Articles Tagués ‘Bouffe’

Il est temps de faire un point bouffe sur la Norvège. L’autre pays de la pizza.

En Norvège, on bouffe mal. Point barre. Pizzas, hamburgers, hot-dogs, tacos… Si c’est de la junk food, ça finira probablement dans votre estomac si vous vivez là ou passez en touriste. Vue la dose de sport qu’ils font, ils peuvent se le permettre sans mal.

Certes. Mais qu’en est-il de leurs plats typiques ? De trucs bien de chez eux ? Et bien c’est le drame. Il n’y a rien. Pire, ici, la bouffe semble être considéré comme un simple moyen de remplir les besoins essentiels en calories. La cuisine n’est pas un art et la recherche gustative se limite à bien peu de choses, en dépit d’un festival de la bouffe qui s’est tenu début septembre. Leur R&D gastronomique se limite aux saucissons, saumon fumé et aux glaces.

En dehors de ça, ne demandez pas un norvégien de cuisiner, il vous sortirait une casserole pour faire bouillir votre entrecôte !

Vous croyez qu’on ne pourrait pas descendre plus bas ? Erreur ! J’ai trouvé les plus infâmes aberrations culinaires qu’il vous sera donné de voir dans un super-marché : le fromage en tube !

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Un peu de bleu ? Du fromage avec 50% de bacon peut-être ?

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Fromage au piment ? De l’emmental ? Non ? Même pas celui goût crevette ?

Quand je disais qu’il n’y avait pas de plat typique, j’ai largement exagéré pour les besoins de mon propos. On peut facilement trouver du renne surgelé, à vous de vous débrouiller pour lui éviter la bouillante.

Mais surtout, il y a la baleine. Oui, olala, de la baleine, bouh, c’est mal, et pourquoi pas du phoque pendant qu’on y est ! Désolé, j’ai pas encore trouvé de phoque à Oslo, faut sûrement aller plus au nord… Quant à la pauvre baleine, je suis sûr qu’elle a eu une meilleure vie que la vache qui finit régulièrement dans votre assiette (j’ai d’ailleurs sérieusement réduit ma consommation de viande rouge depuis que je suis arrivé en Norvège, mais c’est un autre débat). Alors comme je suis tombé sur de la baleine et que j’en avais jamais mangé, j’ai goûté ! Et c’était vachement bon !

Il est super dur de trouver un restaurant typiquement norvégien. Celui qui s’en rapprochait le plus alors qu’on cherchait au hasard de quoi se sustenter à l’occasion de l’anniversaire de ma maman s’est trouvé à Aker Brygge. Le Lofoten. Chic (en accord avec l’environnement du port et du nouveau quartier environnant), un peu cher évident, la carte propose majoritairement des produits de la mer aux touristes de passage. Et du steak de baleine ! Ce qu’on a tous pris, parce qu’on veut pas mourir idiot dans la famille.

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Ca se mange comme un steak et bien saignant (plus vous faites cuire, plus vous aurez l’impression de bouffer de la semelle). Le goût est puissant et marin, très intéressant, a fortiori pour les amateurs de viande rouge. Car oui, la baleine est un mammifère, donc sa viande est rouge. Je n’en mangerai pas tous les jours, par respect pour les baleines, ni même tous les mois, mais je persiste à dire que pour une fois qu’il existe un plat typiquement norvégien, il serait idiot de se priver d’une telle expérience gustative si vous passez dans le grand nord !

Turbo Kid

Stop ! Arrêtez tout ! Posez ce DVD ultra générique que vous alliez acheter (sûrement un truc avec des types en collants puisque c’est à la mode) et demandez au vendeur d’aller vous chercher celui de Turbo Kid ! Turbo Kid est probablement le film le plus cool que j’ai vu depuis des mois ! La musique synthwave déboite, l’univers rétro-futuriste est génial, les personnages sont attachants, les effets gores rigolos, le casting permet de revoir Michael Ironside et de découvrir une pétillante Laurence Lebœuf ! Je ne veux pas en dévoiler plus pour vous laisser la surprise de la découverte ! Combien de points d’exclamation dois-je mettre pour prouver que ce film est extraordinaire ?! Foncez, foncez, foncez !

