Articles Tagués ‘Crise’

Turbo Kid

Stop ! Arrêtez tout ! Posez ce DVD ultra générique que vous alliez acheter (sûrement un truc avec des types en collants puisque c’est à la mode) et demandez au vendeur d’aller vous chercher celui de Turbo Kid ! Turbo Kid est probablement le film le plus cool que j’ai vu depuis des mois ! La musique synthwave déboite, l’univers rétro-futuriste est génial, les personnages sont attachants, les effets gores rigolos, le casting permet de revoir Michael Ironside et de découvrir une pétillante Laurence Lebœuf ! Je ne veux pas en dévoiler plus pour vous laisser la surprise de la découverte ! Combien de points d’exclamation dois-je mettre pour prouver que ce film est extraordinaire ?! Foncez, foncez, foncez !

5/5

Rurouni Kenshin – Meiji Inferno & The Legend Ends

Comme je disais le mois dernier, le premier film live sur la licence Rurouni Kenshin a trouvé son public en salle. Donc, une suite s’est rapidement mise en chantier. Et dans la tête d’un producteur, on s’intéresse avant tout aux billets verts donc « la suite » s’est aussitôt muée en trilogie. Une trilogie rushée (le premier opus est sorti en 2012, les suites en 2014) qui souffre du syndrome trilogie Matrix. Donc un épisode 2 sans fin conclusive et un épisode 3 vide. C’était long et ennuyeux, tout juste rattrapé par les combats qui arrivent ça et là. Mieux écrit, on aurait pu avoir un seul film potable, avec plein d’action. Bref, potentiel gâché sur un autel de billets, encore une fois…

1/5

Gate: jieitai kanochi nite, kaku tatakaeri

Une série anime qui propose un pitch un peu éculé : quelqu’un de notre monde se retrouve dans un univers de fantasy. Le gros point innovant reste de se placer à l’échelle d’un pays (le Japon) et de se focaliser sur l’aspect diplomatique de la découverte d’un nouveau monde. Beaucoup de critiques semblaient dire que le pro-militarisme était gavant mais pas tant que ça si on y réfléchit. Certes, des Japonais avec des fusils automatiques bousillent par paquet de douze des trouffions dont le summum de la technologie militaire est l’épée. Mais ce serait pareil dans un film américain. On regrettera que certains passages aient vite été expédiés, que la fin n’en est pas vraiment une (comme d’hab’ avec les séries animées) mais si vous aimez, rien ne vous empêchera de vous rabattre sur les manga. La galerie de personnages est intéressante (à part l’elfe, comme tous les elfes…) et présente des archétypes qu’on voit assez peu, comme la déesse de la guerre en lolita ou l’otaku fainéant comme héros (encore que, on est borderline cliché là). Un anime divertissant en somme. Profitez qu’on puisse trouver le premier épisode sur youtube…

4/5

You Again

Il m’avait tellement marqué qu’aux 3/4 du film, je me suis dit « Mais en fait, je l’ai déjà vu ! ». Donc voilà, ça en dit assez long sur l’intérêt du film et l’impact qu’il aura sur votre vie. Sa seule curiosité est de réunir Sigourney Weaver et Jamie Lee Curtis et de les opposer autour d’un prétexte adolescent un peu bidon. Avouez qu’on aurait préféré voir les stars de Alien et Halloween dans un film d’action badass plutôt que dans une comédie pleine de bons sentiments. Les amateurs de Kristen Bell trouveront également une raison supplémentaire de regarder. Les autres ont déjà un DVD de Turbo Kid à regarder.

2/5

Kokoro Connect

Deuxième série animée du mois. C’est le pitch de base qui m’a semblé intéressant : un groupe d’adolescents commence à changer de corps. En soi, c’est pas nouveau-nouveau comme concept surtout avec un couple qui ne peut pas se piffer pour finir ensemble à la fin. Du coup, oui, c’est un anime romantique. Mais la notion de groupe apporte un petit plus. Et surtout, le côté échange de corps ne dure quelques épisodes avant de passer à d’autres types de phénomènes et d’échanges. Ce qui est intéressant dans Kokoro Connect, au-delà de romances un peu clichés, c’est que les interactions entre ados finissent par poser des questions plus profondes sur la nature de l’homme : qu’est-ce que l’âme ? le corps est-il une composante de soi ? Ce genre de considérations que je ne m’attendais pas à trouver dans un anime vendu comme de la romance ados. On regrettera que l’anime reste évanescent sur l’origine des phénomènes. Avis aux amateurs qui n’aurait pas fait le tour du genre.

