quand j’ai les boules, je vais déssouder des trucs au hasard dans la nature…

Le jour où j’ai buté un loup avec classe. On a une nouvelle descente de lit maintenant…

Comme je n’ai pas spécialement envie de me faire entretenir par ma femme qui rapporte quotidiennement de la thune et me prépare des paniers-repas, j’ai repris mon journal et j’ai regardé ce que je pourrais faire comme quêtes débiles qui pourraient me rapporter trois piécettes. Je parle même plus de prestige, j’ai déjà établi que faire des quêtes pour la gloire de faire des quêtes ne servaient à rien, surtout auprès des habitants de Bordeciel. Mon père me disait souvent : « Fais du bien à un âne, il te fera des crottes ». Il aurait pu ajouter, « Les nordiques aussi. »

Comme j’ai acheté une maison de campagne à Faillaise, il fallait bien que je renfloue les caisses du compte commun avec Muiri. Je suis donc allé à la Guilde des Voleurs, pour voir comment ça se passait. Je déteste aller à la guilde, faut toujours passer dans les égoûts. Genre on est trop dark, on est trop une société secrète, on est trop dans les égoûts ! Ce serait sûrement une bonne idée si, comme je ne l’avais pas déjà établi dans un précédent récit, on avait effectivement du mal à trouver la taverne souterraine de la guilde…

Bon, effectivement, on a du mal… Je me suis perdu dans ses égouts moisis… J’ai tourné des plombes pour retrouver mon chemin. Je me suis fait attaqué par des rats pourris et des types encore plus pourris qui, bien que n’ayant pas vu la lueur du jour depuis des années ont décidé d’attaquer l’argonien de service parce qu’il ressemble à un dragon ! Pays de glands !

Et puis, alors que je commençais à pester de me faire attaquer à tout va par des mecs en slip, y en a un qui m’a ouvert la porte. J’ai oublié son nom, mais il avait l’air de me connaître. Enfin, pour être exact, il m’a demandé si c’était les Lames qui m’envoyait. Normal. J’ai dit que je connaissais une folle nommé Delphine qui voulait absolument buter tous les dragons qu’elle rencontrait et qu’elle s’en portait mieux si c’était plutôt moi qui dézinguais tous les dragons qu’elle rencontrait.

Il se trouve que le type en question était l’expert en dragon sorti du chapeau de Delphine, celui qu’elle aurait dû me citer dès le départ histoire de me faire gagner un temps fou et m’éviter de trancher la gorge du moindre employé de l’ambassade du Thalmor ! Bref, le type en question me paraissait aussi frappadingue que Delphine au sujet des dragons et il me demandait de l’aide pour sortir de son trou miteux.

Dis-moi pauvre abruti, si tu voulais vraiment quitter ce trou puant, pourquoi t’as attendu que j’arrive ? Après tout, t’es un ancien des Lames, tu sais te battre et même si t’étais recherché dans tout le pays, ces blaireaux sont incapables de reconnaître un archimage quand il en voit un ! Alors… Bon, voilà quoi…

Réponse dans le silence : c’est dans le script…

Le chauve a voulu sortir discrètement. Sérieux, discrètement. J’ai eu beau lui expliquer que c’était pas la peine, hein, que je tournais dans les égouts depuis des heures et que j’avais largement eu le temps de buter le moindre truc vivant. Mais non ! Mossieur voulait se la péter ! Mossieur voulait montrer qu’il était trop un ninja !

Visez la gueule du ninja ! Après, les gens me demande encore pourquoi je préfère me la jouer solo quand je m’infiltre… 

Pour la faire courte, on est sorti sans encombre, j’ai pas pu passer voir les incapables de la guilde des voleurs, on est allé à Rivebois, on a retrouvé Delphine qui se la joue agent secrète alors que tout le monde peut voir le passage secret derrière l’armoire de la chambre parce qu’elle n’est jamais remise en place et qu’elle gueule dans toute l’auberge « Roger, occupe-toi de l’auberge avant de se rendre dans la-dite chambre… Bouffone !

Maintenant, la nouvelle lubby de Delphine – sur les conseils de l’autre taré – c’est de retrouver des espèces de récits anciens dans une grotte dont, bien évidemment, tout le monde a oublié l’existence sauf lui… Soi-disant qu’ils nous éclaireraient sur le pourquoi du comment de la présence des dragons en Bordeciel. Une vraie explication, hein, pas juste « on est un produit de l’évolution comme tout le monde, on est plus gros que vous, donc on a le droit de vous bouffer… »

J’ai dans l’idée que non seulement l’explication sera foireuse, mais que je toucherai pas une thune dans l’histoire, que je ne manquerai pas de réduire à zéro l’espérance de vie d’un nombre considérable de bestioles dans l’affaire et qu’au final, tout cette entreprise est vaine… Mais bon, c’est ça où ramener un cube moisi dans des ruines naines encore plus moisies…

Les Mystères de l’Amour est une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) avec tous les acteurs habituels qu’on a l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe environ une demi-douzaine…)

Par où commencer ? Le sujet est vaste et la saison longue à explorer (26 épisodes de 45 minutes, tout de même). Le mieux, c’est sûrement de commencer par un cours de rattrapage sur la première saison, histoire de (re-)mettre tout le monde au diapason. Fort de cette première saison pour le moins riche en rebondissements et en… facilités scénaristiques dirons-nous, TMC – satisfaite des audiences cumulées – décide de remettre le couvert et de continuer à jouer sur la vague nostalgique entretenue par Hélène et ses garçons.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Mr Azoulay reste un producteur proche de sa communauté ! Vous en conviendrez du message qu’il a lui-même laissé en réponse à mon article susnommé (+1 point). Aussi n’est-il pas étonnant qu’il a entendu les griefs redondants et s’est évertué à changer sa recette et à expérimenter de nouvelles choses pour son groupe de quarantenaires. Comme c’est mon blog et qu’il fait l’apologie de mon égocentrisme, j’aurais préféré que ce soient mes griefs qui aient été pris en compte…