5/5

Rurouni Kenshin – Meiji Inferno & The Legend Ends

Comme je disais le mois dernier, le premier film live sur la licence Rurouni Kenshin a trouvé son public en salle. Donc, une suite s’est rapidement mise en chantier. Et dans la tête d’un producteur, on s’intéresse avant tout aux billets verts donc « la suite » s’est aussitôt muée en trilogie. Une trilogie rushée (le premier opus est sorti en 2012, les suites en 2014) qui souffre du syndrome trilogie Matrix. Donc un épisode 2 sans fin conclusive et un épisode 3 vide. C’était long et ennuyeux, tout juste rattrapé par les combats qui arrivent ça et là. Mieux écrit, on aurait pu avoir un seul film potable, avec plein d’action. Bref, potentiel gâché sur un autel de billets, encore une fois…

1/5

Gate: jieitai kanochi nite, kaku tatakaeri

Une série anime qui propose un pitch un peu éculé : quelqu’un de notre monde se retrouve dans un univers de fantasy. Le gros point innovant reste de se placer à l’échelle d’un pays (le Japon) et de se focaliser sur l’aspect diplomatique de la découverte d’un nouveau monde. Beaucoup de critiques semblaient dire que le pro-militarisme était gavant mais pas tant que ça si on y réfléchit. Certes, des Japonais avec des fusils automatiques bousillent par paquet de douze des trouffions dont le summum de la technologie militaire est l’épée. Mais ce serait pareil dans un film américain. On regrettera que certains passages aient vite été expédiés, que la fin n’en est pas vraiment une (comme d’hab’ avec les séries animées) mais si vous aimez, rien ne vous empêchera de vous rabattre sur les manga. La galerie de personnages est intéressante (à part l’elfe, comme tous les elfes…) et présente des archétypes qu’on voit assez peu, comme la déesse de la guerre en lolita ou l’otaku fainéant comme héros (encore que, on est borderline cliché là). Un anime divertissant en somme. Profitez qu’on puisse trouver le premier épisode sur youtube…

4/5

You Again

Il m’avait tellement marqué qu’aux 3/4 du film, je me suis dit « Mais en fait, je l’ai déjà vu ! ». Donc voilà, ça en dit assez long sur l’intérêt du film et l’impact qu’il aura sur votre vie. Sa seule curiosité est de réunir Sigourney Weaver et Jamie Lee Curtis et de les opposer autour d’un prétexte adolescent un peu bidon. Avouez qu’on aurait préféré voir les stars de Alien et Halloween dans un film d’action badass plutôt que dans une comédie pleine de bons sentiments. Les amateurs de Kristen Bell trouveront également une raison supplémentaire de regarder. Les autres ont déjà un DVD de Turbo Kid à regarder.

2/5

Kokoro Connect

Deuxième série animée du mois. C’est le pitch de base qui m’a semblé intéressant : un groupe d’adolescents commence à changer de corps. En soi, c’est pas nouveau-nouveau comme concept surtout avec un couple qui ne peut pas se piffer pour finir ensemble à la fin. Du coup, oui, c’est un anime romantique. Mais la notion de groupe apporte un petit plus. Et surtout, le côté échange de corps ne dure quelques épisodes avant de passer à d’autres types de phénomènes et d’échanges. Ce qui est intéressant dans Kokoro Connect, au-delà de romances un peu clichés, c’est que les interactions entre ados finissent par poser des questions plus profondes sur la nature de l’homme : qu’est-ce que l’âme ? le corps est-il une composante de soi ? Ce genre de considérations que je ne m’attendais pas à trouver dans un anime vendu comme de la romance ados. On regrettera que l’anime reste évanescent sur l’origine des phénomènes. Avis aux amateurs qui n’aurait pas fait le tour du genre.