3.5/5

Pelé

Dire que j’en ai rien à battre du foot relève de l’euphémisme. Mais j’adore les biopics. Du coup, ma curiosité m’a poussé à regarder celui sur la légende vivante du ballon rond brésilien. Donc la bonne nouvelle, c’est que même si ce sport, la FIFA, les stades, les beaufs ou la grammaire approximative de Ribéry vous filent de l’urticaire, c’est que cela ne vous empêchera pas d’apprécier ce film, découvrir une facette du Brésil méconnue ainsi que l’ascension de celui que l’on nomme Pelé. C’était étrange de voir des Brésiliens parler anglais et non portugais mais je suppose qu’on ne peux pas tout avoir… Divertissant, bien calibré pour la gloire du sport et du pays de Pelé (et non à la gloire du personnage lui-même). Je ne suis pas assez calé pour juger de la véracité de l’histoire racontée mais ça fait le job pour les ignares comme moi.

3.5/5

Friday Night Lights

Avant d’être une série de 5 saisons de qualité, Friday Night Light était un film, toujours de Peter Berg. Le film reprend globalement la trame de la première saison, avec les mêmes personnages et parfois les mêmes acteurs. La grande force de FNL est non pas de proposer un classique film de sport, avec une équipe de losers, des discours enflammés dans les vestiaires, des moments de bravoure… Non, FNL est un film nettement plus profond et s’intéresse à ce que cela signifie de jouer au football dans un trou du Texas où l’on considère ce sport sur une religion. Fardeau, contrainte, libération, promesse… chacun porte une croix avec une chaîne reliée au ballon ovale. C’est touchant, dur, intéressant mais ne mérite pas le note parfaite à cause d’une caméra un peu gerbante. A choisir également, je penche plutôt pour la série.

4/5

The Trust

J’ai un nouveau théorème : « si Nicolas Cage porte une moustache, son film sera bon ». J’attendais pas grand chose de ce direct-to-DVD, avec un acteur qui accepte tous les rôles que son agent propose pour assurer son train de vie onéreux, même – surtout – si le film est pourri et tourné au fin fond de la Moldavie. Il se trouve que c’était bien, ce film de braquage peu conventionnel. Pas le film du siècle, mais il est porté un duo d’acteurs sympathique (Cage et Frodon) sur un scénario qui se permet d’être un peu plus profond qu’il n’y parait. En fait, c’est un des rares scénarios récents qui évite l’écueil facile de tout raconter pour laisser place à des expositions et explications tacites. Bref, je recommande.

4/5

Un Fauteuil pour Deux

C’était la séance vidéo-club du mois, avec un film que je n’avais pas vu depuis genre 20 ans après l’avoir loué dans mon ancien vidéo-club qui puait le tabac. Etrangement, le film n’a pas tant vieilli que ça et il est toujours agréable à regarder. J’avais complètement oublié que Jamie Lee Curtis était au casting, aux côtés de Dan Aykroyd et Eddie Murphy (qu’il est décidément difficile d’entendre autrement qu’en français…) Ca fleure bon la nostalgie et Hollywood n’a pas encore eu la brillante idée d’en refaire un remake avec gender-swap à la mode. On ne boudera pas son plaisir devant cette comédie culte des années 80.

4/5

The Big Short

J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de rentrer dedans. Et même une fois dedans, c’était chaud à suivre. Car même si Margot Robbie ou Selena Gomez expliquent des concepts financiers de haute volée en termes simplifiés, ça reste tout de même hyper compliqué à suivre ! Pourtant, c’est un film intéressant qui retrace le pourquoi du comment de la crise financière de 2008 (en gros, on sait que c’est la faute aux banques, mais c’est largement plus compliqué que ça). On regrettera que le film est américano-centré (en même temps, c’est de leur faute si on a eu tout ce caca). Le casting 4 étoiles est parfait, surtout Steve Carell dont le potentiel dramatique ne cessera jamais de me surprendre.

3/5

The Nice Guys

Stop ! Arrêtez tout ! Gardez votre DVD de Turbo Kid dans le panier, mais faîtes demi-tour et demandez au même vendeur de vous indiquer le chemin le plus court vert le DVD de The Nice Guys. C’est drôle, c’est fun, ça se prend pas au sérieux, c’est intelligemment mis en scène, la musique des 70’s est cool, les acteurs prennent visiblement leur pied. Au milieu de tous les films en copier-coller qu’on est en train de se taper soit parce que c’est des mecs en collants, soit parce que c’est des reboots, soit parce que c’est des suites, soit parce que c’est des remakes, autant dire que le duo Russel Crowe – Ryan Gosling souffle comme un vent de fraîcheur sur les collines d’Hollywood ! Coup de cœur !

