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Captain America: The First Avenger est un film réalisé par Joe Johnston (The Rocketeer), avec Chris Evans (Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d’Argent), Hugo Weaving (Matrix), Hayley Atwell (The Duchess) et Tommy Lee Jones (Le Fugitif). Par les scénaristes des films Narnia

La seconde guerre mondiale fait rage en Europe. Le jeune Steeve Rogers veut en être. La première ligne, celle qui sert le mieux son pays. Mais voilà, Steeve Rogers est un petit maigrichon asthmatique qui se fait refouler à tous les examens. Jusqu’à ce que quelqu’un croit en lui et ses valeurs et lui propose de faire partie de l’expérience Super-Soldat qui va le transformer en véritable machine de guerre boostée à la testostérone et à la vitamine C. Vite rebaptisé Captain America par une solide campagne de propagande, Steevy va vite démontrer que ses muscles et son bouclier sont plus utiles sur le terrain qu’à faire le pantin avec des demoiselles en jupette. Non, parce que c’est pas tout ça, mais il y a un méchant pire que les Nazis qui menacent de détruire le monde et ce serait bien de s’en occuper !

Créé comme un véritable outil de propagande contre la menace nazie en 1941, j’ai dû mal à croire que le Captain America existe encore de nos jours. On peut remercier les Avengers de lui avoir offert un poste de titulaire dans les comics ! Pour reformuler ma pensée, Captain America fait partie de ces super-héros pour qui je n’accorde absolument aucun intérêt ! Déjà, c’est chez Marvel, la maison d’en face. Mais comme ils sont les seuls à faire régulièrement du film avec des types en costumes moulants, je me mets sous la dent ce que je trouve.

Captain America est le dernier film après Iron Man, Thor et Hulk à mettre en place le gros blockbuster de cette année : The Avengers, qui va réunir tout ce beau monde sous la direction de Nick Fury (plus la Veuve Noire parce que Scarlett Johansson a bien montré que ses fesses arrivaient à créer le buzz et plus un archer dont j’ai oublié le nom, c’est dire si j’y accorde de l’importance aux héros Marvel !). La mythologie est en place, il n’y a plus qu’à !

Je ne vais pas spécialement me faire des amis (ou en perdre, hein Rafpark) mais Captain America n’est pas le meilleur film Marvel pré-Avengers. Je préfère Thor. Voilà, c’est dit !

Je ne dis pas que c’est un mauvais film, hein ! Je dis juste que si je devais classer les films Marvel, il y aurait Thor et Iron Man avant, ne serait-ce que pour le plaisir éprouvé au visionnage et parce que j’avais moins l’impression de mater un film à Mac Guffin.

Il faut bien reconnaître que les scénaristes se sont bien débrouillés pour faire plaisir aux fanboys en proposant le costume original un peu naze, le premier bouclier, le bouclier made in Stark, les liens avec les autres films (l’expo Stark, le sang de Cap’, etc.). Il faut reconnaître que les effets spéciaux sont tout de même bien foutus avec le remplacement de tête de Chris Evans sur un corps tout fluet. Il faut reconnaître que les acteurs sont plutôt justes dans ce qu’ils font (et pourtant Evans doit nous faire oublier sa prestation de La Torche dans un autre film Marvel). Il faut bien reconnaître aussi que la chef-costumière a fait du super boulot !

Mais, pour moi, la sauce n’a pas spécialement pris.

Car j’avais du mal à accrocher à certains éléments de scénario catapultés sans crier gare ou expédiés en deux temps trois mouvements (ou tout simplement bidons).

