Articles Tagués ‘Disney’

Dans l’épisode précédent…

On est toujours le mercredi, il est 18 heures et si je fais le bilan j’ai que dalle comme piste ! Au mieux, j’ai un plan B avec mon slasher. Je regarde des écrans d’ordinateurs devant moi ; me vue ne me permet pas de lire quoi que ce soit, mais j’ai l’impression de déjà voir des textes ressemblant déjà à des continuités dialogues ! Ma voisine (dont la photo sur le livre du Festival ressemble un peu à Zooey Dechanel) tapote frénétiquement sur son Macbook, ce qui n’est pas pour me rassurer sans pour autant me faire stresser.

Pour résumer, j’ai des idées moisies et un slasher en mode copier-coller de canons du genre. Nouvelle feuille blanche, stylo et crayon : session brainstorming. Je cherche 1. l’originalité et 2. un truc qui me ferait plaisir à écrire. Les premiers mots que j’écris sont Groundhog Day (Un Jour sans Fin). Me demandez pas pourquoi. Je suis le flot d’idées, mais cette idée de « reboot » dans un court pour explorer le résultat de divers cadeaux anonymes me plait. « Anniversaire », c’est pas très original, mais avec on a la fête et le cadeau. Toujours en suivant le flot des idées, je reprends des idées d’avant : une jeune fille, 16 ans. J’ai en tête une salle de bal victorienne, des costumes d’époque. Dans mon feed Facebook, je vois défiler un truc sur des princesses Disney, traitées de façon réaliste (blanche-neige avec des mioches tandis que le prince est devant la télé, Pocahontas seule avec ses chats, Cendrillon qui picole dans un bar…). Derrière moi, les marathoniens Musique planchent sur un court-métrage muet de Cendrillon…

J’ai soudain envie d’écrire l’anniversaire d’une princesse et de la façon dont le cadeau qu’elle reçoit fait voler en éclats le vernis propret dont toutes les princesses Disney sont affublées. Je vois déjà des bouts de dialogues bien trash. Mon choix se porte très vite sur la Belle au Bois Dormant, car il y a des cadeaux qui lui sont faits, grâce au fées-marraine. A mesure que ça avance, j’ai envie de mettre une deuxième lecture sur le féminisme. C’est un sujet tendu et dans l’air du temps, j’en ai conscience mais bon, mieux vaut avoir trop de matériel que pas assez.

Je travaille en regardant des images de princesses et en écoutant des musiques de princesse. Je pense que derrière moi, en jetant des œillades sur mon écran, certains ont dû hausser des sourcils. 

C’est plus la peine d’aller plus loin. Je me marre déjà tout seul dans mon coin en mettant bout à bout mes idées. Même trafic que sur la précédente idée, je me lance sur l’écriture d’un synopsis complet afin de bien cerner les personnages et surtout avoir la fin. Car pour ce court scénario comme pour n’importe lequel de mes projets de roman, je ne commence rien si je n’ai pas la fin et une idée d’où je vais. Chacun sa méthode, mais partir à l’aventure est la meilleure façon de finir dans le mur.

Voici mon document de travail, fautes d’orthographe comprises :

C’est le seizieme anniversaire d’Aurore. Une fastueuse réception est organisée dans le palais du roi à cette occasion. La salle de bal est richement décorée et toute l’aristocratie s’est pressé à cet événement. Les prétendants sont nombreux pour ravir le coeur de la jeune femme. L’ambiance est assez collé-montée. Un buffet a très certainement été servi avant le bal, il ne reste que le dessert à faire servir et les cadeaux à déballer. Une montagne de cadeaux.

Commencer sur deux invités qui discutent sur les événements tout juste passés (somptueux repas, délicatesse de la princesse, épousailles futures, notes sur les cadeaux…). Sur ces entrefaites, arrive la princesse, affublée d’une nouvelle robe de bal sombre, elle passe auprès des convives et doit faire une excellente impression (polie, bien éduquée, retenue)

Le roi prend la parole devant l’assemblée, fait un discours remerciant l’assemblée et propose qu’on débute la cérémonie d’ouverture des cadeaux. Elle en prend un, lit le nom sur l’étiquette, fait une révérence vers les concernés et ouvre le cadeau pour découvrir une écharpe en vison. Elle laisse éclater sa joie avec retenue, remercie encore d’une révérence les donateurs.

