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Fallout 4 est sorti et c’est près de 12 millions d’exemplaires écoulés en moins d’une semaine. Le record de Skyrim est pulvérisé et il y a fort à parier qu’il connaisse une longévité équivalente, notamment grâce à la communauté de moddeurs. Et pourtant, je n’ai toujours pas mon propre exemplaire alors que je meure d’envie d’y jouer. Parce que :

  1. J’ai arrêté de prendre mes jeux Day-One
  2. J’attends raisonnablement que les moddeurs fixent des choses que Bethesda n’a toujours pas appris à faire (notamment des UI ergonomiques)
  3. Je n’ai ni PC ni internet chez moi, ce qui solutionne finalement bien des dilemmes…

Mais je meure d’envie d’y jouer ! Alors j’ai buildé plusieurs personnages que je serais enclin à jouer. Builder des personnages est un exercice intellectuel que j’apprécie même si je n’ai parfois jamais l’occasion de les jouer (jeux de rôle notamment, mais aussi des Deck Magic). Toujours est-il que je me suis dit que j’allais partager ces builds ici, des fois que ça intéresserait des gens ou qu’ils aient envie de faire des retours dessus avant que je mette les mains sur une copie du jeu.

Pour info, je m’appuie sur les termes en anglais, disponible sur ce builder en ligne. Dans tous les cas, j’ai essayé d’optimiser la distribution initiale de points (21) à laquelle j’ajoute 1 point par caractéristique après avoir été chercher les Bobblehead. Ces point supplémentaires me permettent généralement d’atteindre une valeur correspondant à un perk dont j’ai besoin. J’ajoute enfin 1 point gratuit grâce au livre « you’re SPECIAL ». Je pense faire la plupart du jeu solo parce que l’IA des compagnons made in Bethesda a toujours été idiote (au mieux, je ferai leur quête et je les dégage aussitôt). Si le chien est moins idiot que la moyenne, il pourrait éventuellement gagné sa place auprès de moi.

Build 1 : Melee Junkie Nerd

  • S 4 +1 = 5
  • P 1 +1 = 2
  • E 4 +1 = 5
  • C 2 +1 = 3
  • I 8 +1 = 9 +1 = 10
  • A 8 +1 = 9
  • L 1 +1 = 2

Perks-clés : Nerd Rage, Big Leagues, Blitz

Perks support : Hacking, Craft Armor/Melee Weapons/Sciences, Chemist, Chem Resistant, Moving Target

Idée générale : Ce build repose essentiellement sur Nerd Rage qui donne un boost au dégât et Blitz qui permet de vous « téléporter » d’ennemis en ennemis pour écraser leurs crânes avec une arme de corps à corps. De la délicatesse quoi.

Gameplay : Run, Blitz and Smash! Descendre dans la Red Zone, déclencher Nerd Rage et Smasher plus fort. Une fois Nerd Rage déclenchée, on y reste le plus longtemps possible d’où le fait de bouffer comme des bonbecs de la drogue, verrouillant au max la résistance aux dommages grâce à la combo Chemist/Chem Resistant.

Défauts : Pas de Lockpick, charisme de moule (donc pas de Local Leader…). En dépit de son caractère très bourrin, ça a l’air d’être un build assez fin à jouer, avec une bonne micro-gestion de votre vie et de votre résistance aux dégâts : on veut rapidement entrer en Red Zone et y rester sans mourir…

Build alternatif : Moins d’endurance et de charisme pour aller chercher Bloody Mess pour taper plus fort

  • S 6 +1 = 5
  • P 1 +1 = 2
  • E 3 +1 = 4
  • C 1 +1 = 2
  • I 8 +1 = 9 +1 = 10
  • A 8 +1 = 9
  • L 2 +1 = 3

Build 2 : Drunken Idiot Critical Gunner Pacifist

  • S 1 +1 = 2
  • P 3 +1 = 4
  • E 1 +1 = 2
  • C 8 +1 = 9 +1 = 10
  • I 1 +1 = 1
  • A 7 +1 = 8
  • L 7 +1 = 8

Perks-clés : Idiot Savant, Party Boy, à peu tous les perks en Luck

Perks support : Wasteland Whisperer et Intimidation, Action Boy, Moving Target et Quick Hand, Lockpick.