5/5

Switch

Voici le premier film 100% norvégien que j’ai vu. Dans le cadre de mes cours, pour être précis. Donc sans sous-titres, même dans la langue locale. Autant dire que j’ai eu du mal à piger toute la subtilité des dialogues de ses films pour ados. Ceci étant dit, Switch est un plagiat à peine éhonté de Karate Kid ! Remplacez les arts martiaux par le snowboard et voilà. Je me demande combien de producteurs et scénaristes norvégiens ont sérieusement cru que ça se verrait pas… Je veux dire : tout y est, absolument tout. Le gamin qui déménage avec sa mère célibataire à l’autre bout du pays, le héros qui tombe amoureux d’une nana qui a déjà un mec qui se trouve être le rival du héros, le rival se fait larguer par la gonz’ parce qu’il a été méchant, les humiliations du rival, le mentor qui sert d’homme à tout faire, qui est également un exilé (d’Amérique), qui prend en pitié le héros pour lui apprendre les arcanes secrètes d’un sport, le tournoi, le héros blessé au tournoi, le mentor qui rasfistole le héros au tournoi, le héros qui gagne le tournoi et la nana, l’entraînement mystique qu’on croit qu’il veut rien dire au départ… Pomme+C, Pomme+V. Littéralement. Mais comme je doute que quelqu’un regardera un jour Switch, autant que je conseille de mater à nouveau l’excellent Karate Kid ! Ou Turbo Kid

1.5/5

Now You See Me 2

Le premier volet pourrait être considéré comme « sympathique ». Genre un 2.5/5 avec un casting intéressant et une idée peu exploitée avec des magiciens mais à des lieux de qu’est Le Prestige. Et comme le premier film a fait un score décent au box office US, les exécutifs se sont dit que ce serait orignal de faire une suite… Le résultat est d’un ennui profond, accumulant des scènes de m’as-tu-vu à rallonge (comme le vol de la carte…), des couches d’épaisseur ridicule sur des personnages dont on se fichait dans le premier (Mark Ruffalo…). Globalement, le film cachetonne sur le précédent et n’a aucun intérêt. D’ici à ce que ça tourne en trilogie, y’a pas loin…

1/5

Les Délices de Tokyo

Stop ! Arrêtez tout ! Un dernier DVD dans votre panier et on en a fini avec ce mois. Les japonais ont un art particulier de filmer la vie, tout en pudeur et en contemplation, sans renfort de surexposition, de blabla ou d’effets de manche. Un film magnifique, tout simplement ! Dernier coup de cœur du mois !

5/5

Democracy 3 est un jeu de simulation de Positech Games sur PC, Mac et tablettes.

Vous vous plaignez de votre pays ? Vous pensez que le président fait n’importe quoi ? Que ses ministres sont des gros branleurs ? Alors prenez en main la destinée de la France et sortez-la de la merde !

Democracy 3 est donc un jeu de simulation de président/1er Ministre. A la tête d’un pays (France, Allemagne, USA…) et d’une mouvance politique, votre boulot est de modifier les lois en cours, d’en proposer des nouvelles, de gérer les crises du pays, d’avoir une balance financière saine, des ministres qui travaillent bien et fidèlement, de satisfaire vos électeurs et d’en récupérer pour vous assurer une victoire au prochaine élection et continuer votre boulot !

En d’autres termes : diriger un pays, c’est moins facile que ça en a l’air ! Pour ce faire, vous devez gérer 6 grands axes : Taxes, Economie, Transports, Loi et Ordre, Politique Extérieure et Social. Chacun a son lot de lois dont il faut définir un budget qui agira plus ou moins positivement/négativement sur un nombre de variables qui agiront plus ou moins positivement/négativement sur un nombre de données. Pour faire plus simple, prenons un exemple basique :

Moi Président, je décide d’introduire un nouvel impôt sur le revenu parce que mes caisses sont vides ! Ce nouvel impôt, je vais définir combien je souhaite qu’il rapporte à mon budget. Evidemment, plus je veux sucer les salaires de mes concitoyens, plus ceux-ci vont tirer la gueule. Surtout les classes sociales les moins riches et les capitalistes. En revanche, les socialistes vont me kiffer et un tel impôt renforcera le sentiment d’équité en France.