Elle prend un autre cadeau, de la part de Prince Eric. Un jouvenceau fier et déterminé, très « royal-material ». Elle lui fait la révérence de remerciements, ouvre et découvre une rivière de diamants. Elle feint une excitation surprise et le remercie.

Troisième cadeau. Pas de nom sur la carte, juste un M. Elle demande à la cantonade qui est le généreux donateur. Personne ne se manifeste. Elle ouvre la boite et découvre une carte qui dit « Pour ton seizième printemps, reçois le don de l’esprit libre ». Personne ne comprend.

Elle prend un quatrième cadeau, lit l’étiquette et ouvre le cadeau. Sa mère paniquée, se gratte la gorge très fort. « Quoi ? » demande Aurore. La mère penche la tête dans un signe désigne fortement le couple responsable du cadeau. « Ah ! » Elle fait une révérence à la va-vite et ouvre le cadeau vite pour découvrir des pantoufles de vair. « Super ! Encore un animal mort ! »

Le père manque de s’étouffer. Et propose aussitôt de faire une pause pour une petite valse. Il claque des doigts et un orchestre symphonique balance une valse. Le Prince Eric s’avance aussitôt pour inviter Aurore à danser.

Il commence à valser, il lui fait un compliment. Sans réponse. Un nouveau. Toujours rien. Il commence à être embarrassé et parle du cadeau qu’il a fait. « Franchement, je suis princesse, je baigne dans le luxe depuis que je suis gosse, j’en ai un peu rien à carrer de tes cailloux. » « Il est comment le Prince Philippe ? Je suis sûr qu’il est du genre à buter des dragons pour faire mouiller les duchesses ? » Le prince Eric est perplexe. Et enchaine « j’espérais avoir l’occasion de discuter avec votre père et lui demander votre main »

Elle arrête la danse et commence à faire une scène. Tout le monde s’arrête de danser et regarde. « Ma main ? Mais j’ai 16 ans ! j’ai pas envie de me marier. J’espère voir un peu de bites avant de pouvoir choisir celle que je vais voir tous les jours. » référence lesbienne. Quelqu’un s’évanouit. « Mais c’est la tradition, de se fiancer à 16 ans ». « La tradition, ça fait des générations de coincés qui finissent par s’envoyer en l’air avec la bonne ou s’amuser avec le bouffon… »

Travelling et on découvre trois petites fées, prêt de la table du buffet.

  • La gothique : fume, esprit rebelle, probablement lesbienne, gros maquillage, robe noire, collants troués, cash
  • La grosse : vierge, fleur bleue, mange tout le temps, cruche, ingénue, robe rose
  • La modérée : plus vieille que les autres, Fée Marraine formatrice, robe bleu

« Super, t’es fière de toi ? C’est quoi ce cadeau l’esprit libre ? »

« Quoi ça se passe plutôt bien ? »

On a bien fait de choisir les 16 ans pour faire les dons de l’enfance. Au berceau, on se rend moins compte des conséquences… Et puis à la naissance on fait des dons à la con, genre une voix mélodieuse.

« Bon, qu’est-ce qu’on fait ? On recommence alors ? » « Evidemment qu’on recommence, t’as vu le désastre ! » Plan sur la piste de bal : le roi et la reine s’engueule, des femmes sont évanouies, Aurore roule une galoche à une jeune femme dans l’assistance qui ne sait pas comment réagir

Retour au départ, à la cérémonie d’ouverture. On récupère à celui du prince Eric. Même routine.