Idée générale : Idiot Savant est probablement le perk qui me fait le plus rire et qui m’attire le plus en fait. Le pendant est de garder en permanence une intelligence basse. Voilà qui « combotte » très joliment avec Party Boy car la plupart des alcools réduisent votre Intelligence tout en augmentant votre charisme. Ce qui va s’avérer utile avec les Perks de pacification liés à cette statistique. Party Boy va également augmenter ma chance de 3 points au niveau max – chance qui sera mise à profit avec tous les perks piochés là-bas – ainsi qu’augmenter la Force pour porter plus de bordel inutile.

Gameplay : Picole. VATS + critique à répétition. Pacification pour les cas difficiles (notamment les deathclaws car je n’aurai qu’une petite pétoire) et s’économiser des balles.

Défauts : Aucun craft, pas de Hacking, constitution en mousse…

Build alternatif : Sur lequel il resterait potentiellement 3 à placer suivant mes envies (pacification vs craft)…

S 2 +1 = 3
P 3 +1 = 4
E 1 +1 = 2
C 6 +1 = 7
I 1 +1 = 2
A 5 +1 = 6
L 8 +1 = 9
-> +3 Charisme pour pacifisme
-> +1 INT pour craft guns, +1 PER pour grenades, +1 END pour Life giver

Build 3 : Explosives Melee Idiot Survivalist

  • S 4 +1 = 5
  • P 3 +1 = 4 +1 = 5
  • E 9 +1 = 10
  • C 6 +1 = 7
  • I 1 +1 = 1
  • A 1 +1 = 2
  • L 4 +1 = 6

Perks-clés : Idiot Savant, Party Boy, Solar Powered, Demolition Expert, Big Leagues ou Iron Fist

Perks support : Bloody Mess, Toughness, Lockpicking, Life Giver, Adamantium Skeleton, Ghoulish, Craft Amor and Melee Weapons

Idée générale : Comme je disais, j’adore Idiot Savant et tant pis pour l’intelligence. Toujours Party Boy pour augmenter Force et Charisme tout en laissant vos deux neurones au raz des pâquerettes. On ajoute aussi à notre Force celle de Solar Powered.

Gameplay : Picole et vlan dans une mélée qui se sera au préalable pris une ou deux grenades dans la gueule. On compte sur notre énorme endurance pour tenir le coup et régénérer peinard une fois le combat fini. Le charisme est la cerise sur le gâteau pour tout de même avoir des intéractions intéressantes avec les PNJ.

Défauts : Pas de Hacking, pas de VATS, peu d’Action Points, il faut vite aller chercher le Bobblehead Luck pour récupérer Idiot Savant

Voilà, voilà. Je n’ai pas encore fait mon choix définitif et j’ai encore le temps de voir. Il n’est d’ailleurs pas impossible non plus que je commence un journal de jeu comme j’avais fait pour Skyrim

Call of Duty: Ghosts est un jeu distribué par Activision, développé par Infinity Ward, Neversoft et Raven.

Comme il ne faut pas mourir idiot, j’ai décidé de m’offrir un épisode de Call of Duty. Honnêtement, j’aurais préféré le Advanced Warfare fraîchement sorti, mais bizarrement, il n’y avait que le Ghosts à 10 euros dans le bac des soldes… Je tiens également à préciser que – comme d’habitude – je me contrefiche des modes multijoueurs, que je n’ai fait que la campagne solo et que je ne jugerai donc que ça. Ceux qui viendraient à me dire « nan, mais t’achètes pas un Callof pour le mode solo », je leur répondrai que dans ce cas, c’est même pas la peine de proposer un mode solo moisi. Ce préambule étant fait, bienvenue dans cet article dédié au nivellement par le bas du jeu vidéo !