  • Le vilain voit Captain America pour la première fois et sa première pensée c’est : « ah oui, c’est sûrement le produit du super-soldat que Schmit a mis au point comme il l’avait fait avant avec mwahahaha ! Je vais bien prendre le temps qu’il détruise toute ma base secrète pour aller lui foutre un gnon et lui dire que c’est mwahahaha le plus fort avant de me casser comme un lâche ! »
  • Captain America a le droit à sa petite escouade de barbouzes et jamais on ne prend le temps de faire connaissance avec eux (hormis autour d’un verre, c’est bien léger pour s’y attacher).
  • La mort de Bucky est anti-climatique au possible. Et elle va imposer un revirement de psyché chez le Cap’ pour le moins improbable : tout au long du film, Rogers s’est toujours posé en défenseur de la vie et des pertes minimales à coup d’opérations commandos ; son pote meurt et hop, il te balance des « bon, ça suffit les conneries, on va attaquer la base secrète du méchant, en masse, avec tous nos hommes qui vont mourir par trouzaines, parce que là, j’ai bien les boules et ce film ne se finira jamais sinon ! Et puis là, on n’atteint pas vraiment notre quota d’explosions pour le moment ! ».
  • Et si l’hydra est capable d’avoir des armes de folie, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le Crâne Rouge passe son temps à se toucher la nouille en se plaignant que 6 gars et un type en costume sont plus forts que son armée sur-équipée ? Pourquoi attendre le dernier acte pour se bouger le fion ?
  • Toujours à propos de ce même idiot de crâne rouge : T’as pas remarqué que les américains ont littéralement rasé toutes tes bases supposées secrètes ? Tu crois pas qu’il serait judicieux de déménager ton quartier général pour éviter de te faire encore défoncer ? (Parce que, statistiquement, ça va arriver au rythme où on va !)
  • Et compte tenu de la mentalité du vilain de service, pourquoi il prend la peine de faire des prisonniers de guerre quand il n’hésite pas à buter ses copains nazis en visite ? C’est un peu donner le bâton pour se faire battre et faciliter le travail des scénaristes non ?
  • « Ah tiens, on est en 2012 ; la dernière fois, j’étais en 1942… OK » (résumé du choc psychologique ressenti par Rogers à la fin du film)

(Vous commencez à sentir pourquoi j’ai eu du mal à rentrer dans le film ?)

Je ne vais pas passer sur la fin que j’ai pas spécialement comprise : l’avion est en pilotage automatique (visiblement) direction New-York pour la détruire (parce que le grand vilain est comme ça), Cap’ et sa meuf vont avoir le droit à de poignantes séparations à base de « Ne pleure pas chérie, je vais me sacrifier pour le bien de l’humanité ». Si l’avion est réellement en pilotage automatique, comment est-ce qu’il arrive à le faire piquer du nez pour le faire s’écraser dans le pole nord ? Il aurait pas pu lui faire faire demi-tour et le faire s’écraser sur une ville nazie quitte à se sacrifier ? Il aurait pas pu appeler ses potes de l’armée de l’air et dire « bon bah voilà, je suis dans un avion, ce serait bien d’envoyer quelques chasseurs pour l’abattre avant sa destination finale… vous inquiétez pas pour moi, je prendrais un parachute ».

C’est un peu rapide comme excuse pour justifier la disparition de Rogers.

Pour reprendre un terme que je viens d’utiliser, beaucoup d’éléments de ce film sont – de mon point de vue – trop anti-climatiques pour réellement être épiques ! Et non, une succession de scènes de guerre montées façon clip ne rend pas le personnage épique. A aucun moment on ne se rend compte de la seconde guerre mondiale et du potentiel que pourrait avoir Captain America. Je ne demandais pas un remake du Soldat Ryan, mais le premier des Vengeurs ne réussit pas à dépasser sa dimension de pop-corn movie ni à m’inspirer quoi que ce soit (déjà que c’était pas gagné de base, mais en mettant les scénaristes de Narnia dessus…).

Ca me paraît bien comme conclusion ça : un film de super-héros pop-corn sans plus, sans réels enjeux dramatiques comme en avait Thor, ni enjeux psychologiques comme en avait Iron Man (et Thor)…

The Incredible Hulk est un film réalisé par Louis Leterrier (Le Choc des Titans), sur un scénario de Zak Penn, avec Edward Norton (American History X), Liv Tyler (Super) et Tim Roth (Lie to Me).

Bruce Banner se cache dans un pays d’Amérique du Sud pour échapper au gouvernement américain (qui a décidé par un astucieux truchement scénaristique que les rayons gamma qui l’ont transformé en géant vert (ho! ho! ho!) était une expérience gouvernementale, donc que techniquement son corps appartient à l’état). Il cherche un remède à sa condition et va finalement se retrouver aux USA, pour retrouver sa copine Betty Ross et un copain très musculeux…

Bien, bien, bien… Il semblerait que d’un côté comme de l’autre (DC ou Marvel), le vert ne leur réussisse pas ! Après Green Lantern, l’autre licence sacrifiée est celle de Hulk ! Après un premier long réalisé par Ang Lee, aux résultats plus que décevants au box office, Marvel a décidé de faire une espèce de reboot de la licence à peine assumé en changeant tout le casting, le réalisateur, le scénariste mais en propulsant le héros bien après sa métamorphose verdâtre (ce qui suppose donc d’avoir vu le film précédent… ou de connaître le comic-book).