Quatrième cadeau, même routine aussi. « T’as pas signé la carte non plus. M. Pour marraine. Ouais, vu le désastre, on fait surement bien de rester discrètes

« Pour ton seizième printemps, je te fais don de la fécondité. »

« C’est quoi cette robe ? » « j’aimais pas la couleur, c’est mieux comme ça, non ? »

Aurore arrête d’elle-même la cérémonie pour se faire inviter à danser par le prince Eric. Elle est assez entreprenante, notamment sur les projets d’avenir. La mention des douze chiards refroidit immédiatement le prince Eric qui l’envoie vers Philippe. « Vous aimez les enfants ? »

Vertu: Charité, Justice, Espérance, Prudence, Courage, Modestie

faible, inutile et incapable

« Je lui donnerai le gout de la cuisine, mais il y a déjà une armée de cuisiniers au château. » « Et puis, c’est pas du tout rétrograde… »

Cliché de la demoiselle en détresse

Privation d’autonomie

  • Noir: « Désormais, le royaume sera un matriarcat, Justice
  • Rose : Elle chante faux pour un rien, sous le regard ahuri des convives
  • Noir : « écoutez-moi bien bande d’enfoirés, le premier pénis qui s’approche de moi » sur la table avec une épée piquée au mur, facon Pulp Fiction « c’était quoi que t’avais donné » « Le courage, j’ai ptête forcer la dose » « D’autant plus qu’elle sait pas se battre, elle va se faire massacrer au premier bandit sur la route »
  • Rose ou noir qui fait des efforts : le petit chien qui est dans la boite lui parle, rendant Aurore hystérique
  • Verte : elle vole complètement paniquée, intervention de Clochette
  • Rose : le sens des responsabilités, elle se met à faire le ménage et récurer le sol de la salle de bal
  • Noir : le sens de l’humour, Aurore raconte une blague salace
  • Noir : une citrouille « Mais ça veut rien dire ! » « J’me comprends »

Bleu intervient et pense que ça a assez duré, elles sont clairement à court d’idée n’ont pas le potentiel pour être une fée marraine. C’est leur dernière chance de faire quelque chose de bien, de faire un don à la princesse aurore qui lui sera utile pour le reste de sa vie.

– On a qu’à lui demander directement ce qu’elle veut.

– L’important n’est pas ce que l’on veut, mais ce dont on a besoin.

– Mais elle a besoin de rien, elle pète dans la soie ! C’est une princesse.

– C’est un hasard si c’est une princesse, mais la tâche est assurément plus dur.

– Ca devrait pas. Le statut social, l’âge,

Les deux fées se mettent d’accord et lui offre le libre arbitre, le don de Soi.

Aurore est perplexe un instant, les yeux sur la boite. Puis elle brise le quatrième et regarde directement le spectateur, esquissant un sourire

A 19h30, je décide de faire une pause. Et me rendre à la cérémonie d’ouverture. En vrai, j’ai surtout envie de taper dans le buffet ! Déception. Il n’y aura pas de bouffe, mais une tripotée de discours pas tous intéressants. C’est aussi l’occasion de découvrir le film-annonce du festival basé sur l’expérience d’un ancien marathonien. Le film rapporte la dualité de l’expérience du marathon où tout le monde bûche seul dans son coin pendant deux heures avant de finalement se parler et s’entraider.

Au regard de ce qu’on est en train de vivre et vu qu’on s’est toujours pas adressé la parole, inutile de dire que ce film-annonce passe pour de la science-fiction…

Globalement déçu par le manque de petits fours, je décide également de ne pas perdre encore plus de temps en matant le film d’ouverture du Festival : Le Tournoi. Grand bien m’en prendra, j’entendrai beaucoup de retours négatifs par la suite et, pour résumer, ça m’aurait fait mal de perdre 1h30 pour une purge.

