Articles Tagués ‘Flash’

Batman v Superman est un film de Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henri Cavill, Amy Adams et Jesse Eisenberg.

Batman est pas content, Superman est torturé, ils vont se foutre sur la tronche à grands coups de taglines qui font classe dans une bande annonce…

J’ai enfin pu mettre la main sur la version longue du dernier film avec des mecs en collants qui font de la bagarre. Comme je l’expliquais à je ne sais plus à quelle occasion, avoir annoncé au moment de la sortie en salle que le film aurait le droit à une édition différente et augmentée en DVD m’a tenu éloigné des salles obscures. Je veux bien qu’on prenne mon côté fanboy pour un pigeon, mais il y a tout de même des limites.

Bref, j’ai découvert le film sans passer par le montage cinéma. Je me suis tout de même renseigné a posteriori sur les scènes ajoutées. Soit plus de 30 minutes ! La plupart ajoute du temps à l’écran pour Superman et explique des points de scénario vite expédiés dans la version précédente. Du coup, je peux allègrement comprendre que la version ciné s’est faite pourrir ! J’aurais été le premier à hurler sur les plot-holes ! Je ne comprends vraiment pas la frilosité des producteurs à proposer des films de plus de 2h en salles. Au prix du ticket, c’est un scandale de trancher dans le gras pour rentrer les films dans des carcans, sacrifiant au passage le travail des scénaristes et acteurs. De plus, si vous êtes assez vieux pour avoir connu Titanic au cinéma, vous savez que 3-4h, ça se fait très bien ! Fin de la parenthèse sur la version ciné que j’ai pas vue mais devine bien abusée.

Alors que pensez de BvS ?

Bah c’était pas terrible… Attention, début des spoilers !

J’accuse Zack Snyder et David S Goyer, respectivement réalisateur-producteur-grand gourou et scénariste ! Je suis bien conscient que le premier est un artiste avec un sens esthétique poussé mais rappelons-nous que dès qu’il touche à un semblant d’histoire on se retrouve avec des trucs sans queue ni tête comme Sucker Punch ! Alors oui, Monsieur Snyder possède un sens esthétique indéniable, mais trop d’esthétisme tue l’esthétisme. Je pense que c’est toute la différence entre Zack Snyder et Nicolas Winding Refn : dans le premier cas, les plans sont beaux, dans le deuxième, ils sont beaux et possède un sous-texte. Dans BvS, je me suis surpris à sourire en me disant que ce sont tous des gros poseurs-branleurs tout de même ! Et tout ne fonctionne pas, au point de vous décrocher du film.

Si j’ai cité Sucker Punch en particulier, c’est aussi parce que la scène Batman dans le désert et son armée affrontant celle de Superman rappelle exactement la succession de mini-clips que représentaient Sucker Punch. La scène est hyper artificielle, à mi-chemin entre le rêve et la réalité alternative d’un futur probable avec un Superman sous l’emprise de Darkseid suite à la mort de Lois Lane. Arrive alors Flash – qui tend à prouver la notion de réalité alternative – qui corrige le futur à grands coups de voyage dans le temps tout en laissant ensuite Bruce se réveiller en sursaut… La scène en question est cool, et l’arrivé de Flash intéressante, mais semble soit au mauvais endroit dans le film (je l’aurais bien vu en début de film ou – mieux – en court-métrage indépendant sur lequel l’unique promo du film aurait dû ce faire), soit complètement accessoire…

Une esthétique chiante à mourir: du noir, du gris, du bleu foncé, du filtre sombre, du dark, de la ténébritude…