3.5/5

Pelé

Dire que j’en ai rien à battre du foot relève de l’euphémisme. Mais j’adore les biopics. Du coup, ma curiosité m’a poussé à regarder celui sur la légende vivante du ballon rond brésilien. Donc la bonne nouvelle, c’est que même si ce sport, la FIFA, les stades, les beaufs ou la grammaire approximative de Ribéry vous filent de l’urticaire, c’est que cela ne vous empêchera pas d’apprécier ce film, découvrir une facette du Brésil méconnue ainsi que l’ascension de celui que l’on nomme Pelé. C’était étrange de voir des Brésiliens parler anglais et non portugais mais je suppose qu’on ne peux pas tout avoir… Divertissant, bien calibré pour la gloire du sport et du pays de Pelé (et non à la gloire du personnage lui-même). Je ne suis pas assez calé pour juger de la véracité de l’histoire racontée mais ça fait le job pour les ignares comme moi.

3.5/5

Friday Night Lights

Avant d’être une série de 5 saisons de qualité, Friday Night Light était un film, toujours de Peter Berg. Le film reprend globalement la trame de la première saison, avec les mêmes personnages et parfois les mêmes acteurs. La grande force de FNL est non pas de proposer un classique film de sport, avec une équipe de losers, des discours enflammés dans les vestiaires, des moments de bravoure… Non, FNL est un film nettement plus profond et s’intéresse à ce que cela signifie de jouer au football dans un trou du Texas où l’on considère ce sport sur une religion. Fardeau, contrainte, libération, promesse… chacun porte une croix avec une chaîne reliée au ballon ovale. C’est touchant, dur, intéressant mais ne mérite pas le note parfaite à cause d’une caméra un peu gerbante. A choisir également, je penche plutôt pour la série.

4/5

The Trust

J’ai un nouveau théorème : « si Nicolas Cage porte une moustache, son film sera bon ». J’attendais pas grand chose de ce direct-to-DVD, avec un acteur qui accepte tous les rôles que son agent propose pour assurer son train de vie onéreux, même – surtout – si le film est pourri et tourné au fin fond de la Moldavie. Il se trouve que c’était bien, ce film de braquage peu conventionnel. Pas le film du siècle, mais il est porté un duo d’acteurs sympathique (Cage et Frodon) sur un scénario qui se permet d’être un peu plus profond qu’il n’y parait. En fait, c’est un des rares scénarios récents qui évite l’écueil facile de tout raconter pour laisser place à des expositions et explications tacites. Bref, je recommande.

4/5

Un Fauteuil pour Deux

C’était la séance vidéo-club du mois, avec un film que je n’avais pas vu depuis genre 20 ans après l’avoir loué dans mon ancien vidéo-club qui puait le tabac. Etrangement, le film n’a pas tant vieilli que ça et il est toujours agréable à regarder. J’avais complètement oublié que Jamie Lee Curtis était au casting, aux côtés de Dan Aykroyd et Eddie Murphy (qu’il est décidément difficile d’entendre autrement qu’en français…) Ca fleure bon la nostalgie et Hollywood n’a pas encore eu la brillante idée d’en refaire un remake avec gender-swap à la mode. On ne boudera pas son plaisir devant cette comédie culte des années 80.

4/5

The Big Short

J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de rentrer dedans. Et même une fois dedans, c’était chaud à suivre. Car même si Margot Robbie ou Selena Gomez expliquent des concepts financiers de haute volée en termes simplifiés, ça reste tout de même hyper compliqué à suivre ! Pourtant, c’est un film intéressant qui retrace le pourquoi du comment de la crise financière de 2008 (en gros, on sait que c’est la faute aux banques, mais c’est largement plus compliqué que ça). On regrettera que le film est américano-centré (en même temps, c’est de leur faute si on a eu tout ce caca). Le casting 4 étoiles est parfait, surtout Steve Carell dont le potentiel dramatique ne cessera jamais de me surprendre.

