Articles Tagués ‘Peter Berg’

Turbo Kid

Stop ! Arrêtez tout ! Posez ce DVD ultra générique que vous alliez acheter (sûrement un truc avec des types en collants puisque c’est à la mode) et demandez au vendeur d’aller vous chercher celui de Turbo Kid ! Turbo Kid est probablement le film le plus cool que j’ai vu depuis des mois ! La musique synthwave déboite, l’univers rétro-futuriste est génial, les personnages sont attachants, les effets gores rigolos, le casting permet de revoir Michael Ironside et de découvrir une pétillante Laurence Lebœuf ! Je ne veux pas en dévoiler plus pour vous laisser la surprise de la découverte ! Combien de points d’exclamation dois-je mettre pour prouver que ce film est extraordinaire ?! Foncez, foncez, foncez !

5/5

Rurouni Kenshin – Meiji Inferno & The Legend Ends

Comme je disais le mois dernier, le premier film live sur la licence Rurouni Kenshin a trouvé son public en salle. Donc, une suite s’est rapidement mise en chantier. Et dans la tête d’un producteur, on s’intéresse avant tout aux billets verts donc « la suite » s’est aussitôt muée en trilogie. Une trilogie rushée (le premier opus est sorti en 2012, les suites en 2014) qui souffre du syndrome trilogie Matrix. Donc un épisode 2 sans fin conclusive et un épisode 3 vide. C’était long et ennuyeux, tout juste rattrapé par les combats qui arrivent ça et là. Mieux écrit, on aurait pu avoir un seul film potable, avec plein d’action. Bref, potentiel gâché sur un autel de billets, encore une fois…

1/5

Gate: jieitai kanochi nite, kaku tatakaeri

Une série anime qui propose un pitch un peu éculé : quelqu’un de notre monde se retrouve dans un univers de fantasy. Le gros point innovant reste de se placer à l’échelle d’un pays (le Japon) et de se focaliser sur l’aspect diplomatique de la découverte d’un nouveau monde. Beaucoup de critiques semblaient dire que le pro-militarisme était gavant mais pas tant que ça si on y réfléchit. Certes, des Japonais avec des fusils automatiques bousillent par paquet de douze des trouffions dont le summum de la technologie militaire est l’épée. Mais ce serait pareil dans un film américain. On regrettera que certains passages aient vite été expédiés, que la fin n’en est pas vraiment une (comme d’hab’ avec les séries animées) mais si vous aimez, rien ne vous empêchera de vous rabattre sur les manga. La galerie de personnages est intéressante (à part l’elfe, comme tous les elfes…) et présente des archétypes qu’on voit assez peu, comme la déesse de la guerre en lolita ou l’otaku fainéant comme héros (encore que, on est borderline cliché là). Un anime divertissant en somme. Profitez qu’on puisse trouver le premier épisode sur youtube…

4/5

You Again

Il m’avait tellement marqué qu’aux 3/4 du film, je me suis dit « Mais en fait, je l’ai déjà vu ! ». Donc voilà, ça en dit assez long sur l’intérêt du film et l’impact qu’il aura sur votre vie. Sa seule curiosité est de réunir Sigourney Weaver et Jamie Lee Curtis et de les opposer autour d’un prétexte adolescent un peu bidon. Avouez qu’on aurait préféré voir les stars de Alien et Halloween dans un film d’action badass plutôt que dans une comédie pleine de bons sentiments. Les amateurs de Kristen Bell trouveront également une raison supplémentaire de regarder. Les autres ont déjà un DVD de Turbo Kid à regarder.

2/5

Kokoro Connect

Deuxième série animée du mois. C’est le pitch de base qui m’a semblé intéressant : un groupe d’adolescents commence à changer de corps. En soi, c’est pas nouveau-nouveau comme concept surtout avec un couple qui ne peut pas se piffer pour finir ensemble à la fin. Du coup, oui, c’est un anime romantique. Mais la notion de groupe apporte un petit plus. Et surtout, le côté échange de corps ne dure quelques épisodes avant de passer à d’autres types de phénomènes et d’échanges. Ce qui est intéressant dans Kokoro Connect, au-delà de romances un peu clichés, c’est que les interactions entre ados finissent par poser des questions plus profondes sur la nature de l’homme : qu’est-ce que l’âme ? le corps est-il une composante de soi ? Ce genre de considérations que je ne m’attendais pas à trouver dans un anime vendu comme de la romance ados. On regrettera que l’anime reste évanescent sur l’origine des phénomènes. Avis aux amateurs qui n’aurait pas fait le tour du genre.