Et l’accessoire est nombreux dans le film… Ce qui est paradoxal parce que comme je disais plus haut, une version plus courte du film serait moins bien. C’est juste que les choses coupées dans un premier temps ne faisaient pas sens et ce qui reste plombe le film dans un insupportable sentiment dans lenteur. Le film regorge de petits plans de coupe inutiles (genre Superman qui ouvre le petit portillon au tribunal… ça t’aurait cassé les balloches de faire un plan séquence continu, hein, Zack ?). Autre truc bien inutile : Wonder Woman ! Plus particulièrement les scènes avec Diana Prince en train de faire je-sais-pas trop quoi… Sa présence est une vague excuse pour introduire les fichiers secrets de Luthor sur des métahumains (genre le mec est tellement à fond qu’il a même fait des icones pour les représenter dans ses dossiers… ce qui n’a aucun sens…). Je n’ai rien contre Wonder Woman, son arrivée est plutôt bienvenue, mais j’aurais aimé qu’elle débarque au milieu de la mêlée depuis nulle part, façon « tain les mecs, z’êtes des lopettes pour pas gérer Doomsday seuls, laissez faire les vrais guerriers qui ont déjà buté des dieux »… Là, ça aurait eu de la gueule, surtout lors du premier week-end d’exploitation en salle. Alors la présence de Diana flirtant comme une cruche avec Bruce Wayne et le marketing peu intelligent fait autour du film pourrissent un peu la présence de WW.

Et j’ai du mal avec son costume aussi…

En fait, c’est symptomatique d’un plus gros problème. L’écriture laxiste. En soi, le méta-plan de Luthor n’est pas si débile, c’est même assez bien vu avec ce qui démarre en Afrique et prend des proportions avec l’explosion du tribunal, l’exil de Supes… Et puis ça part en sucette avec Martha. Je veux bien croire que Batman est borné, mais à partir d’un moment, il faut savoir rester logique : Superman n’avait qu’à poliment resté à distance, expliquer à Batou la façon dont ils se sont fait manipulés depuis le départ et basta. Mais non, on force artificiellement un combat autour d’un quiproquo moisi ! C’est dommage parce que le build-up de la tension entre les deux personnages était intéressante sur le papier, mais allez au bout de l’idée aurait nécessité de faire passer l’un ou l’autre des héros pour un méchant (genre Superman qui assume son complexe de Dieu pour éradiquer Batman et ses méthodes extrêmes) (ou un Batman déterminé qui kidnappe lui-même Martha sous l’impulsion discrète de Luthor). Je suppose qu’on a des bollocks pour faire ce qu’on veut avec l’univers (hello Jimmy Olsen, au revoir Jimmy Olsen), mais pas au point de froisser l’image des acteurs… Dommage aussi que ça n’aille pas plus loin avec le concept du Dieu Superman alors que le film balance de la référence judéo-chrétienne dans tous les coins (dommage aussi de n’en faire qu’un problème américain… le jour où il y a un Superman qui arrive, je peux vous assurer que c’est branle-bas combat en Russie, en Europe, au Moyen-Orient…).

Le film est donc rempli de ces raccourcis qui décrochent – au même titre que les poseurs-branleurs – le spectateur du film. Genre Clark Kent, journaliste, qui demande qui est Bruce Wayne… (situation équivalente : Harry Roselmack demanderait qui est Vincent Bolloré…). Genre Diana Prince qui quitte un avion de grande ligne – en faisant low profile comme elle l’avoue elle-même, donc probablement en classe éco – précipitamment et l’hôtesse lui court après en l’appelant « Miss Prince? » : avez-vous déjà pris un vol où l’employée lambda connaissait votre nom ?

Qui a lu Doomsday connaissait probablement le dénouement final. Ceci dit, je trouve le choix de tuer Supes étrange. Premièrement, on n’a qu’un seul film avec ce personnage et cet acteur. Un plutôt moyen en plus. L’impact émotionnel est vraiment réduit par rapport au comics ou par rapport au même événement à la fin d’une trilogie. J’aurais pu accepter cette mort si et seulement si on n’avait pas eu le dernier plan foireux. Une mort permanente, au moins pour toute la durée du premier film Justice League, là il y aurait des bollocks. Le désaveu de la Warner autour du personnage de Superman est vraiment palpable, contrairement à ce qui se passe autour de Batman (ce qui explique 1/ le montage ciné centré sur Batfleck, 2/ ce même Batfleck devenant producteur exécutif du DCMU et la volonté de mettre en avant l’univers Batmanesque). Cela dit en passant, Batfleck est convaincant. Pour Luthor, c’est plus particulier et il faut oublier la version papier. Mais il reste que pas mal d’acteurs semblent plus cachetonner qu’autre chose (Amy Adams, Jeremy Irons…)

Tout n’est pas à jeter non plus hein ! Mais sur trois heures, on garde plus volontiers tout ce qui ne va pas parce que c’est énervant de voir des trucs idiots… Mais si on réfléchit bien, au milieu du DC Movie Universe, ce film risque fort d’être à l’image des apparitions de Cyborg ou d’Aquaman : anecdotique.

