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Democracy 3 est un jeu de simulation de Positech Games sur PC, Mac et tablettes.

Vous vous plaignez de votre pays ? Vous pensez que le président fait n’importe quoi ? Que ses ministres sont des gros branleurs ? Alors prenez en main la destinée de la France et sortez-la de la merde !

Democracy 3 est donc un jeu de simulation de président/1er Ministre. A la tête d’un pays (France, Allemagne, USA…) et d’une mouvance politique, votre boulot est de modifier les lois en cours, d’en proposer des nouvelles, de gérer les crises du pays, d’avoir une balance financière saine, des ministres qui travaillent bien et fidèlement, de satisfaire vos électeurs et d’en récupérer pour vous assurer une victoire au prochaine élection et continuer votre boulot !

En d’autres termes : diriger un pays, c’est moins facile que ça en a l’air ! Pour ce faire, vous devez gérer 6 grands axes : Taxes, Economie, Transports, Loi et Ordre, Politique Extérieure et Social. Chacun a son lot de lois dont il faut définir un budget qui agira plus ou moins positivement/négativement sur un nombre de variables qui agiront plus ou moins positivement/négativement sur un nombre de données. Pour faire plus simple, prenons un exemple basique :

Moi Président, je décide d’introduire un nouvel impôt sur le revenu parce que mes caisses sont vides ! Ce nouvel impôt, je vais définir combien je souhaite qu’il rapporte à mon budget. Evidemment, plus je veux sucer les salaires de mes concitoyens, plus ceux-ci vont tirer la gueule. Surtout les classes sociales les moins riches et les capitalistes. En revanche, les socialistes vont me kiffer et un tel impôt renforcera le sentiment d’équité en France.

Donc, j’aurais plus d’argent pour mettre en place d’autres réformes (genre des Tasers pour mes policiers, ou bien financer ma conquête de Mars, ou bien interdire les écoles privées, ou bien augmenter les pensions retraites), les socialistes seront contents de ma politique, les autres tireront la gueule et risqueront de ne pas voter pour moi.

Vous devez faire du macro-management (votre budget, votre ensemble de loi, vos électeurs) et du micro-management (un budget alloué à telle loi, un sous-groupe particulier de vos électeurs comme les automobilistes ou les écologistes). Bien sûr, ça ce complique quand vous vous rendez compte que satisfaire les capitalistes et les socialistes, les conservateurs et les libéraux, les riches et les pauvres, etc. impliquent de prendre des décisions radicalement opposées. Donc qu’il est difficile de récupérer les voix de tout le monde.

Vous aurez des points d’action grâce à vos 6 ministres, qui représentent chacun des groupes d’électeurs particuliers. Si vous ne faites pas assez de réformes pour ces groupes, vos ministres commencent à tirer la gueule et menacent de démissionner…

Et comme si gérer un pays n’était pas assez difficile, des crises vont éclater, souvent en rapport avec vos propres décisions. C’est sur que légaliser les drogues dures rapportent de l’argent, mais en même temps, ça fait grimper le crime et créer une situation de crise avec le grand banditisme. Que faire maintenant ? Interdire les drogues ? Réintroduire la peine de mort pour dissuader les criminels ? On va plutôt mettre en place une carte d’identité obligatoire et un contrôle des frontières. Ce qui augmente les tensions raciales, et crée une nouvelle crise, les ghettos…

Bref, vous l’aurez compris, Democracy 3 est un simulateur de pays assez complet et réaliste qui couvrent une très large portion des responsabilités inhérentes à l’exercice du pouvoir. Libre à vous de gérer votre pays comme vous l’entendez et de faire du mieux qui vous pourrez. Les possibilités sont variées, encore plus si vous rajoutez les DLC.

Niveau graphisme, autant dire que c’est pas la panacée. C’est même plutôt moche. Moins qu’une simulation d’un manager de foot ou qu’un tableur Excel, mais bon…

Democracy 3 The Ultimate Political Strategy Game

Vous aimez les graphiques ? Mmmmh, toutes ces courbes…

La durée de vie est finalement assez courte. La France étant limitée à deux mandats par exemple, la partie se claque en 2-3 heures. Et sur des mandats illimités, l’aspect répétitif du jeu se fait cruellement ressentir. Cela est dû à une difficulté assez mal équilibrée : soit vous vous faites rouler dessus parce que le pays que vous choisissez est particulièrement dans la mouise au début du mandat, soit parce que vous roulez rapidement sur les autres partis, vous assurant ainsi des réélections faciles.