3.5/5

Pelé

Dire que j’en ai rien à battre du foot relève de l’euphémisme. Mais j’adore les biopics. Du coup, ma curiosité m’a poussé à regarder celui sur la légende vivante du ballon rond brésilien. Donc la bonne nouvelle, c’est que même si ce sport, la FIFA, les stades, les beaufs ou la grammaire approximative de Ribéry vous filent de l’urticaire, c’est que cela ne vous empêchera pas d’apprécier ce film, découvrir une facette du Brésil méconnue ainsi que l’ascension de celui que l’on nomme Pelé. C’était étrange de voir des Brésiliens parler anglais et non portugais mais je suppose qu’on ne peux pas tout avoir… Divertissant, bien calibré pour la gloire du sport et du pays de Pelé (et non à la gloire du personnage lui-même). Je ne suis pas assez calé pour juger de la véracité de l’histoire racontée mais ça fait le job pour les ignares comme moi.

3.5/5

Friday Night Lights

Avant d’être une série de 5 saisons de qualité, Friday Night Light était un film, toujours de Peter Berg. Le film reprend globalement la trame de la première saison, avec les mêmes personnages et parfois les mêmes acteurs. La grande force de FNL est non pas de proposer un classique film de sport, avec une équipe de losers, des discours enflammés dans les vestiaires, des moments de bravoure… Non, FNL est un film nettement plus profond et s’intéresse à ce que cela signifie de jouer au football dans un trou du Texas où l’on considère ce sport sur une religion. Fardeau, contrainte, libération, promesse… chacun porte une croix avec une chaîne reliée au ballon ovale. C’est touchant, dur, intéressant mais ne mérite pas le note parfaite à cause d’une caméra un peu gerbante. A choisir également, je penche plutôt pour la série.

4/5

The Trust

J’ai un nouveau théorème : « si Nicolas Cage porte une moustache, son film sera bon ». J’attendais pas grand chose de ce direct-to-DVD, avec un acteur qui accepte tous les rôles que son agent propose pour assurer son train de vie onéreux, même – surtout – si le film est pourri et tourné au fin fond de la Moldavie. Il se trouve que c’était bien, ce film de braquage peu conventionnel. Pas le film du siècle, mais il est porté un duo d’acteurs sympathique (Cage et Frodon) sur un scénario qui se permet d’être un peu plus profond qu’il n’y parait. En fait, c’est un des rares scénarios récents qui évite l’écueil facile de tout raconter pour laisser place à des expositions et explications tacites. Bref, je recommande.

4/5

Un Fauteuil pour Deux

C’était la séance vidéo-club du mois, avec un film que je n’avais pas vu depuis genre 20 ans après l’avoir loué dans mon ancien vidéo-club qui puait le tabac. Etrangement, le film n’a pas tant vieilli que ça et il est toujours agréable à regarder. J’avais complètement oublié que Jamie Lee Curtis était au casting, aux côtés de Dan Aykroyd et Eddie Murphy (qu’il est décidément difficile d’entendre autrement qu’en français…) Ca fleure bon la nostalgie et Hollywood n’a pas encore eu la brillante idée d’en refaire un remake avec gender-swap à la mode. On ne boudera pas son plaisir devant cette comédie culte des années 80.

4/5

The Big Short

J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de rentrer dedans. Et même une fois dedans, c’était chaud à suivre. Car même si Margot Robbie ou Selena Gomez expliquent des concepts financiers de haute volée en termes simplifiés, ça reste tout de même hyper compliqué à suivre ! Pourtant, c’est un film intéressant qui retrace le pourquoi du comment de la crise financière de 2008 (en gros, on sait que c’est la faute aux banques, mais c’est largement plus compliqué que ça). On regrettera que le film est américano-centré (en même temps, c’est de leur faute si on a eu tout ce caca). Le casting 4 étoiles est parfait, surtout Steve Carell dont le potentiel dramatique ne cessera jamais de me surprendre.

3/5

The Nice Guys

Stop ! Arrêtez tout ! Gardez votre DVD de Turbo Kid dans le panier, mais faîtes demi-tour et demandez au même vendeur de vous indiquer le chemin le plus court vert le DVD de The Nice Guys. C’est drôle, c’est fun, ça se prend pas au sérieux, c’est intelligemment mis en scène, la musique des 70’s est cool, les acteurs prennent visiblement leur pied. Au milieu de tous les films en copier-coller qu’on est en train de se taper soit parce que c’est des mecs en collants, soit parce que c’est des reboots, soit parce que c’est des suites, soit parce que c’est des remakes, autant dire que le duo Russel Crowe – Ryan Gosling souffle comme un vent de fraîcheur sur les collines d’Hollywood ! Coup de cœur !

