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Dans l’épisode précédent…

Cher Journal,

Mon boulot étant en plein centre-ville, j’avais le choix des moyens de transport à utiliser pour aller travailler tous les jours : à pied, vélo (équivalent vélib’), tramway, métro, bus. Oui, Oslo fait tout pour vous empêcher de prendre votre bagnole. Tant bien même vous voudriez investir, on vous pousse vers l’électrique en vous offrant le parking si c’est pour recharger la batterie !

Ma recherche d’appartement a largement été conditionnée par ce facteur « déplacement ». Je ne voulais pas avoir plus de 20 minutes de transport. Peu importe le moyen. Evidemment, le vélo était en bas de la liste : c’est Oslo et « Winter is coming » ! Plus on s’éloigne du centre-ville, moins on paye. C’est une règle immobilière universelle. Alors même si je n’avais rien contre le tram ou le bus, j’appréciais l’idée et le confort du métro. Mais avant d’en être certain, il fallait tester. Car pour avoir pratiqué le métro parisien pendant des années, je n’étais pas prêt à re-signer pour une solution aussi déprimante (cradoc, mendiant, odeurs… choisissez ce qui vous dégoûte le plus…).

Il se trouve que le métro d’Oslo est à l’image de ce qu’on trouve dans le reste de la ville :

  • C’est propre !
  • C’est spacieux !
  • C’est calme !

Les rames de métro sont vraiment larges : un wagon osloïte fait presque deux fois la largeur d’un parisien ! En soi, cela n’a rien d’étonnant. Quand l’ingénieur responsable du métro norvégien s’est vu confié le problème, ce dernier s’est probablement dit : « je vais faire un truc dans lequel une maman pourrait mettre sa poussette… allez, au diable l’avarice, on va faire comme si cinq mamans voulaient caser leur poussette ! »

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En gros, la largeur, c’est 7 sièges…

Il existe 6 lignes de métro à Oslo et toutes passent par plusieurs stations du centre-ville, parce que l’ingénieur en charge du métro a dû faire un séjour à Paris et se rendre compte que c’était n’importe quoi de changer 3 fois de métro pour se rendre à Bastille ou je ne sais où. Résultat : pas moins de 6 stations centrales sont désservies par les 6 lignes.

Pour la simplicité d’utilisation, il vous suffit de penser gauche/droite si vous êtes à Stortinget. Dans les autres cas, il suffit de se demander si vous voulez aller dans le « centre » (Sentrum) ou de l’autre côté. Pas besoin de retenir 6×2 extrêmités de ligne pour vous en sortir. En partant de l’aéroport, vous pouvez sortir aux stations avec un petit train sur la carte.

Ceci dit, j’ai réussi à me faire piéger par le duo 4/6. Je pensais qu’elles faisaient une boucle. La réponse est oui, si vous changez de métro et si vous ne vous plantez pas de sens Gauche/Droite en montant dans la rame. Il suffit juste de dompter sa dyslexie naturelle…

Ce qui faut surtout savoir avec le métro à Oslo, c’est qu’il n’y a que 4 métros par heure par station et par ligne. Les passages sont fixes, à horaires réguliers (toutes les 15 minutes) et toujours ponctuels. Sauf rare incident technique. Et ce n’est pas le RER A, ça ne m’est arrivé qu’une fois en 2 mois et seulement 10 minutes de retard. Et Oslo étant de taille réduite, vous pouvez toujours vous débrouillez à pied pour aller récupérer une autre station ou un autre moyen de transport.

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La plateforme Stortinget

Toute carte de métro est aussi valide pour le bus ou le tram.

Les cartes sont à durée limitée une fois validée. Vous n’avez pas besoin de valider à chaque fois et il n’y a pas de barrière pour vous empêcher de rentrer. En effet, il ne viendrait à l’idée d’aucun Norvégien de resquiller pour ne pas payer. L’amende pour être pris sans ticket est tout de même fixée à 100 euros.

Le ticket pour une heure coûte 30 NOK et c’est quasiment un aller simple dans la pratique. Le ticket 24H est à 90 NOK, le mensuel à 680 NOK. Le tout si vous restez dans la zone 1 (qui couvre largement le Oslo touristique). A noter que les distributeurs n’offrent l’accès qu’aux tickets 1H et 24H. Pour avoir plus, il faut se rendre en superette type 7-eleven ou sur le site ruter.no.

Sachant que je compte rester en Norvège et à Oslo plus particulièrement, j’ai pris le ticket valable un an. C’est une somme à débourser d’un coup, mais j’économise deux mois au final. Il est conseillé dans le cadre d’un tel achat de faire enregistrer sa carte sur ruter.no. Tout est en norvégien, rien d’insurmontable pour Google Trad, et il faut obligatoirement un téléphone portable et une adresse valide.