Dans un futur très très proche, il n’y a plus de pétrole au Moyen-Orient. Mais comme en Amérique du Sud, on n’a pas de pétrole mais on a des idées, des gouvernements profitent d’une mystérieuse inflation du pétrodollar pour faire une confédération qui décident de prendre le contrôle du monde. Bien sûr, tout cela n’est possible que grâce au programme spatial de pays comme le Chili ou l’Argentine pour pirater un satellite lanceur de missiles des USA… J’ai même pas commencé à jouer que ça pue les CDLS dans tous les coins et on me demande littéralement de mettre mon cerveau en veille avec mes questions débiles. Des années plus tard, les USA sont réduits à des poches de résistance qui combattent la Fédération tant bien que mal. Fort heureusement, finalement, il y a toujours l’air d’y avoir du pétrole pour l’armée américaine… Fort heureusement aussi, on a des valeureux héros bien génériques – comme le personnage que vous incarnerez – pour sauver le monde. Bien sûr, toute bonne trame américaine anti-terroriste ne saurait être parfaite sans ajouter la notion de famille, ici votre frère et votre père, et des fantômes du passé. En l’occurrence, vous apprendrez sans surprise que le paternel fait partie d’une escouade de super-militaires appelée les Ghosts, que vous êtes recruté car tout particulièrement doué et que votre mission annexe est de buter un ancien Ghost converti à la cause des moustachus. Je vous passe les détails, mais à un moment, votre père va mourir, vous allez sauver le monde et il y a un chien.

Au cas où vous n’auriez pas saisi le ton acide, le scénario de la campagne solo est une vaste blague dans laquelle les développeurs ont décidé de verser dans le cliché en utilisant probablement un générateur de scénarios militaires qui se contente de changer les noms des vilains. C’était d’un banal affligeant qui flirtait avec une stupidité abyssale. Mais comme j’avais un encéphalogramme plat pour avoir rapidement déconnecté le cerveau, j’ai pu faire les 18 missions trop sans râler ni crier au scandale. Comme je le disais, dès le départ, dès les premières minutes, j’ai su que j’étais face au niveau 0 de l’écriture et que rien ne me surprendrait.

Riley, chien fidèle… probablement le personnage le plus développé aussi…

Pour subir cette histoire, vous allez incarner Logan, un type qui ne parle pas, dont on ne voit jamais le visage et qui comme tout bon militaire, se contente de suivre les ordres. A coté de lui, vous trouverez une tripotée de personnages tout autant génériques dont votre paternel bienveillant sans charisme, votre frère aussi vaillant qu’une huître et d’autres Ghosts qui se contenteront de vous signifier la position des ennemis (attention, spoiler, cette position est toujours « midi » – de quoi en dire long sur le level design). Mais attention, grosse nouveauté, vous avez maintenant un clébard ! Je me souviens de la façon dont la promo avait mis en avant ce chien, façon « c’est révolutionnaire ». Au final, il est comme les autres, il ne sert à rien sinon se mettre en travers de votre chemin. Pour bien renforcer le caractère inintéressant de votre campagne solo, on vous placera aux commandes d’autres personnages génériques qui se chargeront de missions particulières dans l’espace, un tank, un hélico… Vous pourrez même incarner votre clébard dans une palpitante mission d’infiltration qui se résumera à se coucher dans l’herbe pour se cacher…

En résumé, jamais, je dis bien jamais, je n’ai été aussi peu investi dans un jeu. J’étais littéralement en mode automatique. Car non content de proposer un scénario convenu et ennuyant, les missions prennent le joueur pour un débile profond et le guide de bout en bout par la main. Il suffit de suivre vos coéquipiers pour trouver le chemin, on vous dit perpétuellement quoi faire à quel moment. Le level design se limite à de grands couloirs à peine masqués avec des triggers se déclenchant suivant votre avancée (ou pas, bonjour les loop infinies), pour notamment balancer des salves d’ennemis idiots dont la seule initiative sera de jeter une grenade de temps en temps depuis un couvert d’où ils ne bougeront pas sinon pour montrer une tête pour votre headshot. Niveau intelligence artificielle, c’est déjà limite en face, mais alors côté américain, c’est pire. Les mecs vous dégageront de vos points de couverture parce qu’ils sont scriptés pour se planquer là, ils visent dans les coins, ne prennent aucune initiative tant que vous n’aurez pas activé un trigger caché dans la map à votre passage et ne servent globalement qu’à des tirs de suppression en attendant que vous daignez bouger votre cul.

