Articles Tagués ‘Ski’

Tout petit mois niveau film ! A cela plusieurs raisons :

  • Peu de sorties intéressantes dans les bacs
  • J’ai désormais deux soirées de flinguées avec mes cours de Norvégien
  • Cross Game est une série de 50 épisodes, techniquement c’est l’équivalent de 10 films…
  • Moins de films vus = Plus de livres lus
  • The Witcher 3… Et tous ceux qui ont pu y toucher savent que c’est un trou noir à temps à libre…

Two Week Notice

Je ne cesse de m’étonner moi-même : une comédie romantique avec Sandra Bullock que je n’avais pas vue ! Diantre ! On a frôlé la fin du monde ! Il s’avère que la romcom en question n’a rien de particulièrement novatrice. Un schéma parfaitement classique, avec une Sandra Bullock qui fait du Sandra Bullock, un Hugh Grant qui fait du Hugh Grant. Le film rappelle finalement une autre production avec Hugh Grant : The Rewrite. Cette dernière est d’ailleurs meilleure. Elle est également beaucoup moins typée années 90 et ses personnages moins caricaturaux (même s’il est drôle le millionnaire complètement déconnecté de la réalité qui appelle son assistant à au milieu de la nuit pour choisir une cravate). Par contre, Two Weeks Notice est l’occasion de voir les talents d’acteurs de Donald Trump…

3/5

Eddie The Eagle

Vous savez désormais que j’aime les biopics sportifs. Celui-ci avait de quoi attirer l’attention du péquin lambda : du saut à ski. En termes de hype, on n’est pas loin du curling. Le film profite cependant de l’élan de figures-clés : Hugh Jackman (qui est un peu en mode automatique dans tous les rôles de mentor qu’on lui file), Taron Egerton toujours auréolé de l’aura Kingsman et Matthew Vaughn à la production. Il en résulte un film qui fleure bon l’ultra-positivisme, à la fois drôle et touchant, et qui envoie un message fort sur les véritables valeurs du sport et sur la persévérance.

4.5/5

Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone

On ne peut pas dire que je connaisse Evangelion. A l’époque où j’avais encore accès à la chaine Mangas (ça date pas de cette décennie… ni même celle d’avant), j’ai vu les deux ou trois premiers épisodes, un par ci par là et ce qui ressemblait à une fin. En gros, je sais qu’il y a des mechas organiques qui se mettent sur la tronche avec des envoyés mystiques géants qui veulent détruire le monde. Du coup, quasiment rien. Il se trouve que pour fêter le anniversaire de la série, le créateur original a décidé de créer une série de quatre films (tétralogie Rebuild of Evangelion) qui « résument » l’ensemble de l’histoire tout en proposant sur certains points. Notamment la fin, nous promettant une lecture moins cryptique de la série. Sauf que le quatrième film n’est pas encore sorti. Le premier film propose une animation de qualité et une entrée en matière « facile » même pour ceux qui ne sont pas familiers de l’univers. En revanche, il faut s’accrocher car le film ne perd pas une seul seconde : les informations sont catapultées à toute vitesse, que ce soit sur les enjeux ou les personnages. C’est particulièrement délicat dans le cas du héros dont on ne pige absolument pas le mal-être, à la limite de l’insupportable ! Voilà ce qui arrive quand on doit caser l’équivalent de 6 épisodes en 1h30… ou le syndrome Les Chevaliers du Zodiaque – La Légende du Sanctuaire. Cela dit, Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone est nettement plus digeste et compréhensible que l’étron 3D susnommé. Le film se tient, mais il faudrait sûrement jauger la tétralogie en entier. La suite au mois prochain.

3.5/5

The Grimsby Brothers

Je ne suis pas spécialement fan de Sasha Baron Cohen et de son humour. Mais il faut bien avouer que la bande-annonce faisait envie. Après visionnage, je confirme que je ne suis pas fan du tout…

1/5

Cross Game

Si on posait la question aux afficionados du manga sur les plus grands auteurs nippons, je pense que la plupart répondrait instinctivement Otomo, Tezuka, Toriyama, Matsumuto… Les plus jeunes citerait plus probablement Oda ou Kishimoto. Les trentenaires du Club Dorothée pourrait éventuellement ajouter par effet de zèle Takahashi (Juliette je t’aime et Ranma 1/2) ou Hôjô (Nicky Larson). Pour ma part, mon trio de tête serait indubitablement Toriyama, Matsumoto et Adachi. Mitsuru Adachi est sans conteste un de mes artistes favoris, qui contrairement à Toriyama, possède un style de plus en plus fin à mesure que ses séries passent (contrairement au Jaco le patrouilleur galactique du papa de Dragon Ball qui n’était pas spécialement intéressant sur le graphisme). J’avais lu Cross Game, la série animée est très fidèle. Si vous aimez les cocktails mêlant tranche de vie adolescente, romance et sport, Adachi est THE auteur à lire. La grande force du mangaka est de réussir à faire passer des émotions et des informations sans utiliser de dialogues, juste en jouant sur les images, cadrages, vides et l’anime retranscrit parfaitement le style de l’auteur. A noter que la technique souffre un peu par économie de moyen (répétition des celluloids, animation parfois saccadée…) mais honnêtement, je m’en fiche. Pour les nostalgiques, si vous avez aimé Théo ou la batte de la victoire, cette anime est fait pour vous. Pour tous les autres amateurs de manga, je ne saurais que trop vous engagez à vous intéresser à ceux d’Adachi avant qu’ils ne coûtent tous une blinde ! (Vous aurez également l’occasion de lire des cases et des histoires intelligemment pensées)