Histoire de conclure sur un petit jeu type « où est Charlie », j’habite à Frøen…

Cher Journal,

Avant de passer à la partie proprement touristique de l’expatriation, je voulais revenir un peu plus en détail sur le métro dubaïote. En effet, quiconque possède des habitudes parisiennes bien ancrées (ou d’une autre ville avec un métro ou un tramway) tendra à se réfugier vers le confort connu d’un mode de déplacement qui en rappelle un autre.

Comme je disais dans un autre journal, le métro ne possède que deux lignes. La verte souterraine et la rouge, aérienne. La verte tourne dans le quartier historique, la rouge traverse 52 kilomètres de ville et permet d’apprécier dans une large mesure l’architecture urbaine. En gros, c’est pratique mais pas hyper efficace.

Pour prendre le métro, il faut demander une carte. Celle-là même à un guichet.

Vous la demandez d’ailleurs avec un billet de 20 AED pour la charger. Vous pourrez ensuite la recharger à coups de 20 ou 50 AED sans problème. La ville est divisé en zone, voyager dans la même zone coût quelque chose comme 3 AED, compter environ le double ou le triple pour les changements de zone.

Le métro et sa voie aérienne

Le métro est une création française (Thalès) et n’est pas sans rappeler la ligne 14. Tout est automatisé, et ça va vite. Il est à noter que tout est propre (prends ça dans ta gueule Paris !), avec un certain goût du luxe à la Dubaï-style, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des stations. De toute façon, la ville est globalement très propre, il faut dire que la loi est assez sévère pour les pollueurs qui se font choper et que les clochards n’existent pas (« Pas de boulot ? Veuillez nous suivre à la frontière s’il vous plait ? » en légèrement moins poli je pense).

100 euros le papier jeté à côté de la poubelle…

Donc, disais, des stations classes, propres, sans infiltration d’eau, sans crasse, sans déchet, sans mec relou avec sa guitare, sans type qui cuve sur un banc…

Station de Sharaf DG

Station de Al Raz

Attention cependant ! Il faut se rappeler que Dubaï est une ville gigantesque et s’y déplacer est une plaie sans nom (Pestilence, Famine, Guerre, Mort et Déplacement à Dubaï). Même si vous prenez le métro, vous ne serez pas à destination ! Dans le cas de la station Burj Khalifa, en sortant du métro, vous serez quasiment obligé de prendre un taxi pour vous rendre au pied de la tour éponyme ou à Dubaï Mall. (Oui, ça m’énerve !) Après, vous êtes libre de marcher sous un soleil de plomb pendant des plombes !

Autre petite chose à noter pour le touriste de passage, le métro possède des « classes ». La classe du peuple, la classe Gold (en tête de trains pour les détenteurs de la carte idoine) et la classe « femmes ». Et oui, dans les métros comme les bus, une section est strictement réservée aux femmes et les porteurs de pénis sont priés d’aller ailleurs. C’est culturel… Ca pourrait faire sens, genre « on laisse les nanas entre elles à parler chiffons tandis que les hommes iront péter et parler courses de chameaux ensemble ». En fait, ça en dit encore assez long sur le statut de la femme au Moyen-Orient… Cela dit, je suis persuadé que certaines apprécieraient grandement le wagon réservé aux femmes dans le RER parisien…

Pour tordre le cou à un a priori tenace, Dubaï est le plus laxiste des émirats. La ville sait pertinemment qu’elle doit une partie de son pognon à tous ces touristes friqués en recherche de hype branchouille. De facto, vous (mesdemoiselles) pouvez tranquillement vous baladez en jupe, voire mini-jupe/mini-short sans trop choquer la morale bien pensante et la rigueur normale. Bon, après, il est recommandé de garder une certaine mesure dans le choix des vêtements et de ne pas se promener en bikini ! Vous côtoierez de la burkha intégrale et finalement personne ne fait réellement attention à qui porte quoi (même si ça m’empêche pas personnellement de profiter des mini-shorts, hein !)

Le métro, tout comme le taxi, permet d’observer à loisir la ville et son architecture raffinée… Et la première constatation, vous êtes à Playmobil-Land. La plupart des buildings font toc et irréels. La plupart sont aussi très moches ! En fait, Dubaï, c’est comme une espèce de SimCity géant géré par des gens avec des goûts de chiottes et un sens très approximatifs des réels besoins de la population (« Tiens, je vais foutre un méga centre commercial ici, à côté de cet autre méga centre commercial ! Là, je vais mettre une tour de bureaux vides ici, à côté de l’autre tour vide. Oulala, j’ai plein de touristes, et si je créais une île articielle ? Je pourrais sûrement y mettre un centre commercial… »)

D’ailleurs, pour le prochain journal, on ira dans un centre commercial tiens !