Histoire de rajouter à la fainéantise des développeurs, le game design est sans inspiration ni innovation. Vous n’avez que deux armes en stock (et c’est déjà une de trop) et toutes celles qui vont tomberont sous la main auront tendance à se ressembler. Comme tous les jeux sans idée, on vous balancera des quick time event pour faire genre « t’as vu, c’est différent ». Pour boucler la campagne solo, il m’aura fallu moins de 8 heures avec la difficulté poussée au maximum. En d’autres termes, c’est ridicule et 10 euros, c’était encore trop cher payé (et dire que je l’ai vu à 60 euros pas plus tard qu’hier à la FNAC…). Pour dire, même Bioshock Infinite était mieux !

Je ne vais même pas parler de l’ergonomie console à vomir ou du mapping de touches étrange pour faire des actions spéciales, ce sera tantôt N, tantôt F, voire E ou clic gauche, histoire de bien vous surprendre et vous faire rater pour recommencer.

Seul point positif, j’ai trouvé les cinématiques assez esthétiques… Ca pèse pas lourd dans la balance.

Ce Call of Duty: Ghosts est vraiment symptomatique de tout ce qui ne va pas dans le jeu vidéo moderne : réalisation baclée, histoire à chier, game design léthargique, level design sans intelligence, recyclage de licence… Comme je disais plus haut, ce mode solo prend vraiment les joueurs pour des débiles et leur ôte toutes facultés de réflexion ainsi que tout esprit d’initiative. Si c’est pour rendre une copie pareille, on s’abstient et on concentre son argent ailleurs messieurs les développeurs (par exemple un mode histoire full coop à l’image de ces DLC que vous vendez au prix scandaleux de 4×15 euros…). Au pire on propose cette daube solo en DLC gratuit tout en assumant le fait que Call of Duty est une licence compétitive multijoueurs. Là, c’est ni fait ni à faire.

Bref, vous avez compris, Call of Duty: Ghosts propose une campagne solo digne d’une déjection canine. Et quitte à faire du marketing avec le chien, c’est cet angle qui aurait dû être pris. Si vous voulez un vrai bon FPS solo qui ne donne pas l’impression de vous enfumer, allez voir du côté du dernier Wolfenstein ! Et si vous voulez un vrai bon jeu sur le thème de la guerre, je recommande une fois de plus l’excellent This War of Mine.

The Hunger Games est un film adapté du roman éponyme de Suzanne Collins, écrit et réalisé par Gary Ross (Pleasantville), avec Jennifer Lawrence (Le complex du castor), Josh Hutcherson (Zathura), Liam Hemsworth (Triangle), Woody Harrelson (Friends with benefits), Stanley Tucci (Julie & Julia) et Elizabeth Banks (Definitely, Maybe) (Oui, je mets plein d’acteurs pour mettre plein de rétroliens pour que vous alliez lire d’autres chroniques écrites avec amour et un peu de bile. Honnêtment, je ne sais même plus où elle apparaît Banks…)

Dans le futur, on force des jeunes éphèbes à s’entretuer pour une raison qui, finalement, m’échappe. Il paraît que c’est une espèce de devoir de mémoire pour rappeler à la plèbe qu’on se rebelle contre le Capitole sans s’en prendre une en aller retour. Admettons… Bref, c’est littéralement sans importance. Au début, Katniss se retrouve à participer à ces jeux télévisés. Au milieu, elle s’entraîne et dort dans des arbres. A la fin, elle gagne.

Voilà, voilà.

A l’origine, The Hunger Games est un roman pour adolescent à succès. Pas du Twilight-succès mais du succès tout de même. Autant dire que j’ai jamais eu l’occasion de poser mes yeux dessus et que ça m’intéresse pas des masses (même si j’ai prévu d’écrire un livre du genre si un jour je réussis à placer Lithium Breed, par exemple). Le film n’avait pas de raison de m’intéresser non plus. Mais comme Twilight, je suis curieux, alors je regarde. Et puis, l’air de rien, dans les arguments positifs que tout le monde met en avant, j’entends « c’est comme Battle Royale« .