M’enfin, on ne peut pas tout avoir et regardons en détails les aventures qui attendent nos héros. Il faut que parmi les critiques récurrentes de la saison 1 on trouvait : c’est pas assez romantique, c’est pas assez drôle, c’est trop rocambolesque (en rapport à cette histoire de drogue), c’est pas assez comme avant… La bonne nouvelle pour tout ceux qui se plaignaient, c’est que des efforts ont été faits. La mauvaise, c’est que ça relève plus du pansement sur une jambe de bois que d’une cautérisation au fer rouge…

Dans cette nouvelle saison, José – séparé de Bénédicte mais immédiatement remis en couple avec Ingrid (oui, parce qu’on ne passe pas par les 5 phases du deuil émotionnel dans les séries AB)(et oui, ça aide de fréquenter le même fournisseur, à savoir l’épicier du coin…) – a décidé d’ouvrir une maison d’hôte. C’est la raison pour laquelle il va aller jusque dans les régions les plus sauvages et les plus vierges de France pour trouver son bonheur et proposer par la suite un cadre de qualité. Son choix se portera donc sur le département du 78 parce que l’air pur de la vraie campagne parisienne, il n’y a que ça de vrai. Dans son entreprise, il tombera par chance sur une petite vieille un peu frappée qui décide de donner sa grande baraque pour le projet de José. Donner. Littéralement ! Pas d’agence, pas de papier, pas de contrat. Rien ! Parce que ça se passe comme ça dans la vraie vie. Tous ceux qui ont cherché à louer un appartement et qui disent qu’il faut avoir un casier vierge, un CDI depuis 20 ans, des garants blindés de thunes et accessoirement être non fumeur et ne pas avoir d’animaux de compagnie ne font vraiment pas d’effort pour se trouver un logement ! Le marché n’est pas en crise, les vieux n’ont pas des retraites de misère, tout va bien, quoi.

Patrick relit son script et admet que j’ai peut-être marqué un point…

Mais comme monter un maison d’hôtes ça reste un gros projet pour les petites épaules de José, il va faire appel à Nico. Nico hésite, ça reste un gros changement dans sa vie de photographe de cul de péniche. Fort heureusement, suite à une injonction législative, son emplacement de péniche se retrouve saisi. Comme les emplacements de péniche et les fleuves, ça ne court pas les rues, Nico et Jeanne sont à la baille. Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

De plus, Jimmy et Laly (toujours en couple…) se retrouve également à la rue. Une bête inondation parce que le couple montre qu’il ne sait pas communiquer. Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

Hélène (qui vit toujours chez Rudy… elle n’a sûrement pas le bon CDI pour louer un appartement à elle seule) décide de s’occuper d’un petit enfant d’Afrique qui vient en France pour être opéré du cœur. Suite un truchement scénaristique de haute volée (le fameux CDLS – C’est Dans le Script), l’appartement de Rudy prend feu ! Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

Rassurez-vous, Bénédicte n’aura pas d’ennui en particulier et elle pourra continuer d’être exclu du groupe en s’occupant de son restaurant. Heureusement que Olga est là pour lui refiler tous ses plans cul usés pour apporter un peu de… plans coupe (aka plans de remplissage) entre deux aventures palpitantes dans ce village du 78, qui n’a pas fini de révéler ses secrets.

Si vous avez bien suivi, tout le monde ou presque va se retrouver dans une immense baraque du 78 à vivre plus ou moins en communauté. Comme à l’époque du Miracle de l’Amour ! « C’est pas assez comme avant » : check !

Bien sûr, cette vague introduction au pitch de la saison ne permet pas de brosser l’intégralité des rebondissements, surprises et autres coups du sort que Nico et sa bande vont devoir affronter. Mais pour plus de clarté, il va falloir prendre les choses avec un semblant d’organisation et de cohérence.

Durée effective de la saison 2 : 5 jours (à une vache près, c’est pas une science exacte). 

Si je commence par mentionner ce détail, c’est qu’il va avoir son importance. Déjà parce que 26 épisodes pour 5 jours, c’est long. Histoire de comparer ce qui n’est absolument pas comparable, 5 jours, c’est plus ou moins – de mémoire – la durée de la saison 1 de Sons of Anarchy… qui n’a pas le luxe d’avoir 26 épisodes. Et 24, c’est 24 épisodes pour 1 journée. Sauf que l’une et l’autre de ses séries ne se revendiquent pas du « low cost » (normal, c’est « l’american way »). 26 épisodes de Les Mystères de l’Amour, c’est au bas mot :

