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Bad Teacher est un film réalisé par Jake Kasdan (qui visiblement a réalisé un épisode de Californication), écrit par Lee Eisenberg et Gene Stupnitsk (The Office) avec Cameron Diaz (Mary à Tout Prix), Justin Timberlake (The Social Network) et Jason Segel (Forgetting Sarah Marshall).

Elisabeth est un mauvais prof. Elle se fiche des enfants, de l’éducation qu’elle pourrait leur donner, de ce que pense les parents. Elle boit, fume, se drogue et comate dans les cours qu’elle doit donner. Elle a deux objectifs dans la vie : trouver un riche pigeon à épouser pour se dorer la pilule at vitam eternam et se faire refaire la poitrine. Les deux étaient plutôt bien partis jusqu’à ce que son fiancé la largue. Elle va alors jeter son dévolu sur le nouveau professeur (riche, aussi) qui lui a jeté son dévolu sur une autre prof… Du coup, ça va être la guerre !

J’ai encore une victime des bandes annonces. Celle-ci annonçait une comédie immorale, certes pas bien profonde, mais dont j’espérais au moins quelques sourires. Le fait est que ce n’était pas terrible. Bad Teacher est une comédie trop bancale pour recevoir mon adhésion. Détails !

Le casting a été choisi avec goût, tous étant pour la plupart issu du monde de la télévision et des sit-com, à l’exception évidente de Cameron Diaz et de son ex- petit ami Justin. En soi, le potentiel comique était présent, et indiscutable. Tous s’en sortent honorablement, avec une mention surprise et particulière pour Justin Timberlake qui m’a convaincu, après The Social Network, qu’il était effectivement un acteur (un vrai !). Le rôle de prof remplaçant un peu coincé, un peu naïf, un peu grand cœur, un peu pervers qu’on lui a distribué est l’un des plus intéressant du film. Hormis ce personnage et celui du prof de sport, tous les autres – indépendamment de la prestation des acteurs – manquent formellement de caractérisation et de ce petit truc en plus qui fait qu’on y adhère.

Et quand la palme du personnage le plus inintéressant est attribué au protagoniste dont les objectifs de vie n’évoluent pas, cela pose problèmes. Les scénaristes avaient tout a fait le droit de créer le personnage d’Elisabeth tel quel : cupide, égoïste, antipathique, paresseux… mais de là à en faire un prof, cela demande de faire abstraction de beaucoup trop de choses quant au réalisme d’une telle situation :

  • Comment un prof si mauvais peut-il être engagé (ou pire, réengagé d’année en année) ?
  • Comment se fait-ce qu’elle arrive à garder son travail en dépit de tout ce qu’elle fait ?

Je sais bien que le genre comédie peut se permettre de laisser de côté certaines « règles » au profit du comique. Exemple : personne ne se fait mal dans une comédie, la souffrance n’est pas exprimée. C’est pour cela que les personnages tombent ou se font frapper pour finalement être relativement indemnes en fin de compte. Mais Bad Teacher, à vouloir surfer sur la vague du politiquement incorrect dans le rapport « j’en ai rien à battre » entre prof et élèves, a dépassé pour moi la limite du cassage de « règles ». Du coup, je ne suis pas rentré dedans.

De plus, même sans changer complètement le personnage principal, j’attendais une évolution minime. Ca n’intervient qu’à la toute fin et de façon si peu crédible que le potentiel comique tombe à plat.

En d’autres termes, Bad Teacher n’est pas drôle. On notera quelques petites trouvailles scénaristiques sympatiques, mais l’histoire en elle-même n’a rien de transcendent. On est très, très, très loin d’un Mary à Tout Prix. Ou même d’un American Pie. Ceux-là savaient exploité un humour borderline, même en abordant des sujets gras…

Reste qu’il est toujours agréable de voir Cameron Diaz qui a traversé une décennie et continue de rester sexy (pour peu qu’on ne s’attarde par trop sur son visage…). Plusieurs scènes du film ne se gêneront pas pour mettre en avant sa plastique impeccable, toujours sur fond de politiquement incorrect pour basculer, de mon point de vue, dans le incorrectement vulgaire. Un rôle qu’elle a sûrement apprécié jouer, mais pas à la hauteur de son talent (au contraire d’un autre film, dont la chronique viendra un jour)

A part ça… pfff… rien. Autant conclure et juste dire que Bad Teacher est un bad film.

Pete est un musicien sans grande envergure qui rêve de faire un rock opéra sur Dracula avec des marionnettes. Mais le projet s’enlise et il se contente de faire des petites musiques bontempi sur la bande originale de la série Crime Scene. C’est d’ailleurs par ce travail qu’il a rencontre la starlette qui tient le rôle principal : Sarah Marshall. Il était avec elle depuis 5 ans quand elle lui annonce que c’est fini. Pete sombre alors dans une pathétique situation post-rupture qui l’amènera à prendre des vacances tout seul à Hawaï. Seulement voilà, à peine posé le pied sur la plage de sable fin qu’il se rend compte que son ex est aussi en vacances sur l’île… avec son nouveau copain, Aldous Snow. Pete n’aura pas de trop des cocktails locaux et de la réceptionniste Rachel pour se consoler.

Forgetting Sarah Marshall (bizarrement nommé Sans Sarah rien ne va ! (Bienvenue chez les largués) en français) fait partie de ces petites comédies avec une touche de romance bien sympathique. Évidemment, l’histoire est cousue de fils blancs gros comme des bouts de catamaran mais l’originalité n’est pas vraiment ce qu’on attend d’une comédie romantique. Il est à noter que le scénario est aussi de l’acteur principal Jason Segel (que tout le monde connait grâce à son rôle de Marshall dans How I met your mother), et je ne sais pas pourquoi (sûrement des a priori sans fondement) mais pour un simple acteur, le scénario est pas mal et met en avant tout le potentiel d’acting de Segel, notamment en chant ou dans le pathos du mec qui essaie de survivre à une rupture sans faire trop d’efforts.

Toujours côté acteurs, on retrouve deux autres égéries du petit écran : Kristen Bell (Heroes, Code Veronica) et Mila Kunis (That 70’s Show). Deux arguments esthétiques non négligeables. Surtout Mila Kunis que j’avais probablement jugée hâtivement après sa prestation insipide de Mona Sax dans Max Payne. Après on retrouve quelques personnages secondaires (trop à mon goût) dont un bien déjanté rocker Aldous Snow. De toute façon, l’improvisation et la grande liberté laissée aux acteurs durant le tournage sont palpables et jouent pour beaucoup dans la réussite du film

Forgetting Sarah Marshall est une petite comédie intelligente, loin d’être grasse (rien à voir avec celle des frères Farelli que j’avais vu avant mais que je n’ai pas chroniqué ; Je ne sais pas si je le ferai d’ailleurs). On n’est pas en train de s’esclaffer toutes les trois minutes, mais je pense que ça tient plus à une construction des personnages, juste plutôt que grotesque ou exacerbée. Tout repose vraiment sur certains aspects du scénario, le côté réel de certaines situations (en même temps, je pense que la plupart des situations ont été vécues par Jason Segel – comme le fait de se faire larguer à poil) et le côté complètement dingue d’autres (un rock opera sur Dracula avec des marionnettes, ça ne s’invente pas non plus, Jason Stiegel l’écrivait avec le plus grande des sérieux).

Situations amusantes, acteurs très justes et attachants dans leur rôle, Forgetting Sarah Marshall est une excellente surprise à découvrir !