Oui, mais non. Mettre des jeunes en lieu clos avec pour unique règle celle d’Highlander ne suffit pas à dire « c’est comme Battle Royale« . Pour être plus juste, il faudrait dire « c’est comme le mythe de Thésée… en moins bien ». Amateur du chef-d’oeuvre de Kinji Fukasaku, passez votre chemin, vous serez déçu. Limite, retournez voir Battle Royale 2 et vous n’aurez toujours pas l’impression de perdre votre temps (et là, j’ai un peu tout dit…).

Le scénario du film – donc du livre puisque visiblement Suzanne Collins a aussi gonflé son compte en banque en y participant – se base sur une dystopie avec des districts spécialisés (agriculture, minier, etc) qui se son visiblement rebellé contre un dictateur et depuis il y a les fameux jeux où le Capitole demande des jeunes vierges à sacrifier au minotaure. Les vierges, on doit les avoir puisque le Capitole ne demande que des ados inexpérimentés en tribut ; le minotaure, c’est l’audience télévisuelle. Genre « je dénonce en même temps la télé-réalité dans mon script trop innovateur ».

Katniss est une jeune fille rebelle, elle a l’air grave amoureuse d’un bogoss du village, elle sait déjà tirer à l’arc et survivre en forêt. Gros avantage pour l’histoire. Sauf que c’est sa soeur qui est choisie. Katniss décide d’y aller à sa place (en même temps sa soeur à 10 ans ou presque). Evidemment, ça fait tout un pataquès. Le bogoss pourrait aussi dire j’y vais aussi, histoire d’avoir une vraie tension dramatique, mais non. Le hasard décidera que c’est l’amoureux secret de Katniss qui l’accompagnera, Peeta…

Katniss va être une espèce de grosse asociale antipathique les trois quarts du film. Jennifer Laurence et son charisme d’huître névralgique n’aideront en rien à s’attirer la sympathie du spectateur moyen (moi, en l’occurence). Peeta est aussi intéressant qu’une moule sur son rocher avec son jeu tout en subtilité. On pourrait donc croire qu’il se produirait une alchimie entre les deux fruits de mer. Et bien non ! Et, c’est peut-être le seul truc assez bien foutu du film, à savoir comme des jeunes qui ne s’aiment pas vont faire un peu semblant pour s’attirer les faveurs du public. En gros, même les fleurs bleues seront déçus.

Bref… Revenons-en à Katniss ! Elle est choisie, amenée à la Capitale, rencontre les autres tributs, rencontre un mentor alcoolo (mais c’est Harrelson, donc c’est cool) et Lenny Kravitz en designer de mode qui lui fait des robes qui s’enflamme. Ca sert à rien, c’est moche à l’écran mais comme visiblement tout le monde dans ce futur à des goûts de chiotte en matière de mode, ça passe. Ensuite, elle s’entraîne.

Elle s’entraîne, oui oui. Le Capitole réclame des vierges et il passe deux semaines à les nourrir, loger, blanchir et entraîner en vue du spectacle. Sachant que la moitié des participants mourront dans les 3 premières minutes de jeu, le Capitole n’a visiblement pas la notion de l’argent pour son budget d’état. Et puis, pour le spectacle, c’est nul ! Tout l’intérêt de Battle Royale, c’était de mettre 30 collégiens qui ne savait pas se battre du tout, avec un collier explosif autour du coup, devant un fait accompli : tue ou meurt, mais décide-toi dans la seconde !

Commence donc le jeu. C’est une boucherie au début et puis des ados se regroupent pour traquer les plus faibles… Je suis pas sûr qu’on leur ait expliqué les règles à eux… Katniss va avoir des relations fusionnelles avec des arbres, se lier d’amitié avec d’autres… Mais naïvement, pas comme l’autre film que je n’arrête pas de citer. En d’autres termes, on n’a jamais l’impression que les ados vont mourir.

C’est à ce moment-là que les règles changent et que finalement, c’est deux vainqueurs du même district qui pourraient gagner. Comme par hasard. Ce qui rappelle que le Capitole a tous les pouvoirs et que la télévision fait un peu ce qu’elle veut. On apprend aussi que la technologie du Capitole est capable de modifier l’environnement du jeu comme elle veut, apparition de boule de feu et de gros chiens baveux en sus. Avec ce genre de technologie, je suis pas persuadé que le Capitole ait réellement besoin de jeux complètement artificiels  pour appuyer sa supériorité militaire ou économique sur les autres districts… M’enfin, on est plus à ça près, hein.

