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Source Code est un film réalisé par Duncan Jones (Moon), d’après un scénario de Ben Ripley (La mutante 3 et 4, ouais, ça calme un peu d’un coup…), avec Jake Gyllenhaal (Prince of Persia), Michelle Monaghan (Le Témoin Amoureux) et Vera Farminga (In The Air).

Colter se réveille dans un train, il ne sait pas ce qu’il y fait, ni comment il est venu, ni la femme en face en lui, ni même pourquoi elle l’appelle autrement que Colter. D’ailleurs Colter n’est même pas dans la peau de Colter, mais dans celle d’un autre. Et puis Colter meurt dans l’explosion du train. Il se réveille à nouveau, mais dans un caisson. Là on lui dit « hop hop hop, mission gouvernementale, source code, arrêter la bombe du train et zou. Colter se réveille dans un train, il ne sait pas ce qu’il y fait, ni comment il est venu, ni la femme en face en lui, ni même pourquoi elle l’appelle autrement que Colter. D’ailleurs Colter n’est même pas dans la peau de Colter, mais dans celle d’un autre. Et puis Colter se rappelle de la femme, du caisson et de la bombe. Mais il meurt dans l’explosion du train. Il se réveille à nouveau, mais dans un caisson. Là on lui dit « hop hop hop, mission gouvernementale, source code, arrêter la bombe du train, qu’est-ce que tu branles et zou ». Colter se réveille dans un train…

Depuis Moon, j’attendais le prochain film de Duncan Jones. Après Source Code, j’attends le prochain film de Duncan Jones… Celui-ci étant trop formaté blockbuster pour réellement laisser parler le talent du fils de David Bowie. C’est propre dans la réalisation, avec quelques idées intéressantes pour exploiter les morts de Colter façon running gag de jeu vidéo (Duncan Jones restant un gros geek, la référence était évidente pour lui à la lecture du scénario).

Le scénario en question propose un mix entre Un Jour Sans Fin, Code Quantum et Matrix. Le tout fonctionne plutôt agréablement. Il ne faut pas se leurrer, je préfère 1000 fois la série, 100 fois Un jour Sans Fin et 10 fois Matrix à Source Code. On retrouve un brin de Memento aussi. Bref, Source Code, c’est un nouveau film patchwork qui pioche des bonnes idées un peu partout en espérant que cela ne se verra pas trop. Un film faussement original, suffisamment bien maquillé d’explosions pour faire passer la pilule.

La véritable force du scénario et de la mise en scène derrière, c’est de faire tenir des séquences répétées en boucle dans le même train pendant 8 minutes tout en apportant un truc supplémentaire à chaque fois pour aider l’histoire à avancer et à débusquer ce fichu poseur de bombe. En cela, le film est plutôt réussi et le côté blockbuster finit de polir le vernis. Mais en spectateur exigeant, Source Code ne m’a pas transcendé outre mesure. Sans parler de la fin pour le moins bizarre… Ou de cette espèce de love-story à deux balles…

Côté casting, seul Jake Gyllenhaal semble réellement s’investir dans son personnage. En même temps, c’est lui qui a porté le scénario à bout de bras en allant spécifiquement chercher Duncan Jones pour le réaliser. En même temps aussi, c’est le seul qui ait aussi un personnage vaguement développé par rapport aux autres. Michelle Monaghan et Vera Farminga semblent passer à côté du truc et n’ont que le rôle de faire-valoir de Colter (la faute à une caractérisation faiblarde). On notera la présence de Scott Bakula (Quantum Leap) en clin d’œil amusant dans le rôle du père de Colter.

Dernière note, Source Code fait à présent l’objet d’une adaptation en série télévisée, développée par Ben Ripley. Aucune idée de ce que cela va donner… mais entre Code Quantum et cette autre série avec un type qui reçoit un journal qui lui dit l’avenir, j’ai peur que cela ne soit guère intéressant. Mais au regard du nombre de séries estampillées CSI, une nouvelle qui copie Code Quantum risque de fonctionner sur l’audience américaine finalement trop peu exigente…

D’ailleurs, ça me rappelle qu’il me manque des coffrets de Code Quantum

Source Code, c’est bien mais carrément pas ouf. Limite accessoire, en fait. Vivement le prochain film de Duncan Jones !