Articles Tagués ‘Corée’

Crazyhead – Saison 1

Buffy vous manque ? Moi aussi. Et comme je ne veux pas m’abaisser à lire la suite en comics, je devais me contenter de remater la série en cas de nostalgie. Et bien rejouissez-vous car sa digne successeuse est une série britannique moderne et intelligence où les vampires sont remplacés par des démons (oui, je sais, les vampires de buffy sont techniquement des démons, allez pas chipoter) et la blonde par une autre blonde (la voix de Tracer pour les joueurs d’Overwatch) et une black qui n’a pas la langue dans sa poche. C’est péchu, cru, dynamique, drôle et malheureusement trop court. Ca reste tout de même une excellent série de 6 épisodes à mater d’urgence ! La musique déboite aussi. Et puis on fait des exorcismes avec du pipi, alors…

4.5/5

Being Charlie

Alala, qu’il est facile d’être déçu par un scénario sans ambition ressassant les malheurs d’un drogué en quête de rédemption au fil de rebondissements cousu de fils blancs. Je me disais que Rob Reiner (Quand Harry Rencontre Sally) pourrait au minimum sauver le truc, mais non.

2/5

The Art of Getting by

Petite comédie romantique adolescente vraiment sans prétention, aux enjeux vus et revus. A ma grande surprise, Emma Roberts n’était pas complètement monolitique. Elle apporte limite un peu de fraicheur. Dommage que son personnage ne casse pas des briques. Mignon sans plus quoi.

2/5

Westworld – Saison 1

La nouvelle claque de HBO, calibrée pour remplacer Game of Thrones. Et je dois avouer qu’à titre personnel, la dernière production du petit frère Nolan envoie plus de pâté que les dragons de Martin. C’est une histoire de sensibilité aussi, le film de Michael Crichton m’avait plus, je préfère la SF à la Fantasy et les cowboy aux chevaliers. La série peut souffrir d’un manque de folie (la plupart des twists se voyant 3 épisodes avant) mais elle a le mérite de se tenir et de proposer des personnages intéressants dans leur évolution. Casting impeccable, univers cool, potentiel de ouf. Je l’ai maté en un week-end, ce qui est toujours un gage de qualité dans mon appréciation générale. Reste plus qu’à attendre 2018 et c’est le plus triste dans l’histoire.

5/5

Macross Frontier: The Wings of Goodbye

Dernier film de la série Macross Saga qui condense la série pour ceux qui auraient la flemme de la regarder. Pas vraiment un résumé car l’histoire diverge des épisodes mais qui a le mérite de se tenir  sans temps mort (par contre, les néophytes vont devoir s’accrocher car ça balance des termes et rebondissements à deux cent à l’heure). Macross Frontier est l’une de mes séries favorites de la licence et ce deuxième long métrage conclue avec maestria le diptyque commencé avec The False Songstress. Un must see ! D’ailleurs youtube propose le film en entier…

5/5

Les 7 Mercenaires, le retour de la vengeance du remake

Comment dire… Nul ? Sans intérêt ? Dispensable ? Le vide créatif à l’état pur ?

1/5

Dernier Train pour Busan

Ca faisait un moment que je n’avais pas vu un film de zombies. Certainement parce que le genre commence à tourner en rond et à se répéter. Du coup, il faut aller chercher la nouveauté en Corée et force est de constater qu’ils nous ont pondus un film vraiment rafraichissant pour le genre, alternant stress relatif au genre, touches d’humour, évolution de personnages… Vraiment un excellent film, à conseiller à tous les amateurs de viande faisandée.

4.5/5

Sing Street

Le dernier film de l’année est aussi l’un des tout meilleurs que j’ai pu voir. Un véritable film « feel-good » avec une véritable âme et une démarche qui me parle. C’est bien simple, The Nice Guys et Sing Street sont définitivement mes 2 films préférés sorties 2016. Deux coups de coeur que je recommande à tous. A voir absolument si vous aimez les années 80, la musique, les romance, Duran Duran, les tranches de vie, la vie tout court !

5/5

Petite Histoire du Bouddhisme est un essai rédigé par Jean-Noël Robert paru aux éditions Librio.

Suite à la tout petite incartade mythologique et symbolique dans ma chronique de la saison 2 de Twin Peaks, j’ai voulu en savoir plus et me suis donc procuré cet ouvrage. Très accessoirement, c’était aussi une excuse pour me document pour mon prochain roman… Je pensais donc avoir affaire à un Le bouddhisme pour les nuls en l’achetant. En fait, non. Mais pour 3 euros, je suis tout de même bien content de que ce que j’ai lu.

En fait, petite histoire du bouddhisme est à prendre au sens premier de son titre : c’est une courte explication sur le plan historique de la naissance et de l’essor du bouddhisme. Vous allez donc avoir une analyse chronologique et géographique de la religion bouddhique depuis sa naissance quelque part vers le cinquième avant JC – avec la dernière incarnation physique de celui appelé à devenir Bouddha – jusqu’à nos jours, avec l’implantation du bouddhisme en Occident sous l’influence de l’exil politique de l’actuel dalai-lama.

