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Dans l’épisode précédent…

Je sais que j’avais dit à ma femme que j’irai m’occuper des affaires du Temple de Mara. Quand on sait la façon dont les Nordiques se font la cour et quand on voit la gueule de leurs bardes, je comprends qu’ils aient besoin d’un intermédiaire pour arrondir un peu les angles et faire en sorte qu’ils se parlent avant de sortir leurs gourdins et d’agir en primitifs.

Mais bon… Déjà que je me fais attaquer à tous les coins de forêt par des nécromanciens antipathique, je me demande ce que ce va donner quand je vais devoir leur expliquer la différence entre nécrophilie et nécromancie. Non, parce qu’on aura beau dire, on aura beau faire, des gamins, j’en vois pas des masses dans mes aventures. En plus, les gosses, ils ont tous la même tête ! A croire qu’il n’y ait un seul type avec les bourses pleines d’autres choses que des cadavres et qui couche avec toutes les femmes du pays !

Au final, comme cette histoire avec les vieux schnoks de la montagne, j’ai un peu fait traîné l’affaire, préférant entrer dans des donjons au pif plutôt que de suivre les indications approximatives du prêtre. Je veux dire, en plus, c’est son métier non ? Marier les gens et tout ça. Pourquoi est-ce qu’il m’envoie moi – archimage de l’académie et Oreille Noire de la confrérie Noire – régler les problèmes de coeur de tout ce pays de glandus ? Hein ? Je suis sûr que c’est parce que je suis un barbe diplômé de l’académie et que je porte pas de marteau à deux mains, qu’on s’est dit que je devais être un de ses bardes qui savent faire la différence ente le rose, le fushia et le prune ! Et que de fait, j’avais forcément lu « La drague pour les Nordiques nuls ».

Bon, il m’est arrivé de lire un passage ou deux de « La femme de chambre argonienne », mais c’est tout !

J’ai buté l’Empereur, nom d’un slim… nom d’un simil… nom d’un smlilo… nom de Dieu ! Mon boulot, c’est d’égorger les gens, pas jouer les Cupidons ! Mon arc, il sert à dégommer du mammouth pour garder la forme, pas à autre chose ! Alors j’ai dit crotte ! Peut-être même que j’ai dite crotte de bique, je suis plus très sûr. Mais ce qui est sûr, c’est que j’allais pas me laisser embarquer dans des histoires de gonzesses !

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Avec sa gueule, j’étais certain qu’elle me filerait un boulot à la hauteur de mes compétences.

Au cours de mes aventures procrasti… procastri… protrasc… Au cours de mes aventures où je glandais sciemment de grotte en grotte à la recherche de babioles inutiles, je suis tombé sur une certaine Eola. Eola m’a abordé avec la formule usuelle : « Je sais que tu es l’Elu » et ce genre de conneries auxquelles – nécessairement – je prête une oreille, c’est plus fort que moi. Bref, elle m’a dit être la servante d’une déité quelconque et que je devais lui rendre service. Moi j’ai dit que je faisais rien pour que dalle et surtout pas pour des gens qui se réclament d’un dieu. Bon, juste après, la déité en question s’est adressée à moi. C’était une voix de femme…

Je me suis méfié, j’ai dit : « Hé ho, je suis pas venu pour un truc de nanas, j’suis un vrai bonhomme et je bute du Nordique à tour de bras ! Si c’est pour me filer une quête avec des napperons, faudra repasser !

Elle m’a dit : « Amène-moi le prêtre de Arkay à Markarth et tue-le sur mon autel ! »

J’ai dit : « Je peux pas plutôt amener le prêtre de Mara à Faillaise plutôt ?

Elle dit non.

Je me suis pas méfié, j’ai dit oui.

Je suis allé à Markath, vu le prêtre d’Arkay, je lui ai dit qu’un terrible méfait se tramait dans une grotte ; il a pas discuté parce qu’il est de notoriété publique que dans les grottes on trouve soit des squelettes soit des vampires et il m’a accompagné. Dans la grotte, Eola avait ramené des convives autour d’un banquet, j’ai trouvé ça sympa. Ils avaient tous des têtes de psychopathes bouffeurs de cadavres, mais en plus sympa que des nécromanciens, alors je me suis pas méfié non plus.