Donc, j’aurais plus d’argent pour mettre en place d’autres réformes (genre des Tasers pour mes policiers, ou bien financer ma conquête de Mars, ou bien interdire les écoles privées, ou bien augmenter les pensions retraites), les socialistes seront contents de ma politique, les autres tireront la gueule et risqueront de ne pas voter pour moi.

Vous devez faire du macro-management (votre budget, votre ensemble de loi, vos électeurs) et du micro-management (un budget alloué à telle loi, un sous-groupe particulier de vos électeurs comme les automobilistes ou les écologistes). Bien sûr, ça ce complique quand vous vous rendez compte que satisfaire les capitalistes et les socialistes, les conservateurs et les libéraux, les riches et les pauvres, etc. impliquent de prendre des décisions radicalement opposées. Donc qu’il est difficile de récupérer les voix de tout le monde.

Vous aurez des points d’action grâce à vos 6 ministres, qui représentent chacun des groupes d’électeurs particuliers. Si vous ne faites pas assez de réformes pour ces groupes, vos ministres commencent à tirer la gueule et menacent de démissionner…

Et comme si gérer un pays n’était pas assez difficile, des crises vont éclater, souvent en rapport avec vos propres décisions. C’est sur que légaliser les drogues dures rapportent de l’argent, mais en même temps, ça fait grimper le crime et créer une situation de crise avec le grand banditisme. Que faire maintenant ? Interdire les drogues ? Réintroduire la peine de mort pour dissuader les criminels ? On va plutôt mettre en place une carte d’identité obligatoire et un contrôle des frontières. Ce qui augmente les tensions raciales, et crée une nouvelle crise, les ghettos…

Bref, vous l’aurez compris, Democracy 3 est un simulateur de pays assez complet et réaliste qui couvrent une très large portion des responsabilités inhérentes à l’exercice du pouvoir. Libre à vous de gérer votre pays comme vous l’entendez et de faire du mieux qui vous pourrez. Les possibilités sont variées, encore plus si vous rajoutez les DLC.

Niveau graphisme, autant dire que c’est pas la panacée. C’est même plutôt moche. Moins qu’une simulation d’un manager de foot ou qu’un tableur Excel, mais bon…

Democracy 3 The Ultimate Political Strategy Game

Vous aimez les graphiques ? Mmmmh, toutes ces courbes…

La durée de vie est finalement assez courte. La France étant limitée à deux mandats par exemple, la partie se claque en 2-3 heures. Et sur des mandats illimités, l’aspect répétitif du jeu se fait cruellement ressentir. Cela est dû à une difficulté assez mal équilibrée : soit vous vous faites rouler dessus parce que le pays que vous choisissez est particulièrement dans la mouise au début du mandat, soit parce que vous roulez rapidement sur les autres partis, vous assurant ainsi des réélections faciles.

Astuces ! Pour vous assurez une partie facile et des réélections gagnées d’avance, voici le mode d’emploi :

  1. Mettez en place les réformes qui plairont aux électeurs potentiels (celles avec une grosse barre vertes de popularité)
  2. Mettez en place des réformes pour gérer les crises en cours
  3. Virez une fois par trimestre seulement le ministre dont la fidélité est dans le rouge (s’il y en a deux, attendez le trimestre prochains) pour en prendre un plus proche de vos actions
  4. Ne jouez pas sur tous les tableaux en même temps et concentrez vous sur des aspects bien particuliers (régler le crime, régler le chômage…)
  5. Micro-gérez vos réformes, surtout au début en ne mettant surtout pas les curseurs à fond.
  6. Ayez tout le temps un œil sur votre budget et équilibrer vos réformes et vos taxes de façon à toujours être dans le positif (crée x réformes, introduisez une taxe, x réformes, 1 taxes, x réformes, etc.), quitte à vous mettre à dos une partie des électeurs

Avec ça vous devriez vous en sortir correctement et être réélu à 97% tout le temps, jusqu’à ce qu’un groupe de mécontents vous assassine…

Le jeu est intégralement en Français, ce qui est assez confortable. Bourré de fautes, mais confortable. Les DLC ne sont pas traduits. Le jeu est disponible pour 23 €. Ce qui est complètement abusé ! Les DLC vous coûteront 5 €. Ce qui est encore plus abusé ! 38 € pour un jeu complet assez moche, mal ou pas traduit et à l’équilibrage pas spécialement fin ; c’est vraiment, vraiment, vraiment trop cher et je vous incite à passer votre chemin ! MAIS, en ce moment c’est les Soldes sur Steam. Le jeu sans extension est à moins de 8€, le pack complet à moins de 10€. Je l’avais récupéré encore à moins cher lors d’une vente flash mais bon 8/10 euros, ça reste raisonnable pour peu que vous décidiez d’appliquer mon ratio 1€/heure sur la rentabilité minimum d’un jeu.

