Articles Tagués ‘Chance’

Fallout 4 est sorti et c’est près de 12 millions d’exemplaires écoulés en moins d’une semaine. Le record de Skyrim est pulvérisé et il y a fort à parier qu’il connaisse une longévité équivalente, notamment grâce à la communauté de moddeurs. Et pourtant, je n’ai toujours pas mon propre exemplaire alors que je meure d’envie d’y jouer. Parce que :

  1. J’ai arrêté de prendre mes jeux Day-One
  2. J’attends raisonnablement que les moddeurs fixent des choses que Bethesda n’a toujours pas appris à faire (notamment des UI ergonomiques)
  3. Je n’ai ni PC ni internet chez moi, ce qui solutionne finalement bien des dilemmes…

Mais je meure d’envie d’y jouer ! Alors j’ai buildé plusieurs personnages que je serais enclin à jouer. Builder des personnages est un exercice intellectuel que j’apprécie même si je n’ai parfois jamais l’occasion de les jouer (jeux de rôle notamment, mais aussi des Deck Magic). Toujours est-il que je me suis dit que j’allais partager ces builds ici, des fois que ça intéresserait des gens ou qu’ils aient envie de faire des retours dessus avant que je mette les mains sur une copie du jeu.

Pour info, je m’appuie sur les termes en anglais, disponible sur ce builder en ligne. Dans tous les cas, j’ai essayé d’optimiser la distribution initiale de points (21) à laquelle j’ajoute 1 point par caractéristique après avoir été chercher les Bobblehead. Ces point supplémentaires me permettent généralement d’atteindre une valeur correspondant à un perk dont j’ai besoin. J’ajoute enfin 1 point gratuit grâce au livre « you’re SPECIAL ». Je pense faire la plupart du jeu solo parce que l’IA des compagnons made in Bethesda a toujours été idiote (au mieux, je ferai leur quête et je les dégage aussitôt). Si le chien est moins idiot que la moyenne, il pourrait éventuellement gagné sa place auprès de moi.

Build 1 : Melee Junkie Nerd

  • S 4 +1 = 5
  • P 1 +1 = 2
  • E 4 +1 = 5
  • C 2 +1 = 3
  • I 8 +1 = 9 +1 = 10
  • A 8 +1 = 9
  • L 1 +1 = 2

Perks-clés : Nerd Rage, Big Leagues, Blitz

Perks support : Hacking, Craft Armor/Melee Weapons/Sciences, Chemist, Chem Resistant, Moving Target

Idée générale : Ce build repose essentiellement sur Nerd Rage qui donne un boost au dégât et Blitz qui permet de vous « téléporter » d’ennemis en ennemis pour écraser leurs crânes avec une arme de corps à corps. De la délicatesse quoi.

Gameplay : Run, Blitz and Smash! Descendre dans la Red Zone, déclencher Nerd Rage et Smasher plus fort. Une fois Nerd Rage déclenchée, on y reste le plus longtemps possible d’où le fait de bouffer comme des bonbecs de la drogue, verrouillant au max la résistance aux dommages grâce à la combo Chemist/Chem Resistant.

Défauts : Pas de Lockpick, charisme de moule (donc pas de Local Leader…). En dépit de son caractère très bourrin, ça a l’air d’être un build assez fin à jouer, avec une bonne micro-gestion de votre vie et de votre résistance aux dégâts : on veut rapidement entrer en Red Zone et y rester sans mourir…

Build alternatif : Moins d’endurance et de charisme pour aller chercher Bloody Mess pour taper plus fort

  • S 6 +1 = 5
  • P 1 +1 = 2
  • E 3 +1 = 4
  • C 1 +1 = 2
  • I 8 +1 = 9 +1 = 10
  • A 8 +1 = 9
  • L 2 +1 = 3

Build 2 : Drunken Idiot Critical Gunner Pacifist

  • S 1 +1 = 2
  • P 3 +1 = 4
  • E 1 +1 = 2
  • C 8 +1 = 9 +1 = 10
  • I 1 +1 = 1
  • A 7 +1 = 8
  • L 7 +1 = 8

Perks-clés : Idiot Savant, Party Boy, à peu tous les perks en Luck

Perks support : Wasteland Whisperer et Intimidation, Action Boy, Moving Target et Quick Hand, Lockpick.