Festival1

Dans la salle de la cérémonie d’ouverture… La photo fait aussi « Où est Charlie ? » pour essayer de me retrouver dedans…

A minuit, j’ai fini le document copié plus haut. Je n’ai pas envie de plus le détailler, c’est une version de travail et il est fort probable que des choses changeront avec l’arrivée des parrains. Je regrette d’ailleurs de ne pas déjà les avoir pour valider ma direction. Rétrospectivement, je pêchais par envie de trop bien faire et ils arriveront en temps et en heure. Demain…

Cher Journal,

Une fois n’est pas coutume, je suis allé visité un nouveau centre commercial. Le Ibn Battuta. Une fois qu’on a goûté à Dubaï Mall, force est de constater que tous ceux qu’on visite ensuite font l’effet d’une espèce de supérette avec quelques magasins. Ibn Battuta est nettement plus petit que la moyenne (sachant que la moyenne est pondérée par le Dubaï Mall et le Mall of the Emirates, ça veut rien dire). Mais son intérêt n’est pas dans la taille.

En fait, ce mall est plus un musée ou une reconstitution historique. En effet, loin de faire comme pour les autres, le maire de SimDubaï, probablement lassé de faire des malls toujours plus grands, s’est dit que, pour une fois, il allait faire un bâtiment ludique et culturel. Le thème de ce centre commercial, c’est Ibn Battuta et ses voyages.

En effet, Ibn Battuta était un lettré du 14ième siècle (si mes fiches sont correctes), le premier à avoir accompli une visite de l’intégralité du monde mulsuman de l’époque. Vous n’êtes pas sans savoir qu’un pratiquant de l’Islam est censé se rendre au moins une fois dans sa vie à La Mecque pour faire un pèlerinage. Ibn Battuta profita des nombreux voyages en terre sainte pour faire pas mal de crochets à gauche et à droite. Parti du Maghreb, il ira – au cours d’un voyage de 29 ans – traîner ses chausses en Espagne, en Afrique de l’Ouest, à Constantinople, Bagdad, en Inde, en Perse et même en Chine. Allant d’une caravane à une autre, s’arrêtant ci et là pour servir une autorité locale de ses talents (en qualité de juge notamment), il accomplit un voyage riche en aventure dont le mall se fait fort de vous reconstituer grâce à des panneaux informatifs en son centre. Pour ceux que ça intéresse et qui veulent se cultiver, j’ai pris des photos de ces panneaux pour garder une trace (et puis on ne sait jamais ce qui peut servir ou non à un romancier).

Et pour retracer les voyages de Ibn Battuta, le mall a été découpé en quartiers qui prennent la couleur locale d’un pays où le pélerin a posé ses pieds : Inde, Perse, Chine, Egypte et compagnie. Chaque quartier possède donc sa propre inspiration décorative fonction de son pays d’origine (du rouge pour la Chine, du Turquoise pour la Perse, etc.). Au moins, ça a un peu de cachet et c’est suffisamment bien exécuté (notamment les plafonds en mosaïque) pour ravir les yeux.

Dans l’esprit, ça m’a en fait rappelé Disneyland… Avec toute la connotation positive que ça peut avoir. C’était pour le moins dépaysant, totalement factice et un peu original comparé au Mall of the Emirates par exemple. Après, les magasins à l’intérieur n’ont rien d’extraordinaire, on retrouve l’habituel food-court, la dose de vendeurs de babioles (depuis les DVD pour apprendre une langue, aux casquettes DUBAI en passant par l’appareil à masser les pieds) et des boutiques de luxe ou de marques.

C’est pas aussi impressionnant que le Dubaï Mall, mais c’est assurément tout aussi intéressant à explorer.

Un autre avantage du Ibn Battuta, c’est qu’il y a une salle de cinoch avec un écran Imax 3D (60 AED la place). Comme il était quasiment l’heure d’une séance de Man of Steel, j’y suis allé. Première constatation : la salle est petite. Vraiment petite. C’était à 1000 lieues de l’Imax de Lyon, c’était même limite plus petit que la grande salle des Sables d’Olonne. Le premier rang est littéralement à 2 mètres de l’écran. Même le milieu de la salle est trop proche. En plein milieu des bandes-annonces, j’ai vu toute la salle se rapatrier vers les 4 rangs du fond ! Les places sont numérotées mais comme c’était une séance à 13h, après deux semaines d’exploitation, ça laissait une marge de liberté, y compris pour moi.