Un film entier là-dessus aurait été sûrement mieux, plus dans le thème BvS et un vrai boot à la Justice League grâce à Flash… Je dis ça, je dis plus rien parce que ça m’énerve !

BvS partait d’un bon sentiment mais se perd dès le départ à cause de son scénario pré-Justice League plaqué sur un méta-concept idiot racoleur : « ouais, on va faire de la bagarre entre Superman et Batman ». Alors que c’est prouvé, des scientifiques ont fait des recherches, le gagnant, c’est toujours Superman. Le scénario se perd en facilités tout au long du film sous le couvert de préparer les films à venir et de faire des jolis plans. Je me suis globalement ennuyé, c’était plaisant à voir mais ça ne laissera pas un trace indélébile dans ma mémoire.

Suicide Squad reste la dernière cartouche de DC pour le fanboy que je suis de sauver son univers au cinéma de l’indifférence. Sinon, il faut se rendre à l’évidence, DC avec des images qui bougent, c’est du côté des dessins animés qu’il faut regarder. Point barre.

Je vais céder à la mode des bilans de fin d’année pour palier le manque relatif de chroniques culturelles durant le deuxième semestre. Concentrons-nous donc sur les séries télé de cette année (même si techniquement, on est en milieu de la saison US et des séries ont encore 4 ou 5 mois pour rattraper le niveau ou alors carrément s’enfoncer dans la médiocrité). C’est sélectif car on ne peut être exhaustif dans ce genre de cas : l’article se concentrera donc plus particulièrement sur mes nouveautés et mes séries qui ont atteint un tournant historique, dont les conclusions.

The Michael J. Fox Show : Affiche

Cette année aura marqué le retour d’anciennes gloires ou de star au potentiel sympathie indéniable. Michael J. Fox est revenu au petit écran pour essayer de renouer avec le succès (époque Spin City) avec une création fortement inspirée de sa vie: The Michael J. Fox Show. Il y est largement question de la maladie de Parkinson, d’une famille nombreuse et unie et du retour professionnel d’une star. Honnêtement, on a là affaire à une petite sit-com sympathique, pas extraordinaire mais toujours agréable à regarder.

Affiche

L’autre retour marquant aura été celui de Robin Williams et Sarah Michelle Gellar dans la sitcom The Crazy Ones, dont l’intérêt vaut surtout pour les pitreries de Williams et la présence rafraîchisante de Gellar après cette série catastrophique où elle tenait le double rôle titre, Ringer. De même que pour la précédente, le rythme de croisière est assuré par des lead-in puissants (le désormais indétronable The Big Bang Theory, et dans une très moindre mesure Two and a half men) mais n’assure en rien une deuxième saison.

A côté de ses 2 rouleaux compresseurs, Chuck Lorre a aussi présenté cette année Mom, avec Anna Farris. Sitcom qui m’a laissé de marbre et dont je n’ai pas réussi à aller plus loin que le premier épisode, et qui aura sûrement du mal à passer la première saison.

L’ultime tour de piste de How I met your mother est une torture sans nom: à trop tirer sur la corde du concept (on en avait déjà atteint les limites à la saison 6 ou 7), il est devenu pathétique et insupportable de suivre les aventures de Ted et ses amis qui ont perdu toutes leurs saveurs. Il est largement temps que cela s’arrête. Quant au spin-off How I met your father, inutile de dire qu’il faudra l’accueillir avec la prudence nécessaire et qu’on n’est pas à l’abri du néant créatif…

2013 est aussi l’année du départ définitif de la très géniale IT Crowd avec unique épisode pour la dernière saison. Episode pour le moins anecdotique et qui n’atteint même pas la cheville des trois premières saisons.