  • Une table mise/débarrassée pour le petit déj/déjeuner/diner/goûter par épisode. Car oui, dans LMDLA, on met la table, on dit qu’on met la table, on demande à ce qu’on aide pour mettre la table, on prévient qu’on va mettre la table… (idem pour débarrasser).
  • Une course tous les 3 épisodes. Qui dit repas, dit courses, et oui ! Et il manque toujours un truc ! Il faut régulièrement aller chercher le pain, du liquide vaisselle, des tomates… Une grande part des sous-intrigues sera motivée par la boulangerie (sic).
  • Un repas à préparer tous les 3-4 épisodes. Et quand on fait la cuisine, on montre qu’on fait la cuisine. C’est important d’écosser des petits pois en discutant de tout et surtout de rien. Et comme LMDLA, c’est une représentation de la vraie vie, systématiquement, le repas sera une tâche exclusivement affectée aux filles : Hélène et Jeanne, principalement. Et oui, car on a beau mettre des sous-entendus dans des discussions à propos du caractère ultra-dangereux de Jeanne Garnier, il s’avère qu’elle n’est dangereuse que pour les pommes de terre et les tomates-mozza. Ou je ne sais quel plat exotique quand elle était danseuse à Sumatra (Comment ? Vous étiez pas au courant ? Ses meilleurs amis non plus…)
  • Un apéro ou un petit canon par épisode ! On soulignera au passage l’incroyable volonté de Christian, ancien alcoolique notoire, qui boit à tous les repas et tous les apéros sans jamais rechuter. Et pourtant, il aurait de quoi rechuter ; car suite à l’accident/amnésie/endoctrinement magique, il croit qu’Angèle l’a quitté. Pour mémoire, ils ont été 3 ans ensemble. Alors, à tous ceux qui ont déjà connu un chagrin amoureux, sans même parler d’une rupture d’une relation de 3 ans, visiblement, vous gérez mal la situation : Christian ne cherche pas spécialement à se battre pour récupérer la femme qu’il aime, il l’oublie en à peu près 3 heures et couche avec une autre fille (en lui disant je t’aime, sinon, ça compte pas) 3 jours après avoir reçu le texto de rupture… Car la vraie vie, c’est comme ça ; c’est comme pour trouver un appart’ !
  • Une scène de sexe suggérée, introduite ou conclue par épisode. Et encore, je pense que tire cette moyenne vers le bas ! Pour mémoire, on rappellera que le titre de la série est les mystères de l’amour… Amour, mes fesses oui ! Les Mystères du Glauque ou de la Nymphomanie serait nettement plus approprié ! Sans aller à dire que tout le monde couche avec tout le monde (même si au final, sur toutes les séries, tout le monde a effectivement couché avec tout le monde… sauf Hélène, qui n’a pas de libido), il convient simplement de dire les histoires de coucheries, d’adultères, de lesbianisme et autres plans « sordides » autour du sexe ont pris le pas sur l’abracadabrantesque histoire de drogue de la saison 1… Prenons l’exemple complètement abusé de Ingrid. Elle couche en moyenne avec 2 personnes par épisode. Après un savant calcul ramené au taux horaire d’un épisode, on en déduit qu’Ingrid couche avec une autre personne environ toutes les deux heures ! A ce niveau-là, c’est même plus de la nymphomanie, ça relève du désordre psychologique grave (sans compter qu’au niveau physiologique, je me demande comment son corps arrive à tenir le rythme). Ça n’engage que moi, mais à ce tarif, je préfère encore les histoires de drogues moisies…
  • Un flashback tous les 5 épisodes. Histoire de recycler des shots des séries précédentes et montrer à peu de frais l’état émotionnel des personnages. Surtout Jeanne, Nico et Hélène, les dignes représentants du « j’arrive pas à avancer dans ma vie, bouhouhou ». Arrêtez de réfléchir et prenez des décisions, bordel !
  • Un résumé des événements précédents au moins une fois par épisode. Car oui, on n’aime bien répéter les trucs qui se sont passés en l’absence des personnages mais qu’on a déjà montré à l’écran. « Ah bah, Jimmy est parti chercher le pain, Nico a mis la table, moi je prépare le déjeuner, Tim joue au badmington… »

Avant, j’étais alcoolique. Mais ça, c’était avant…

Pour résumer ma pensée en quelques mots : il ne se passe absolument rien ! Jamais ! On nous montre tout, tout le temps. Sans déconner, il y a une journée qui s’étale au moins sur 8 ou 9 épisodes ! Bien maîtrisé, avec un sens de l’économie et de la justesse dans l’élaboration des scènes, la saison n’aurait pas dû s’étaler sur plus de… allez, 12 épisodes.

Bon, à part mettre la table et aller chercher du pain, il se passe quoi dans cette saison sans Colombien véreux pour jouer au poker dans un restaurant couscous ?

En vivant dans ce village pittoresque de la région parisienne, nos amis vont découvrir une ferme bio. Le truc de la ferme bio, c’est qu’elle est tenu par un seul homme – Virgile – entouré d’une tripotée de nanas en robe blanche. La ferme bio est en fait une secte ! Oui, madame ! Une secte ! Mais attention, pas une secte comme celle du Mandarum. Non, Virgile ne cherche pas à amasser une montagne de thunes, il ne cherche qu’à baiser tout ce qui porte une robe blanche. On pourra se poser la question de savoir comment il arrive à entretenir un vingtaine de demoiselles sur les seuls revenus d’un panier de carottes vendus une fois de temps en temps… Mais il faut avouer qu’il est balèze, le Virgile. On pourrait croire que c’est délicat d’endoctriner des esprits faibles, de les asseoir sous sa coupe, de les rendre complètement dépendants. En fait, non ! Rappelez-vous de la durée effective de la saison, ramenez ça au taux horaire d’un épisode, on en déduit qu’il faut environ entre 0,4 et 1,3 jours s’il est en petite forme pour transformer des jeunes filles sans le sou et paumées en petites fées du jardinage, prêtes à coucher avec lui et VRP experte en minauderies pour son entreprise de la « Nouvelle Aube » (ou tout autre nom pourri qui pue la secte à 15 bornes). La magie de la prière collective… Cherchez pas, à ce niveau, je n’ai que le CDLS pour l’expliquer.

Moi, Virgile, je vais t’apporter la lumière, prends donc cette carotte et va la planter (message subliminal phallique à peine caché)

Et celle qui va faire les frais de cette endoctrinement magique, c’est Angèle ! Pour la faire simple, Angèle part retrouver Christian à la campagne, elle a un accident de voiture ; amnésique, elle est prise en charge par le Dr Virgile qui lui fait des péridurales et tient des discours pour le moins tendancieux que n’importe quel fille avec le niveau d’éducation d’Angèle aurait su détecter. Ni une, ni deux, un miracle et un manque de lucidité plus tard, Angèle est en train de planter des patates (enfin pas vraiment… elle va essentiellement passer ses journées à glander au pieu… Seule, tout le monde ne pourra pas en dire autant comme je l’ai suggéré plus haut…).  Si j’avais dit que le truc de Jeanne, c’était la prison, il semblerait que le truc d’Angèle soit d’attirer les gros pervers (après Mr Barnier, Virgile). Voilà c’est son truc à elle !

