The Machine : Affiche

The Machine est un film écrit et réalisé par Caradog W. James avec Caity Lotz (Arrow) et Toby Stephens (Black Sails)

Quelque part dans un futur incertain, c’est la guerre. Un chercheur travaille sur la création d’un androïde puissant, autonome et conscient pour une société rattachée au gouvernement qui cherche le soldat dispensable. Mais lui, tout ce qu’il veut c’est une alternative pour sauver l’âme de sa fille…

Donc, c’est un film avec des robots…

Ouaip.

Encore un truc qui parle d’intelligence artificielle, de machines conscientes et de la peur que ça provoque ?

Ouaip.

Du genre qu’on a vu des centaines de fois depuis Terminator, Ghost in the Shell, AI, Blade Runner et j’en passe ?

Ouaip.

Mais pourquoi t’as regardé ce Direct-To-DVD alors ?

Ya Caity Lotz…

Oh… OK…

J’avoue. Sans la perspective de passer une heure et demie en compagnie de la charmante Caity Lotz, il est fort probable que je ne me serais même pas intéressé à ce film, tant les thèmes qu’il aborde sont éculés et en manque d’un certain renouvellement. J’assume. D’autant plus qu’elle est très jolie.

Et la première bonne surprise du film était de voir que non seulement elle est jolie, mais en plus elle est crédible dans son rôle de nouvelle androïde innocente qui découvre la vie et durant les phases de combat où elle assume toutes ses cascades. Ceux qui ne la connaissent qu’à travers son rôle de Black Canary dans Arrow pourront la découvrir dans une gamme d’émotions nettement plus large.

Elle est accompagnée par Toby Stephens, plus monolithique dans son interprétation d’un scientifique obsédé par l’idée de sauver sa fille malade, plus froid, moins attachant. Ce qui n’est pas sans donner une nouvelle dimension au film en comparant les émotions de l’humain et les émotions de la non-humaine.

En marge de cela, il faut bien juger le film sur autre chose que Caity Lotz. J’en conviens et le tableau devient un peu moins attrayant. Comme suspecté en voyant la bande-annonce, les thèmes sont exploités sans une once d’originalité et dans un contexte qui aurait gagné à être simplifié. Il aurait été plus judicieux de sortir le film de son espèce de guerre froide avec la Chine et de mettre dans un cadre nettement plus intimiste (une simple corporation d’ingénierie militaire par exemple) avec en ligne de mire le profit et des conflits plus proche de nous (Afghanistan, Syrie…). Les thèmes liés à l’intelligence artificielle sont classiques (quelle est la différence entre l’intelligence et l’artifice de l’intelligence ? une machine pensante est-elle la fin de l’humanité ? une machine peut-elle avoir des sentiments ? qu’est-ce que la vie ?) et sûrement un peu gâchés par l’aspect machine de guerre.

The Machine : Photo Caity Lotz

Bref, on ne réinvente rien. Et dans les mêmes thématiques, je pense qu’il faudra mieux se pencher sur Her de Spike Jonze. Une véritable merveille et qui a le bon goût de proposer plus que la réflexion sur la vie artificielle en proposant l’exorcisme de la relation du réalisateur avec Sofia Coppola (où comment deux êtres qui s’aiment peuvent être amenés à accepter qu’ils ne sont plus en phase pour être ensemble, l’autre version de l’histoire Lost in Translation par Coppola en fait). Je ne ferai pas de chronique sur Her, sachez juste qu’il faut le voir absolument. Point barre !

Her : Affiche

Si ça c’est pas une affiche qui vous motive à mater ce film, je sais pas ce qu’il vous faut !

Fin de la parenthèse Her.

La réalisation de The Machine est agréable sans être renversante, et le directeur photo a visiblement été à l’école J.J. Abrams pour nous coller du lens flare dans tous les plans ou presque. On est rendus bien bas pour désormais associer science-fiction et lens flares ! Le grain de l’image est assez sale et couplé au son de synthé qui rappelle inlassablement Vangelis, il est fort possible que le film fasse une référence-hommage appuyée à la décennie 80 et revendique ses influences maître-étalon que sont Blade Runner et Terminator.

Avec un million de £ au compteur, The Machine tiendrait plus de la série B fauchée mais elle se révèle de très bonne facture en jouant sur un certain minimalisme et des effets spéciaux discrets et propre. Et pour de la série B, c’est plutôt bon ! Certains pourront lui reprocher la dernière partie action avec la « libération » de la machine et la fin « Skynet », j’aurais pour ma part tendance à mettre au pilori la relation floue entre le scientifique et sa création, qui s’assume mal en naviguant entre plusieurs eaux (amants ? parents ? prof-élèves ?)… Le méchant est vraiment pas terrible non plus (alerte aux clichés).

The Machine : Photo

Et un lens flare pour la route !

J’étais venu pour Caity Lotz, je suis tombé sur une bonne surprise. Pas une pépite, mais une surprise.

The Machine se situe quelque part entre Blade Runner et Her, deux films que je vous recommande. Je reste persuadé que beaucoup feront l’impasse sur cette série B qui n’est pourtant pas dénuée d’intérêt grâce à la très bonne prestation de Caity Lotz. Les amateurs de la belle y trouveront leur compte, les amateurs du genre auront un petit bonbon à sucer en lieu et place d’un n-ième visionnage des grands classiques de la SF traitant d’intelligence artificielle. Une curiosité vraiment recommandable en dépit de ses défauts.

Et une bande-annonce pourrie, une !

Et ça, c’est cadeau !

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