Autre déception, la quatrième saison de Community. Je n’en attendais rien après que le show-runner Dan Harmon fut viré comme un malpropre de la production, j’avais raison : c’était sans intérêt. Heureusement, son retour pour la cinquième saison augure du meilleur et j’espère que la série retournera à ses racines déjantées.

Toujours au rayon déception, Doctor Who. Je n’ai jamais caché mon amour pour la série et ma déception au changement Tennant-Smith. En fait, pour être exact, la déception ne vient pas tant de Matt Smith qui campe un Doctor fort appréciable mais plutôt du show-runner Steven Moffat et de la façon trop distanciée dont il a choisi d’aborder la série. Il clame que c’est par le spectre de ses compagnons qu’il écrit la série ; certes, mais on s’en retrouve presque à manquer d’empathie pour le personnage principal et le choix de multiplier les siècles qui s’écoulent pour le Time Lord n’aide en rien. L’ajout de Clara est certes appréciable mais elle manque d’une caractérisation claire pour – encore une fois – s’y attacher (et pourtant, j’ai très envie de m’attacher à Jenna Louise Coleman !). Qui plus est, le choix des intrigues est parfois trop haut perché pour qu’on puisse réellement s’y investir (j’en veux pour preuve les deux derniers épisodes en date avec l’anniversaire des 50 ans et un ennemi pour le moins obscur et le spécial Noël et la multiplication inutile des ennemis). Bref, je me suis particulièrement ennuyé et j’ai hâte que Moffat lâche les reines (autant que j’ai hâte de voir Peter Capaldi en action). Je ne retiendrai que l’épisode anniversaire et les adieux poignants du 11ième Doctor pour cette année 2013.

Almost Human : Affiche

Restons dans la Science-Fiction avec un cop-show différent des sempiternels NCIS ou CSI : Almost Human. Les audiences ne sont pas fameuses (je me demande si ce n’est pas conditionné par l’effet J.J Abrams à la production et le public qui commence à s’en méfier…), mais pour une fois que l’on nous propose une série 100% SF non space-opera, on ne va pas faire la fine bouche ! D’autant plus que c’est avec Karl Urban (Dredd), Minka Kelly (Saturday Night Lights) et des androïdes ! J’espère une remontée dans les audiences car on a trop peu l’occasion de voir ce genre de shows ; et pour le coup, c’est nettement moins cheap que des Terra Nova côté FX et réalisation…

Dans le même thème, on remerciera Arte pour avoir diffusé Real Humans en début d’année…

Breaking Bad s’est terminé mais je n’ai pas encore eu l’occasion de voir la dernière saison (ce qui ne saurait tarder). Le spin-off en préparation, Better Caul Saul, me fait exactement le même effet que How I met your father

Arrow n’en fini pas de me surprendre. La qualité générale et les choix artistiques sont parfois discutables, mais j’accroche toujours. Si DC ne brille pas réellement par sa présence dans les salles obscures (même avec Man of Steel), force est de constater que la télévision lui réussit. On attend à présent la série dérivée sur Flash et la série Gotham pré-chevalier noir centré sur Gordon. On attend surtout que Cartoon Network nous remette des séries animées de qualité après la disparation tragique de Young Justice

Under The Dome : Affiche

La vraie purge de cette année 2013 toutes catégories confondus est l’ultra-buzzifiante Under The Dome. Malgré un concept assez intéressant (une petite bourgade isolée du reste du monde par un dôme mystérieux) et un livre de Stephen King pour support original, Brian K. Vaughan réussit le tour de force de proposer des personnages fades au possible (quand ils ne sont pas carrément clichés) et des situations particulièrement débiles. Ajoutons une réalisation des plus approximatives et nous avons LA série inbuvable par excellence, accumulant des audiences démentielles peu justifiées au regard du matériau et une inexplicable saison 2 pour une série au concept somme toute limité. (Pour moi, c’était à ranger avec Harper’s Island sur le concept, une mini-série en 12 épisode pour l’été, point barre !)

Si 2013 fut riche en séries loin de me retourner les chaussettes par leur créativité ou leur routine plan-plan (hein, Californication), il convient toutefois de présenter mes deux coups de coeur : Drifters et Orphan Black.

