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The Hunger Games est un film adapté du roman éponyme de Suzanne Collins, écrit et réalisé par Gary Ross (Pleasantville), avec Jennifer Lawrence (Le complex du castor), Josh Hutcherson (Zathura), Liam Hemsworth (Triangle), Woody Harrelson (Friends with benefits), Stanley Tucci (Julie & Julia) et Elizabeth Banks (Definitely, Maybe) (Oui, je mets plein d’acteurs pour mettre plein de rétroliens pour que vous alliez lire d’autres chroniques écrites avec amour et un peu de bile. Honnêtment, je ne sais même plus où elle apparaît Banks…)

Dans le futur, on force des jeunes éphèbes à s’entretuer pour une raison qui, finalement, m’échappe. Il paraît que c’est une espèce de devoir de mémoire pour rappeler à la plèbe qu’on se rebelle contre le Capitole sans s’en prendre une en aller retour. Admettons… Bref, c’est littéralement sans importance. Au début, Katniss se retrouve à participer à ces jeux télévisés. Au milieu, elle s’entraîne et dort dans des arbres. A la fin, elle gagne.

Voilà, voilà.

A l’origine, The Hunger Games est un roman pour adolescent à succès. Pas du Twilight-succès mais du succès tout de même. Autant dire que j’ai jamais eu l’occasion de poser mes yeux dessus et que ça m’intéresse pas des masses (même si j’ai prévu d’écrire un livre du genre si un jour je réussis à placer Lithium Breed, par exemple). Le film n’avait pas de raison de m’intéresser non plus. Mais comme Twilight, je suis curieux, alors je regarde. Et puis, l’air de rien, dans les arguments positifs que tout le monde met en avant, j’entends « c’est comme Battle Royale« .

Oui, mais non. Mettre des jeunes en lieu clos avec pour unique règle celle d’Highlander ne suffit pas à dire « c’est comme Battle Royale« . Pour être plus juste, il faudrait dire « c’est comme le mythe de Thésée… en moins bien ». Amateur du chef-d’oeuvre de Kinji Fukasaku, passez votre chemin, vous serez déçu. Limite, retournez voir Battle Royale 2 et vous n’aurez toujours pas l’impression de perdre votre temps (et là, j’ai un peu tout dit…).

Le scénario du film – donc du livre puisque visiblement Suzanne Collins a aussi gonflé son compte en banque en y participant – se base sur une dystopie avec des districts spécialisés (agriculture, minier, etc) qui se son visiblement rebellé contre un dictateur et depuis il y a les fameux jeux où le Capitole demande des jeunes vierges à sacrifier au minotaure. Les vierges, on doit les avoir puisque le Capitole ne demande que des ados inexpérimentés en tribut ; le minotaure, c’est l’audience télévisuelle. Genre « je dénonce en même temps la télé-réalité dans mon script trop innovateur ».

Katniss est une jeune fille rebelle, elle a l’air grave amoureuse d’un bogoss du village, elle sait déjà tirer à l’arc et survivre en forêt. Gros avantage pour l’histoire. Sauf que c’est sa soeur qui est choisie. Katniss décide d’y aller à sa place (en même temps sa soeur à 10 ans ou presque). Evidemment, ça fait tout un pataquès. Le bogoss pourrait aussi dire j’y vais aussi, histoire d’avoir une vraie tension dramatique, mais non. Le hasard décidera que c’est l’amoureux secret de Katniss qui l’accompagnera, Peeta…

Katniss va être une espèce de grosse asociale antipathique les trois quarts du film. Jennifer Laurence et son charisme d’huître névralgique n’aideront en rien à s’attirer la sympathie du spectateur moyen (moi, en l’occurence). Peeta est aussi intéressant qu’une moule sur son rocher avec son jeu tout en subtilité. On pourrait donc croire qu’il se produirait une alchimie entre les deux fruits de mer. Et bien non ! Et, c’est peut-être le seul truc assez bien foutu du film, à savoir comme des jeunes qui ne s’aiment pas vont faire un peu semblant pour s’attirer les faveurs du public. En gros, même les fleurs bleues seront déçus.