Après, le prêtre s’est mis à agir bizarrement, comme hypnotisé, et il s’est allongé sur l’autel tout seul. On m’a demandé de le buter. J’ai dit que visiblement on se foutait un peu de ma gueule ! J’ai buté l’Empereur dans son propre bateau et là on me demande d’égorger ce type comme un vulgaire goret ! Je me suis senti insulté dans ma profession !

Eola a commencé à se fâcher et m’a dit que si je ne faisais pas ce que Namira commandait, Namira me punirait…

Namira, c’est la déesse du Pourrissement…

J’ai égorgé le type.

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J’aurais dû me méfier aussi au regard de la déco, c’était poussé loin le concept d’un dîner presque parfait…

Ensuite, Namira m’a demandé de bouffer le prêtre avec le reste des convives… Que si je le faisais, je serais récompensé…

J’avoue… elle a joué sur la corde sensible de la récompense donnée par un déesse.

Il avait un goût de poulet.

J’ai reçu un anneau merdique en récompense. Là, j’avoue aussi… je me suis dit que j’avais franchi peut-être une ligne que j’aurais pas dû… Je me suis dit que peut-être les gens commenceraient à m’appeler « le cannibale » et que j’arrêterai de me faire agresser par tous les apprentis nécro du patelin.

Tu parles, je suis encore l’esclave argonien qu’on appelle pour un problème de poules !

J’aurais mieux fait d’écouter ma femme, tiens ! Je déteste quand elle a raison !

Dans l’épisode précédent…

J’étais donc à la recherche d’un vrai temple pour une vraie quête pour une vraie babiole inutile donc parfaitement indispensable. J’aurais pu chercher comme un vrai explorateur et compter sur ma chance naturelle, mais arpenter les terres gelées de Bordeciel au hasard, c’est la certitude de rencontrer des nécromanciens qui voudraient me buter, ou des bandits qui voudraient me buter, ou des smil… simlo… similo… des bâtards de gros chats à dents de sabre qui voudraient me buter, ou des loups qui voudraient me buter. Pour simple, je suis quasiment certain que la seule chose qui voudrait pas me buter à vue, c’est un dragon parce qu’il aurait autre chose à glander que s’emmerder à essayer de becter 70 kg de bouffe argonienne !

Du coup, je me suis rendu à une statue que j’avais repérée pas très loin de chez moi, vers l’ouest. Au moins, si je bâclais un peu, je pourrais toujours rentrer dîner avec ma femme.

Le daedra en question (je dis « le » même si ça ressemble à une « la » parce qu’il parait que les dieux sont assexués, mon père disait toujours que si les dieux passaient plus de temps à forniquer qu’à essayer de baiser les humains en permanence, le monde irait sûrement mieux – il était vraiment empli de sagesse mon père)… Le daedra en question, disais-je, m’a vu arrivé comme la syphilis dans un bordel et il a bien vu qu’il avait pas le choix quand j’ai pas arrêté d’allumer et éteindre sa bougie pour lui taper la discut’. Du coup, il s’est décidé à l’ouvrir et me servir l’habituel couplet du « Tu es l’élu, je t’attendais, tu dois faire une quête bidon pour me servir et t’as pas le choix ».

Comme j’ai l’habitude, j’ai pas écouté. Je le connais un peu par coeur le discours.

Les daedras – en dehors d’être sévèrement casse-bonbons avec leurs petits problèmes qu’ils ne peuvent pas résoudre tout seuls alors qu’ils sont soi-disant omnipotents, je dis ça, je dis rien – sont aussi incroyablement tordus. Pour aller dans le temple susnommé, là où certains bénéficiaires de pouvoirs incommensurables se seraient contentés de me dire « va par le couchant pendant 100 pas et tourne à droite au gros rocher quelconque couvert de mousse », voire même de carrément mettre une croix magique sur ma carte, lui, non ! Môssieur le Dieu veut tellement montrer que c’est lui qu’à la plus grosse de tous les dieux et décide de me montrer où je dois aller en me faisant littéralement léviter !

Le jour où j’ai volé… et pas pour la guilde des branleurs voleurs. On pourra plus dire que je suis pas un monte-en-l’air de pacotille.

