Articles Tagués ‘Daniel Radcliffe’

Independence Day: Resurgence

J’avais entendu plein de mauvaises choses sur la suite d’ID4, et le bide au box office tendait à confirmer les dires. Mais bon, comme il est bon de se faire une idée par soi-même, j’ai entrepris de mater la résurgence qui fleure bon le décérébrage en règle. Pour poser les choses clairement, c’est moins bon que le premier (donc ça pose certaines bases rapport à votre propre système de valeurs) mais ça ne mérite pas le lynchage qu’il a connu. J’ai même été étonné d’apprécier certains moment du film. A ma décharge, vous avez pu constaté à quel point le mois de Septembre à rabaisser toutes les exigences que je pouvais avoir envers Hollywood. Donc, ID4-Resurgence, c’est pas le film de l’année, loin de là, mais ça remplit largement l’objectif d’une soirée pop-corn sans prétention, avec le cerveau aux abonnés absents. Au moins, on n’est pas trompé sur la marchandise : c’est du Roland Emerich, ça casse pas trois pattes à un canard, mais ça fait le job… largement mieux que n’importe quel autre blockbuster de cet été !

3.5/5

Atari: Game Over

Ce documentaire s’adresse probablement avant tout aux trentenaires qui ont connu les glorieuses années Atari et qui s’intéressent un peu au milieu du jeu vidéo. Mais les jeunes feraient tout aussi bien de s’y intéresser, ils pourraient deux trois trucs intéressants sur leur média favoris. On suit donc les aventures d’une équipe d’archéologues du dimanche qui a décidé de retrouver les fameuses cartouches ET sur Atari 2600, le jeu le plus mauvais du monde qui aurait fait tellement honte à Atari que la société aurait décidé d’enterrer toutes les cartouches dans le désert. SAUF QUE. Il y a la légende urbaine et il y a la vérité. Et ce docu s’intéresse avant tout à débunker le mythe ET. Certes le jeu est pas terrible, mais de là l’enterrer… Alors on va revivre les années années Atari par l’intermédiaire d’interviews de gens de l’époque, ce qui nous permet de mieux comprendre comment se fabriquaient les jeux et comment la crise de 83 a réellement coulé Atari. C’est vraiment intéressant, historiquement parlant. On déplorera l’intervention de bouche-trous (genre l’écrivain de Ready Player One) et un manque de données plus techniques mais globalement c’était vraiment intéressant à regarder ! Et une fois que vous l’aurez vu et que vous comprendrez la manière dont ET a été fait, vous ne pourrez plus dire que c’est le jeu le plus mauvais du monde ni qu’il a coulé Atari !

4/5

Kingsglaive (Final Fantasy XV)

Pour être tout à fait franc, j’en avais rien à carrer de FFXV et c’est la curiosité de mater un film 3D made in Square Enix qui m’a poussé vers cette production. Je fais partie des rares défenseurs des Créatures de l’Esprit (rien que le fait de savoir que ce premier long métrage a entièrement été animé à la main sans recours à la motion capture devrait forcer le respect de chacun) et Advent Children a pour lui d’être joli à regarder. Mais ce Kingsglaive, il se positionne dans une stratégie cross-marketing douteuse pour « hyper » la future production vidéoludique (donc, pétri de préjugés sans fondement, je l’ai abordé comme tel). Et c’était d’autant plus mal barré qu’on se tape une scène d’exposition foireuse et un montage épileptique sur la première scène de bataille. Bref, ça partait hyper mal. Et puis, à ma grande surprise je me suis retrouvé happé par l’univers et les enjeux (même si le placement de produit Audi est scandaleux), les choses escalades assez vite, y compris la qualité de l’animation que scotche réellement quand tout se met à dégénérer et fait passer Warcraft pour du travail d’arabe. Hormis quelques plans foireux et des animations faciales parfois à la ramasse, il faut bien reconnaître que ça décolle la rétine et met à l’amende n’importe quelle production 3D du moment. Comme je le disais, on pourra déplorer un début beaucoup trop alambiqué et un univers complètement hermétique pour le néophyte mais une fois dedans, ça passe tout seul. On notera également l’absence de personnage féminin fort et des retournements de situation prévisible. Mais force est de constater qu’il souffle un véritable souffle épique sur le film et qu’on passe un agréable moment. Et vous savez quoi, si j’en avais rien à carrer de FFXV avant, je suis désormais hyper hypé et j’ai hâte qu’il sorte sur PC (genre dans 150 ans) ! Ils sont forts chez Square Enix, ils sont forts…

4.5/5

Nerve

Là encore, c’était pas gagné d’avance vu je n’apprécie pas particulièrement l’actrice Emma Roberts ni son partenaire de jeu. Pas plus que j’apprécie le jeu « Action ou Vérité ». Où les réseaux sociaux de manière générale. Donc, bon, j’y allais à reculons. Au final, c’était moins nul que ce à quoi je m’attendais, voire même c’était sympathique. Le sujet n’est pas forcément nouveau sur les dérives des réseaux sociaux, de la quête de buzz, sur les réseaux underground… Le film a pour lui une certaine fraîcheur dans la mise en scène, surtout au début. Après, on va pas se mentir, c’est clairement un film pour ado et, en soi, c’est cool de voir qu’on commence à voir le bout du tunnel des adaptations de bouquins.