En plus de la secte de la ferme bio, il y a une histoire de trésor de guerre nazi que recherche Virgile (puis Ingrid, puisqu’ils sont potes, en fait… CDLS!). Un prétexte pour faire durer les journées jusque tard dans la nuit… Et pour nous torcher un épilogue ridicule où le groupe récupère le trésor sous forme de lingots d’or. Déjà qu’ils en branlaient absolument pas une seule en dépit du fait que ça se dit photographe, chanteur, secrétaire… imaginez ce que cela va donner maintenant qu’ils sont pétés de thunes ! (Un trésor en lingots, une baraque filée gratos, deux fois vainqueur au loto… depuis 20 ans, s’ils ont pas le cul littéralement fourré de Barilla, j’en aime mieux rien !)

Moue numéro 3, utilisée pour les « je t’aime bien, mais on va rester pote », les « il est trop mignon ce Tim et pas du tout insupportable en permanence » et les « oh non, on n’a plus de pâtes pour le diner ! qui va en chercher à l’épicerie ? »

J’avais souligné dans la première saison qu’Ingrid était l’un des personnages les plus intéressants. Oubliez ! C’était une erreur de jugement. Ingrid est absolument sans intérêt ! C’est une sociopathe. Et pas une sociopathe genre Dexter, qui possède son lot de faiblesses et failles pour le rendre intéressant, voire attachant. Non, non, une bonne grosse sociopathe sans réelle caractérisation. Non, nymphomane, ce n’est pas de la caractérisation… Ce qui la rendait intéressante dans la saison 1, c’était la part de failles qu’elle démontrait (vis-à-vis de Nico, par exemple). Dans la saison 2, elle ne possède aucune faiblesse, aucun remord, aucune attache, aucune façon de solliciter une forme d’empathie ni aucune faiblesse qui la rendrait vulnérable, donc intéressante. Ingrid se fout de José, de Nico, de Philippe, de Dan, de Cristal, de son business ; elle tient la police et le monde des ombres dans ses filets ; en d’autres termes, rien ne peut lui arriver lui arriver et, subséquemment, on se fout complètement d’elle et de ses machinations. Son personnage, qui était porteur d’intérêt, devient juste la grosse cochonne du coin… (non, ce n’est pas une caractérisation non plus…)

Je ne vais pas spécialement m’attarder sur la façon dont il aurait fallu gérer Ingrid pour susciter un brin d’intérêt, mais l’air de rien, il y a Philippe et c’était pas très compliqué d’en faire un nœud intéressant : si Ingrid tenait sincèrement à Philippe et développait une certaine forme de remords – même contenus – à son égard, on la rendrait plus humaine, donc plus intéressante. Ou idem avec Nico… Mais non, c’est juste une nymphomane adepte de la traite des blanches (entre autres) ! (Y a-t-il eu une bible pour définir la série et ses personnages, on est en droit de se poser la question…)

Mon personnage ? Pas crédible ? Non ? Vraiment ?

Car, oui, elle va envoyer Cristal au Maroc. Cristal, c’est la nouvelle nana de Rudy ; ils avaient prévu de partir tous les deux au Sri-Lanka, ce qui n’a pas plu à Ingrid… La mère-matronne est rancunière (oui, ici, c’est un soupçon de caractérisation). Je vous passe les détails – c’est affreusement long – pour sauter sur un point de détail qui revèle en puissance toute l’incohérence qu’est, en général, cette série. Entre le moment où Cristal a été enlevée par Tonio (visez le nom du bandit de service…) et récupérée par Rudy, il s’est écoulé deux jours. Deux jours à tout casser. En deux jours et avec un camion, ses kidnappeurs n’auront pas réussi à l’amener plus loin que… une station-service de la banlieue parisienne ! Et les kidnappeurs en mousse seront en train de la chercher dans les fourrés quand, deux scènes plus loin, Jeanne retirera de la ceinture de Crystal un émetteur (qui donc, techniquement, permettait de la retrouver n’importe où, n’importe quand, pour peu d’avoir le récepteur de l’emetteur…) ! Voilà où ça mène d’être aussi laxiste sur son écriture, sur des incohérences partout, tout le temps. Si je devais être exhaustif, il me faudrait au bas mots une semaine de chroniques quotidiennes…

Parlons-en de Jeanne tiens ! Jeanne n’ira pas en prison. Ce qui constitue sûrement un tournant dans son existence. Mais elle est tout de même un peu en prison, celle de son cœur (oui, je fais les licences poétiques que je veux). Car figurez-vous que après avoir vécu tous les jours à Love Island, après avoir vu tous les jours Jimmy en maillot avec ses muscles turgescents, il suffit d’une scène dans le premier épisode pour que Jeanne se rende compte que Jimmy est baraqué, mignon et gentil… Et l’embrasse. Oui, elle est toujours avec Nico et il est avec Laly mais on s’en fiche. Finalement, Jimmy aura la présence d’esprit d’arrêter les frais (à base de « je me casse plutôt que d’affronter la réalité » parce que c’est comme ça qu’on règle les vrais problèmes dans la vraie vie…). Du coup, Jeanne va faire ce qu’elle sait faire de mieux pour tromper son ennui : pister les téléphones portables… Un truc qu’elle a appris en prison, avec le karaté. Elle fait aussi la cuisine, disais-je… Le scénario fait bien d’insister sur son caractère dangereux, hein, on est effectivement en risque de passer à côté de cet élément au cours de cette saison.