Bref… Revenons-en à Katniss ! Elle est choisie, amenée à la Capitale, rencontre les autres tributs, rencontre un mentor alcoolo (mais c’est Harrelson, donc c’est cool) et Lenny Kravitz en designer de mode qui lui fait des robes qui s’enflamme. Ca sert à rien, c’est moche à l’écran mais comme visiblement tout le monde dans ce futur à des goûts de chiotte en matière de mode, ça passe. Ensuite, elle s’entraîne.

Elle s’entraîne, oui oui. Le Capitole réclame des vierges et il passe deux semaines à les nourrir, loger, blanchir et entraîner en vue du spectacle. Sachant que la moitié des participants mourront dans les 3 premières minutes de jeu, le Capitole n’a visiblement pas la notion de l’argent pour son budget d’état. Et puis, pour le spectacle, c’est nul ! Tout l’intérêt de Battle Royale, c’était de mettre 30 collégiens qui ne savait pas se battre du tout, avec un collier explosif autour du coup, devant un fait accompli : tue ou meurt, mais décide-toi dans la seconde !

Commence donc le jeu. C’est une boucherie au début et puis des ados se regroupent pour traquer les plus faibles… Je suis pas sûr qu’on leur ait expliqué les règles à eux… Katniss va avoir des relations fusionnelles avec des arbres, se lier d’amitié avec d’autres… Mais naïvement, pas comme l’autre film que je n’arrête pas de citer. En d’autres termes, on n’a jamais l’impression que les ados vont mourir.

C’est à ce moment-là que les règles changent et que finalement, c’est deux vainqueurs du même district qui pourraient gagner. Comme par hasard. Ce qui rappelle que le Capitole a tous les pouvoirs et que la télévision fait un peu ce qu’elle veut. On apprend aussi que la technologie du Capitole est capable de modifier l’environnement du jeu comme elle veut, apparition de boule de feu et de gros chiens baveux en sus. Avec ce genre de technologie, je suis pas persuadé que le Capitole ait réellement besoin de jeux complètement artificiels  pour appuyer sa supériorité militaire ou économique sur les autres districts… M’enfin, on est plus à ça près, hein.

Je vous passe les détails du massacre. C’est très inintéressant et globalement très mou du genou. La tension dramatique reviendra quand Peeta et Katniss se retrouveront. Peeta sera blessé gravement et ne pourra plus bouger. Une personne logique se dirait :

Mmmh, j’ai retrouvé mon copain d’infortune et on peut gagner ensemble. Tout ce que j’ai à faire, c’est le planquer dans un coin et aller buter de loin, à l’arc tous les autres. Ce devrait être facile, j’ai montré dans le début du film que j’étais une brute à l’arc. C’est l’histoire d’une demi-journée si je me débrouille bien. En plus, ils sont que 4.

Katniss se dit :

Je vais sauver Peeta, écouter les conseils de mon mentor, embrasser Peeta pour faire croire que j’ai des sentiments pour lui alors que j’en ai rien à branler, rester planquée dans ma grotte avec lui en attendant que les spectateurs s’ennuient et que le réalisateur corse le jeu avec des chiens enragés. Ce ne seront que des chiens après tout, ils pourraient créer des dragons, mais non, avec des clébards, on aura encore une chance de s’en sortir, même avec un Peeta boiteux. Tout est sous contrôle. Et puis j’en ai marre de me pieuter dans les arbres.

Arrivent donc les chiens magiques… Et le vaisseau qui ramènera le vainqueur. Non parce que c’est bien joli cette télé-réalité, mais il faudrait pas que ça dure 10 semaines non plus. Le grand vilain va mourir comme un abruti alors qu’il est déjà sur le vaisseau et qu’il doit juste se débrouiller pour que l’huître altruiste et la moule boiteuse se fasse bouffer par des chiens…

Oui, Woody Harrelson regarde aussi The Hunger Games…

Restent Peeta et Katniss. Les règles changent encore, plus qu’un seul vainqueur maintenant. Super ! On s’y attendait pas du tout, n’est-ce pas ? Katniss décide de se suicider avec Peeta en mangeant des baies mortelles délicatement introduites dans le script 10 minutes plus tôt. Les règles changent encore et les deux gagnent… Sérieusement… Je n’invente rien.

Fin du film. Félicitations, vous avez perdu 2 heures de votre vie !