3/5

The Nice Guys

Stop ! Arrêtez tout ! Gardez votre DVD de Turbo Kid dans le panier, mais faîtes demi-tour et demandez au même vendeur de vous indiquer le chemin le plus court vert le DVD de The Nice Guys. C’est drôle, c’est fun, ça se prend pas au sérieux, c’est intelligemment mis en scène, la musique des 70’s est cool, les acteurs prennent visiblement leur pied. Au milieu de tous les films en copier-coller qu’on est en train de se taper soit parce que c’est des mecs en collants, soit parce que c’est des reboots, soit parce que c’est des suites, soit parce que c’est des remakes, autant dire que le duo Russel Crowe – Ryan Gosling souffle comme un vent de fraîcheur sur les collines d’Hollywood ! Coup de cœur !

5/5

Switch

Voici le premier film 100% norvégien que j’ai vu. Dans le cadre de mes cours, pour être précis. Donc sans sous-titres, même dans la langue locale. Autant dire que j’ai eu du mal à piger toute la subtilité des dialogues de ses films pour ados. Ceci étant dit, Switch est un plagiat à peine éhonté de Karate Kid ! Remplacez les arts martiaux par le snowboard et voilà. Je me demande combien de producteurs et scénaristes norvégiens ont sérieusement cru que ça se verrait pas… Je veux dire : tout y est, absolument tout. Le gamin qui déménage avec sa mère célibataire à l’autre bout du pays, le héros qui tombe amoureux d’une nana qui a déjà un mec qui se trouve être le rival du héros, le rival se fait larguer par la gonz’ parce qu’il a été méchant, les humiliations du rival, le mentor qui sert d’homme à tout faire, qui est également un exilé (d’Amérique), qui prend en pitié le héros pour lui apprendre les arcanes secrètes d’un sport, le tournoi, le héros blessé au tournoi, le mentor qui rasfistole le héros au tournoi, le héros qui gagne le tournoi et la nana, l’entraînement mystique qu’on croit qu’il veut rien dire au départ… Pomme+C, Pomme+V. Littéralement. Mais comme je doute que quelqu’un regardera un jour Switch, autant que je conseille de mater à nouveau l’excellent Karate Kid ! Ou Turbo Kid

1.5/5

Now You See Me 2

Le premier volet pourrait être considéré comme « sympathique ». Genre un 2.5/5 avec un casting intéressant et une idée peu exploitée avec des magiciens mais à des lieux de qu’est Le Prestige. Et comme le premier film a fait un score décent au box office US, les exécutifs se sont dit que ce serait orignal de faire une suite… Le résultat est d’un ennui profond, accumulant des scènes de m’as-tu-vu à rallonge (comme le vol de la carte…), des couches d’épaisseur ridicule sur des personnages dont on se fichait dans le premier (Mark Ruffalo…). Globalement, le film cachetonne sur le précédent et n’a aucun intérêt. D’ici à ce que ça tourne en trilogie, y’a pas loin…

1/5

Les Délices de Tokyo

Stop ! Arrêtez tout ! Un dernier DVD dans votre panier et on en a fini avec ce mois. Les japonais ont un art particulier de filmer la vie, tout en pudeur et en contemplation, sans renfort de surexposition, de blabla ou d’effets de manche. Un film magnifique, tout simplement ! Dernier coup de cœur du mois !

5/5

Cher Journal,

Depuis mon arrivée à Dubaï, je dois bien avouer que dans le top 10 des choses qui me manquent le plus et me rendent un peu triste, la bouffe est en très bonne position !