Idée générale : Idiot Savant est probablement le perk qui me fait le plus rire et qui m’attire le plus en fait. Le pendant est de garder en permanence une intelligence basse. Voilà qui « combotte » très joliment avec Party Boy car la plupart des alcools réduisent votre Intelligence tout en augmentant votre charisme. Ce qui va s’avérer utile avec les Perks de pacification liés à cette statistique. Party Boy va également augmenter ma chance de 3 points au niveau max – chance qui sera mise à profit avec tous les perks piochés là-bas – ainsi qu’augmenter la Force pour porter plus de bordel inutile.

Gameplay : Picole. VATS + critique à répétition. Pacification pour les cas difficiles (notamment les deathclaws car je n’aurai qu’une petite pétoire) et s’économiser des balles.

Défauts : Aucun craft, pas de Hacking, constitution en mousse…

Build alternatif : Sur lequel il resterait potentiellement 3 à placer suivant mes envies (pacification vs craft)…

S 2 +1 = 3
P 3 +1 = 4
E 1 +1 = 2
C 6 +1 = 7
I 1 +1 = 2
A 5 +1 = 6
L 8 +1 = 9
-> +3 Charisme pour pacifisme
-> +1 INT pour craft guns, +1 PER pour grenades, +1 END pour Life giver

Build 3 : Explosives Melee Idiot Survivalist

  • S 4 +1 = 5
  • P 3 +1 = 4 +1 = 5
  • E 9 +1 = 10
  • C 6 +1 = 7
  • I 1 +1 = 1
  • A 1 +1 = 2
  • L 4 +1 = 6

Perks-clés : Idiot Savant, Party Boy, Solar Powered, Demolition Expert, Big Leagues ou Iron Fist

Perks support : Bloody Mess, Toughness, Lockpicking, Life Giver, Adamantium Skeleton, Ghoulish, Craft Amor and Melee Weapons

Idée générale : Comme je disais, j’adore Idiot Savant et tant pis pour l’intelligence. Toujours Party Boy pour augmenter Force et Charisme tout en laissant vos deux neurones au raz des pâquerettes. On ajoute aussi à notre Force celle de Solar Powered.

Gameplay : Picole et vlan dans une mélée qui se sera au préalable pris une ou deux grenades dans la gueule. On compte sur notre énorme endurance pour tenir le coup et régénérer peinard une fois le combat fini. Le charisme est la cerise sur le gâteau pour tout de même avoir des intéractions intéressantes avec les PNJ.

Défauts : Pas de Hacking, pas de VATS, peu d’Action Points, il faut vite aller chercher le Bobblehead Luck pour récupérer Idiot Savant

Voilà, voilà. Je n’ai pas encore fait mon choix définitif et j’ai encore le temps de voir. Il n’est d’ailleurs pas impossible non plus que je commence un journal de jeu comme j’avais fait pour Skyrim

Publicités

Oui, je recycle les vannes de 2013 si je veux !

Pour faire très original, le premier article du premier jour de l’année est consacré aux vœux. Je souhaite donc une bonne et heureuse année 2015 à tous ceux qui passeront, de gré ou de force, sur cet article durant ce mois de janvier 2015. Puisse-t-elle vous apporter ce qu’il faut de réussite, de chance, de santé et d’amour. Le tout en juste quantité afin que tout le monde en ait un peu.

Le début d’année est aussi l’occasion de faire le point bloguesque de l’année écoulée. Comme d’habitude, on va utiliser le rapport annuel entièrement géré par wordpress, joliment mis en forme dans une page dédiée avec des feux d’artifice.