En temps normal, j’aurais fait une chronique spéciale Man of Steel. Là, je vais me contenter de donner un simple avis.

Finalement, je vais faire une chronique, car je sais pas faire concis ! Rendez-vous bientôt sur le blog.

Sinon, en bon aventurier culinaire, j’ai testé pour vous : la viande de chameau ! Ca rappelle très fortement le boeuf. Je m’attendais à un truc fort en bouche, un peu comme la biche, et en fait que nenni. C’est aussi très, très, très tendre. Un pouce vert quoi.

The Muppets est un film porté, écrit, produit et joué par Jason Siegel (Sans Sarah, rien ne va). C’est aussi co-écrit par Nicholas Stoller (Yes Man) et réalisé par James Bobin. On retrouvera également au casting Amy Adams (Sunshine Cleaning), Kermit, Miss Piggy, Gonzo, Fozzie Bear et les autres…

Les Muppets sont à la retraite. Pire, leur date d’expiration approche et un vilain grand ponte de l’exploitation pétrolière a prévu de racheter leur parc pour forer pile-poil ici. Aider de Walter et son frère, Kermit n’a plus qu’une semaine pour retrouver la bande et monter un spectacle grandiose pour récupérer les 10 millions de dollars qui leur permettront de sauver leur parc…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Muppets ne sont absolument pas une institution en France (d’ailleurs, à part Plus Belle la Vie, il y a une véritable institution du paysage audiovisuel français ? Les guignols de l’info peut-être… Et dire que les Anglais ont Dr Who, ça me déprime tiens…). En d’autres termes, même si c’est un film produit par la firme de Mickey, le film n’aura jamais connu l’honneur d’une sortie en salle et il faut se contenter d’une sortie en direct-to-DVD. On pourra difficilement en vouloir au marketing, ça aurait été un pari plus que casse-gueule ; d’autant plus que le film s’auto-référence sur le passé des Muppets et leurs gimmicks.

Le moins que l’on puisse dire aussi, c’est que j’y connais pas grand chose en Muppets. Alors pourquoi diable vais donc regarder un film donc la plupart des références me seront absconses ?

Raison numéro 1:

Raison numéro 2:

Car, oui, j’essaie de parfaire mon imitation de Miss Piggy ! Cherchez pas, j’ai découvert ça par hasard…

Raison numéro 3: Toutes les bandes annonces de ce film étaient fichtrement sympas et bien fichues !

Que faut-il retenir de The Muppets ?

  • La présence à l’écran d’Amy Adams est beaucoup trop faible pour rentabiliser un achat.
  • En dépit du fait que je n’y connaissais pas grand-chose, je me suis tout de même bien marré parfois avec les petites références et l’humour absurde propre aux muppets.
  • Les amateurs de caméo en auront pour le argent (Jim Parsons, Neil Patrick Harris, Whoopy Goldberg, Selena Gomez – qui elle-même l’avoue : « elle n’est là que parce que son agent lui a dit de passer », ce qui vous donne une idée de l’humour du film…)
  • Ça chante beaucoup. Beaucoup trop ! Et vous connaissez ma politique sur les films qui chantent pour un oui ou un non… (pour rappel : « Burn ! Burn the witch ! »). Pour sa défense, l’oscar de la meilleure chanson 2011 fut pour lui… (un oscar pour les chanson… vous sentez bien tout le ridicule de la chose comme moi, n’est-ce pas ?)
  • Le film contient une espèce de retro-nostalgie anachronique assez plaisante (je dis ça pour les costumes et les décors).
  • Ça reste un film de fanboy pour les fanboys ! Autant dire que si vous avez une vague idée ce que qu’est le Muppetshow et des ses personnages, ça pourra faire l’affaire, sinon vous passerez à côté… La faute à Jason Siegel qui est vraiment un fan absolu (la preuve était déjà donnée dans Forgetting Sarah Marshall) et qui s’est très clairement fait plaisir.
  • Il y a Jack Black… qui fait du Jack Black (School of Rock)… Autant dire que c’est proprement insupportable le peu de fois où il apparaît à l’écran !
  • Heureusement qu’il y a plein de muppets, ça fait passer le fait que Jason Siegel est aussi insupportable quand il se met à surjouer.