A cette hauteur, on voit bien que Bordeciel est vraiment un pays moche. Rien à voir avec mes marais natals. Bref…

Et comme le dieu avait visiblement peur de s’adresser à un résident normal du coin (à savoir un abruti de nordique avec un tonneau de bière entre ses deux seuls neurones), j’ai aussi eu le droit à des flèches lumineuses jusque et dans l’intérieur du temple ! Dans celui-ci, je suis tombé sur des fantômes plus coriaces que d’habitude. Un peu. Disons qu’il fallait deux coups de dague pour les buter. Comme je commençais à avoir faim, j’ai un peu tracé sur la fin. De toute façon, c’est toujours pareil, les dieux ont toujours des problèmes avec la crise de l’emploi en Bordeciel : en d’autres termes, c’est toujours un nécromancien qui fait chier. C’est la raison pour laquelle – même si j’avais rien bité aux explications préliminaires – j’étais pas surpris de trouver un vieux moisi puant dans la dernière salle.

Comme d’hab, il a fait un monologue qui a duré des plombes pour m’expliquer la mort, son univers et tout le reste. Assez pour lancer un sort d’illusion, me rendre invisible, glisser derrière son dos et attendre patiemment qu’il ait fini de parler. Parce que comme tout vilain qui se respecte, tant qu’il parle, il est invulnérable…

Un tranchage de gorge en règle plus tard, j’avais une merde en plus dans mon sac, avec les compliments du propriétaire des lieux qui s’était offert les services d’une femme de ménage archimage et Oreille Noire pour littéralement que dalle. Même pas le prix de la rouille sur l’arme pourrie qu’il m’a refilée.

Durant sa journée, Muiri a vendu pour 100 pièces d’or de potions… Moi, j’ai ramené une vieillerie qu’elle a honte de mettre sur la cheminée. Du coup, ça a fini dans un coffre au sous-sol et elle m’a dit:

– Chéri, c’est gentil d’essayer, mais tu veux pas bosser à la boutique avec moi plutôt ?

– Nan, mais je vais bien trouver un truc qui rapporte un jour !

– Fais voir ton journal de quête…

Elle le regarda, l’air dépité du nombre de vieux à qui j’avais promis de faire une bricole… Grises-Barbes ou pas.

– Tiens, t’as qu’à faire ça ?

– Attends, c’est une quête pour le Temple de Mara… c’est naze, c’est pas épique !

– T’as qu’à faire celle de la ruine naine alors…

J’aime pas trop ma femme quand elle use de rhétorique pour avoir le dernier mot.

– Le temple de Mara, t’as dit ?

Dans l’épisode précédent…

Ce fut donc accompagné de deux fous amateurs de complots hétéroclites que je me rendis dans la grotte « secrète » des Lames. Enfin, je crois que c’était la grotte des Lames. Comme je disais, j’écoutais pas vraiment ce qu’ils racontaient. Surtout le vieux ninja qui avait eu le cerveau ramolli après toutes ces années terré dans les égouts de Faillaise, par pure paranoïa. Quel gland !

Le fait est qu’on me la fait pas à moi ! Je traîne mes guêtres depuis suffisamment longtemps en Bordeciel pour savoir que si c’est vieux et que ça a l’air tranquille, forcément, yaura des zombies ou des saloperies du genre promptes à nous cracher des glaires poussiéreux et nous refiler une vieille maladie pourrie ! Du coup, je les ai laissé passer devant les deux aventuriers du dimanche ! Pas de raison que ce soit toujours l’argonien qui se chope la dysenterie ou la typhoïde !

Première énigme, l’entrée.

J’ai laissé faire le vieux. Pendant ce temps-là, je suis resté à l’arrière, attendant que le fantôme du coin se décide à charcler dans le gras des deux abrutis qui m’accompagnaient. Mais ya pas eu de fantôme… Je connais pas la solution de l’énigme de la tête géante. J’ai dans l’idée que je la connaîtrai jamais et que le vieux, d’une façon ou d’une autre, s’est bien foutu de ma gueule…

Ca me laisse vraiment un goût bizarre dans la bouche cette histoire de tête au milieu de nulle part sans raison particulière… Je me demande pourquoi

Un fois dans la grotte, on se rend rapidement compte que c’est plus une espèce de temple qu’une vague excavation faite à la va-comme-je-te-pousse. On va pas me la faire à moi, j’ai exploré suffisamment de temples enfouis dans ce pays de bouse pour savoir que tout ce qui est trop tranquille cache un sorcier monomaniaque avec des pulsions nécromanciennes refoulées ! Du coup, j’ai encore laissé passer les deux blaireaux devant. Au cas où…