2.5/5

Mr Church

Comme tous les enfants des années 80, Le Flic de Beverly Hills trône assez haut dans ma liste de films les plus vus et les plus appréciés de l’époque. Eddy Murphy est un acteur que j’apprécie dans cette décennie, avant qu’il s’enlise dans des films à l’humour douteux. Depuis plus de 10 ans, j’ai boycotté tous ses films jusqu’à Mr Church dont la bande annonce m’avait intrigué. Il s’avère que Mr Church est un film incroyablement humain et qu’Eddy Murphy y trouve sa rédemption à mes yeux. La force du film, c’est son côté « vrai »  (très loin des « hé mec ») et c’est pour ça que ça marche et c’est un coup de cœur.

4.5/5

Stranger Things

J’ai enfin pris le temps de regarder la série phénomène de cet été et je dois admettre que ça mérite amplement le buzz qu’elle a reçu. Tout est absolument génial. L’histoire, l’ambiance, la musique, les acteurs, les références, le rythme… TOUT. C’est à voir absolument, point barre ! Je nuancerai toutefois mon propos en pointant du doigt la prestation de Wynona Rider beaucoup trop « over the top » et un abus de références qui passent de « oh, je vois ce que vous avez voulu faire » à « oh, c’est bon, on a compris, vous pouvez les faire moins obvious s’il vous plait ». Mais à part ça, c’est une vraie perle ! Qu’il va être long d’attendre la saison 2 de la série des Duffer brothers…

4.5/5

Bad Moms

Encore une comédie sortie un peu de nulle part qui a trusté le box office américain. Je me demande si c’est pas finalement symptomatique de l’effet « on essaie – pour une fois – de vous proposer d’un scénario qui soit vaguement différent et non une suite, reboot, préquel, remake », ce genre de petites surprises au box-office. En tout cas, c’est largement plus rigolo que de voir des mecs en collants faire de la bagarre. Il n’y a rien de particulièrement novateur, c’est finalement assez bien pensant, mais ça fait le boulot de vous divertir pendant une heure trente.

3/5

Imperium

La carrière post-Harry Potter de Daniel Radcliffe frôle le sans faute ou presque (Now You See Me 2). Imperium ne déroge pas à la règle et, s’il n’a pas la puissance d’American History X, Imperium dévoile la facette trumpesque des USA avec tout ce qu’elle peut avoir d’effrayant : les neo-nazis. C’est assez intéressant à voir et de réaliser le large spectre d’intolérance et de groupuscules différents tous plus frappés les uns que les autres dans leur haine aveugle. Le scénario manque un poil de tension pour être réellement parfait mais Radcliffe et les enjeux du terrorisme interne portent le film. A voir !

4/5

Batman: The Killing Joke

The Killing Joke est l’un des comics fondamentaux de Batman, aux côtés de Long Halloween ou The Dark Knight. Un chef d’oeuvre quasi-inadaptable sur un autre support. Et pourtant, avec la nouvelle ligne éditoriale sombre des films DC, la branche dessins animés a dû se dire que c’était une bonne idée de faire l’adaptation maintenant. Et le résultat est une purge sans nom ! C’est long, c’est chiant, ça prend des libertés loufoques avec le matériau de base, ça n’a absolument pas le côté subversif de la plume d’Alan Moore… C’est nul ! A jeter !

0.5/5

The IT Crowd

Je me suis refait une fois de plus l’intégrale de la série anglaise qui a inspiré The Big Bang Theory (et qui, très accessoirement, met KO la série US dès la première vanne sans lui laisser la moindre chance – oui, je ne suis pas hyper fan de TBBT). Je suis hyper fan de The IT Crowd, c’est une véritable merveille malheureusement trop courte (6 épisodes par saison seulement) Si vous ne l’avez pas vue, arrêtez ce que vous êtes entre train de faire et matez-la illico ! Vous réaliserez à quelle point votre vie était terne avant !

5/5

Horns : Affiche

Horns est un film réalisé par Alexandre Aja (La Colline a des yeux), avec Daniel Radcliffe (La Dame en Noir) et Juno Temple (Mr Nobody), d’après un livre éponyme de Joe Hill.