Je n’ai jamais été un très grand cuisinier, mais j’ai le mérite de pouvoir réunir 3 ingrédients différents sans que le résultat finisse en un ramassis immonde et immangeable. Bon, certaines fois, mes expériences culinaires furent un peu trop avant-gardistes mais dans l’ensemble quand je fais la cuisine pour mes hôtes, ils n’ont jamais eu à se plaindre (surtout les tiramisus). En gros, je me débrouille ma tambouille.

Au boulot, faire sa tambouille implique au moins de la préparer la veille, d’avoir des tupperwares, peut-être un micro-ondes et de passer pour un associable en mangeant dans son coin. Parce que le soir, j’ai pas envie de faire la cuisine et parce que les tupperwares de mon appartement sont dans la catégorie douteuse, au boulot, je prends bien volontiers l’option bouffe dehors avec les collègues.

A Studio City, les possibilités sont bien réduites. On fait avec ce qu’on a : 2 endroits potables mais qui ont la fâcheuse tendance à proposer une carte peu fournie à base de pâtes et de crème. Certes, c’est pas hyper diététique mais c’est la moins pire des alternatives et on s’en sort avec ça

Car les alternatives se résument en deux mots : junk food.

McDo, Wendy’s, Subway, Burger King et j’en passe. Dubaï est un vrai désastre pour les nutritionnistes ! Il n’y a QUE ça. En écumant les rayons d’un supermarché (ou plus probablement d’un mini-market), vous tomberez plus facilement sur des paquets de chips, de barres chocolatées, de sodas, de machins apéritifs, des nouilles instantanées, des soupes instantanées que sur des petites salades ou des petites viandes à faire cuire vous-même.

La bouffe ici est une plaie sans nom (avec Pestilence, Famine, Mort, Guerre et Déplacement à Dubaï). Alors quand on habite dans la pampa de la pampa, c’est encore plus la galère. Ajoutez les tupperwares douteux et vous avez l’approximation de mon cauchemar alimentaire. Ajoutez le fait qu’il faille prendre un taxi pour aller dans un supermarché et vous avez le tableau complet. Mais bon, je suis un aventurier du goût, alors j’essaie des trucs.

Comme cette préparation qui me semblait moins pire que les autres avec son fromage et ses épinards.

Le résultat ne fut pas à la hauteur des espérances…

Et puis la bouffe ici est épicée. Je déteste la bouffe épicée. Je croyais que le petit piment sur la boite serait équivalent au petit piment sur le pot de sauce curry Oncle Bens… Et bien non, le « doucement épicé » local m’est insupportable.

J’ai aussi retrouvé du Tang! Du Tang! La bouffe de la Nasa… Souvenirs chimiques d’enfance. Non, j’en ai pas racheté, j’ai un minimum d’estime pour mon estomac.

Vous noterez l’aberration que sont les oeufs à la coquille blanche…

Pire vous noterez cette engeance venue du 7ème cercle de « cauchemar en cuisine »:

Du cheddar blanc en pot à tartiner… Pour votre information et pour l’avoir testée sur des desserts, cette marque Almarai est absolument dégueulasse. A l’image de la plupart des choses que vous pourrez voir dans un mini-market.

Ah sordide Dubaï, tu ne mérites pas les sacrifices gustatifs que je fais…

Cher Journal,

Comme je disais dans mon précédent article, Dubaï est une espèce de SimCity géant construite par un maire avec une connaissance approximative du panneau de gestion de sa ville. A l’image du dernier opus de la série vidéoludique, Dubaï se développe sur un espace fini et permet de spécialiser sa ville sur des secteurs porteurs et d’en faire profiter les villes avoisinantes. Les secteurs porteurs de Dubaï, ce qui lui permet de brasser des pépettes, c’est :