Croyez-le ou non, il ne s’est rien passé. Absolument rien. Pas même une pauvre araignée. D’ailleurs yavait même pas une toile d’araignée. Ce qui me fait sérieusement douter du caractère authentique de cet endroit, soi-disant vieux d’avant la soi-disante disparation des dragons (que des spéculations dans le vent, quoi)… Ca m’a plutôt l’air d’être l’attraction à touristes du coin… Ca prouve surtout, comme je le répète depuis le début, dès que c’est autre chose qu’un Argonien qui explore, bizarrement, ya pas de fantôme, pas de zombie, pas de nécromancien, RIEN ! Ce pays m’en veut personnellement, cette fois, c’est sûr !

Le clou de cette visite guidée fut une gigantesque fresque relatant le combat des hommes contre un pauvre dragon qui – comme tous les dragons – ne demandait rien à personne et voulait simplement becter une vache de-ci de-là.  Le vieux a décrypté la stèle, et je pense qu’il s’est encore foutu de ma gueule parce que rien de ce qu’il racontait ne ressemblait aux dessins sur le mur. De toute façon, c’est bien simple, la stèle ressemblait à rien et ça aurait tout aussi bien pu être la liste de courses du roi de l’époque !

Sérieux ? Vous arrivez à lire quelque chose là-dessus ? Un indice: ça parle de dragons, d’après le vieux fou… Moi, je vois juste le travail d’un sculpteur complètement torché à l’hydromel !

Delphine eut l’air satisfaite et déçue à la fois : elle n’en démord vraiment pas de son complot Thalmor ! J’ai voulu la baffer pour ça, je me suis retenu. Yavait plus rien à voir, je me suis cassé ! Delphine a bien hurlé un truc à propos des Barbes-Grises, j’ai gueulé que j’irai les voir si je voulais, quand je le voudrais. Merde, c’est moi l’Elu, oui ou non ? Je fais ce que je veux quand je le veux ! J’ai bien agrémenté ma réponse d’un ou deux jurons fleuris, mais comme ils étaient en train de se toucher la nouille devant une stèle aussi absconse que moche et sans même avoir eu à dégainer leurs armes, je suppose qu’ils m’ont pas entendu…

Comme j’étais frustré d’avoir été dans un temple et de pas avoir rencontré de fantômes, je suis sorti me calmer les nerfs en butant le premier nécromancien qui me tomberait sous le coude. C’est pas très compliqué, il suffit de retourner une pierre pour en trouver un ! Ensuite, je me suis dit que j’allais vider un vrai temple avec un vrai dieu et une vraie récompense moisie qui finirait pleine de poussière dans ma salle des trésors. Et puis, ça fera toujours une babiole à ramener à Muiri, elle verra bien que je fais des efforts pour subvenir aux besoins du foyer….

Dans l’épisode précédent…

Bon, j’avoue, j’avais qu’à moitié écouté ce que racontaient les deux amateurs de complots dragonesques, je me suis contenté de mettre une croix sur ma carte et de les laisser partir dans leur délire. Du coup, j’avais pas spécialement tous les tenants et aboutissants pour comprendre l’ampleur de la tâche. C’était une bonne chose pour eux que je les écoutais pas, sinon, j’y serais jamais allé, élu ou pas. Parce que pour me rendre à l’endroit de la petite croix, je devais passer par Markahrt… Mahartk… Mharkrat… la ville où j’ai rencontré ma femme. J’aime pas cette cité.

Déjà que les villes impériales sont moches de base. Imaginez des villes impériales de nordiques. Maintenant pire, imaginez des villes impériales de nordiques dans des ruines naines et vous aurez une idée du bordel hideux que ça peut donner !

Topographie approximative de cette ville à la noix !

Je me perds toujours, j’y comprends rien, alors j’y vais pas généralement. Même pas pour rendre visite à la grand-mère de ma femme.

Heureusement que c’était simplement la ville la plus proche de ma croix et qu’on n’avait pas rendez-vous à l’intérieur, sinon j’aurais jamais été à l’heure et ils m’auraient attendu des semaines comme des glands comme le font tous ces idiots de nordiques dès lors que je leur promets de filer un coup de main… 

Comme d’habitude, je suis tombé sur un voleur des grands chemins qui a voulu m’extorquer ma bourse… Je note que c’est à peu près les seuls types qui me parlent AVANT d’essayer de me buter, genre civilisés. J’ai donc l’occasion de leur expliquer que, techniquement, je fais partie de la guilde des voleurs et que j’en suis déjà à la 16ième falsifications de compte et 21ième récupérations d’objet pour Vex (à ce propos, je me demande si je suis pas toujours en train de voler le même objet qui passe de main en main à travers tout Bordeciel). Alors on me laisse tranquille.