Je vous passe les détails du massacre. C’est très inintéressant et globalement très mou du genou. La tension dramatique reviendra quand Peeta et Katniss se retrouveront. Peeta sera blessé gravement et ne pourra plus bouger. Une personne logique se dirait :

Mmmh, j’ai retrouvé mon copain d’infortune et on peut gagner ensemble. Tout ce que j’ai à faire, c’est le planquer dans un coin et aller buter de loin, à l’arc tous les autres. Ce devrait être facile, j’ai montré dans le début du film que j’étais une brute à l’arc. C’est l’histoire d’une demi-journée si je me débrouille bien. En plus, ils sont que 4.

Katniss se dit :

Je vais sauver Peeta, écouter les conseils de mon mentor, embrasser Peeta pour faire croire que j’ai des sentiments pour lui alors que j’en ai rien à branler, rester planquée dans ma grotte avec lui en attendant que les spectateurs s’ennuient et que le réalisateur corse le jeu avec des chiens enragés. Ce ne seront que des chiens après tout, ils pourraient créer des dragons, mais non, avec des clébards, on aura encore une chance de s’en sortir, même avec un Peeta boiteux. Tout est sous contrôle. Et puis j’en ai marre de me pieuter dans les arbres.

Arrivent donc les chiens magiques… Et le vaisseau qui ramènera le vainqueur. Non parce que c’est bien joli cette télé-réalité, mais il faudrait pas que ça dure 10 semaines non plus. Le grand vilain va mourir comme un abruti alors qu’il est déjà sur le vaisseau et qu’il doit juste se débrouiller pour que l’huître altruiste et la moule boiteuse se fasse bouffer par des chiens…

Oui, Woody Harrelson regarde aussi The Hunger Games…

Restent Peeta et Katniss. Les règles changent encore, plus qu’un seul vainqueur maintenant. Super ! On s’y attendait pas du tout, n’est-ce pas ? Katniss décide de se suicider avec Peeta en mangeant des baies mortelles délicatement introduites dans le script 10 minutes plus tôt. Les règles changent encore et les deux gagnent… Sérieusement… Je n’invente rien.

Fin du film. Félicitations, vous avez perdu 2 heures de votre vie !

Vous aurez compris que le scénario est une suite de ficelles grossières et de collages artificiels pour mettre une adolescente dans des situations qui semblent cools sur le papier mais qui se révèlent au final particulières chiantes et idiotes ! Si les personnages avaient un tant soit peu de jugeotes, il agirait comme dans Battle Royale., mais là, ils préfèrent dormir dans des arbres et faire du camouflage à base de décorations de gâteaux (sic). Les jeunes acteurs semblent constamment figés dans une catalepsie faciale et la réalisation est molle. En plus, la direction artistique est vraiment moche.

J’en rajoute une couche ou vous avez compris ?

Et parce que les bandes annonces, c’est que du marketing et que parfois, ce serait bien de dire la vérité :

Dans l’épisode précédent…

Maintenant que je suis le chef incontesté et incontestable de la Confrérie Noire, j’avais décidé de me mettre un peu au vert et parcourir du pays. La Mère de la Nuit me donne toujours des indications pour tuer des clampins ici ou là, et bizarrement, c’est toujours moi qui m’y colle… Entre mon super-intendant qui fait du recrutement et de la formation, la fillette vampire absolument pas sortable et Cicéro le bon à rien, il n’y a que moi de disponible…

J’aurais pu retourner à l’Académie de Fort d’Hiver mais, comme disait mon père, « pas de nouvelle, bonne nouvelle ».

J’ai donc pu me promener un peu au hasard dans les contrées gelées de Bordeciel et vider mon journal de quelques entrées polluantes. J’ai par exemple massacré des bandits qui encombraient des yarls trop flemmards pour envoyer un détachement de leur garde personnelle s’en occuper. Enfin, je les comprends, pourquoi s’embêter à surpayer des gardes qui pourraient mourir quand on peut sous payer un mercenaire sans expérience… Après faut pas s’étonner que les bandits vivent leur vie sans jamais être inquiétés… D’ailleurs, c’est amusant ; comme j’en ai tué pas mal des bandits, j’ai pu remarquer des choses fascinantes sur la communautés des coupe-jarrets, malandrins et autres scélérats.