  • Le pétrole
  • L’or
  • Le tourisme

La ville ne sait faire que ça. C’est son truc. C’est la raison pour laquelle elle développe des plages à foison et des hôtels par centaines. C’est aussi une raison qui fait que le prix du billet d’avion pour s’y rendre est dérisoire, même à la dernière minute. Dubaï a besoin du touriste et des expatriés (les plus friqués comme les plus pauvres). En soi, la population made in UAE ne représente que 17% de la totalité ! Le maire de SimCity Dubaï a également bien compris que le touriste plein aux as a une envie de dépenser sa thune partout. Plutôt que de faire des quartiers marchands avec des avenues qui pourraient rappeler les Champs-Elysées ou la place Vendôme, il a décidé qu’il allaient foutre des centres commerciaux un peu partout ! Et pas des Carrefours moisis ! Non ! Des « Malls » comme on dit. Des temples de la consommation qui réunissent des centaines et des centaines d’enseignes prestigieuses les unes contre les autres, afin que le touriste moyen ait tout à porter de la main.

Sauf que limite il faudrait prendre un taxi pour se déplacer à l’intérieur tellement ces malls sont touchés par la folie des grandeurs…

Donc, première étape touristique dubaïote : le Mall of the Emirates !

Et là, on est bien obligé de chanter tous ensemble !

Le Mall est gigantesque. A chaque fois que j’y vais, je me perds ! A ma décharge, il est très mal renseigné et les panneaux explicatifs ne sont pas légion. Les boutiques sont regroupés par genre (bijoux, fringues de sports, fringues de luxe, bouffe…) en sous quartier. Tout ! Vous trouverez absolument tout ce que vous cherchez. Surtout ce dont vous n’avez pas besoin. Un peu comme ce predator grandeur nature. Qui ? Mais qui a envie d’acheter ça ?

Hormis le fait qu’il est gigantesque, ce mall contient l’une des attractions les plus absurdes du monde : une piste de ski. Une piste de ski intérieure dans un pays désertique !

C’est assez rigolo de voir des doudounes sur des gens qui se promènent d’ordinaire en sandales. Vous trouverez également une salle d’arcade bruyante sans intérêt, un cinéma, un Carrefour, des opérateurs téléphoniques…

A ce propos, pour téléphoner à Dubaï, il existe deux opérateurs. Du et un autre. Vous vous doutez que je suis allé chez Du. Il suffit de se prendre une petite carte prépayée pour 55 AED et rechargeable à loisir. Par contre, dans le cas particulier de  ce mall, il faut prendre un numéro et faire à la queue. Comme à la boucherie. C’est long et ennuyeux. Mon astuce, allez au Virgin et rendez-vous à la succursale Du là-bas, il n’y a pas la queue. Faites également attention aux portables français : le mien était bloqué et inutilisable avec la carte SIM locale. Du coup, j’ai été obligé d’acheter un portable là-bas. J’aurais pu prendre le dernier Samsung Galaxy S4 machin prout-prout pour genre 3000 AED, j’ai pris un Nokia tout pourri pour 150 AED. Et ça marche très bien pour téléphoner.

Le mall est une propreté hallucinante, des petits émigrés balayant sans relâche toutes les allées à longueur de journée. Des hôtesses vous alpaguent pour vous balancer à la tronche la dernière fragrance à la mode. On y côtoie autant du touriste fortuné que des types comme moi qui cherchent simplement l’entrée du métro. Par contre, de ce que j’ai pu voir, ça se balade nettement plus que ça consomme (j’y reviendrai dans un autre article).

Ceux qui craignent d’avoir affaire à un pays du tiers monde ou à une espèce de Corée du Nord peuvent se rassurer, vous y trouverez votre dose de culture à prix normal : livres, jeux vidéo, DVD, comics, matos hi-fi… il suffit de chercher un peu pour trouver le magasin qui vous conviendra.

A part ça… Bah, c’est un centre commercial quoi. C’est pas spécialement intéressant à visiter en soi. (C’est même carrément nul !) Mais ce genre de bâtiments est assez représentatif du mode de vie à Dubaï, où se balader le week-end dans un mall est un incontournable de la sortie familiale.