En plus, il y a un tas de liens à cliquer pour lire ou relire les articles phares de mon blog en 2014. Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Cette année, le podium est trusté par Blade Runner et mon analyse sur Deckard le vrai-faux replicant, suivi de près par la nostalgie d’Hélène et les Garçons. La plus belle explosion de fréquentation est dû à mon article d’astuces sur l’excellent jeu This War of Mine. Il est fort probable que je reparle de sujets équivalents d’une façon ou d’une autre dans l’année à venir. Toujours est-il que le blog a connu une excellente progression de fréquentation dans les 4 derniers mois.

Alors j’en profite pour remercier toutes les personnes qui sont passés plus ou moins par hasard sur ce blog (38000 visites tout de même !). (Il semblerait d’ailleurs que les cartes Bella Sara soient enfin passées de mode !). Peu de commentaires cette année… je vais partir du principe que j’écris des articles de qualité qui mettent tout le monde d’accord, donc ne nécessitent pas d’interventions :p.

Je ne sais pas de quoi 2015 sera fait pour ce blog, mais j’ai une pile d’articles à écrire. J’ai aussi un pile de livres à écrire ! Je rappelle que j’ai sorti plusieurs romans et nouvelles sur Amazon et Kobo, tous pour des prix modiques, et tous de qualité si on en croit les premiers commentaires de lecteurs ! Moi, je dis qu’une bonne résolution pour 2015 serait de supporter un jeune auteur indépendant… je dis ça, je dis rien… Mon actualité littéraire peut aussi être suivie sur mon blog pro : www.electrikpunkbooks.com.

Bref, encore merci, revenez nombreux et faîtes tourner les adresses !

Avant toute chose, il convient de mutuellement se souhaiter une bonne et heureuse année 2014 ! Qu’elle vous apporte au moins le bonheur et la santé, et plus si affinités !

Les nouvelles années s’accompagnent généralement d’une batterie de bonnes résolutions qu’on ne tiendra qu’une paire de mois dans le meilleur des cas. Personne n’est dupe, mais tout le monde le fait. Cette année, pas réellement de bonnes résolutions bidons comme arrêter de boire des sodas (ceci dit, je tiens bien depuis 2008 !) ou reprendre le sport (encore !). En revanche, je vous propose aujourd’hui de prendre des vraies bonnes résolutions pour améliorer votre vie ! Ces conseils de vie sont prodigués par le Dalai Lama et je ne peux que encourager à les lire, à les appliquer et à les partager autour de vous. 

Prenez en compte que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
Le risque est impliqué dans chaque grande occasion de la vie. S’il n’y avait pas de risques, alors tout le monde agirait, ce qui rendrait les gens « ordinaires » et non « grands ». Démarquez-vous des autres comme celui qui peut non seulement prendre des risques, mais qui apprécie de le faire.

Lorsque vous échouez, n’échouez pas la leçon.
Si vous oubliez ce que vous avez appris à ne pas faire, vous serez condamnés à répéter vos actions. Plus important encore, ne craignez pas l’échec. Car l’échec est le précurseur de la réussite. Rien de grand ne s’est accompli sans échec. Le but de la vie n’est pas que nous soyons parfaits, mais que nous devenions la meilleure version possible de nous-même. Il est plus important d’être authentique qu’infaillible, et nous gagnons à écouter notre instinct. Les seules vraies erreurs sont celles que nous commettons à répétition. Les autres sont des occasions d’apprentissage.

Suivez les trois R

  • Respect de soi – La confiance est la clé de la réussite et si une personne ne se respecte pas, vous ne pouvez pas croire en elle. Ainsi, si vous ne vous respectez pas, vous ne pouvez pas réaliser de grandes choses puisque vous ne pouvez respecter les autres.
  • Respect des autres – Et vous serez respectés en retour. Si vous ne retournez pas le respect des autres, certains présumeront qu’ils ne valent pas la peine d’être respectés, et de ce fait, ils ne se respecteront pas.
  • Responsabilité pour toutes vos actions – Vous êtes seul responsable de vos sentiments, de vos actions, de votre réussite, etc. Vous contrôlez totalement votre vie, il ne faut pas essayer de blâmer les autres pour ses erreurs et ses malheurs.

Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
Essayer d’obtenir tout ce que vous désirez ne sera pas nécessairement bon pour vous dans le long terme. Si quelque chose semble ne jamais fonctionner, comme si le destin intervenait, pensez à lâcher prise et revenez y plus tard. L’Univers agit de façon mystérieuse et doit être digne de confiance.

Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.
Les règles sont faites pour être transgressées. La plupart d’entre elles sont mises en place par les anciens établissements corrompus qui ne cherchent qu’à asservir et maintenir leur propre pouvoir. Quand il s’agit de transgresser les règles, faites-le correctement pour éviter les répressions. Mais par-dessus toutes choses, assurez-vous que vous le faites dans les règles. Si l’autorité n’avait jamais été remise en question, nous serions civilisation stagnante.7

Ne laissez pas une petite dispute briser une grande amitié.
Évidemment, l’amitié est bien plus importante qu’une petite dispute, mais très peu de gens mettent cette règle en pratique.

Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
Et ne laissez pas votre fierté faire obstacle à ces mesures. Pardonnez-vous et prenez-en l’entière responsabilité. Cela en dira long sur votre personne. Ce n’est pas le nombre de nos échecs qui déterminent notre réussite finale, mais notre capacité à en extraire de la sagesse, puis à passer à autre chose avec une énergie nouvelle. Les erreurs sont neutres; nous pouvons en faire ce que nous voulons. Selon notre manière de les percevoir, elles nous accableront ou nous guideront vers le succès.

Passez un peu de temps seul chaque jour.
Peu importe ce que vous faites, passez au moins 30 minutes de votre journée seul dans un endroit calme. Cela vous donnera au moins une demi-heure pour observer ce qui se passe dans votre vie, de prendre conscience de qui vous êtes et de comprendre ce que vous voulez. Que ce soit à travers la prière, la méditation, le yoga ou le golf, ce rituel est un « must ».

Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.
Le monde est en constante évolution. Si vous n’êtes pas ouvert au changement, alors vous serez malheureux. Vous allez vous-même changer, mais cela ne veut pas dire que vos valeurs doivent changer aussi. Accueillez les nouveaux lieux, les nouveaux visages et les nouveaux amours, mais ne changez jamais ces parties importantes de vous-même, sauf si vous avez de bonnes raisons de penser que vous aviez tort d’y croire.

Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse.
Le silence conduit à la contemplation détendue au cours de laquelle les émotions ont moins d’influence et où logique peut prendre le relais. Par exemple, si vous vous disputez avec un ami, garder le silence au lieu de riposter en vous emportant est plus efficace et mettra fin à la dispute beaucoup plus rapidement.

Vivez votre vie avec honneur.
De ce fait, lorsque vous vieillirez et vous regarderez en arrière, vous serez en mesure d’en profiter une seconde fois. Vous allez devoir vivre avec vos actions pour le reste de votre vie, alors pour vous épargner le regret et l’angoisse, vivez votre vie avec honneur à partir de maintenant. Les bonnes choses viennent et les bonnes personnes aussi. Vous ne serez jamais puni pour avoir agi avec intégrité.

Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie.
C’est la règle où vous avez le moins de contrôle. Comme dans la règle # 3, si vous respectez (aimez) votre famille, ils vous respecteront et vous aimeront en retour. Faites entrer l’amour dans votre maison. Faites briller les murs avec de la tendresse. Cela établira une base solide dans la vie de vos enfants.

Lorsque vous êtes en désaccord avec les êtres chers, concentrez-vous uniquement sur le présent.
Ne réveillez pas le passé. Le passé est constant, immuable. Réveiller le passé ne peut qu’apporter plus de douleur à la situation. Pardonnez les actions passées et concentrez-vous sur le présent.

