Articles Tagués ‘Appartement 44’

Souvenir Premier – Gigi est un fanzine de Dara (Ocre), sous son label de fanzineux Onigiri.

Qui était Gigi avant d’être la rebelle de la colocation d’Appartement ?

Dernier fanzine en date de l’hyper talentueux Dara, Souvenir Premier s’intéresse donc au passé du personnage de Gigi et permet d’explorer dans un petit spin-off à la série les blessures de la jeune femme. Une histoire maligne qui fait un parallèle avec sa première série publiée en tant que mangaka : Appartement 44 !

En effet, si on peut retrouver ses mangas dans à peu près toutes les bonnes crèmeries, ses fanzines restent une expérience un peu plus obscures, réservés plus aux connaisseurs, aux arpenteurs de salons dédiés aux mangasses et aux fans de l’auteur. Ils lui permettent d’explorer des choses plus personnelles, de faire des collaborations et de se faire plaisir sur un format très court et se changer les idées de sa série en court. Là où c’est malin, c’est que ceux qui aiment Appartement 44 pourraient être amenés à lorgner vers ses fanzines et vice-versa.

Comme toujours, son fanzine est imprimé au Japon, vendu d’abord là-bas (textes Français et Japonais) avant d’être rapatrié en petite quantité pour les conventions françaises et la VPC directe auprès de l’auteur. Ceux qui le liront de bout en bout ne manqueront pas de voir la mention « Appartement 44 bientôt disponible au Japon », c’est tout le mal que je lui souhaite, car il le mérite et son trait n’a rien à envie aux professionnels du Soleil Levant.

Dans ce Premier Souvenir, Dara explore les tourments de la petite fille qu’était Gigi au point de la transformer en tsundere gothico-punk. Il laisse également aller sa passion pour la danse classique et pour les classiques de la danse en manga (J’aime la danse, notamment). Des planches en grand format, très aériennes, toujours magnifiques, bien composées et agréables à lire.

Comme avec le dernier tome d’Appartement 44, on reste sur un goût de trop peu car on en voudrait toujours plus.

Avec le Souvenir Premier de Gigi, Dara fait encore étalage de son très grand talent de dessinateur. Un fanzine qui ravira tous les amateurs de son trait et d’Appartement 44, plus particulièrement les fanboys de la rebelle du groupe.

Encore merci à lui ! ^___^

Appartement 44 est une série de Dara, publié par Ankama. Ce tome 4 est le dernier tome de la série.

Qui est l’alien ? Pourquoi est-il venu sur Terre ? Quelles conséquences son identité aura-elle sur le groupe de colocataires ?

Je ne peux malheureusement pas en dire plus sur ce tome au risque de vous déflorer toute la surprise de la révélation. Il faudra donc vous en contenter et courir chez votre libraire pour en savoir plus ! Par contre, cela ne m’empêchera pas de donner mon avis 100% garanti sans spoiler.

Résumé des épisodes précédents:

Au moins, on pourra pas me taxer de copinage abusif ! Car même si j’ai énormément d’estime pour Dara en tant que dessinateur et en tant qu’ami, je m’efforce toujours de juger avec objectivité le travail d’autrui. Le tome 3 m’avait donc un brin déçu, prenant une orientation surprenante et occasionnant une discussion avec mon pote. Ce ne fut pas facile pour lui de lire que j’avais moins aimé le troisième opus.

Je me permets de faire un petit addendum à ma chronique du tome 3 : les choses qui m’avaient personnellement dérangé prennent une autre dimension à la lecture du tome 4 ! C’est typiquement la raison pour laquelle j’ai arrêté de chroniquer des tomes au coup par par coup : dans le cadre d’une série courte et continue, il est beaucoup plus juste de juger la série de son intégralité !  Néanmoins, Dara est un ami, qui travaille dur avec son assistante (Moemai) pour pondre un bouquin de qualité et j’estime qu’il mérite au moins un peu de pub – aussi limitée soit-elle – une fois par an plutôt qu’une fois tous les 4 ans !