Democracy 3 est un petit jeu de simulation sympathique qui vous divertira une petite dizaine d’heures avant que vous décidiez de passer à autre chose. Ce n’est pas la simulation du siècle, mais c’est toujours rigolo de se dire que si on était président, on aurait remis la France d’aplomb en 10 ans. A se procurer uniquement en promo !

Crazy, Stupid, Love. est un film de John Requa et Glenn Ficarra (I love you Philip Morris), d’après un scénario de Dan Fogelman (Cars), avec Steve Carell (The Office), Julian Moore (Evolution), Ryan Gosling (Drive), Emma Stone (Easy A) et Kevin Bacon (Super).

La femme de Cal traverse de plein fouet la crise de la quarantaine. Alors elle couche avec un collègue et demande le divorce. La vie parfaite de Cal, réglée au millimètre depuis 25 ans, s’effondre et il se met à se morfondre dans un bar. Ce bar est le terrain de chasse de Jacob, le lieu où il embarque un tas de jolies filles faciles (sauf une…). Jacob se prend de pitié pour Cal et décide de le prendre sous son aile pour l’aider à retrouver sa virilité/masculinité/machisme. Débute alors une nouvelle amitié et une nouvelle vie qui pourrait aider Cal à reconquérir sa femme…

On ne va pas y aller par 4 chemins, Crazy, Stupid, Love. est mon coup de cœur de la semaine. Un film extrêmement bien écrit, bien réalisé et bien interprété. J’aurais du mal à classer ce film dans la catégorie comédie romantique (du fait qu’elle n’est pas gnan-gnan pour un sou), juste une comédie avec la romance. Plusieurs romances même puisqu’on en compte facilement 4-5 qui s’entrecroisent autour des personnages principaux.

On connaît surtout Steve Carell pour ses pitreries et son égoïsme patent dans The Office. Crazy, Stupid, Love. lui offre l’opportunité d’explorer une facette plus dramatique de son jeu d’acteur dans ce rôle taillé sur mesure de père et mari au fond du trou. Ce choix montre qu’il est possible de faire des comédies réussies dès lors qu’on passe du temps à caractériser ses personnages sur plusieurs dimensions avant de mettre des dialogues qui font mouche. C’est vrai pour celui de Carell, mais aussi pour celui de Moore (en général, la crise de la quarantaine frappe surtout les hommes) ou celui de Gosling. Et comme le casting est de qualité, forcément l’interprétation est à la hauteur des rôles proposés.

En conséquence, il est agréable de suivre les vicissitudes de ses personnages en quête (conquête ou re-conquête) de leur identité profonde en tant qu’individu mais aussi par rapport à l’être aimé. De plus, quand on fait osciller l’humour sur une petite vague tragique (cf. le début de la bande annonce), celui-ci est rendu plus fin et subtil, donc de facto plus efficace que ce que l’on peu voir dans – au hasard – Bad Teacher

Bref, c’est très bien écrit et au milieu des comédies McDo écrites à la va-vite, vu et digéré dans la foulée, celle-ci laissera un agréable arrière-goût sur votre rétine et un sourire sur vos lèvres. Bon, la fin est un peu bizarre, mais c’est pas grave. Ajoutons à cela une intéressante mise en scène (le ralenti sur Ryan Gosling en costard qui mange une pizza vaut de l’or) ainsi qu’une bande son choisie pour coller aux images ou à leur sous-textes et il n’y a rien à jeter.

2011 se révélera également l’année d’Emma Stone et Ryan Gosling, deux acteurs de très grande qualité qui auront été à l’affiche d’au moins 3 films chacun et tous plutôt bons. Les deux brillent par leur charme et leur humour/charisme.

Crazy, Stupid, Love. est une comédie aussi excellente qu’intelligente. Un bijou à côté duquel il serait dommage de passer. Les esprits chagrins comme moi lui trouveront tout de même une incohérence majeure en y réfléchissant bien, rien de dramatique et c’était pour amener le twist de l’avant-dernier acte… ce qui ne l’empêche pas d’être très drôle !