Astuces ! Pour vous assurez une partie facile et des réélections gagnées d’avance, voici le mode d’emploi :

  1. Mettez en place les réformes qui plairont aux électeurs potentiels (celles avec une grosse barre vertes de popularité)
  2. Mettez en place des réformes pour gérer les crises en cours
  3. Virez une fois par trimestre seulement le ministre dont la fidélité est dans le rouge (s’il y en a deux, attendez le trimestre prochains) pour en prendre un plus proche de vos actions
  4. Ne jouez pas sur tous les tableaux en même temps et concentrez vous sur des aspects bien particuliers (régler le crime, régler le chômage…)
  5. Micro-gérez vos réformes, surtout au début en ne mettant surtout pas les curseurs à fond.
  6. Ayez tout le temps un œil sur votre budget et équilibrer vos réformes et vos taxes de façon à toujours être dans le positif (crée x réformes, introduisez une taxe, x réformes, 1 taxes, x réformes, etc.), quitte à vous mettre à dos une partie des électeurs

Avec ça vous devriez vous en sortir correctement et être réélu à 97% tout le temps, jusqu’à ce qu’un groupe de mécontents vous assassine…

Le jeu est intégralement en Français, ce qui est assez confortable. Bourré de fautes, mais confortable. Les DLC ne sont pas traduits. Le jeu est disponible pour 23 €. Ce qui est complètement abusé ! Les DLC vous coûteront 5 €. Ce qui est encore plus abusé ! 38 € pour un jeu complet assez moche, mal ou pas traduit et à l’équilibrage pas spécialement fin ; c’est vraiment, vraiment, vraiment trop cher et je vous incite à passer votre chemin ! MAIS, en ce moment c’est les Soldes sur Steam. Le jeu sans extension est à moins de 8€, le pack complet à moins de 10€. Je l’avais récupéré encore à moins cher lors d’une vente flash mais bon 8/10 euros, ça reste raisonnable pour peu que vous décidiez d’appliquer mon ratio 1€/heure sur la rentabilité minimum d’un jeu.

Democracy 3 est un petit jeu de simulation sympathique qui vous divertira une petite dizaine d’heures avant que vous décidiez de passer à autre chose. Ce n’est pas la simulation du siècle, mais c’est toujours rigolo de se dire que si on était président, on aurait remis la France d’aplomb en 10 ans. A se procurer uniquement en promo !

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Call of Duty: Ghosts est un jeu distribué par Activision, développé par Infinity Ward, Neversoft et Raven.

Comme il ne faut pas mourir idiot, j’ai décidé de m’offrir un épisode de Call of Duty. Honnêtement, j’aurais préféré le Advanced Warfare fraîchement sorti, mais bizarrement, il n’y avait que le Ghosts à 10 euros dans le bac des soldes… Je tiens également à préciser que – comme d’habitude – je me contrefiche des modes multijoueurs, que je n’ai fait que la campagne solo et que je ne jugerai donc que ça. Ceux qui viendraient à me dire « nan, mais t’achètes pas un Callof pour le mode solo », je leur répondrai que dans ce cas, c’est même pas la peine de proposer un mode solo moisi. Ce préambule étant fait, bienvenue dans cet article dédié au nivellement par le bas du jeu vidéo !

Dans un futur très très proche, il n’y a plus de pétrole au Moyen-Orient. Mais comme en Amérique du Sud, on n’a pas de pétrole mais on a des idées, des gouvernements profitent d’une mystérieuse inflation du pétrodollar pour faire une confédération qui décident de prendre le contrôle du monde. Bien sûr, tout cela n’est possible que grâce au programme spatial de pays comme le Chili ou l’Argentine pour pirater un satellite lanceur de missiles des USA… J’ai même pas commencé à jouer que ça pue les CDLS dans tous les coins et on me demande littéralement de mettre mon cerveau en veille avec mes questions débiles. Des années plus tard, les USA sont réduits à des poches de résistance qui combattent la Fédération tant bien que mal. Fort heureusement, finalement, il y a toujours l’air d’y avoir du pétrole pour l’armée américaine… Fort heureusement aussi, on a des valeureux héros bien génériques – comme le personnage que vous incarnerez – pour sauver le monde. Bien sûr, toute bonne trame américaine anti-terroriste ne saurait être parfaite sans ajouter la notion de famille, ici votre frère et votre père, et des fantômes du passé. En l’occurrence, vous apprendrez sans surprise que le paternel fait partie d’une escouade de super-militaires appelée les Ghosts, que vous êtes recruté car tout particulièrement doué et que votre mission annexe est de buter un ancien Ghost converti à la cause des moustachus. Je vous passe les détails, mais à un moment, votre père va mourir, vous allez sauver le monde et il y a un chien.