Drifters : Affiche

Drifters est une série comique comme seule les anglais savent en faire. On y suit le parcours de 3 filles un peu looseuses sur les bords qui essaient de jongler entre boulot et vie personnelle. C’est créé et porté par Jessica Knappett et cela vaut sérieusement le coup d’oeil pour ceux qui en ont raz la soupe des comédies « à la » Chuck Lorre. Comme toutes les séries anglaises, elle aura son goût de trop peu avec ses 6 épisodes pour la première saison.

Orphan Black : Affiche

Orphan Black est sans conteste LA surprise de cette année. Marginale et orpheline, Sarah est témoin du suicide d’une femme qui pourrait être sa jumelle. Pour des raisons financières, elle décide d’assumer sont identité et met le doigt dans un engrenage conspirationniste insoupçonnée à base de clonage humain. Tatiana Maslany est impressionnante dans les multiples rôles qu’elle assume, l’écriture mèle suspense, thriller et science-fiction dans un cocktail prenant qui vous force à bouffer les épisodes comme des dragibus. S’il n’y a qu’une nouvelle série que vous deviez regarder cette année, c’est incontestablement celle-ci ! Addiction garantie !

Young Justice: Invasion est la deuxième saison du show de la chaîne US Cartoon Network. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, j’avais déjà fait un article dithyrambique sur la première saison, il conviendrait de commencer par là si vous ne connaissez pas du tout la série et/ou l’univers.

En toute logique, la saison 2 se veut la suite de la saison 1. Le premier épisode commence de façon assez classique, avec une mission banale menée par Superboy et Miss Martian. Mais on va très vite réalisé qu’il s’est écoulé 5 ans entre les deux saisons ! 5 ans ! Et en 5 ans, il y a eu des nouvelles recrues, des morts, des changements de leader (Nightwing, ex-Robin remplace Aqualad), des trahisons (justement Aqualad qui est devenu méchant), des ruptures amoureuses (Superboy/Megan, qui est désormais avec Lagoon Boy)…

En d’autres termes : WOW! Dès le premier épisode !

Et puis… les choses se sont vite tassées pendant quelques épisodes. Avant de revenir à du WOW! à tous les épisodes, avec à chaque fois une révélation dans les dernières secondes.

Et puis, plus rien. Le vide de plusieurs semaines.

Quelques épisodes. Puis de nouveau une coupure de plusieurs semaines.

Pour ceux qui n’ont pas leur diplome de DClogie: Superboy et son nouveau « costume », Beast (résultant d’un épisode de la saison 1), Blue Beetle et Wonder Girl.

Comme l’année dernière, la programmation du show (et son suivi) fut un véritable bordel incompréhensible, segmentant encore plus le rythme pas toujours bien géré des épisodes. Parce qu’un épisode de Young Justice se déroule vite, très vite. Pour un type comme moi qui s’est farci littéralement 50 épisodes de combat entre San Goku et Freeza, des fois, Young Justice, on ajuste envie de lui demander de se détendre le slip et de prendre le temps de nous poser les situations, personnages et enjeux à différents termes. Certaines résolutions sont tout de même bien catapultées…

Si l’intrigue de la saison 2 fait suite aux évènements de la saison précédente, notamment vis-à-vis des magouilles de Vandal Savage et de The Light (sous-titrée invasion, vous vous doutez bien qu’on va avoir droit à une invasion de la Terre, et la Justice League est tenue éloignée pour une sombre histoire de tribunal galactique), on ne peut pas s’empêcher de lui trouver une certaine inconsistance. La faute au rythme bizarre, certes, mais surtout à l’overdose de Blue Beetle au mépris des autres personnages qui auraient mérité plus de place tout court, et dans leur intrigue personnelle. L’arrivée des autres nouveaux est anecdotique (le nouveau Robin, Batgirl, Wonder Girl…) et les vieux sont laissés de côté.

Humour décalé…

Nightwing et le poids de ses décisions auraient mérité un développement plus psychologique et Superboy aurait pu prendre des vacances tant il est absent de la saison ! Heureusement, on a du Roy Harper, du Lex Luthor, de la résistance, des twists imprévus… Il n’en reste pas moins vrai que la série à conserver son ton résolument adulte et que, moi comme à la première, j’ai – globalement – très apprécié cette saison autour de l’invasion extra-terrestre.