Bref, je suis arrivé à l’endroit-dit… C’était vraiment une bonne chose que je les écoutais au départ, sinon, ils se seraient débrouiller tout seuls pour leur délire de persécution anti-dragon ! Parce que, ce qu’ils avaient soigneusement oublié de préciser, c’est que leur entrée de « grotte secrète » (aussi « secrète » que la porte d’entrée de la Confrérie Noire… c’est dire…), elle est au pied d’un village de parjures et qu’ils comptaient sur le grouillot de service pour leur nettoyer le passage !

Un parjure, c’est le niveau zéro de l’évolution du Nordique. Parce que faut pas croire, hein, ceux qui vivent dans des maisons en pierre, qui picolent et qui se foutent sur la gueule à coups de marteau tous les solstices d’été, ce sont des civilisés ! Les parjures, ils sont tellement arriérés et tellement des rétrogrades extrémistes qu’ils ont sciemment décidé de vivre cul-nu dans la pampa, de manger des racines et de se foutre des crânes de cerfs morts sur la tronche. C’est culturel, y paraît. Les parjures vénèrent des harpies aussi.

Enfin bon, parjures ou pas, ça porte le même gêne de Nordique qui pousse à attaquer le premier argonien venu alors que – comme toujours – il ne faisait que passer ! Delphine et l’autre ninja à deux balles se sont tout de même bouger les miches pour me filer un coup de main ! Quand j’ai vu qu’ils me regardaient plus, je me suis cassé et je les ai regardés de loin se farcir les parjures et les harpies. Comme dirait mon père : « C’était pas ma guerre ! ». Bien que je suis pas persuadé qu’elle soit réellement de lui celle-là…

Un dragon se cache sur cette image, sauras-tu le retrouver ?

Et puis un dragon est arrivé. Qu’est-ce que je me suis fendu la poire à regarder tous ces petits corps à poil courir les bras en l’air et en feu ! Ah bah oui, pauvre abruti de parjure, si tu veux de battre contre un dragon, t’y vas avec autre chose que ta bite et ton couteau !

La mauvaise nouvelle pour le dragon, c’est que 20 parjures, des harpies, une Dephine et un ninja moisi ça commence à faire beaucoup à gérer, souffle de feu ou pas. Quand les deux malades eurent fini de massacrer 20 types virtuellement sans défense pour le simple plaisir de massacrer plus faibles que soit, je suis allé payer mes hommages à la dépouille de mon frère de sang.

Direction la « grotte-secrète-perdue-depuis-des-siècles-sans-rire-on-n’a-vraiment-trop-de-la-chance-de connaître-le-seul-type-de-tout-l’empire-qui-sache-qu’elle-est-précisément-là » !

Dans l’épisode précédent…

Une fois le pays remis à flot, je décidai de m’octroyer des vacances avec ma femme. On a donc regardé la carte et on s’est demandé où on pourrait aller en lune de miel… On n’avait pas de carte qui montrait les régions autour de Bordeciel. Une lune de miel en Bordeciel-même ça aurait impliqué des dragons, vampires, draugrs, loups-garous (enfin, je dis ça, j’en ai jamais vu qui m’ont attaqué) et autres bandits qui ne savent toujours pas que je suis l’Oreille Noire, l’archimage de l’Académie, l’assassin de l’Empereur, le bourreau d’Ulfric Sombrage et donc qu’il faut pas m’emmerder !