C’est pas Jeanne, je la mets juste parce que je trouvais l’actrice mignonne en dépit de son rôle absurde… (oui, je fais toujours ce que je veux avec mes photos d’article)

Les décisions et discours des personnages varient d’un épisode à l’autre sans aucune forme de cohérence (et donc virtuellement varie du matin à l’après-midi…) :

  • José a le comportement le plus erratique qui soit. Il dit (j’ai des preuves !) qu’Ingrid n’est pas la femme de sa vie, qu’il est parfaitement conscience qu’elle s’envoie en l’air avec tout le monde et pourtant, il se paye le luxe d’être jaloux et de la défendre (sic et WTF),
  • Il faut aussi dire à José de se mettre d’accord : la femme de la vie de Nico, c’est Hélène ou Jeanne. Il faut se décider et éviter de pousser son pote dans toutes les directions.
  • Parce que sinon, Nico, il est tout perturbé. Et il n’arrive pas à expliquer pourquoi il couche avec Fanny alors qu’il aime Jeanne (ou Hélène, rien n’est sûr dans cette série). Même le script reste sans explication… Alors que, franchement, Mr Porry aurait fait de cette aventure extra-conjugale un truc ultra-animal et primaire, une pulsion en somme, c’était plus crédible sans même chercher d’explications qui se limitent à « J’ai glissé » après cette réplique d’anthologie pour Fanny « On couche ensemble, mais juste une fois, hein »… comme si ça le dédouanait…

Dans le genre glauquitude assumée, il n’y a pas qu’Ingrid qui couche avec tout le monde, hein. Laly va tromper Jimmy, avec François qui trompe sa femme Claude, qui elle-même le trompe avec un autre, ce même autre la trompe avec Bénédicte. Qui elle ne trompe personne, puisque Franck a été écarté de l’image au début de la saison avec un enfant, une autre fille et un clip à Los Angeles… De toute façon, comme le dit si bien François : « Mais c’est la vie Laly, tout le monde fait ça ! » Excusez-moi, je sors, je vais gerber…

Je ne comprends pas pourquoi le couple Bénédicte/Frank n’a pas tenu. C’était une opportunité de faire un vrai arc narratif sur la difficulté au quotidien d’une relation établie entre une femme et un homme plus jeune. Mais non ! Mr Porry le scénariste préfère visiblement :

  • avoir un troupeau de femmes cougars (Claude, Béné, Olga),
  • mettre en avant systématiquement et à chaque épisode les relations lesbiennes,
  • avoir des relations hors-normes (Fanny qui couche avec deux petits amis aussi débiles que consentants… et avec Nicolas… et avec Virgile…),
  • les coucheries endiablées dans les sectes…

D’un naturel social, les cougars ont l’habitude de se retrouver autour d’un point d’eau alcoolisé pour guetter leurs nouvelles proies, souvent de jeunes éphèbes sans défense mais consentants…

Pourquoi ? Sérieusement, pourquoi ?

Ce serait sûrement bien trop simple d’amener une seule relation dans des problématiques réelles. Je ne vais pas spécialement répéter ce que j’avais dit dans mon article de la saison 1, mais un peu quand même : avoir un enfant à plus de 40, s’insérer professionnellement à plus de 40 ans, chercher un appartement, gérer la différence d’âge et le regard des autres dans une relation amoureuse, etc. Tout cela sans sacrifier aux histoires de drogues, de doutes, de projets personnels et même, soyons fous, de sectes/fermes bio… (dont l’amalgame est aussi malsain que l’idée d’un groupe de potes où tout le monde couche avec tout le monde).

Franchement, si la saison 3 pouvaient, un tant soit peu, poser des bases qui ne reposent pas uniquement sur des libidos décomplexées, j’en serais fort aise.

Alors, à côté des histoires de coucheries dans tous les sens, nous serons également ravis d’apprendre que :

  • Jeanne qui s’était promis de lever de l’argent pour une inconnue lambda de la saison 1 s’en contrebat désormais les steaks,
  • Olga est toujours un mère aussi ingrate et préfère picoler de la vodka au bar de Bénédicte plutôt que de passer du temps avec son fils,
  • La carrière de chanteuse de Laly avec son groupe d’amies de 40 ans est déjà partie aux oubliettes,
  • Dans les forêts du 78, on peut tomber n’importe où, n’importe quand, sur des pièges à loup (sic!),
  • Entre le début et la fin de la saison, absolument RIEN n’a jamais évolué pour les personnages et leurs relations !

Si la qualité des scénarios, des intrigues et des dialogues laissent encore plus à désirer que dans la saison 1, le niveau de l’acting s’élève au même niveau. Sans rire, au regard du jeu de certains acteurs, on a l’impression qu’ils sont parfaitement conscients de la médiocrité de leurs lignes (mention spéciale à Isabelle Bouysse dans cette fameuse journée qui dure 8-9 épisodes)…

Il convient également de s’attarder quelques instants sur le fameux tournage low cost des séries JLA. Une série low cost à la française, ça veut dire :

  • Un tournage dans le 78 et des environnements limités (garage, extérieurs en forêt, rue du centre-ville déserte, studios de IDF1, 12 mètres-carrés pour symboliser l’ouverture de la nouvelle boîte branchée de Paris…)
  • 3 véhicules en tout : une Audi, une Citroën haut de gamme pour Ingrid et Virgile (la même), un véhicule familial type Zafira que se partagent visiblement Bénédicte et Philippe,
  • On fait l’amour en sous-vêtements et pantalons (ce qui ne manque jamais de me faire sourire à côté des situations nettement plus glauques qu’un bout de téton visible),
  • Une bande son composée de trois samples : la chanson de crooner pour les ambiances romantiques et les flashbacks, les trois accords bontampis pour les ambiances mystères et la chanson répétée en boucle pour les répétitions…
  • Des rebondissements scénaristiques limités à « Tu veux bien aller chercher du pain, on en a plus… » (et là, le doute assaille le spectateur : Jimmy aura-t-il le temps d’aller à la boulangerie avant sa fermeture ? Y aura-t-il du pain pour le diner ? La réponse dans 2 épisodes…)

La bonne nouvelle, c’est qu’un budget maquillage semble avoir été débloqué : tous les acteurs font en moyenne 5 ans de moins que dans la saison 1…

Une grosse scène à venir, un déjeuner d’une importance capitale, où l’on apprendra par des dialogues chiadés qu’on a perdue Lucille, au cas où le spectateur atteint d’une léthargie soudaine n’aurait pas compris qu’elle s’est cassée de dépit en voyant la langue de Christian dans la gorge de sa sœur… Tout en subtilité…

La vraie question que certains se posent à présent, c’est : mais pourquoi tu regardes si c’est si nul que ça ?