Comme d’habitude, je ne vais pas vous la faire à l’envers : The Incredible Hulk n’a rien d’incredible, c’est même un film somme toute mauvais. Mieux, je dois dire que je regrette le film d’Ang Lee qui déjà loin d’être exceptionnel possédait ce petit truc en plus qui le rendait beaucoup plus attachant et mémorable que ce deuxième premier opus (non, ce n’est pas Jennifer Connelly… quoique…).

Au scénario, déjà, on retrouve Zak Penn. Le responsable de Elektra, X-Men 2 et le catastrophique X-Men 3 ! Rien que ça, ça aurait dû me mettre la puce et me forcer à passer mon chemin. Mais non, borné un jour, borné toujours ! Donc, franchement, n’espérez rien du scénario, un vague prétexte pour mettre deux gros monstres dans les rues d’un centre-ville bondé pour se fracasser la tête à coups de voitures de police.

Le Bruce Banner se rapproche de celui de la série télé (c’est pas un mal) et n’acquière de la crédibilité que grâce à la prestation d’Edward Norton (quoique un peu en mode pilotage automatique sur ce film). Betty Ross est juste et absolument et complètement évanescente de bout en bout, et Liv Tyler avec son charisme de moule et son pathos omniprésent finissent par la rendre insupportable. Tim Roth, lui aussi un bon acteur, se retrouve affublé un rôle de vilain débile sans réelle profondeur, attiré on ne sait pas trop pourquoi par l’envie d’être très puissant (alors que techniquement, il a plus lourd de médailles sur son plastron que son poids en muscle…).

A la décharge de Zak Penn, Edward Norton a aussi mis son grain de sel dans le scénario. Quand cela arrive, c’est en général pour gonfler son temps d’apparition à l’écran au détriment d’autres choses plus importantes comme des expositions de personnages… On se rappellera tous du fiasco Terminator Salvation qui a subi les desiderata d’un certain Christian Bale exactement pour les mêmes raisons…

En plus d’un scénario risible, de comportements de personnages risibles et une interprétation globalement médiocre des acteurs, il faut ajouter des trucages en CGI qui piquent les yeux. Jamais Hulk n’aura été aussi peu convainquant dans son short tant il fait peu vrai à l’écran. On regretterait presque Lou Ferrigno !

Un mot sur la réalisation. Naze. Louis Leterrier est sorti de l’école Besson (particulière à plus d’un point) et nous livre ici un montage épileptique avec des plans qui durent 1 à 2 secondes et les enchaîne à une vitesse folle (donc avec des erreurs de montage), tant et si bien que j’avais du mal à suivre ce qui se passait. Sans aller à dire que j’avais la gerbe, ça m’a complètement sorti du film. Déjà qu’il y avait peu pour me maintenir dedans…

On notera un caméo amusant de Tony Stark, de Lou Ferrigno et de Stan Lee…

A part ça, rien… Un nouveau gâchis à ajouter à la longue liste des adaptations de bandes dessinées. Il aurait fallu garder Eric Bana, Jennifer Connelly, Ang Lee, le drama du premier film… En d’autres termes, je préfère la vision plus personnelle et intimiste du premier film.

Thor est un film de Kenneth Branagh (le professeur Gilderoy Lockhart dans Harry Potter) avec Chris Hemsworth (papa Kirk dans Star Trek), Natalie Portman (Black Swan), Anthony Hopkins (Easy Raider) et d’autres très bons acteurs que je ne vais pas citer parce qu’on n’a pas que ça à faire.

Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains sans marteau et sans pouvoir. Il va rencontrer la jeune Jane Foster, comprendre un monde qui n’est pas le sien et le sens du mot héros tandis que son frère maléfique, Loki, s’est emparé du pouvoir à Asgard…

En préambule de ma semaine super-héros, j’ai dit que le match estival des comics adaptés à l’écran s’était joué entre Green Lantern et Thor. Ce n’est pas tout à fait vrai. Thor est sorti en avril et le vrai match était contre Captain America. Mais comme je n’ai pas vu Cap, vous allez devoir vous contenter de mes approximations.