5/5

Switch

Voici le premier film 100% norvégien que j’ai vu. Dans le cadre de mes cours, pour être précis. Donc sans sous-titres, même dans la langue locale. Autant dire que j’ai eu du mal à piger toute la subtilité des dialogues de ses films pour ados. Ceci étant dit, Switch est un plagiat à peine éhonté de Karate Kid ! Remplacez les arts martiaux par le snowboard et voilà. Je me demande combien de producteurs et scénaristes norvégiens ont sérieusement cru que ça se verrait pas… Je veux dire : tout y est, absolument tout. Le gamin qui déménage avec sa mère célibataire à l’autre bout du pays, le héros qui tombe amoureux d’une nana qui a déjà un mec qui se trouve être le rival du héros, le rival se fait larguer par la gonz’ parce qu’il a été méchant, les humiliations du rival, le mentor qui sert d’homme à tout faire, qui est également un exilé (d’Amérique), qui prend en pitié le héros pour lui apprendre les arcanes secrètes d’un sport, le tournoi, le héros blessé au tournoi, le mentor qui rasfistole le héros au tournoi, le héros qui gagne le tournoi et la nana, l’entraînement mystique qu’on croit qu’il veut rien dire au départ… Pomme+C, Pomme+V. Littéralement. Mais comme je doute que quelqu’un regardera un jour Switch, autant que je conseille de mater à nouveau l’excellent Karate Kid ! Ou Turbo Kid

1.5/5

Now You See Me 2

Le premier volet pourrait être considéré comme « sympathique ». Genre un 2.5/5 avec un casting intéressant et une idée peu exploitée avec des magiciens mais à des lieux de qu’est Le Prestige. Et comme le premier film a fait un score décent au box office US, les exécutifs se sont dit que ce serait orignal de faire une suite… Le résultat est d’un ennui profond, accumulant des scènes de m’as-tu-vu à rallonge (comme le vol de la carte…), des couches d’épaisseur ridicule sur des personnages dont on se fichait dans le premier (Mark Ruffalo…). Globalement, le film cachetonne sur le précédent et n’a aucun intérêt. D’ici à ce que ça tourne en trilogie, y’a pas loin…

1/5

Les Délices de Tokyo

Stop ! Arrêtez tout ! Un dernier DVD dans votre panier et on en a fini avec ce mois. Les japonais ont un art particulier de filmer la vie, tout en pudeur et en contemplation, sans renfort de surexposition, de blabla ou d’effets de manche. Un film magnifique, tout simplement ! Dernier coup de cœur du mois !

5/5

Battleship est un film réalisé par Peter Berg, avec Taylor Kitsch (John Carter), Rihanna (under my umbrella-ella-ella-ella), Liam Neeson (L’Agence Tout Risque) d’après un scénario un peu copié-collé de Erich Hoeber (Red)

Rue de la paix, dernier étage de la tour Hasbro, le bureau du PDG. Se tient actuellement la réunion de fin de bilan financier où sont présentes toutes les huiles de la société, équipe marketing comprise. Cigare au bec, le PDG se lève, dépose son haut de forme et sa canne pour prendre un énorme cigare et le coincer dans son sourire de requin.

On a fait du bon boulot cette année ! Ca faisait trop longtemps qu’on se repose sur les acquis et les rentes du passé. Mais désormais, on a une nouvelle ligne directrice, une nouvelle comète qui laisse dans son sillage une chiée de dollars et nous on n’a qu’à les ramasser ! Les consommateurs sont vraiment des crétins et ils en redemandent. On a fait Transformers et ça a fait un carton ! D’ailleurs, Janine, envoyé une corbeille de fleurs à Michael Bay et glissez un jeu RISK dedans, on sait jamais ! On a dépoussiéré la licence GI Joe avec un film tellement merdique qu’on a réussi à le vendre aux cerveaux pulpés de tous nos compatriotes américains ! Mais maintenant, il nous en faut plus ! GI Joe 2 est en chantier…

Le PDC prend une pause dans son discours pour éclater de rire d’un rire maniaque, longuement travaillé devant son miroir pour le jour où il pourrait le placer. Ce n’est pas encore ce jour, mais ça fait son petit effet. Puis il reprend :

Bref, GI Joe 2, Transformers 4. Mais je note que c’est tout ! Qu’est-ce vous branlez au marketing ? Et les VP, hein ? Vendez-moi des licences, vendez du rêve aux studios de cinoch !

C’est-dire, intervient un type du marketing, on pensait tellement que GI Joe se casserait la gueule quand on a vu le premier montage qu’on s’est dit qu’on devait arrêter les frais.

Vous ! Peu importe votre nom, vous êtes viré. Sortez d’ici ! Je ne paye pas le marketing pour se dire des trucs, encore moins pour penser.

Le type lève, prend ses affaires et sort. Un silence de mort règne à présent dans la salle. Le PDG est satisfait, désormais, il sait que ses collaborateurs ne prendront la parole pour ne dire que des paroles sensées, ponctuées de dollars.

Alors ? J’attends des noms de licences qu’on va vendre aux studios !