Personnellement, ça me fait pas rêver des vitrines avec des iPhones à 20000 euros…

Plus de photos disponibles pour ceux qui le veulent… Bon, la prochaine fois, on va se faire un truc moins formaté et plus typique de Dubaï !

Cher Journal,

Comme tout déménagement implique un temps d’adaptation nécessaire, je dois résider à l’hôtel pour le moment. On m’avait donné le choix entre plusieurs hôtels, de 3 et 4 étoiles. Tous dans le même quartier, Al Barsha. Pourquoi ce quartier en particulier ? J’en sais rien. D’autant plus qu’il est pas le plus prêt du boulot, même si c’est certainement pas le plus loin. A Dubaï, il faut au moins taper dans le 3 étoiles pour avoir un séjour à peu près confortable. Moins, et vous risquez un machin bruyant, voire carrément un truc qui pourrait être une maison de passe.

Comme c’est probablement la première et dernière fois que j’aurais l’occasion d’être à l’hôtel à Dubaï, j’ai fait péter le 4 étoiles. Pour voir. Le Cassells Hotel. Cassells/Castle… le nom m’était tout indiqué.

Et bien, c’est plutôt classe ! Limite trop pour ma petite personne. Et puis, pour être tout à fait honnête, je voyais ça un peu plus foufou comme luxe 4 étoiles. Certes il y a une piscine, un spa, une salle de sport, massage et compagnie mais je n’ai pas vraiment le loisir d’en profiter après une journée de travail bien remplie. Certes il y a du simili marbre pour faire classe dans le lobby et des portiers, du room service et compagnie. Mais la chambre en elle-même n’a rien de d’extraordinaire. A moins que je sois déjà blasé pour m’avoir trop vendu la surenchère du luxe de Dubaï.

Le pire, c’est surtout de devoir chercher un appartement à l’heure où j’écris ses lignes. Déjà qu’en France, cette tâche me saoulait particulièrement. A Dubaï, c’est puissance 10. Le bureau est situé dans la pampa comme je disais dans un journal précédent. Si je ne veux pas me taper 30 min ou plus de taxi (car le temps et les kilomètres, c’est de l’argent), je dois chercher assez proche. Donc dans la pampa environnante, celle qui émerge du sable à coup de buildings montés à vitesse record par une main d’oeuvre émigrée chichement payée.

A noter que pour mon premier rendez-vous pour visiter un premier studio, on m’a posé un lapin… 1h30 d’attente en vain. Ah sordide Dubaï, tu rates définitivement toutes les occasions de me faire des premières bonnes impressions ! Bilan de l’opération : 80 AED de perte sèche. A noter aussi que je n’ai qu’un visa touriste pour le moment : c’est la galère pour trouver un appart’ à louer !

On pourrait même dire que c’est même mort… Je vais essayer de trouver un autre hôtel qui fait de la location à la semaine ou au demi-mois pour pas cher. On verra bien ce que ça va donner. En attendant, Cassells et son room-service qui m’évite d’aller chercher de la bouffe partout le soir parce que je suis claqué après les journées de boulot !

Oui, c’est un club-sandwish. Rien de très local.

De toute façon, il n’y a pas grand chose dans la rue à côté…

Une supérette pour l’eau. Une pharmacie abandonné. Louer une bagnole. Deux pressings… Rien quoi. Vous noterez également le panorama dégagé. Dubaï, c’est pas que des buildings à foison, c’est aussi du vide à foison.

Pour être réellement complet sur cette hôtel, sachez que l’internet est gratuit. Pendant une heure. Après, plus rien. Une heure par jour ? Non non, une heure par séjour ! Ensuite, c’est de la carte pré-payée : 30 AED la journée, 125 la semaine…

Sur une note plus légère et pour conclure, tandis que j’attendais cet agent immobilier qui n’est jamais venu, un moustique en a profité pour becqueter en mode rafale… Contrairement aux piqûres des cousins français, je ne ressens aucune démangeaison. (Note corrective: c’était une araignée mystère, non un moustique incognito).