Je me souviens très bien de la fois où j’ai rencontré le personnage de Thor. Ce n’était pas dans un comic (j’ai commencé à en lire tard, avec Witchblade, quand Michael Turner a mis des gros seins dans ses pages de papier glacé). C’était, comme beaucoup de monde de ma génération, durant mon enfance, vers 6-8 ans, dans le téléfilm ultra-moisi Hulk contre Thor. Le personnage était alors bien ridicule, peu aidé par le doublage français et les effets spéciaux réalisés avec trois pétards et un chewing-gum. Autant dire que cela n’a pas contribué à me pousser du côté Marvel… Mais j’ai lu un peu de Marvel, il ne faut pas croire, notamment avec l’espèce de reboot hors continuité que constituait l’univers Ultimate. Thor y était décrit comme une espèce de hippie éco-terroristes dont la déité était somme toute assez floue… J’aimais bien cette vision du personnage…

Toujours est-il raisonnable de dire que je ne connais de Thor que ce que j’ai lu de mon livre de mythologie. Je dois avouer que j’avais des craintes au regard des premières images de Thor, celles-ci se consacrant presque exclusivement au royaume d’Asgard et à son esthétique particulière, très bling-bling et pas du tout dans un esprit viking-médiéval. J’avais le même genre de craintes pour Green Lantern. Sauf que Marvel Studios sait s’entourer des bons collaborateurs et que s’il devait y avoir un réel match entre les deux films, Thor est vainqueur par KO, sans aucune contestation.

Déjà, ce que je percevais comme « particulier » dans les premières fuites d’images se révèle fort joli à l’écran, et toutes les prises de risques esthétiques pour créer un nouvel Asgard, inspiré de la vraie mythologie nordique et des dérivations de la bande dessinée, fonctionnent à merveille. En dépit de son caractère étranger, voire extra-terrestre, le film prend bien le temps d’introduire le spectateur dans ce nouvel environnement (qui, il faut bien le dire, n’a dû être connu que par genre 7% de la population pro-Thor des pro-Marvel se rendant dans les salles obscures). Le film réussit donc le tour de force de nous propulser dans l’inconnu qui devient logique, normal.

Au milieu de cela, on propulse des acteurs au charisme fort, oscarisés, légendaires pour camper les héros. Natalie Portman fait du Natalie Portman et c’est pour ça qu’on l’aime. Anthony Hopkins est juste magistral dans le rôle d’Odin. Le couple Thor/Loki possède une excellente dynamique dans leur jeunesse et savent accaparer chacun de leur côté une fois séparés. La gageure comique est assurée par une Kat Dennings qui remonte dans mon estime après le médiocre Nick and Nora’s infinite playlist. Bref, rien à redire !

Mais je pense que le véritable atout du film, ça a été son réalisateur Kenneth Brannagh. A l’origine, c’est un acteur. Un acteur shakespearien qui a joué entre autres Hamlet et Othelo. Et quoi de mieux qu’une inspiration et une influence shakespeariennes pour diriger et mettre en image un film qui parle de dieux mythologiques, de conflits de famille, d’amours naissantes, de rédemption et d’héroïsme. Un des choix les plus judicieux de la part des Marvel Studios.

Thor réussit là où Green Lantern s’est lamentablement vautré : proposer un vrai film épique avec un personnage finalement assez mineur dans l’univers Marvel (voire même un personnage complètement hermétique avec son marteau et son casque à plumes). Et c’est à mon avis la perspective du futur film des Avengers – dont Thor est un membre fondateur – qui a poussé le studio à créer une licence cinématographique. Ils ont juste pris leur temps et se sont laissés le temps d’exploiter des personnages plus grand public comme Hulk ou Iron Man (oublions le premier Hulk et les premiers Spiderman qui n’ont pas été produits par ce studio mais par Sony Pictures, donc hors continuité filmique). Ceci fait, il était temps d’ouvrir le catalogue Marvel et utiliser leur savoir faire pour proposer au grand public du Thor et de la mythologie avec des mots compliqués comme Mjöllnir. La porte est désormais grande ouverte pour les prochaines adaptations de comics plus ou moins obscurs avec notamment à venir Dr Strange.

Je n’ai pas parlé du scénario. Comme je disais, il amène agréablement le spectateur à découvrir un monde nouveau et à suivre l’évolution de Thor depuis celui d’un gamin capricieux à celui d’un héros (donc le classique et un poil revisité à la sauce super-héros « passage à l’âge adulte »). Les relations entre personnages sont fouillées, l’humour présent et léger dans la première moitié du film, les petits clins d’œil font sourire l’amateur de cinéma (notamment la scène de duel qui rappelle celle des westerns) et l’amateur pro-Marvel (avec la première apparition de Oeil de Faucon et les petites mentions à Stark). Bref, c’est du divertissement grand public ultra-maîtrisé en dépit de son caractère casse-gueule.

En d’autres termes, Thor est un excellent film qui mérite sincèrement d’être vu. Le meilleur des Marvel Studios, même devant Iron Man ! C’est épique, c’est beau, c’est bien joué, c’est bien écrit. Point. Sinon, vous pouvez toujours faire la comparaison avec ma chronique de Green Lantern si vous n’êtes pas certains.