  • Déjà, il faut savoir que c’est encore plus nul que ce bref aperçu (je gage au moins que cette chronique aura arraché quelques sourires, ce sera toujours ça que la série n’aura pas réussi à faire).
  • Je regarde parce que, comme on dit à Nanarland, « le pire n’est jamais décevant ».
  • Je regarde parce que, en ces temps de crise, avoir l’occasion de rigoler à peu de frais est toujours bon à prendre.
  • Je regarde parce que le temps passe et c’est toujours agréable d’être un peu nostalgique une fois par semaine.
  • Je regarde parce que, en qualité de scénariste, j’essaie de me tenir au courant de certaines productions françaises et parce que, toujours en qualité de scénariste, j’essaie de flatter mon ego comme je peux en me disant « je sais que je peux faire mieux que ça » ! Et c’est exactement pour ça que je regarderai les saisons à suivre !

Salut c’est Jacky, je suis aussi dans la saison 2 des Mystères de l’Amour ! Et ça me dérange pas de couvrir mon boss marié qui couche avec la nouvelle pigiste…

La saison 2 de Les mystères de l’Amour est encore pire que la précédente. Intrigues et personnages perdent en cohérence et en intérêt. Je n’ai pas assez d’un article pour pointer du doigt tout ce qu’il y aurait à pointer du doigt et se payer une bonne tranche de rigolade à base d’humour cynique. Je ne sais pas de quoi les épisodes à venir seront fait, mais la quantité de boulot à abattre pour relever la qualité est titanesque, à tout point de vue !

En fait si, je sais de quoi les épisodes seront faits, puisque’une espèce de saison 2.5 de 8 épisodes a été commandée et que les synopsis commencent à pulluler sur la toile… Je vais apprécier le retour des histoires de crimes incroyables et me gausser encore des rebondissements amoureux… Pourrait-on remettre les rires enregistrés s’il vous plait ?

Dans l’épisode précédent…

Frères et sœurs de couvée, il viendra nécessairement un moment où vous devrez quitter votre marais natal pour explorer le monde. Les plus aventuriers iront même jusqu’en Morrowind. Les plus stupides ou les plus malchanceux comme votre serviteur finiront en Bordeciel. Afin que mon expérience profite au plus grand nombre, j’ai décidé de rédiger un petit guide de survie en Bordeciel à l’attention de mes compagnons argoniens.

Bordeciel est un pays rude, avec un climat rude et peuplé de gens rudes… et particulièrement xénophobes. Arpenter les terres gelés de Bordeciel n’est pas une partie de plaisir, c’est même un combat de tous les jours. Si le Nordique (on ne dit pas Bordecielien, on dit Nordique… le Nordique possède un vocable limité) a naturellement tendance à appeler le premier argonien venu « Fils de Dragon » à cause de notre faciès saurien, il faut savoir que le Nordique a peur des Dragons. Mû par une éducation inexistante et des croyances ancestrales ridicules, le Nordique attaque donc à vue tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Dragon. Votre premier ennemi en Bordeciel est donc le blond. Ou la blondasse, dans sa version femelle. Ne vous méprenez pas, la blondasse manie aussi bien la hache à deux mains que son partenaire d’accouplement naturel !

Règle numéro 1: Un Nordique inoffensif est un Nordique avec une gorge tranchée !

Si vous trouverez un vague répit dans les villes où la civilisation a rattrapé leur barbarie naturelle, en dehors des enceintes sécurisantes rien ne vous sera épargné ! Le plus petit crabe des vases viendra vous attaquer, il vous pourchassera et n’en aura pas fini tant que vous n’en aurez pas fait des bâtonnets de surimi ! Et oui, car la première sélection naturelle s’effectue avec le crabe de vase ; celui qui meurt sous la pince d’un crabe n’est pas digne d’être nordique.

Et le crabe n’est que le début d’une longue chaîne alimentaire dont vous serez le plat principal : loups, ours, ours troglodyte, trolls, trolls de glace, smilo…smili… smolid… bâtards de chats à dents de sabre, bâtards de chats à dents de sabre des neiges… il n’y a guère que le lapin de garenne qui ne vous attaquera pas à vue ! Et encore, j’ai eu ouïe-dire d’un lapin qui garderait l’entrée d’une grotte qui ne pourrait être affronté qu’avec une sainte relique explosive…

Mais il existe un mal bien plus retord que le crabe, bien plus fourbe que le Nordique, bien plus crétin que le géant qui fait paître ses mammouth (l’un et l’autre étant relativement inoffensifs tant que vous les contournez d’un bon quart de mile) : le nordique mort !

Car en Bordeciel, le nordique ne meurt pas vraiment ! Il se zombifie, il se conjure, il se ressuscite ! D’où l’explosion de la bulle nécromancienne. En arpentant Bordeciel, nécessairement, à un moment où un à autre, vous devrez tuer un nécromancien, entretenant ainsi le cycle naturelle d’une mort éphémère jusqu’à la venue du prochain nécromancien dans le coin…

Si mon récit vous faisait déjà froid dans le dos à l’idée d’affronter du Nordique vivant, attendez d’en affronter des morts ! Encore plus moches et plus bêtes que leurs homologues au palpitant en état de marche ! Le zombie (j’ai appris plus tard que dans le pays, on disait Daugr…) se classifie en plusieurs catégories. Catégories que je me fais fort de vous présenter afin de mieux vous prévenir des dangers qui vous menacent.

Le zombie de base passe sont temps à dormir et ne se réveille QUE pour buter des argoniens. Pas les nordiques, QUE les argoniens ; croyez-en ma longue expérience. Il suffit de passer en silence et de le tuer avant qu’il n’ouvre son œil plein de crottes.

Ce même zombie se décline en différents niveaux de puissance, certains lancent même des sorts. Mon conseil pour les affronter : invisibilité et coup dans le dos.