En comparaison de toutes les séries DC qu’on a pu avoir à la télévision, depuis Smallville aux Teen Titans, Young Justice se situe encore et toujours sur le dessus du panier. Oui, même avec ses épisodes aux animations si foirées qu’on parvient à peine à reconnaître les protagonistes ! L’amateur de l’univers à Terres multiples et ceux qui ont vu la saison précédente y trouveront toujours de quoi se satisfaire en dépit de mes remarques de type exigeant et pinailleur.

Malheureusement, à cause de cette diffusion anarchiste (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause du ton trop (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause de la trop grande césure avec la saison précédente (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience), à cause du parti-pris scénaristique faisant la part belle aux Beetles au détriment de l’équipe (qui se répercute fondamentalement sur les taux d’audience)… à cause de tout un tas de facteurs économiques (pas assez de vente de jouets…), le sort de la série pour une saison 3 est encore incertain à l’heure où j’écris ces lignes. L’annulation n’a pas officiellement été présentée comme ça a été le cas pour Green Lantern, diffusé dans le même créneau horaire.

Faudra apprécier Flash aussi, un des épisodes les plus intéressants

Au regard dernier épisode et des pistes ouvertes, j’espère sincèrement que nous aurons une bonne surprise dans les grilles de l’année prochaine suite à la mobilisation des fans (non, parce qu’une nouvelle série Batman et Teen Titans GO, ça me fait pas rêver…)

Malgré quelques défauts dans la gestion de son histoire globale qui la rendent moins passionnante que la saison 1, Young Justice: Invasion mérite que les fanboys (et fangirls) de DC prennent le temps de regarder ce petit bijou ! Les autres, je ne peux que vous poussez vers la saison 1 !

Pas de trailer, la plupart spoilent de trop ! Fouillez la toile à vos risques et périls ! Notons aussi que ceux qui voudront faire le lien entre les deux saisons devront se pencher sur le jeu vidéo Young Justice: Legacy (ils seront d’ailleurs invités à laisser un commentaire, puisque je n’ai nullement l’intention de m’y attarder!)

Justice League #1: Origin est le premier recueil des nouvelles aventures de la Justice League (fascicule 1 à 6), avec Geoff Johns au scénario et Jim Lee aux dessins.

Avant la Justice League, il n’y avait que des super-héros dans leur coin. Sous la menace de Darkseid, Green Lantern, Flash, Batman, Superman, Wonder Woman et Aquaman vont s’allier pour sauver la terre…

Le pitch est minimaliste, je vous l’accorde. En même temps, pour la première histoire du grand reboot DC, il valait mieux faire simple pour ne pas perdre des lecteurs « ancienne génération » et glaner un maximum de nouveaux portefeuilles ! Ce premier recueil se place 5 ans avant les premières aventures aventures de la grande refonte de l’univers DC (oui, on reboote et on fait des préquelles au reboot dans le reboot… quand je vous disais que les lecteurs DC devaient nécessairement être dotés d’une intelligence supérieure pour tout piger à ce qui se passe !). Faisant table rase du passé (ou presque, mais j’y reviendrais), ce Justice League a la lourde tâche de réintroduire les personnages phare de l’univers avec des bouts de leurs nouvelles origines, des bouts de leurs nouvelles psychologies et des bouts de nouvelles relations.

De fait, très honnêtement, l’histoire d’invasion extra-terrestres orchestrée par Darkseid, on s’en bat l’oreille. C’est pas très futé, très linéaire et franchement, pas le plus intéressant du livre. L’intrigue est menée tambours battants, quasiment sans pause dans les torgnolles distribuées entre deux super-héros ou entre un gentil et un vilain. En gros, c’est comme si vous lisiez un comic-book réalisé par Michael Bay, non par Michael Mann… Ca explose dans tous les sens ; on frappe avant, on discute après ; on démonte tout ce qui a plus de 4 membres sans distinctions et on s’exprime par onomatopées pour se faire comprendre (j’exagère un peu, mais c’est pour montrer que vous n’allez pas l’acheter pour la finesse de l’histoire). Au final, j’aurais à reprocher à Goeff Johns l’espèce de même naïveté que j’ai pu lire dans Les origines de Superman.