Tout le monde se regarde en se demandant qui aura le courage de sortir le premier nom. Les yeux se tournent ostensiblement vers le responsable des marques, qui finit par dire :

On a bien Action Man

Je veux bien qu’on prenne le consommateur pour un couillon, mais là c’est exactement la même chose que GI Joe ! Autre chose !

On a Play-Doh… Ca pourrait faire un film sur une race d’extraterrestre en pâte à modeler qui envahissent la terre… dit un autre.

Pas mal, quoi d’autres ?

Boggles ! s’exclame un autre.

Et pourquoi pas le Trivial Poursuit ! Vous êtes viré ! répond le patron.

Le type se lève, prend ses affaires et sort.

Euh… Vous avez bien Touché-Coulé

Le patron s’arrête et pose les yeux sur un consultant scénario pour les grands studios.

B9, C10 et compagnie ? Comment voulez-vous faire un film avec ça ?

On pourrait repomper Transformers

Ca me plait déjà ! Détaillez !

Bah, on aurait un héros tête brûlée qui grandit au travers des épreuves qu’il affronte. Et puis, il a une copine hyper bombasse qui sert à rien, mais elle est bombasse. Des extraterrestres arrivent sur terre par un truchement scénaristique à développer et puis pour les combattre, ya que des navires de guerre… On place une scène où tout le monde balance une lettre et un chiffre et le tour est joué ! On va jouer sur la fibre patriotique et post-Afghanistan en mettant en avant les vétérans et ça va plaire au public. On est les putains de USA, on vend de la guerre ! Je connais un pote qui pourrait écrire ça…

C’est pas mal, mais il faudra que ce soit plus intelligent que Transformers

On placera des références à Sun Tzu et l’art de la Guerre. On mettra aussi des Japonais pour nettoyer le traumatisme Pearl Harbor. Pour la musique, on fera appel à Steeve Jablonsky. Personne regarde les crédits et personne verra que c’est lui qui a aussi fait Transformers. Pour couper la sauce, on balancera du AC/DC qui tâche sur des plans épiques. Et puis, imaginez la scène, un battleship américain contre une base alien 10 fois plus grosse, et le cuirassé fait un 180° avec une ancre ! De l’épique !

Ca pourrait marcher, intervient un type du marketing, mais il faudrait des acteurs bankables. On pourrait prendre Jeremy Renner.

Il sera pas dispo avec les Avengers. En revanche, si on fait appel à Peter Berg à la réal, il pourra embarquer une partie du staff de la série Friday Night Lights. A commencer par Taylor Kitsch ! Il vient de faire John Carter pour Disney. Bon, le film va se viander, mais l’acteur aura eu une grosse exposition : en gros, Disney aura payé notre campagne pour vendre Kitsch. Après, on rajoute un vieux pas trop vieux, genre Liam Neeson. De toute façon, Star Wars a ruiné sa carrière, il est obligé de travailler avec des mecs comme Luc Besson maintenant, on l’aura pour une bouchée de pain. En plus Berg est moins un tâcheron que Bay, on a tout à gagner !

Et la bombasse, vous avez parlé d’une bombasse !

On s’en fout du nom de la bimbo. Elle aura un rôle ridicule, elle suera en permanence comme après une folle partie de baise, Berg fera des plans sur son cul et tout ira bien. En revanche, je suggère en plus de prendre une actrice bidon. Genre une chanteuse. Rihanna, tiens ! Elle fout rien de sa vie, elle est bonnasse, on la case dans un rôle de dur à cuire interchangeable et on se crée un buzz aussi autour d’elle. Deux pour le prix d’une !

C’est génial ! On va le faire ! Et puis on fera un film sur le Monopoly aussi. Et le Ouija ! Et puis rappelez-moi le mec du Boggles finalement !

La session se conclut sur un nouveau rire maniaque du PDG d’Hasbro qui voyait déjà le chemin de billets verts qui le mènerait à la conquête du monde. S’il arrivait à vendre Touché-Coulé, plus rien ne l’empêcherait de faire des films avec des licences improbables comme Puissance 4 !

Des mois plus tard, devant son écran, Oliver Castle regarde le produit de cette folle idée que de produire un film sur la licence Touché-Coulé. Un film avec des bateaux… Des bateaux et des aliens. Un Transformers sur l’eau… C’était pas gagné d’avance.

Mais c’est trop trop bien ! C’est complètement débile mais qu’est-ce que c’est cool ! Aussi cool que de mater un Ghost Rider 2 ! Acteurs en carton, clichés à tout va, caractérisations médiocres, scénario copié-collé, apologie de l’armée à peine voilée, fibre patriotisme gnan-gnan usée… Mais qu’est-ce que cool à regarder ! Un bon gros blockbuster qui remplit son rôle de blockbuster décérébré ! Franchement, je recommande pour le trip en mode quasi-crétinage assumé ! J’ai passé un excellent moment, primaire certes, mais excellent !