Quid de ce tome 4 alors ?  Il mérite aussi son 5/5. Certes je manque peut-être un poil d’objectivité mais il faut regarder les choses en face :

  • J’ai souri à quasiment toutes les pages,
  • Les dessins sont toujours aussi excellents, avec même un poil plus de SD que dans les autres,
  • Tous les personnages ont droit à leur dénouement personnel de façon logique,
  • La globalité de l’histoire fait sens,
  • Et surtout, ça me semble le tome le plus abouti.

Je ne serais pas logique si je mettais moins ! Certes, il y a des choses que, moi, j’aurais traitées de façon un peu différentes, des choses que j’aurais laissées au bon soin de l’imagination du lecteur, d’autres que j’aurais développées ou raccourcis. Il y aura certainement beaucoup d’insatisfaits parmi les amateurs de romance et il vous faudra prendre la plume pour vos propres fan-fictions (je réclame officiellement une série spin-off sur Gigi !). Ceci dit, même s’il faudrait que je relise tous les tomes pour être certain des variations émotionnelles et leur cohésion, les choix de Dara me semblent à la fois justes et justifiés au regard de cette fameuse évolution des personnages.

D’autres, comme j’ai pu déjà le lire, seront déçus que la révélation sur l’identité de l’alien intervienne dans les toutes premières pages du tome 4. A l’origine, dans les premiers scripts, la révélation devaient même avoir lieu dans le tome 3. Décaler ce point central et l’attente des lecteurs sur le dernier tome était judicieux (bah oui, il faut tout de même en vendre du tome 4 !), mais au final, ce que j’ai préféré, ce qui fait tout le sel de cet ultime tome, c’est justement de voir l’alien évolué à découvert et la façon dont cela affecte les autres. Pour aller même un peu plus loin, c’était tellement intéressant que j’aurais voulu en lire plus !

Appartement 44 est une excellente série, de surcroît courte (donc à la portée du budget de tout amateur de manga), qui mélange habilement romance, science-fiction, tranches de vie et humour. Une série qui mérite d’être lue et partagée. Une série que j’adore qui atteint au moins la qualité de ses illustres aînés japonais !

En cadeau bonux, une interview :

N’hésitez pas non plus à faire un tour du côté du blog de Darax, il organise parfois des petits concours, partage des extraits de son travail et donne ses dates de dédicaces (une excellente occasion de le rencontrer en vrai et abuser de sa bonne humeur – apportez-lui un Pitch de ma part, ça le fera marrer). Vous pourrez rester à l’affût de news sur ses prochains projets.

Ocre est un dôjin de Dara, édité par Onigiri.

Durant mon petit séjour à Paris, j’ai eu l’immense plaisir de recevoir un cadeau d’anniversaire de la part de Darax, sa dernière production en date : un Ocre dédicacé. Yeah !

Ocre est un recueil de 10 années de production made in Onigiri (la structure de Darax pour se faire ses fanzines et les diffuser). C’est donc une rétrospective de son travail depuis ses tout débuts il y a 15 ans et ses premiers fanzines sur Sailor Moon jusqu’à ses productions les plus récentes, dont Appartement 44. Galère avec les photocopies, première parution au Japon, hiatus de 5 ans, premier stand au Japon… Onigiri est une structure vivante qui a bien grandi depuis son lancement.

Véritable petite pépite d’anecdotes personnelles sur ses dessins, ce dôjin consacre à chaque fois au moins une double page sur chacun des fanzines que Dara a pu faire depuis sa prime jeunesse. Le livret propose de nombreux travaux originaux sous la forme de recherche et de crayonnés qui complètent à merveilles les autres fanzines et permet aux néophytes de l’auteur de plonger dans son univers (ya plein de jolies filles !) et d’avoir un panel complet de ses productions (et donc accessoirement savoir quoi se procurer pour combler les trous dans sa collection).