L’important dans cette préquelle, c’est la reprise de contact avec des personnages qu’on connaît mais qui ont changé ! L’équipe de base est déjà bien fournie, même si on note l’absence du Martian Manhunter. Revue d’effectifs :

  • Batman : A priori, c’est l’un des personnages qui a le moins été affecté par le reboot. La plupart de ces histoires d’avant sont conservées. Il est toujours sans pouvoir (ce qui lui vaut les railleries de ses nouveaux potes), il est toujours aussi taciturne et solitaire (je mets pas encore « psychopathe », mais c’est sûrement une question de temps…). Il y a tout de même une chose super surprenante au sujet de ce personnage… mais j’en dis pas plus pour ne pas spoiler.
  • Green Lantern : De tous, c’est normalement le personnage dont la continuité est directe par rapport à avant le reboot. Hal Jordan est un gros déconneur, le trublion du groupe qui fait des blagues et se la pète ! En gros, il est drôle et énervant à la fois, à l’image de ce film pourri (rassurez-vous, en papier, ça passe nettement mieux qu’avec Ryan Reynolds !).
  • Wonder Woman : J’ai bien aimé ce personnage. Elle vient tout juste de débarquer de son île, n’y connaît rien aux choses modernes (pas même aux ice creams…) et tout ce qu’elle aime, c’est taper sur des trucs. Le personnage est rigolo dans sa candeur et déboite au combat.
  • Flash : De base, je ne connais pas grand-chose à Flash. Mais visiblement, on garde le flic qui a eu un accident électrique et devient une pile électrique. Il est moins guignol que dans les dessins animés et se révèle au final très policier, tant dans sa façon d’agir que dans celle de penser.
  • Aquaman : Il n’a pas un rôle très important pour apparaître assez tard dans l’aventure, mais le peu qui a été dévoilé donne un aperçu assez intéressant du personnage. A noter que la série régulière d’Aquaman est aussi écrite par Geoff Johns et pourrait mériter de s’y attarder lors des prochains recueils.
  • Cyborg : Sauf dans le dernier dessin animé que j’ai chroniqué, normalement, Cyborg ne fait pas partie du line-up original. On découvre donc personnage finalement assez intéressant, notamment dans sa relation avec son père et son changement « physique » malgré lui. Une bonne surprise et un ajout intéressant pour la League (et puis un type qui touche sa bille en informatique, ça peut être utile…)
  • Superman : Bon, cela n’aura échappé à personne, Superman n’a plus son slip ! Sans aucun doute le plus gros changement polémique du reboot (ça et le pantalon de Wonder Woman… visez la hauteur du débat) ! Hormis cela, le personnage semble plus prétentieux qu’avant, plus sûr de lui et nettement plus téméraire. Honnêtement, j’attends de lire les premiers recueils pour mieux juger de la refonte du personnage.

L’équipe doit donc faire face à ses premiers conflits d’intérêts et de personnalités. L’ensemble est bien rendu, quoique qu’on note un côté tout de même bien adolescents dans le comportement des personnages. Parfois, on aurait l’impression de lire un truc de la Young Justice… C’est dire. Mais les interactions entre les super-héros sont bien trouvés, avec des répliques sympas, donc, on passe dessus. Les personnages sont aussi mis dans un monde qui découvre les super-héros et se méfie d’eux (euphémisme) ; ils doivent faire aussi faire à l’opinion publique qui ne verse pas spécialement de leur côté et mélange allègrement vilains extra-terrestres et gentils héros (tiens… encore comme dans la Young Justice…).

Jim Lee aux dessins fait du Jim Lee. C’est propre mais ultra-calibré mainstream, sans surprise, sans changement de style par rapport à ce qu’il avait fait sur Hush. Du Jim Lee quoi. On aime ou on aime pas, mais ça reste joli, très dynamique, et supporte le scénario comme il se doit.

J’ai choisi de les lire en anglais. Le recueil concerné est cartonné avec une jaquette, des couvertures alternatives, des crayonnés et des recherches de costumes à l’intérieur. Ce même tome est également sorti en français chez Urban Comics, mais je n’ai aucune idée de son contenu ou de la qualité de la traduction (commentaires bienvenus, merci).