Au cas où vous n’auriez pas saisi le ton acide, le scénario de la campagne solo est une vaste blague dans laquelle les développeurs ont décidé de verser dans le cliché en utilisant probablement un générateur de scénarios militaires qui se contente de changer les noms des vilains. C’était d’un banal affligeant qui flirtait avec une stupidité abyssale. Mais comme j’avais un encéphalogramme plat pour avoir rapidement déconnecté le cerveau, j’ai pu faire les 18 missions trop sans râler ni crier au scandale. Comme je le disais, dès le départ, dès les premières minutes, j’ai su que j’étais face au niveau 0 de l’écriture et que rien ne me surprendrait.

Riley, chien fidèle… probablement le personnage le plus développé aussi…

Pour subir cette histoire, vous allez incarner Logan, un type qui ne parle pas, dont on ne voit jamais le visage et qui comme tout bon militaire, se contente de suivre les ordres. A coté de lui, vous trouverez une tripotée de personnages tout autant génériques dont votre paternel bienveillant sans charisme, votre frère aussi vaillant qu’une huître et d’autres Ghosts qui se contenteront de vous signifier la position des ennemis (attention, spoiler, cette position est toujours « midi » – de quoi en dire long sur le level design). Mais attention, grosse nouveauté, vous avez maintenant un clébard ! Je me souviens de la façon dont la promo avait mis en avant ce chien, façon « c’est révolutionnaire ». Au final, il est comme les autres, il ne sert à rien sinon se mettre en travers de votre chemin. Pour bien renforcer le caractère inintéressant de votre campagne solo, on vous placera aux commandes d’autres personnages génériques qui se chargeront de missions particulières dans l’espace, un tank, un hélico… Vous pourrez même incarner votre clébard dans une palpitante mission d’infiltration qui se résumera à se coucher dans l’herbe pour se cacher…

En résumé, jamais, je dis bien jamais, je n’ai été aussi peu investi dans un jeu. J’étais littéralement en mode automatique. Car non content de proposer un scénario convenu et ennuyant, les missions prennent le joueur pour un débile profond et le guide de bout en bout par la main. Il suffit de suivre vos coéquipiers pour trouver le chemin, on vous dit perpétuellement quoi faire à quel moment. Le level design se limite à de grands couloirs à peine masqués avec des triggers se déclenchant suivant votre avancée (ou pas, bonjour les loop infinies), pour notamment balancer des salves d’ennemis idiots dont la seule initiative sera de jeter une grenade de temps en temps depuis un couvert d’où ils ne bougeront pas sinon pour montrer une tête pour votre headshot. Niveau intelligence artificielle, c’est déjà limite en face, mais alors côté américain, c’est pire. Les mecs vous dégageront de vos points de couverture parce qu’ils sont scriptés pour se planquer là, ils visent dans les coins, ne prennent aucune initiative tant que vous n’aurez pas activé un trigger caché dans la map à votre passage et ne servent globalement qu’à des tirs de suppression en attendant que vous daignez bouger votre cul.

Histoire de rajouter à la fainéantise des développeurs, le game design est sans inspiration ni innovation. Vous n’avez que deux armes en stock (et c’est déjà une de trop) et toutes celles qui vont tomberont sous la main auront tendance à se ressembler. Comme tous les jeux sans idée, on vous balancera des quick time event pour faire genre « t’as vu, c’est différent ». Pour boucler la campagne solo, il m’aura fallu moins de 8 heures avec la difficulté poussée au maximum. En d’autres termes, c’est ridicule et 10 euros, c’était encore trop cher payé (et dire que je l’ai vu à 60 euros pas plus tard qu’hier à la FNAC…). Pour dire, même Bioshock Infinite était mieux !

Je ne vais même pas parler de l’ergonomie console à vomir ou du mapping de touches étrange pour faire des actions spéciales, ce sera tantôt N, tantôt F, voire E ou clic gauche, histoire de bien vous surprendre et vous faire rater pour recommencer.

Seul point positif, j’ai trouvé les cinématiques assez esthétiques… Ca pèse pas lourd dans la balance.