Le daugr possède sa propre société, sa propre hiérarchie et il n’est pas rare de rencontrer au fin fond d’un tertre (jamais avant !) un seigneur zombie. Si vous avez des doutes, le seigneur zombie possède un casque à cornes. Toujours. Mon conseil pour l’affronter : invisibilité et coup dans le dos.

J’ai récemment rencontré un nouveau type de zombie : le zombie ectoplasmique. Rassurez-vous, ce n’est que de la poudre aux yeux, ils ne sont ni plus méchants, ni moins bêtes que les autres. Mon conseil pour l’affronter : invisibilité et coup dans le dos.

Le zombie ectoplasmique est souvent accompagné d’un chien zombie ectoplasmique. Mon conseil pour l’affronter : invisibilité et coup dans le dos.

Bien sûr vous rencontrerez également nombre de squelettes. De ce que j’ai pu voir, c’est essentiellement du squelettes de Nordique, jamais du squelette d’elfe ou d’argonien. Si vous manquez de chance, vous tomberez également sur du squelette de dragon. Mon conseil pour affronter les squelettes nordiques : invisibilité et coup dans le dos. Mon conseil pour affronter les squelettes dragons : arc !

Mais ce n’est pas tout. Il n’y a pas que des zombies en Bordeciel. Les argoniens sont aussi attaqués par des fantômes ! Les fantômes de zombie, d’une part. (Oui mes frères et sœurs de couvée, le fantôme de zombie ! On ne se refuse aucune démesure ni excentricité dans l’outremonde de Bordeciel).

Et le fantôme squelette, d’autre part. C’est plus un effet de manche qu’autre chose mais le fantôme squelette est singulièrement plus vicieux que la moyenne. Mon conseil pour les affronter : invisibilité et coup dans le dos.

Attention ! Parfois, vous allez rencontrer des fantômes ni zombie ni squelette ; ce sont des gentils fantômes ! Ils apparaissent un peu quand ils veulent, il ne peuvent pas vous attaquer et vice-versa. J’ai longtemps étudié le cas de ces fantômes pacifiques (pensez-bien, dans un pays où le moindre crabe veut vous étriper, j’étais fasciné par cette manifestation ectoplasmique qui se contrefichait de ma pomme). Il s’avère que ce sont des guides touristiques ! Ils vous expliquent le passé de l’endroit que vous visitez en vous faisant revivre les moments-clé du lieu. Mais si vous êtes dans une grotte sombre, vous êtes probablement là parce qu’un Nordique vous a fait miroiter une somme pécuniaire non négligeable tandis qu’il ne voulait pas lui-même bouger son tas de graisse : en d’autres termes, vous n’êtes pas venus faire du tourisme !

Enfin, il est possible, si vous acceptez vraiment tous les plans foireux qu’on vous propose, que vous tombiez nez-à-nez avec un seigneur-liche-prêtre-dragon-mon-cul-sur-la-commode. Votre serviteur avoue sans honte qu’il ne sait pas le nom réel que les locaux donnent à ce genre de uber-zombies ; votre serviteur a appris qu’en Bordeciel on tranchait des gorges avant de poser les questions. Vous reconnaîtrez facilement ces uber-zombies. Déjà parce qu’ils volent. Aussi parce qu’ils parlent. Et comme tout vilain qui se respecte, ils font un monologue sur leur puissance. Mon conseil pour les affronter : invisibilité et coup dans le dos durant le monologue…

Ah, j’allais oublier les vampires… Pas de pieu, de croix, d’ail ou quoi que ce soit du genre. Invisibilité et coup dans le dos suffisent.

Point n’est besoin de plus d’argumentation pour vous faire comprendre que, mon conseil pour affronter les dangers que représentent Bordeciel et sa horde d’échappés de l’enfer, le mieux… c’est encore d’éviter de vous rendre dans ce pays de merde !

Vane Khrimsöm. Je dédie ce guide pratique à mon père, sans qui je n’aurais jamais eu l’idée de parcourir le monde à la recherche d’aventures…

Mon nom est Vane Khrimsom. En fait, c’est Vane Khrimsöm, mais le type qui a pris mon nom l’a écrit Khrims2¶m sur sa feuille alors j’ai préféré faire simple et fermer ma gueule. Mon premier contact avec la population de Bordeciel part d’un mauvais pied ! Ces bouseux ne savent même pas écrire ! Déjà que je me retrouve prisonnier dans une carriole sans avoir rien demandé à personne ! Je suis un argonien sans histoire, je voyageais dans mon coin pour trouver l’aventure, j’ai peut-être un peu débordé sur la frontière de Bordeciel et on me tombe à bras raccourcis en m’accusant de traîtrise envers je-ne-sais-pas-quoi ou qui. Résultat : je suis en route pour une décapitation sommaire puisque visiblement j’ai atterri dans un pays d’arriérés pour lesquels les concepts de jugement et d’avocat semblent bien accessoires. Elle est bien partie mon aventure. Mon père m’avait dit : « Va explorer des terres où aucun Krimsöm n’est jamais allé… » Je crois que je vais aller là où tous les ancêtres Khrimsöm sont !

Ma tête sur le billot n’a pas fini dans le panier ! Grâce à un dragon qui est venu cramer par hasard le bled où moi j’avais échoué ! Quelle chance ! Je n’avais jamais vu de dragon de ma vie. Les congénitaux du coin non plus ,visiblement. C’était la grosse panique partout. Il semblerait que je sois le seul prisonnier qui n’ait pas fini en rôti. Bizarrement, plein de gens ont voulu m’aider à partir de ce moment-là. Un impérial voulait que je vienne avec lui. Il a du culot quand on sait que ses petits copains voulaient me tuer sans autre forme de procès cinq minutes plus tôt. Un autre type voulait aussi que je vienne avec lui, un Sombreage, qui a limite tenu des propos racistes quand on était dans cette charrette. Ils m’attendaient tous les deux, chacun au pied de sa tour, en attendant que je me décide tandis que le dragon continuait de faire un mechoui dans son coin. Je sais pas pourquoi, je suis allé avec l’impérial. Il portait un costume rouge. J’aime bien le rouge.