Justice League fut un énorme carton au relaunch de l’univers DC (7 ou 8 ré-impressions déjà pour le premier fascicule). Ce premier recueil me semble réellement être un indispensable pour qui souhaite se lancer en douceur dans le (nouvel) univers DC. Un must !

Restez connectés, encore d’autres chroniques liées au reboot DC sont à venir sur ce blog !

Justice League: Doom est un long métrage animé de la Warner Bros DC Animation, écrit par Dwayne McDuffie et réalisé par Lauren Montgomery.

Vandal Savage a décidé de détruire le monde. Pas totalement, mais un peu quand même. Mais comme toujours, la Justice League va se mettre en travers de son chemin. Le mieux, c’est tout de même de les éliminer. Il va faire appel à des némésis habituelles de Batman, Superman, Wonderman, Green Lantern, Martian Manhunter et The Flash pour mettre son plan à exécution. Le pire, c’est qu’il y arrive !

Justice League: Doom s’inspire très largement du comic-book de Mark Waid, Tower of Babel, pour son scénario. Le but de Tower of Babel, c’était de montrer une nouvelle facette du personnage de Batman qui s’était monté des plans diaboliques pour neutraliser les membres de la Justice au cas où ils deviendraient incontrôlables. Les plans en question sont volés par les vilains de service ; et vous savez quoi, les plans de Batman, ils sont super efficaces !

Une bonne partie du film consiste donc à appréhender la neutralisation des membres de la Justice League avant qu’ils ne réalisent réellement ce qui se passe et s’en aillent pour de bon botter les fesses de Vandal Savage. Le film s’en retrouve donc assez dense, sans réel temps mort et forcément et indirectement centré sur le personnage de Batman. Il confirme ce que j’ai toujours pensé : Batman est un gros paranoïaque névrosé qui aurait besoin d’une grosse psychothérapie. Je n’ai pas lu le comic en question (ai-je besoin de rappeler que DC est le vrai parent pauvre des traductions et parutions françaises…) mais il avait eu à l’époque certaines répercutions non négligeables sur l’univers DC, notamment avec… Hahaha, non, je ne peux pas le dire au risque de vous spoiler le film !

Pour qui n’est pas familier de l’univers DC, inutile de dire qu’il va être délicat de se plonger dans le film tant les allusions sont nombreuses au passé des personnages. Si Bane et la mort des parents Wayne pourraient passer pour de la culture générale, savoir qui sont Sapphire, Metallo ou même Cyborg, pourquoi les martiens sont sensibles au feu, etc. relève d’un niveau de connaissance un peu plus poussé. Cela n’enlève rien à la qualité intrinsèque du film ni au fait qu’on passe un excellent moment en le regardant.

Pour les fans hardcore, on pourra se demander pourquoi Aquaman est absent de l’équipe (qui semble suffisamment proche en taille et membre de la composition originale…)

L’animation reste dans les standards de qualité imposés par l’équipe DC Animation. A noter que le chara-design se rapproche de celui utilisé dans Crisis on Two Earths mais que l’un n’est pas la suite de l’autre. La réalisatrice n’en est plus à ses coups d’essai et le scénariste signe malheureusement son dernier scénario avant son décès. Personnellement, je n’aurais pas craché sur 20 minutes de film en plus pour mieux explorer les conséquences des plans de Batman sur la psyché de chacun des membres de la League…

Au niveau du doublage, plusieurs acteurs habitués des séries animées DC reprennent leur rôle respectifs (Tim Daly en Superman, Kevin Conroy en Batman…). Nathan Fillion rempile pour le personnage de Green Lantern (Knight of Emerald). Justice League: Doom fait aussi appel à des références de l’univers geek avec Alexis Denisof (Buffy/Angel) et Michael Rosenbaum (Smallville).

Justice League: Doom est un super film d’animation estampillé DC, qui ravira tous les amateurs de l’univers et des membres de la Justice League. Il existe une vraie tension, au sein de l’équipe et dans le souffle épique qui grandit tout au long du film. Je recommande chaudement (Castle-approved!)