Ce Call of Duty: Ghosts est vraiment symptomatique de tout ce qui ne va pas dans le jeu vidéo moderne : réalisation baclée, histoire à chier, game design léthargique, level design sans intelligence, recyclage de licence… Comme je disais plus haut, ce mode solo prend vraiment les joueurs pour des débiles et leur ôte toutes facultés de réflexion ainsi que tout esprit d’initiative. Si c’est pour rendre une copie pareille, on s’abstient et on concentre son argent ailleurs messieurs les développeurs (par exemple un mode histoire full coop à l’image de ces DLC que vous vendez au prix scandaleux de 4×15 euros…). Au pire on propose cette daube solo en DLC gratuit tout en assumant le fait que Call of Duty est une licence compétitive multijoueurs. Là, c’est ni fait ni à faire.

Bref, vous avez compris, Call of Duty: Ghosts propose une campagne solo digne d’une déjection canine. Et quitte à faire du marketing avec le chien, c’est cet angle qui aurait dû être pris. Si vous voulez un vrai bon FPS solo qui ne donne pas l’impression de vous enfumer, allez voir du côté du dernier Wolfenstein ! Et si vous voulez un vrai bon jeu sur le thème de la guerre, je recommande une fois de plus l’excellent This War of Mine.

Cher Journal,

Suite à mon épiphanie numérique, j’ai commencé à me faire une to-do list bien frustrante. En effet, on était au mois de Décembre, j’étais donc toujours à Dubaï, à des milliers d’années-lumières d’une connexion rapide (quand il y avait une connexion tout court) et cette to-do list nécessitait un retour en France pour vérifier un certain nombre de trucs. Notamment pour les statuts relatifs aux ebooks, son auteur et leur vente (spoiler alert : c’est un bordel sans nom, mais j’y reviendrai… une fois que tout sera un peu plus clair et qu’on arrêtera de me balader avec des réponses contradictoires).

En France, on regarde d’un sale œil l’auteur qui choisit de s’auto-éditer. La raison primaire invoquée se limite souvent à : « Nan, mais tu fais ça parce que ton livre a été refusé partout en fait »… Faire et vendre des ebooks, ça relève « malheureusement » de l’auto-édition. Aux USA, c’est devenu relativement commun et bien vu, car culturellement ça relève plus de l’esprit d’entreprise que de l’échec à placer son livre dans les circuits classiques.

Comme tout français ayant terminé un livre, je l’ai naturellement soumis aux éditeurs classiques avec pignon sur rue. Succès limité, avouons-le. Encourageant dans les retours, mais limité. J’aurais pu continuer à dépenser de l’argent en impressions, à renvoyer les manuscrits aux mêmes éditeurs, etc. Et puis, j’ai dit non.

Pour plusieurs raisons :

  • Imprimer ses manuscrits et les envoyer à des éditeurs revient en moyenne à 150 euros. J’ai préféré les investir ailleurs, dans un truc qui pourrait donner des résultats probants.
  • Je ne sais pas si vous avez accès à une librairie (pas Amazon, une vraie librairie avec un monsieur ou une madame qui passe commande des livres à mettre sur les présentoirs), mais faîtes l’expérience de chercher les livres relevants de la science-fiction. Pas la fantasy, pas la bit-litt, la science-fiction. Si vous le trouvez, il sera famélique et en grande partie composé de format poche. Si vous fouillez à l’intérieur, vous découvrirez rapidement que le nombre d’auteurs francophones SF se limite ensuite à peau de chagrin (même en incluant des Werber ou des Andrevon). La distribution classique en France reste suffisamment limitée pour considérer l’écriture SF comme un hobby.
  • Un auteur classiquement édité touche 10% de droits d’auteur en moyenne. Avec un ebook, c’est 70%. Alors 70% de 5 euros ou 10% de vingt, le calcul est vite fait.
  • Je voulais pouvoir gérer ces droits d’auteur comme je le voulais, y compris avec des partenariats. Ayant une conscience sociale, je me dis que ce serait bien d’user de mon maigre talent pour aider les autres avec des dons (genre au pif, la Croix Rouge). J’ai plus de liberté avec 70% qu’avec 10%
  • Je voulais toucher le marché anglo-saxon, et on va pas se leurrer c’est pas un éditeur classique français qui mettra les billes sur la table pour exporter un nouvel auteur. Et puis, le marché SF aux States tournent suffisamment bien pour oser s’y incruster.
  • Je voulais avoir une totale liberté artistique sur le fond et sur la forme. Notamment sur la couverture, et travailler avec des gens dont le travail me parle plutôt que subir le choix éditorial.
  • Je voulais aussi pouvoir suivre mon propre rythme pour les parutions
  • Je dois aussi être victime de la crise de la trentaine qui me pousse à faire des trucs tout seul de A à Z pour me prouver que je peux faire des trucs de A à Z.
  • Surtout, j’ai confiance dans mes produits !