L’impérial en question s’est retrouvé de fort bonne compagnie. On est allé rendre visite à son oncle dans un trou paumé au nom bizarre que je n’ai pas vraiment retenu. Son oncle était très agréable. Pour me remercier d’avoir sauvé la vie de son neveu, il m’offre tout ce que je veux : poireaux, patates, fromages… Comme si j’allais avoir besoin de poireaux pour me défendre ! C’est sûr que si je tombe sur un autre dragon, il sera content de me manger déjà tout assaisonné avec la bouffe que je porterai dans mes poches ! J’ai plutôt profité de la nuit pour utiliser tous ses lingots de fer et d’acier et me fabriquer des trucs à sa forge. Je crois que j’aime bien forger des trucs. Je crois aussi que j’aime bien voler des trucs… Surtout des pièces d’or…

Je suis resté un peu dans ce trou de Bordeciel. Bien malgré moi ! Un elfe des bois m’a demandé de l’aider à saborder un concurrent nommé Sven. Un concurrent amoureux auprès d’une de ces idiotes à forte poitrine sans avenir qui tient la boutique du coin. Mon père m’avait dit : « Va parcourir le monde ! Forge ton destin ! Secours la veuve et l’orphelin ! Fais toi un nom et deviens un grand héros ! » Visez la gueule du héros ! Ma première quête officielle consiste à démêler un triangle amoureux où tout le monde agit comme au jardin d’enfants ! Je suis allé dire la vérité à Sven. Je vole peut-être les gens dans leur dos, mais un minimum de sens moral ! En y réfléchissant, j’aurais peut-être dû aidé l’elfe des bois. Il avait l’air doué avec son arc, il aurait pu m’apprendre. Je crois que j’aime bien tirer à l’arc aussi…

Ah ! La gente dame aux multiples amoureux m’a donné une quête digne de l’apprenti aventurier que je suis ! Retrouver une griffe d’or volée par de vils scélérats ! Encore une chance que ce soit tout à côté !

Moi qui me croyais parti pour une balade de santé ! J’ai fini par explorer une espèce de cimetière nordique une fois la griffe récupérée. Avec les dragons, j’ai découvert un autre truc pittoresque du coin : les morts, ils sont pas vraiment morts en fait. Ils se lèvent et ils m’attaquent ! Il y a probablement trente pilleurs de tombe qui m’ont précédé mais c’est l’argonien qu’ils attaquent ! Quel pays de fiente ! Tout ça pour quoi ? Pour me retrouver face à un grand mur qui semblait me parler dans une langue que je ne pigeais pas. J’ai aussi pris un truc qui sert à rien et s’appelait « Tablette du Dragon ». Me demandez pas comment je sais que ça s’appelait comme ça, je le savais, c’est tout. Ca avait l’air de coûter un max de piécettes. Cette descente m’a permis de réaliser deux choses. J’aime bien faire de la magie et j’aime bien me déplacer silencieusement pour tuer des cadavres pas vraiment morts au couteau.

Me voilà parti pour une grande ville. J’espère que ce sera autre chose que ce petit village qui s’appelait Rivebois. Je dois rencontrer un yarl et lui dire ce qui se passe au sujet du dragon. J’aurais peut-être dû y aller tout de suite au lieu de traîner en route pour récupérer cette tablette qui pèse lourd et ne sert à rien. Je ne peux même pas m’en servir pour taper sur les loups qui m’attaquent.

En fait, le yarl, c’est une espèce de roi local. Celui que j’ai rencontré s’appelle… s’appelle… Je sais plus comment il s’appelle. De toute façon, il m’apparaît comme hautement antipathique. Comme la plupart des nordiques en fait. La ville en question s’appelle Blancherive. Je pense qu’il est beaucoup plus important que je retienne le nom des villes où je vais que celui des personnes à qui je parle. Le yarl veut que je parle à son magicien-conseiller. Son magicien-conseiller veut que j’aille chercher une tablette dans un tertre ou un truc du genre. Un endroit avec plein de cadavres, quoi ! La tête qu’il a fait quand je me suis débarrassé de la tablette que j’avais sur moi ! Quelle chance, c’était la bonne ! J’en ai profité pour utiliser son matériel. Je crois que j’aime bien faire de l’alchimie et que j’aime bien faire de l’enchantement…

Je crois que ma carrière d’aventurier va être longue et compliquée ! Je ne sais même pas quel genre d’aventurier je suis : guerrier, voleur, magicien… Il faudrait peut-être que je commence par résoudre cette quête de mon moi intérieur avant d’aller plus loin. Mais pas le temps de méditer sur le sens de la vie, le yarl s’est soudain réveillé avec cette histoire de dragons, il veut que j’aille m’occuper de celui qui aurait été vu dans le coin, près de la tour nord je crois. Comme si j’avais que ça à faire !

Bon… Il se trouve que j’avais que ça à faire… Alors j’y suis allé. Je crois que j’ai un peu fait dans mon froc quand j’ai vu ce dragon ! Je me suis caché dans la tour et j’ai laissé les gardes de Blancherive s’en occuper. Un homme de plus ou de moins, ça devait pas changer grand-chose. Je me suis montré de temps en temps pour faire un peu de magie afin de faire bonne impression dans le rapport du conseiller militaire du yarl, c’est tout. Mais on a fini par le tuer ! Je sais pas pourquoi, mais tout le monde à l’impression que j’ai tout fait tout seul avec ce dragon. Les gardes ont commencé à m’appeler « fils de dragon » ou un truc du genre parce que j’ai la voix qui porte un peu quand je parle… N’importe quoi ! C’est vraiment un pays de bouseux ici. Ils ont jamais dû voir un argonien de leur vie alors ils me prennent pour un dragon parce que j’ai des écailles ! Pays d’arriérés !

A suivre…