Après l’histoire reste très classique dans son traitement avec la course à l’argent, la relation fusionnelle entre les deux frères, le conflit d’intérêt entre l’amour et les Muppets… Mais ça reste un film bien familial estampillé Disney tout ce qu’il y a de plus traditionnel et il ne faut pas s’attendre à des drames et situations bien profonds, ou des méchants bien méchants…

Côté technique, c’est tout de même bien foutu et on imagine facilement toute la post-production nécessaire pour effacer les fils

Point n’est besoin d’aller plus loin dans la chronique de ce film, je pense que vous aurez compris où vous vous situez par rapport au film : fan, curieux ou complètement indifférent. En fonction de cela, à vous de voir pour le voir !

Probablement la meilleure chose qui soit sortie du film Green Lantern

La parodie du film The Girl with the Dragon Tattoo.

Sans rire, elles démontaient vraiment les bandes-annonces du film !

Tangled est un film d’animation des Studios Disney, d’après un scénario de Dan Folgelman.

La jeune et belle Raspunzel fut enlevée et séquestrée dans une haute tour après sa naissance. Elle n’a cessé d’y vivre cloîtrée avec sa fausse mère depuis 18 ans, quand, un jour, un bellâtre de voleur se retrouve par hasard à se cacher dans cette tour. Il n’en faut pas moins pour que Raspunzel profite de l’occasion pour se faire escorter en secret hors de sa tour pour voir les « lumières flottantes » du château le jour de son anniversaire… 

Ah, et Raspunzel ne s’est jamais coupée les cheveux car ils sont magiques !

On m’avait conseillé Raiponce il y a peu et ça m’avait par là-même rappelé que ça avait l’air sympa comme Disney. En fait, c’est vachement sympa !

Derrière toutes les dernières productions de Disney, on retrouve John Lassater, l’ex de Pixar et grand patron de Disney Animations, débauché pour sauver le studio du naufrage annoncé (avant son arrivée, il avait été décidé que Disney ne ferait plus d’animation traditionnelle… vous imaginez ce blasphème ?). Ce dernier garantit que l’esprit Disney est conservé. Sur Tangled, le vrai garant de la tradition fut Glen Keane, un vétéran qui œuvra sur les succès des productions signées Mickey dans  les années 90 (notamment la Petite Sirène ou Aladdin). En d’autres termes, pour son 50ème long métrage animé, les studios n’ont pas pris de risques pour s’assurer d’un succès bien calibré, au moins pour l’esprit.

Ce qui m’a le plus plu dans Tangled, c’est bien évidemment son scénario et la construction des personnages, tout plus attachant les uns que les autres, depuis l’ingénue Raspunzel jusqu’au vilain vénal en passant par le petit caméléon. N’étant jamais le dernier quand il s’agit de critiquer, j’avoue avoir décroché des productions Disney tirant à boulets rouges sur des histoires et personnages fadasses… Du coup, je me suis posé la question de savoir qui nous avait pondu ce scénario tant je me suis amusé durant mon visionnage de Tangled. Il s’agit de Dan Fogelman. Le monsieur responsable de l’excellent Crazy, Stupid, Love. J’ai envie de dire : « tout s’explique » !

Pour l’anecdote, la première version du scénario en faisait un film quasiment remaké de Il était une fois.

Il s’agit certes d’un film destiné à un large public – depuis le môme de 2 ans jusqu’à son arrière grand-mère avec qui il le regardera – donc il va sans dire que la part sombre des personnages se limitera au minimum pour les gentils et vice versa. Et là, c’est justement dosé. On appréciera une princesse loin d’être la dernière cruche (on retrouve un peu de Jasmine en elle), l’espèce de pseudo-robin des bois de Flynn (comme Errol, source d’inspiration) égoïste mais pas trop, Maximus et son caractère de cochon (pour un cheval, c’est cocasse) et compagnie.