Vous aurez compris que le scénario est une suite de ficelles grossières et de collages artificiels pour mettre une adolescente dans des situations qui semblent cools sur le papier mais qui se révèlent au final particulières chiantes et idiotes ! Si les personnages avaient un tant soit peu de jugeotes, il agirait comme dans Battle Royale., mais là, ils préfèrent dormir dans des arbres et faire du camouflage à base de décorations de gâteaux (sic). Les jeunes acteurs semblent constamment figés dans une catalepsie faciale et la réalisation est molle. En plus, la direction artistique est vraiment moche.

J’en rajoute une couche ou vous avez compris ?

Et parce que les bandes annonces, c’est que du marketing et que parfois, ce serait bien de dire la vérité :

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Definitely, maybe est un film écrit et réalisé par Adam Brooks (La plus belle victoire) avec Ryan Reynolds (The Proposal), Elizabeth Banks (Spider-man 1, 2 & 3), Isla Fisher (Confessions d’une accro au shopping), Rachel Weisz (The Fountain), Abigail Breslin (Little Miss Sunshine) et Kevin Kline (French Kiss)

Will Hayes est un papa trentenaire new-yorkais en instance de divorce. Un jour, sa fille lui demande comment il a rencontré sa mère et la vie qu’il avait avant d’être marié. Will s’exécute et lui raconte – en changeant quelques détails et les noms pour corser la difficulté de la devinette – son arrivée à New York, sa vie de presque politicien durant la campagne de Bill Clinton et comment 3 filles ont marqué sa vie pré-mariage : Emily l’amour de lycée, Summer la journaliste ambitieuse et April la meilleure amie confidente.

Bon, si vous avez des bases de romcom, vous savez à peu près le film avant de l’avoir vu. A quelques détails près, il faut bien faire attention à tous les mots du pitch pour ne pas se faire piégé.

L’avantage de Definetely, maybe, c’est d’offrir une variation autour d’une structure particulièrement usée jusqu’à la corde. Le film est donc monté sur un flashback de plusieurs années pour explorer la vie de Will et ses rebondissements amoureux jusqu’à ce que sa fille trouve qui est la mère (cherchez pas, aucune chance que vous trouviez de la même façon qu’elle, il ne vous reste que votre intuition et tous les films précédents que vous avez ingurgités pour deviner).

La narration en voix-off (un truc absolument détestable si c’est mal foutu) fonctionne à peu près dès lors que Will commence à raconter sa vie. Du coup, quand le film commence en voix-off sans raison particulière, vous avez peur pour les deux heures de votre vie qui viennent ; mais bon, il ne faut pas se fier à ça car le film tient globalement la route et on passe un moment plaisant. Essentiellement pour les interventions de sa fille pendant qu’il raconte l’histoire (arrêts sur image, commentaires…), de mon point de vue, cet élément comique n’a pas été assez exploité.

L’histoire dans sa globalité reste classique, avec des petites surprises ici ou là. C’est surtout intéressant de placer l’intrigue dans les années 90 et faire de Will un fervent admirateur de Bill Clinton. Sa vie sera un peu à l’image de celle du président avec ses hauts et ses bas (enfin, ceux de Monica…). Ca permet aussi de mettre un accent sur l’ambiance de l’époque où des jeunes plein d’ambitions montaient à New-York dans l’espoir de vivre le rêve américain et sur de la pop-culture (Nirvana). New-York tiendra une grosse place dans l’histoire et le film fait aussi office de carte postale pour les amateurs.

Niveau casting, on a sortit le grand jeu : Ryan Reynolds (je vais finir par me faire toute sa filmo ! Hormis Green Lantern, elle est pas si nulle que ça…) n’est pas insupportable et a le bon goût de garder sa chemise, Isla Fisher est toute mimi, Abigail Breslin surfe sur sa vague amorcée par Little Miss Sunshine, Kevin Kline est trop peu présent à l’écran malheureusement, Elizabeth Banks est transparente et Rachel Weisz ambiguë. En gros, ça tient la route et chacun remplit sa feuille de route.

Adam Brooks signe une réalisation assez amusante avec des petits plans et insertions bien foutues. La bande son est signée Clint Mansell (oui, j’ai été surpris aussi en voyant le nom).

Definetely, maybe fait partie de ses petites comédies romantiques un peu rafraîchissantes qui vous changeront de votre quotidien. Une bonne surprise, pas un indispensable certes, mais les amateurs du genre en auront pour leur argent.