Les plus vieux baroudeurs de ce blog savent que j’ai déjà travaillé avec Darax (Notes), mais en lisant Ocre, ils pourraient apprendre qu’on avait un autre projet ensemble et même en voir quelques images !

Et les plus vieux baroudeurs de Darax ont, grâce à ce magazine, une preview exclusive de ce que pourrait être l’après Appartement 44 ! Oui madame, de l’exclusivité et de quoi faire tourner la machine à spéculation !

Bref, Ocre est un indispensable pour qui se dit fan du travail de Dara ! La qualité de finition est made in Japan, donc de superbe qualité, et les dessins sont magnifique ! Moi, au regard de ses anciens travaux et de l’aperçu du futur, j’avoue que j’ai hâte de voir son nouveau projet !

Instant Pub’ Amigo : Pour vous procurer Ocre, ou Notes, ou Orion ou j’en passe, c’est par là avec un petit mail pour Dara pour commander !

Appartement 44 est toujours un manga de Dara, publié par les éditions Ankama.

D’ordinaire, je fais des chroniques de séries entières plutôt que de m’attacher à faire des chroniques tome par tome. D’une part ça évite les chroniques orphelines où il n’y a que le tome 1 (sauf si le tome 1 d’une BD/comics/manga est de la bouse, auquel cas, c’est un article d’utilité publique) et celles où je passe plus de temps à faire des retroliens qu’à réellement écrire (imaginez que je chronique One Piece à chaque fois que sort un nouveau tome…). Mais pour les potes, je fais une exception. Parce que c’est mes potes sont des gens bien et font des choses bien. Et parce que ça leur fait un peu de pub.

Je ne vais pas résumer une nouvelle fois la teneur de l’histoire (alien, chats, colocation, amis… allez plutôt lire les liens susnommés, j’ai fait ça bien avant) ni les personnages (idem). Sachez simplement que l’une et les autres évoluent petit à petit et que bien évidemment, le suspense autour de l’identité de l’alien est toujours présent.

Petite anecdote pour les fans hardcore de Dara et d’Appt44 : à l’origine, l’alien aurait dû être dévoilé à la fin de ce tome, laissant le tome 4 pour dénouer les conséquences de la révélation ! Dara est revenu sur sa décision durant la réalisation du tome 2, de manière à ce que les gens soient tout de même intéressés par le tome 4.

J’en connais des choses, hein ? Il faut savoir que j’avais eu l’immense plaisir et honneur de pouvoir lire le tome 1 et le tome 2 en avant-première à partir d’imprimés. Mais pour ce tome 3, je n’ai pas eu l’occasion de voir Darax avant sa sortie, du coup, c’est le premier tome que j’ai découvert à 100% du début à la fin, bien confortable au fond de mon lit !

Que dire alors de ce tome 3 ? Et bien, c’est toujours aussi cool ! A quelques exceptions près… Mais j’y viendrais après.

Bon, c’est ce qu’elle dit. Mais tout le monde est suspect dans la tête du lecteur !

C’est en forgeant qu’on devient forgeron, comme disait l’autre. Force est de constater que depuis que Dara se consacre à 100% (ou presque, il faisait aussi un peu de design pour du jeu vidéo durant ce tome 3) aux dessins, et bien ça dépote de plus en plus. Son trait s’affirme encore, les planches gagnent toutes en qualité, on a le droit à des décors de plus en plus fouillés et précis… Il n’y a pas à dire, c’est superbe ! Après, vous êtes fan ou pas du style, ça ne se discute pas.

Ce que j’aime chez Darax, c’est son design semi-réaliste (pour du manga) qui part en sucette pour des petites expressions rigolotes en SD dans des bouts de pages. C’est super-expressif, très rigolo et rythme très agréablement le manga. Je me suis marré comme une baleine tout seul pour des petits gags visuels glissés ça et là.