5/5

 

Cher Journal,

Comme je disais dans mon précédent article, Dubaï est une espèce de SimCity géant construite par un maire avec une connaissance approximative du panneau de gestion de sa ville. A l’image du dernier opus de la série vidéoludique, Dubaï se développe sur un espace fini et permet de spécialiser sa ville sur des secteurs porteurs et d’en faire profiter les villes avoisinantes. Les secteurs porteurs de Dubaï, ce qui lui permet de brasser des pépettes, c’est :

  • Le pétrole
  • L’or
  • Le tourisme

La ville ne sait faire que ça. C’est son truc. C’est la raison pour laquelle elle développe des plages à foison et des hôtels par centaines. C’est aussi une raison qui fait que le prix du billet d’avion pour s’y rendre est dérisoire, même à la dernière minute. Dubaï a besoin du touriste et des expatriés (les plus friqués comme les plus pauvres). En soi, la population made in UAE ne représente que 17% de la totalité ! Le maire de SimCity Dubaï a également bien compris que le touriste plein aux as a une envie de dépenser sa thune partout. Plutôt que de faire des quartiers marchands avec des avenues qui pourraient rappeler les Champs-Elysées ou la place Vendôme, il a décidé qu’il allaient foutre des centres commerciaux un peu partout ! Et pas des Carrefours moisis ! Non ! Des « Malls » comme on dit. Des temples de la consommation qui réunissent des centaines et des centaines d’enseignes prestigieuses les unes contre les autres, afin que le touriste moyen ait tout à porter de la main.

Sauf que limite il faudrait prendre un taxi pour se déplacer à l’intérieur tellement ces malls sont touchés par la folie des grandeurs…

Donc, première étape touristique dubaïote : le Mall of the Emirates !

Et là, on est bien obligé de chanter tous ensemble !

Le Mall est gigantesque. A chaque fois que j’y vais, je me perds ! A ma décharge, il est très mal renseigné et les panneaux explicatifs ne sont pas légion. Les boutiques sont regroupés par genre (bijoux, fringues de sports, fringues de luxe, bouffe…) en sous quartier. Tout ! Vous trouverez absolument tout ce que vous cherchez. Surtout ce dont vous n’avez pas besoin. Un peu comme ce predator grandeur nature. Qui ? Mais qui a envie d’acheter ça ?

Hormis le fait qu’il est gigantesque, ce mall contient l’une des attractions les plus absurdes du monde : une piste de ski. Une piste de ski intérieure dans un pays désertique !

C’est assez rigolo de voir des doudounes sur des gens qui se promènent d’ordinaire en sandales. Vous trouverez également une salle d’arcade bruyante sans intérêt, un cinéma, un Carrefour, des opérateurs téléphoniques…

A ce propos, pour téléphoner à Dubaï, il existe deux opérateurs. Du et un autre. Vous vous doutez que je suis allé chez Du. Il suffit de se prendre une petite carte prépayée pour 55 AED et rechargeable à loisir. Par contre, dans le cas particulier de  ce mall, il faut prendre un numéro et faire à la queue. Comme à la boucherie. C’est long et ennuyeux. Mon astuce, allez au Virgin et rendez-vous à la succursale Du là-bas, il n’y a pas la queue. Faites également attention aux portables français : le mien était bloqué et inutilisable avec la carte SIM locale. Du coup, j’ai été obligé d’acheter un portable là-bas. J’aurais pu prendre le dernier Samsung Galaxy S4 machin prout-prout pour genre 3000 AED, j’ai pris un Nokia tout pourri pour 150 AED. Et ça marche très bien pour téléphoner.

Le mall est une propreté hallucinante, des petits émigrés balayant sans relâche toutes les allées à longueur de journée. Des hôtesses vous alpaguent pour vous balancer à la tronche la dernière fragrance à la mode. On y côtoie autant du touriste fortuné que des types comme moi qui cherchent simplement l’entrée du métro. Par contre, de ce que j’ai pu voir, ça se balade nettement plus que ça consomme (j’y reviendrai dans un autre article).

Ceux qui craignent d’avoir affaire à un pays du tiers monde ou à une espèce de Corée du Nord peuvent se rassurer, vous y trouverez votre dose de culture à prix normal : livres, jeux vidéo, DVD, comics, matos hi-fi… il suffit de chercher un peu pour trouver le magasin qui vous conviendra.

A part ça… Bah, c’est un centre commercial quoi. C’est pas spécialement intéressant à visiter en soi. (C’est même carrément nul !) Mais ce genre de bâtiments est assez représentatif du mode de vie à Dubaï, où se balader le week-end dans un mall est un incontournable de la sortie familiale.

Personnellement, ça me fait pas rêver des vitrines avec des iPhones à 20000 euros…

Plus de photos disponibles pour ceux qui le veulent… Bon, la prochaine fois, on va se faire un truc moins formaté et plus typique de Dubaï !