Partagez vos connaissances.
On apprend tellement dans une vie. Partager vos connaissances avec les gens que vous rencontrez, cela ne peut que les aider. Plus important encore, partager vos échecs et vos expériences pour que les autres ne reproduisent pas les mêmes erreurs.

Soyez doux avec la terre.
La terre est l’endroit où nous vivons. Donc, cela devrait être évident. Blesser la terre c’est se blesser soi-même, l’avenir de vos enfants et de vos proches.

Une fois par an Aussi souvent que possible, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.
Découvrez de nouveaux lieux et de nouvelles choses. Vous pourriez vous retrouver avec quelqu’un quelque part qui vous rend plus heureux. La Terre est si vaste avec des endroits uniques et magnifiques, pourquoi ne pas aller explorer un peu ?

Rappelez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle votre amour pour l’autre dépasse vos propres besoins.
L’inverse peut être un indice que votre relation doit se terminer. Si vous avez besoin de quelqu’un plus que vous l’aimez, c’est un signe de dépendance, pas d’affection. Trouvez quelqu’un où l’amour est la force dominante et dans laquelle la relation est beaucoup plus épanouissante.

Jugez vos réussites d’après ce que vous avez eu à renoncer pour y arriver.
Décidez ce que vous voulez. Concevez votre vie idéale et foncez. Ne laissez aucune partie de ce rêve s’échapper, ainsi, vous ne vivrez jamais dans le regret. Tout est bon, car tout est utile – dans la mesure où vous savez saisir les occasions d’apprentissage qui se présentent à vous. Si vous percevez les expériences difficiles comme de mauvais présages, elles auront un impact négatif. Si vous les voyez comme des occasions de croître, vous saurez les transcender.

Source: voyagerloin.com

Dungeon Fighter est un jeu de Lorenzo Silva, Lorenzo Tucci Sorrentino et Aureliano Buonfino, illustré par Giulia Ghigini, distribué chez nous par Iello.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas chroniqué un jeu de société. J’ai eu l’occasion de tester cette nouveauté Iello chez mon dealer habituel vendredi dernier. Comme c’était ça ou un journal en Bordeciel, j’ai décidé de changer un peu les habitudes du lundi.

Dungeon Fighter se classe dans la catégorie des « dungeon crawling ».

Mais qu’est-ce donc ? me demanderez-vous.

Il s’agit du style de jeux que j’apprécie le moins.

On s’en fout ! ajouterez-vous, plus intéressés par la teneur effective et le gameplay de ce style de jeu.

Et bien il s’agit alors d’un groupe d’aventuriers (incarnés par les joueurs) un peu crétins qui ont  décidé de s’enfermer dans un donjon et de l’explorer de fond en comble pour amasser trésor et richesse, tout en sachant pertinemment qu’ils ont toutes les chances d’y rester parce qu’un boss vilain les attend au bout du dernier couloir. En terme de jeu, vous rentrez dans une pièce, un monstre baveux apparaît, les aventuriers usent de leurs pouvoirs et de leurs haches pour le zigouiller (donc, lancent des dés) et passer dans la salle suivant. Rincer et répéter jusqu’à ce que mort s’en suive.

Chaque joueur incarne un type de personnage issu de la mythologie fantasy classique (voleur, mage, barbare, etc.). Ils ont des points de vie, des pouvoirs associés à une couleur de dé et ensemble, ils vont se débrouiller pour s’en sortir.

Mais les italiens derrière le jeu sont des gros déconneurs et ont décidé d’apporter un peu de fun dans le style. Le donjon est assez accessoire, l’important c’est la cible au centre de la table. Normalement, dans un dungeon crawling classique, on dit le pouvoir qu’on utilise, on lance un dé et le résultat détermine la tourte qu’on balance dans la sale gueule du monstre. Dans Dungeon Fighter, c’est différent.