Après, s’investir dans l’ebook n’est pas que gambadage dans un grand champ de barbes-à-papa ! Comme je disais, le flou qui règne autour du statut est assez décourageant. Le milieu n’est pas encore très développé en France et percer aux States va nécessiter une préparation et une espèce de plan marketing assez agressif. Ca implique aussi du temps (les relectures, corrections, mise en page, etc. sont pour bibi) et nécessairement un peu d’argent. L’avantage des inconvénients, c’est que j’ai les pleins pouvoirs pour suivre ma to-do list comme je l’entends.

Et l’un des trucs les plus importants sur cette to-do list, c’était de trouver un nom qui claque pour mes ebooks ! Vanité quand tu nous tiens… Mais on en parlera dans un prochain article.

Julie & Julia est un film écrit, réalisé et produit par Nora Ephron (Nuits blanches à Seattle) d’après une paire de livres auto-biographiques (Julie & Julia : My Year of Cooking Dangerously de Julie Powell et My life in France de Julia Child) avec Meryl Streep (Le diable s’habille en Prada), Amy Adams (The Muppets) et Stanley Tucci (Captain America).

Julia Child est une américaine à Paris qui va apprendre la cuisine française et en faire un livre de cuisine accessible à l’intention de la ménagère américaine (méga best seller). Julie Powell est une pionnère de la blogosphère qui a décidé de réaliser en un an toutes les recettes du livre de cuisine susnommé.

Ce film retrace le destin unilatéral des deux femmes à 40 ans de différence (unilatéral car Child influence Powell, pas l’inverse). Les deux femmes ont en commun la passion pour la bonne cuisine, la nourriture et l’envie de d’avoir – d’une certaine façon – une vie meilleure et épanouie.

J’avoue qu’après The Ramen Girl j’avais envie de films sur la cuisine. Mais c’est loin d’être évident à trouver. Non, parce que l’aile ou la cuisse, c’est sympa mais bon… J’étais à deux doigts d’aller chercher des épisodes du Petit Chef… J’ai fini par trouver ce Julie & Julia avec deux actrices de qualité : Meryl Streep et Amy Adams. La première est vraiment habitée (comme toujours) par ce rôle de femme excentrique qui croque la vie à pleine dents, la seconde nous campe une jeune femme au bord de la crise existentielle qui va reprendre confiance en elle. La relation entre les deux femmes est assez intéressante, à l’image de ce qui pourrait passer entre… un élève et son apprenti… Tiens, exactement comme dans Karate Tiger ! (Le Petit Chef, Karate Tiger… cette chronique commence à partir dans le paté… Normal, pour un film de bouffe !)

Toujours est-il que Meryl Streep fut encore une fois nommé pour de nombreux prix d’interprétation pour ce rôle (dont les Oscars… validant ainsi ma théorie du biopic à prix…) et reçu le golden globe. Inutile de dire que la moitié du film avec elle est plus intéressante que celle avec Adams (et pourtant, j’adore Amy, hein!).

Le film se veut doublement biographique et c’est l’occasion de découvrir le paris des années 50 vu par des Américains et de jolis plans du 5ème et 6ème arrondissement et le New-York de 2002. Mais à 40-50 ans de différence, le scénario arrive bien à mettre en corrélation les destins des deux jeunes femmes (destins sans réelle surprise, ni rebondissement à vous secouer les chaussettes…)

En fait, je croyais bêtement que ce serait un film sur la cuisine avec des recettes de fous et compagnie. Il s’avère que c’est juste un prétexte pour raconter le combat de deux femmes et leur épanouissement. Julie & Julia, c’était avant tout un film sur l’amour, la vie de couple et la vie tout court. Le couple Tucci-Streep est d’ailleurs très attachant. Une très jolie réalisation de Nora Ephron qui n’avait réellement rien produit d’excellente qualité depuis des années (You’ve got mail, et encore…) signe ici un très beau film enjoué.

Il faut bien reconnaître que ce film parle moins au Français qu’aux Américains, mais il faut s’imaginer que Julia Child, c’est un peu comme notre Maïté nationale (à peu près…). Il n’en reste pas moins que  Julie & Julia est un excellent film qui met de bonne humeur. Vous pouvez y aller les yeux fermés un jour de pluie. En plus, il donne faim…