Donc, on n’a pas fait de lune de miel, je suis pas parti en vacances, j’ai bien les boules et quand j’ai les boules, je vais déssouder des trucs au hasard dans la nature…

Le jour où j’ai buté un loup avec classe. On a une nouvelle descente de lit maintenant…

Comme je n’ai pas spécialement envie de me faire entretenir par ma femme qui rapporte quotidiennement de la thune et me prépare des paniers-repas, j’ai repris mon journal et j’ai regardé ce que je pourrais faire comme quêtes débiles qui pourraient me rapporter trois piécettes. Je parle même plus de prestige, j’ai déjà établi que faire des quêtes pour la gloire de faire des quêtes ne servaient à rien, surtout auprès des habitants de Bordeciel. Mon père me disait souvent : « Fais du bien à un âne, il te fera des crottes ». Il aurait pu ajouter, « Les nordiques aussi. »

Comme j’ai acheté une maison de campagne à Faillaise, il fallait bien que je renfloue les caisses du compte commun avec Muiri. Je suis donc allé à la Guilde des Voleurs, pour voir comment ça se passait. Je déteste aller à la guilde, faut toujours passer dans les égoûts. Genre on est trop dark, on est trop une société secrète, on est trop dans les égoûts ! Ce serait sûrement une bonne idée si, comme je ne l’avais pas déjà établi dans un précédent récit, on avait effectivement du mal à trouver la taverne souterraine de la guilde…

Bon, effectivement, on a du mal… Je me suis perdu dans ses égouts moisis… J’ai tourné des plombes pour retrouver mon chemin. Je me suis fait attaqué par des rats pourris et des types encore plus pourris qui, bien que n’ayant pas vu la lueur du jour depuis des années ont décidé d’attaquer l’argonien de service parce qu’il ressemble à un dragon ! Pays de glands !

Et puis, alors que je commençais à pester de me faire attaquer à tout va par des mecs en slip, y en a un qui m’a ouvert la porte. J’ai oublié son nom, mais il avait l’air de me connaître. Enfin, pour être exact, il m’a demandé si c’était les Lames qui m’envoyait. Normal. J’ai dit que je connaissais une folle nommé Delphine qui voulait absolument buter tous les dragons qu’elle rencontrait et qu’elle s’en portait mieux si c’était plutôt moi qui dézinguais tous les dragons qu’elle rencontrait.

Il se trouve que le type en question était l’expert en dragon sorti du chapeau de Delphine, celui qu’elle aurait dû me citer dès le départ histoire de me faire gagner un temps fou et m’éviter de trancher la gorge du moindre employé de l’ambassade du Thalmor ! Bref, le type en question me paraissait aussi frappadingue que Delphine au sujet des dragons et il me demandait de l’aide pour sortir de son trou miteux.

Dis-moi pauvre abruti, si tu voulais vraiment quitter ce trou puant, pourquoi t’as attendu que j’arrive ? Après tout, t’es un ancien des Lames, tu sais te battre et même si t’étais recherché dans tout le pays, ces blaireaux sont incapables de reconnaître un archimage quand il en voit un ! Alors… Bon, voilà quoi…

Réponse dans le silence : c’est dans le script…

Le chauve a voulu sortir discrètement. Sérieux, discrètement. J’ai eu beau lui expliquer que c’était pas la peine, hein, que je tournais dans les égouts depuis des heures et que j’avais largement eu le temps de buter le moindre truc vivant. Mais non ! Mossieur voulait se la péter ! Mossieur voulait montrer qu’il était trop un ninja !

Visez la gueule du ninja ! Après, les gens me demande encore pourquoi je préfère me la jouer solo quand je m’infiltre… 

Pour la faire courte, on est sorti sans encombre, j’ai pas pu passer voir les incapables de la guilde des voleurs, on est allé à Rivebois, on a retrouvé Delphine qui se la joue agent secrète alors que tout le monde peut voir le passage secret derrière l’armoire de la chambre parce qu’elle n’est jamais remise en place et qu’elle gueule dans toute l’auberge « Roger, occupe-toi de l’auberge avant de se rendre dans la-dite chambre… Bouffone !

Maintenant, la nouvelle lubby de Delphine – sur les conseils de l’autre taré – c’est de retrouver des espèces de récits anciens dans une grotte dont, bien évidemment, tout le monde a oublié l’existence sauf lui… Soi-disant qu’ils nous éclaireraient sur le pourquoi du comment de la présence des dragons en Bordeciel. Une vraie explication, hein, pas juste « on est un produit de l’évolution comme tout le monde, on est plus gros que vous, donc on a le droit de vous bouffer… »

J’ai dans l’idée que non seulement l’explication sera foireuse, mais que je toucherai pas une thune dans l’histoire, que je ne manquerai pas de réduire à zéro l’espérance de vie d’un nombre considérable de bestioles dans l’affaire et qu’au final, tout cette entreprise est vaine… Mais bon, c’est ça où ramener un cube moisi dans des ruines naines encore plus moisies…