Mon seul regret sur le scénario se situe au niveau de l’antagoniste principal (la fausse maman de Raspunzel) qui aurait, de mon point de vue (point de vue qui aurait bousculé un peu les fondations du « le méchant, c’est le méchant, pas de compassion chez nous ! »), mérité d’être plus fouillé sur sa relation avec sa fille adoptive. En faisant intervenir un attachement envers Raspunzel qui dépasserait la simple exploitation en règle, elle aurait gagné en humanité et propulsé sa chute de manière plus dramatique.

L’autre point étrange, c’est le déroulement de la fin. Okay, c’est pour la tension dramatique… Okay, le héros, en fait, c’est un gros altruiste… Mais tout de même, sans vous spoiler, Flynn aurait eu moyen de gérer ça autrement. Sauf qu’on sacrifiait dans le scénario le pragmatisme à la magie.

Peu importe ! Car le film est drôle ! Les running gag s’enfilent à toute allure (Maximus, la poêle, le nez, etc.), les expressions faciales tordantes, les situations toujours justes, le rythme est millimétré comme une horloge suisse et on ne s’ennuie pas un seul instant !

Enfin… sauf quand ça chante… Oui, parce que ça chante. Ça m’énerve quand ça chante. Je ne comprends pas pourquoi on chante dans les Disney. Je chante sous la douche. Les personnages Disney ne prennent pas de douche, je suppose qu’ils doivent se sentir frustrés et qu’ils chantent pour n’importe quoi… C’est pour ça que, quand l’ambiance devient romantique, que l’instant du baiser est proche, ils se mettent à chanter… Je ne vois pas d’autres explications… Mais ça me saoule. Mais c’est pas grave, c’est tellement cool que j’ai choisi d’en faire abstraction.

Je l’ai vu en version originale, comme tous les films que je vois, et le casting était agréable. Aucune idée de qui fait la vf. Je ne vais pas non plus parler de la technique… les images parlent d’elle-même.

Tangled est un film super pour toute la famille et qui plaît même à ceux qui ont décroché des Disney comme moi. Foncez ! Maintenant, j’ai très envie de voir la Princesse et la Grenouille

Tron l’Héritage est un film de science-fiction, réalisé par l’illustre inconnu Joseph Kosinski et produit par les studios Disney. Au casting, on retrouve Jeff Bridges, Olivia Wilde et un acteur au charisme de moule dont j’ai oublié le nom et la flemme de chercher. Par égard pour les scénaristes, je ne citerai pas leurs noms.

Kevin Flynn était un informaticien de génie qui, dans les années 80 a créé un univers virtuel et une machine capable de le projeter dedans. Sam Flynn est le fils de Kevin Flynn. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père depuis des années, il reçoit un jour un mystérieux message qui l’invite à se rendre dans la salle d’arcade du paternel. Derrière une borne d’arcade, il trouve un accès au laboratoire de Kevin et se retrouve malgré lui propulsé dans l’univers virtuel susnommé. Sauf que ce monde est une tyrannie, gouverné par un clone de son père et régi par pléthores de vilains programmes et des jeux mortels… Sam réussira-t-il à quitter ce monde ? Retrouvera-t-il son père ?

Vous le saurez en perdant deux heures de votre vie pour regarder cet étron (hu hu !) cinématographique !

Il est des films, la plupart issus des années 80, à propos desquels il existe un accord tacite qui fait qu’on n’y touche pas : Retour vers le futur, ET, Qui veut la peau de Roger Rabbit, Blade Runner, Tron… Aucun producteur n’a encore été assez fou pour oser un remake de ces films. Par contre, visiblement on commence à s’autoriser à penser à des suites, des préquelles… (D’ailleurs, Mr Ridley S. est prié de laisser Blade Runner tranquille.) Tron Legacy est la suite de Tron. Et je suis sûr qu’il aurait préféré qu’on le laisse tranquille et seul sur son étagère des films cultes.

