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Liberal Arts : affiche

Liberal Arts est un film produit, écrit et joué par Ted Mosby Josh Radnor (How I Met Your Mother), également avec Richard Jenkins (Jack Reacher) et Elizabeth Oslen (Martha Marcy May Marlene). Surtout avec Elizabeth Olsen d’ailleurs.

Un trentenaire paumé dans sa vie se rend dans son ancienne université pour rendre hommage un professeur qui part à la retraite. Là, il va rencontrer Zibby, une étudiante pétillante de 19 ans, qui 1. ne le laissera pas indifférent et 2. va augmenter le caractère paumé de sa vie.

Si Jason Segel a déjà montré qu’il avait une vie en dehors de How I Met Your Mother (ici ou et , par exemple), je me demandais ce que devenait le protagoniste présumé en dehors de la série. Car non seulement le show devient pathétique d’année en année (bonne nouvelle, la neuvième saison sera la dernière ! ENFIN ! J’espère qu’on verra la mother dans la 8…), mais en plus j’avais l’impression qu’elle vampirisait Josh Radnor au point qu’il ne fasse plus rien tandis que ces collègues allaient voir de plus verts pâturages.

Liberal Arts : photo Josh Radnor

En voilà un bien vert, de pâturage…

C’est donc la raison pour laquelle je me suis d’abord intéressé à ce Liberal Arts. Ensuite, j’ai regardé la bande annonce. Et je me suis dit :

  1. Ca fait penser à Garden State… J’adore Garden State !

  2. Oh aller, un comédie romantique de plus ou de moins…

  3. Elle est vachement bien foutue cette bande annonce… C’est louche…

  4. Elle est vachement bien foutue cette blonde… C’est qui ?

En gros, à la fin du trailer, j’en avais plus rien à faire de la carrière et des talents de Josh Radnor, tout ce que je voulais voir, c’était cette jeune demoiselle. Oui, je tombe amoureux d’actrices de cinéma toutes les semaines si je veux !

Elizabeth Olsen est la soeur des jumelles Olsen, désormais plus habituées à la rubrique anorexie des tabloids qu’aux critiques de magazines cinoch. En dehors du fait qu’elle est particulièrement mignonne, il faut bien reconnaître qu’elle porte littéralement le film avec sa candeur et son sourire. Une véritable découverte et une heure trente de plaisir rétinien. En plus, elle joue vraiment bien, ce qui ne gâche vraiment rien.

Liberal Arts : photo Elizabeth Olsen

On retrouve également un Richard Jenkins impeccable, un Zac Efron à contre courant et un Josh Radnor à l’image de son personnage dans cette interminable série, fade (à croire que c’est sa seule palette). Sérieusement, le film aurait pu commencer par :

Les enfants, vous vous souvenez quand en 2012, j’avais laissé Lily et Marshall pour retourner voir un ancien professeur d’université…

Le syndrome du trentenaire dépressif mais amoureux frôle la caricature et m’a sincèrement plus énervé qu’autre chose. L’amour avec 15 ans d’écart, c’est un sujet qu’on voit tout de même régulièrement dans les films, a fortiori les comédies romantiques. Au hasard : La plus belle des victoires ou Dirty Dancing (qui, pour le coup, lorgne carrément du côté du détournement de mineur… et ça personne n’en parle). Difficile de faire du neuf avec du vieux. Alors l’astuce de l’acteur-scénariste est de balancer de la haute culture pour masquer le vide autour de la romance et de ses rebondissements : et vas-y que je te parle musique classique, et voilà que je te cite des grands auteurs littéraires, et donne-moi de la critique gratuite de Twilight

Le scénario est vraiment mou, se touche la nouille avec pédance, manque d’une intrigue solide, de sous-intrigues, d’un antagoniste même cliché comme le père de la jeune femme (non, parce que la conscience du héros ne compte pas) et ne va au plus profond des vagues enjeux soulevés (notamment sur l’âge). On a vraiment l’impression que le film sert juste de madeleine de Proust et de thérapie contre la peur de vieillir à Radnor. Dommage…

Et puis c’est quoi cette idée de prendre le spectateur à contre-pied à la fin ! Non seulement ça dégomme le rythme, mais en plus c’est frustrant !

SPOILER : Sérieusement, les mecs, cette fille se jette littéralement dans vos bras ; y en a-t-il un qui, sain d’esprit, repousserait ses avances et refuserait de passer le reste de sa vie avec elle ?

Concluons en disant que Liberal Arts est un film nombriliste qui ne mérite clairement pas les éloges faites dans la bande annonce, surtout comparé un Garden State. Reste Elizabeth Olsen, rafraîchissante et parfaite, qui sauve le film de l’ennui profond. Une actrice définitivement à suivre.