Tiens, ça t’apprendra à tricher !

Déjà, ils jouent tous aux cartes. Tous. Et ils sont tous plus malins les uns que les autres car ils cachent tous un as dans leur botte. Tous. Tout le temps ! Moi, maintenant, quand je vais jouer à la taverne, c’est la première chose que je fais : vérifier les bottes de mes adversaires !

Ensuite, la racaille de Bordeciel est en fait constituée de grands romantiques. Combien en ai-je entendu qui se plaignaient de leur femme qui les avait trompé tandis qu’ils étaient en prison… Je me suis d’ailleurs demandé s’il ne s’agissait pas de la même et unique femme pour tous les bandits, et qu’elle parcourait tout Bordeciel de mari en mari à mesure qu’ils allaient et venaient en prison…

J’avais déjà fait étalage des aberrations de ce pays et de la violence inculte qui le caractérisait. C’était sans faire mention des bardes…

Evidemment, avec des bardes aussi raffinés que celui-ci, on ne s’étonne plus des salles de torture que l’on peut croiser dans les donjons. Je vous laisse admirer la finesse du travail. La guilde des tortureurs doit connaître des jours plus heureux que la guilde des embaumeurs (visiblement, ils ont tous laissé leurs outils dans les tertres… pour mystérieusement disparaître ensuite). Ceci dit, en considérant les outils de travail de bourreaux, je me demande si l’une et l’autre ne sont pas en fait la même guilde…

Et pire, c’est tellement un pays de malades mentaux sans pitié que la moindre gousse d’ail devient un instrument de torture !

Notez aussi la présence des outils de la guilde des embaumeurs…

Le revers de la médaille de se promener au hasard pour finir des quêtes en cours, c’est que vous n’êtes pas à l’abri de récupérer plus de quêtes à commencer que vous n’en achevez ! C’est ainsi que je suis tombé sur…

un chien qui parle !

Il m’a baratiné comme quoi son maître l’aimait plus, et patati et patata. Barbas, qu’il s’appelait. Le chien, pas le maître. Comme je trouvais ça rigolo un chien qui parle et que je me disais que je pourrais sûrement monter un spectacle de comique troupier avec (ce qui n’est pas moins débile ni moins lucratif que archimage d’une académie comme métier), je l’ai suivi.

Bon, en fait, le maître du chien, c’était un dieu… Il avait encore une quête à la noix à me filer, genre chercher une hache dans une grotte encore plus moisie que la sienne.

Je l’ai rapidement expédiée cette histoire de hache, j’avais pas que ça à faire ! Le dieu était content, j’ai pas succombé à ses offres pourries pour me corrompre… alors déçu, il a récupéré son chien. Même comique troupier, on me refuse cette alternative ! Il semblerait que je doive me contenter de trancher des gorges pour assurer ma pitance…

La bonne nouvelle, c’est que mon travail commence enfin à porter ses fruits et il y a au moins une personne parmi tous ces congelés qui apprécie ce que je fais. C’est ainsi que j’ai pu recevoir ce courrier par coursier.

Cool ! Un fan !

Bon, en fait, c’était une quête déguisée pour m’envoyer tué un dragon ! Combien de fois devrais-je le répéter ! Je. Ne. Tue. Pas. De. Dragons. Ils ne m’ont rien fait, je ne vois pas pourquoi je rentrerais dans la psychose de ce pays avec ses envies de buter tous les animaux de la création ! Du coup, j’ai pas tué le dragon, mais j’ai récupéré le mot de pouvoir qu’il gardait. Je suppose qu’on peut considérer que j’ai accompli ma quête.

Une journée bien remplie, ceci dit ! J’avais bien mérité une bonne nuit de sommeil !

Sauf qu’on peut pas dormir à la belle étoile dans ce pays, c’est perpétuellement un spectacle sons & lumières…