Si Tron possède le charme suranné d’une production 80’s vue par une génération de gosses qu’on n’appelait pas encore des geeks, si Tron vendait du rêve en barre pour ces mêmes gosses qui découvraient tous les jours de nouveaux mondes virtuels grâce à l’émergence des consoles et autres PC, sa suite est une vaste fumisterie destinée à relancer une licence juteuse et tendance à grands renforts de 3D.

N’y allons pas par quatre chemins, Tron 2.0 est une bouse 2.0.

Le scénario est des plus convenus et se paye en même temps le luxe inutile d’une complexité dont on se serait bien passée (je pense notamment à tout le côté « corporate » décrit en début de film et qui ne sert à rien, je pense notamment à la ré-injection anecdotique du personnage de Tron en qualité de méchant, etc.). Qui n’a pas encore débranché son cerveau passer les vingt premières minutes devinera tout le film avec plusieurs minutes d’avance sur la bobine. La caractérisation des personnages frôle le zéro absolu ; pire, elle s’enfonce dans le cliché. Exemple :

Bonjour, je m’appelle Sam Flynn. Mon père a disparu quand j’étais jeune, ce qui fait que je n’avais pas de figure paternelle pour me guider. Alors je suis devenu un gros rebelle. La preuve, j’ai une moto et un blouson en cuir. Tu peux pas test !

Il y a eu au moins 8 scénaristes à passer sur ce film et on sent derrière le cahier des charges des producteurs :

— Bon, coco, faut nous mettre une course de moto avec des traînées derrière, c’est emblématique.

— Mais le protagoniste ne sait pas faire de moto !

— T’es viré, on va trouver quelqu’un pour nous changer ça.

— Mais moi, j’avais surtout penser l’univers de CLU 2.0 comme une métaphore de l’après-vie !

— J’ai dit que t’étais viré. Et tes conneries de métaphore sur la mort, ton remplaçant fera ce qu’il en veut avec.

Alors le protagoniste sait faire de la moto, des arts martiaux, du piratage informatique de haut-vol, il vit dans une baraque au bord de la mer pour vaguement signifier son goût de la liberté, il est actionnaire majoritaire de la plus grosse boîte du monde et comme il est le fils de son père, c’est tout à fait normal de se retrouver dans un monde virtuel sans perdre son sang froid, sa santé mentale ou même arquer le sourcil.

Je passerai sur le méchant trop trop méchant, les traîtres versatiles, les vagues de sentimentalisme qu’on arrache aux spectateurs à coups de pathos bien lourd, la fin bien consensuelle et portnawak…

La direction artistique pique un peu les yeux mais elle a le mérite d’exister et de proposer un monde virtuel esthétiquement cohérent et une intéressante mise à jour par rapport au modèle d’origine, que ce soit sur les décors où les costumes. L’avancée des techniques 3D ont permis l’intégration d’un Jeff Bridges avec 30 piges de moins. Malheureusement, ce genre d’incrustation reste toujours flagrante et dérangeante dès qu’on s’en aperçoit. Autant ça passe dans le monde virtuel, autant ça choque dans le monde réel (la fameuse Uncanny Valley pour ceux à qui ça parle).

J’ai déjà dit que le héros avait un charisme de moule. Jeff Bridges semble verser dans la caricature de ses propres personnages en surjouant un peu trop à mon goût…

Mais alors, n’y a-t-il rien pour sauver ce film de la défragmentation sauvage ?

Si, deux choses.

  1. La bande originale des Daft Punk, très inspirée.
  2. Olivia Wilde

Et pas pour son jeu d’actrice minimalisé. Uniquement pour l’esthétique.

Oui, la dernière était totalement gratuite !

Pas la peine de vous faire perdre plus de temps avec Tron Legacy. Un film inutile qui a permis de donner de la visibilité à Olivia Wilde au-delà de House et de relancer la carrière moribonde de Jeff Bridges (avec True Grit). Passez votre chemin car il est des héritages dont on aimerait bien se passer ! Sinon, vous avez été prévenus…