Ignatius et Merrin s’aiment à la folie depuis leur enfance. Quand celle-ci est sauvagement assassinée, Ig est le premier soupçonné. Il clame son innocence mais toute la ville lui tourne le dos et il est rejeté par tous ceux qu’il connaît. Il sombre peu à peu dans le désespoir et la colère quand, un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Tout le monde les voit, personne ne s’en étonne. Avec les cornes arrivent un mystérieux pouvoir : quand on lui adresse la parole, on lui révèle sans s’en rendre compte nos plus noirs secrets sans mentir. Tournant cette malédiction à son avantage, Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…

Ca faisait longtemps que je n’avais pas posté d’article dédié à un film. Non pas que ma consommation cinéma ait diminué. Mais entre les bouses et les films sympathiques mais pas renversants, je n’avais pas grand-chose à raconter sur mes visionnages. Pour me faire revenir, il me fallait un véritable coup de cœur à partager. Et Horns est probablement le film que j’ai le plus surkiffé depuis une éternité ! (Au moins depuis Drive, histoire de mettre un rétrolien)

Horns : Photo Daniel Radcliffe

Je ne pense pas vraiment me tromper en disant que Horns est un peu passé inaperçu à la fois dans les salles et dans les bacs. J’ai vu très peu de promo et c’est complètement par hasard que j’ai vu qu’il était enfin disponible en DVD alors que je l’attendais de pied ferme. Et pourtant, je ne connais pas spécialement la filmographie d’Alexandre Aja, je n’ai pas lu le livre du fils de Stephen King. Mais le fait est que j’apprécie l’acteur Daniel Radcliffe, notamment au travers de films comme What If ou La Dame en Noir. Et dès la première bande annonce, je sentais que ce film sentait bon.

Petit florilège de pourquoi ce film est cool :

  • D’abord, les acteurs. Radcliffe porte littéralement le film sur ses épaules en montrant des facettes de son talent qu’on n’avait pas forcément vu jusque là. Torturé, déprimé certes, mais aussi pervers, sadique et vertueux, le personnage d’Ignatius passe par différents états émotionnels et on suit le personnage et son évolution avec délectation. Qu’il soit désabusé ou qu’il embrasse sa vengeance, Ignatius fait parti de ses personnages charismatiques « romantique grunge » pour lesquelles j’ai une affection toute particulière quand ils sont bien traités. Juno Temple se fait rare à l’écran mais c’est toujours un plaisir pour les yeux quand elle apparaît.
  • Avec ses décors boisés canadiens, cette petite ville où tout le monde se connait et cette histoire d’assassinat de jeune fille en fleur, l’ambiance lorgne indéniablement vers Twin Peaks ! Et vous savez à quel point j’adore Twin Peaks !
  • Et c’est dans ce contexte Twinpeaksien qu’il est intéressant de voir comment le sérum de vérité peut agir sur les gens. Le trait de génie du livre/film tient surtout à cela. En anglais, je pense que le meilleur mot pour définir ce Horns serait « twisted », et on prend un plaisir jubilatoire à voir s’effondrer le vernis de la bienséance et la ville s’enfoncer peu à peu dans la folie à mesure que Ignatius embrasse la sienne avec le pouvoir octroyé par les cornes.
  • Hormis la fin grandiloquante, peut-être trop vite expédiée, la réalisation est fine et colle parfaitement au côté intimiste de la ville et de la quête du protagoniste à la frontière entre le bien et le mal. J’ai bien aimé aussi le travail sur la photographie, notamment dans les scènes flash-back.

Horns : Photo Daniel Radcliffe

L’esthétique et le jeu des références dans la mise en scène…

  • La grande finesse de Horns, c’est de dépasser le simple cadre manichéen et la mythologie chrétienne (notamment le mythe de Lucifer) pour proposer un thriller fantastique plus subtile qu’il n’y parait sur les enjeux. Et encore « thriller fantastique », c’est réduire le champ d’expression du film. Car c’est aussi une comédie, mais aussi un teen movie, un drame, une romance, un film d’horreur… On peut saluer l’intelligence de l’écriture et de la mise en scène pour aller flirter avec brio avec de multiples genres sans jamais verser dans le pastiche ou se perdre en chemin. Du coup, le film a été très clairement markété dans l’esprit du moment : film fantastique pour ados. Ce qui est tellement frustrant et génial à la fois. Car c’est un film pour ado qui explose les limites du genre en foutant du cul, du gore, de l’humour noir et un héros prêt à bousiller la veuve et l’orphelin pour accomplir sa vengeance.
  • La bande son est vraiment fouillée et se targue de coller à l’humeur et aux motivations d’Ignatius. Heroes de David Bowie passé au ralenti dans la scène d’intro donne le ton. On trouvera aussi du Marilyn Manson, Pixies, The Flaming Lips, Fever Ray… Que du bon !

Horns : Photo Juno Temple

Bon, s’il fallait vraiment évoquer les points négatifs, on se plaindra du meurtrier évident et d’une fin soit trop facile soit trop en demi-teinte suivant votre appréciation. Mais bon, on ne va pas bouder son plaisir. J’ai même tellement apprécié le film que je me suis procuré le livre originel, ce qui n’arrive que très rarement dans le cadre des adaptations. Si ça c’est pas de la preuve.

Bref, Horns est un réel coup de coeur, un film réellement jubilatoire et je le recommande. Il arrive comme un vent de fraîcheur et il fait très clairement partie des films que j’aime voir, qui m’ont fait aimer le cinéma et qui me rappellent à mon envie d’en faire !