Le texte est riche et très instructif, bien que le style soit parfois un peu indigeste pour permettre une intégration facile de certaines étapes liées à l’histoire du bouddhisme. En gros, ce qu’il faut retenir, c’est que c’est nettement plus compliqué ce que je pensais au départ ! Comme toutes les religions, chacun finit par faire sa propre sauce à base de schismes inévitables et de ré-interprétations linguistiques en tout genre. Initialement en sanscrit qui n’était pas le sanscrit même de l’époque où Bouddha fit partager au monde indien son enseignement, traduit en pâli, divisé deux, exporté à droite vers le Moyen-Orient, à gauche vers la Chine, en haut vers la Corée, en bas vers la Thaïlande, traduit et retraduit dans des dialectes qui s’inventaient presque au fur et à mesure de l’expansion du bouddhisme pour supporter justement son expansion… vous apprenez au final que le bouddhisme reste un élément fondateur culturellement, littérairement et bien sûr religieusement de quasiment toute l’Asie.

Reste que l’essai ne s’attache que très peu à expliquer les enseignements du bouddhisme, sa pratique ou sa mythologie (ce qui m’aurait été plus utile pour le susnommé projet de roman). Vous aurez toutefois une base intéressante pour comprendre les fondements de la religion basé sur les « Trois Joyaux », la façon dont sont appréhendées les textes canoniques et des explications basiques mais essentiellement pour appréhender l’Eveil que je mentionnais à propos de Dale Cooper, le Dharma, le Karma, et compagnie. Cela n’étant pas le propos du livre, on comprendra aisément que cela reste superficiel.

Si vous êtes curieux, la lecture est rapide (80 pages écrit gros – mais sans images) et le prix du bouquin suffisamment modeste pour se laisser tenter pour nourrir de façon intellectuel sa spiritualité. Et puis, sur un malentendu, il y a toujours moyen de briller en société autour de la machine à café en plaçant une anecdote.

En définitive, c’était une lecture très intéressante. Je ne suis pas sûr de me rappeler de grand-chose d’ici quelques jours mais j’aurais toujours en tête quelques éléments-clé pour expliquer dans les très grandes lignes la petite histoire du bouddhisme.

C’est marrant, mais j’ai l’impresion qu’à écrire mes impressions sur ce film, je reviens à la glorieuse époque de culture en placard : je parle d’un truc que vous n’aurez surement jamais l’occasion de voir. A moins de piocher dans ma dvdthèque…

Il s’agit d’un film coreen de 2002, improbable mix entre le compte d’Andersen et le jeux video. Je m’explique, le héros se retrouve propulsé dans un jeu où il doit laisser mourir la dire petite fille tout en conquérant son coeur.

Le truc, c’est que le jeu, c’est à la fois du réel et à la fois du virtuel, sans qu’on sache réellement où on est… En gros ce film c’est le bordel, rien qu’à cause de ce postulat.

Ca lorgne du coté de Matrix assurément, mais on trouve également du Tron et du Existenz dans la sauce. Le tout en moins bien que les trois.

Comme la plupart des films coréens, ca navigue entre l’humour forcé à deux balles et la violence souvent gratuite pour que dalle (et pour que j’en vienne à dire que la violence gratuite ne sert à rien dans un film, c’est qu’on est loin dans la violencegratuitude…)

Le film est inégal du début à la fin (la première partie était certes frustrante mais assurément meilleure), avec des trucs assez bien foutu (certains FX tiennent le coup, les trouvailles d’insertion d’éléments de jeu vidéo sont bien trouvées – toujours plus que dans Samurais… oh mon Dieu, quelle sombre bouse intergalactique ce film !, la little match girl qui pète un câble et massacre des gens) et d’autres nettement moins (personnages insipides et mal utilisés, scènes d’action molles du genou…)

On retrouve le même genre de thématique que dans Matrix à propos la philosophie sur Dieu, la mort et ce genre de truc. D’ailleurs dans mon grand playdoyer « Matrix est une trilogie bousique qui ne fait que patchworker les bonnes idées d’autres trucs » (comme le Neuromancien, Ghost in the Shell, les groupes de hard Rock et j’en passe – d’ailleurs un jour je ferai surement un post là-dessus, ça permettra à une ex de culture en placard de lancer un débat le débat marrant), je pense que ROTLMG en fait d’une certaine facon partie, des trucs repompé par Matrix (mauvaise foi inside, Matrix est sorti avant). Donc disais-je, c’est un peu comme Matrix sur la philo, mais plus du côté bouddhiste que du coté chrétien (citons par exemple l’allégorie sur la mort = déconnexion, la rennaissance = re-connexion, le coup du papillon, etc.)

Il parait qu’il a été primé dans quelques festivals (meilleure direction artistique, meilleurs costumes et meilleurs effets spéciaux). Très honnètement, j’ai vu des films coréens mieux que ça.

Bon, la bonne nouvelle, c’est que j’ai tout de même passé une agréable soirée et que le film ne m’a couté que 4 euros. Et que l’actrice qui joue la LMG est toute mimi.

De là à vous dire de regarder le film…

A réserver aux curieux, à ceux qui veulent mater tous les films coréens qui sortent en France, à ceux qui veulent voir tous les films qui traitent de jeux video (et qui auront le malheur de tomber un jour sur Samurais), ou à ceux qui veulent piller ma dvdthèque pour leur culture dans le placard.

PS : Notons le clin d’oeil aux films de Besson avec entre autres le repompage des fringues de Leeloo et un perso qui ressemble à Léon avec sa plante verte qui commande des nouilles.