On choisit son pouvoir, donc une couleur de dé (pour peu qu’il n’ait pas été utilisé par un autre joueur avant), et on lance le dé sur la cible (avec un rebond avant sur la table). En fonction de la où s’arrête le dé sur la cible, on détermine la puissance de la tourte susnommée (plus c’est vers le centre, plus elle est grosse). Si le dé finit en dehors, c’est raté. Si le dé finit sur la face spéciale on déclenche le pouvoir spécial de son personnage. Logique.

Attends, on lance des dés sur une cible…

Oui. C’est un jeu particulièrement bête. Fonction du monstre que vous allez rencontrer et des cartes que vous allez acheter au magasin grâce aux piécettes chèrement récupérées sur des cadavres, votre lancé de dé va varier : par dessous la jambe, les yeux bandés, avec la main de votre voisin, à un mètre de la table…

C’est pas bête, c’est carrément débile en fait !

Et oui ! Dungeon Fighter ne se prend pas au sérieux et privilégie la bonne ambiance autour de la table.

Vous lancez le dé, si vous finissez la cible, le monstre se prend des points de dégâts, sinon, le monstre riposte et vous assène une attaque. Il y a trois dés (vert, bleu, rouge), quand ils ont été utilisés et que le monstre n’est pas encore mort, un choix s’offre à vous : utiliser des dés bonus supplémentaires (chèrement acquis) ou bien se prendre une tournée générale de baffes du streum pour avoir le droit de réutiliser de nouveau les 3 dés. Les cartes d’armes rajoutent des dégâts, les armures vous protègent, les potions donnent des bonus variés défaussables… Mais dans tous les cas, vous allez prendre cher ! Car 3 dés pour buter des monstres de plus en plus forts et vicieux, c’est peu.

Le jeu peut se jouer de 1 à 6, avec 3 niveaux de difficulté. J’ai testé à 3, 5 et 6, toujours en difficulté normale. On n’a jamais réussi à survivre jusqu’au boss de fin (soit une dizaine de monstres à affronter avant de le rencontrer).

C’est l’un des gros points noirs du jeu. Il se veut fun, familial, ambiance déconne… mais il est ultra dur ! On passe son temps à mourir. Et si tout le monde meurt dans le même combat, c’est la fin (sinon, votre personnage, mais amputé d’un pouvoir). Et on a joué en normal, en coopératif. Dungeon Fighter se place très clairement en concurrence directe avec Le Donjon de Naheulbeuk d’Antoine Bauza, et honnêtement, le deuxième est clairement moins frustrant (et encore plus débile). Ou on était très mauvais, ou le jeu souffre d’un équilibrage bizarre (ah oui, on appelle ça « la chance » !).

Bon, au moins, c’est pas compliqué à jouer ou à expliquer.

Au niveau du matériel, c’est plutôt mitigé avec de la bonne qualité (cartes toilées par exemple) et du cheap (les cartes de personnage et donjon par exemple). La boite propose une tour pour ranger les cartes monstres et trésor. C’est sympa, mais ça sert à rien (vraiment à rien, des piles dans un coin de la table auraient suffi et le prix aurait été encore plus familial) et c’est relou, ça tombe si on fait pas gaffe…

Au niveau des illustrations, je sais bien que c’est « chacun ses goûts », mais n’en déplaise à Iello et Giulla Ghigini, mais je les trouve particulièrement moches. Pas aussi hideuses qu’un Dungeon Pets, mais c’est pas loin.

Bon, vous l’aurez compris, Dungeon Fighter, c’est pas ma came. Moi, je pousse des kukambois avec de la réflexion dedans, je cultive des champs, je gère des domaines, je tape sur des samurais… Et pourtant, au regard des jeux de société que je crée ou de certaines pièces de ma ludothèque, je suis vraiment pas le dernier sur les thèmes à déconne. Mais là, la sauce n’a pas pris. Après nul doute que si vous aimez les ambiances fun Et les dungeon crawling ET les jeux d’adresse ET les jeux de hasard chaotique, vous devriez apprécier. C’est très ciblé quand même…