Et l’humour léger n’est pas de trop pour accompagner un tome 3 finalement assez sombre.

Bon… c’est le moment où je parle des exceptions que je mentionnais plus haut. Et cela ne va – comme toujours – ne refléter que mon opinion personnelle. L’histoire de ce tome 3 m’a surpris. Je n’ai pas eu ce que j’attendais… Non, pas que ce n’est pas bien, hein ? Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! C’est juste différent de ce que j’attendais. Dans le sens où le ratio romance/tranche de vie/science-fiction/fantastique bascule trop radicalement. C’est nettement moins tranche de vie, beaucoup plus fantastique (et fantastique genre monde spirituel… d’où ma très grande surprise).

Le cœur de ce tome est centré majoritairement sur la relation entre Coco et Mick. Elle va avoir son lot de rebondissements, certes (notamment avec l’arrivée d’Agathe), mais il y a certaines choses étranges qui sont venues la parasiter (à commencer par la non-relation Coco/Jon…) au point de me faire penser que certains non-dits étaient peut-être trop non dits ou que certains caractères évoluaient trop rapidement pour en suivre les étapes ou que l’espace de 4 tomes alloués pour raconter l’histoire est trop petit. C’est en partie vrai pour Gigi, la rebelle du groupe. Je suis d’accord que les événements du tome 2 l’ont marquée, je suis d’accord qu’un personnage détestable par certains aspects doive évoluer, mais la rupture de personnalité est grande entre les deux tomes. Elle me manque la Gigi rebelle.

C’est aussi autour de Gigi que s’accumule les événements les plus étranges. Des choses très clairement liées à l’alien… Entre elle et la fin du tome… En gros, il va falloir me sortir les explications au tome 4 pour expliquer un tas de choses bizarres, mais bizarres pas comme dans le 1 et 2. Car tout est lié au personnage d’Agathe, qui fait son apparition… pour le moins tirée du chapeau. Pourquoi, elle n’intervient que maintenant alors qu’elle aurait toutes les raisons de faire son apparition suite à la fin du chapitre 10 ? Hein ?

Ma dernière réserve se situe autour du rythme de ce tome… Je ai trouvé la fin un peu poussive (comprendre qui tire en longueur) puis trop rapide (bah tiens, exactement comme la fin de la saison 1 de Young Justice !), puis étrange… Et dans étrange, il y a ange…  Toujours en terme de rythme, j’avais dit que c’était un tome sombre. Le problème, c’est que c’est sombre tout le temps (exception des petits gags) et qu’aucun personnage n’a le droit à un répit positif avant de chuter encore plus bas. Ça chute en permanence vers le négatif, surtout pour Coco et Mick… la lecture s’en retrouve particulière. (encore certainement la faute au manque de place pour tout raconter…)

Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’autant de négativité dans le tome 3 implique un super happy end, avec des fleurs, de l’amour et des croquettes !

Bref, il y a certains choix et points du scénario qui, à la simple lecture du tome 3, me laissent perplexe. Il faudra que je passe un coup de fil à Darax pour qu’on en discute. Qui aime bien, châtie bien ; et je ne me suis jamais gêné dans d’autres chronique pour dire ce qui me dérangeait, je ne vois pas pourquoi je ferai une exception.

Ceci étant dit, cela ne reste que mon avis. Appartement 44 est toujours un super manga, toujours un indispensable des mangathèques de gens de bon goût, toujours une œuvre très clairement au-dessus du lot dans la production française ! Achetez-le, vous ne le regrettez pas !

En bonus, je vous mets sa dernière interview-vidéo en date réalisée par TVHland pour la sortie du dernier tome d’Appartement 44.

Go, Darax ! Go !

Table ronde Ankama

Vidéo par ici

La vision du manga à la française

http://www.dailymotion.com/swf/video/xdwbn3_japan-expo-qui-sont-les-mangakas-fr_news