Articles Tagués ‘Anthony Hopkins’

Crazyhead – Saison 1

Buffy vous manque ? Moi aussi. Et comme je ne veux pas m’abaisser à lire la suite en comics, je devais me contenter de remater la série en cas de nostalgie. Et bien rejouissez-vous car sa digne successeuse est une série britannique moderne et intelligence où les vampires sont remplacés par des démons (oui, je sais, les vampires de buffy sont techniquement des démons, allez pas chipoter) et la blonde par une autre blonde (la voix de Tracer pour les joueurs d’Overwatch) et une black qui n’a pas la langue dans sa poche. C’est péchu, cru, dynamique, drôle et malheureusement trop court. Ca reste tout de même une excellent série de 6 épisodes à mater d’urgence ! La musique déboite aussi. Et puis on fait des exorcismes avec du pipi, alors…

4.5/5

Being Charlie

Alala, qu’il est facile d’être déçu par un scénario sans ambition ressassant les malheurs d’un drogué en quête de rédemption au fil de rebondissements cousu de fils blancs. Je me disais que Rob Reiner (Quand Harry Rencontre Sally) pourrait au minimum sauver le truc, mais non.

2/5

The Art of Getting by

Petite comédie romantique adolescente vraiment sans prétention, aux enjeux vus et revus. A ma grande surprise, Emma Roberts n’était pas complètement monolitique. Elle apporte limite un peu de fraicheur. Dommage que son personnage ne casse pas des briques. Mignon sans plus quoi.

2/5

Westworld – Saison 1

La nouvelle claque de HBO, calibrée pour remplacer Game of Thrones. Et je dois avouer qu’à titre personnel, la dernière production du petit frère Nolan envoie plus de pâté que les dragons de Martin. C’est une histoire de sensibilité aussi, le film de Michael Crichton m’avait plus, je préfère la SF à la Fantasy et les cowboy aux chevaliers. La série peut souffrir d’un manque de folie (la plupart des twists se voyant 3 épisodes avant) mais elle a le mérite de se tenir et de proposer des personnages intéressants dans leur évolution. Casting impeccable, univers cool, potentiel de ouf. Je l’ai maté en un week-end, ce qui est toujours un gage de qualité dans mon appréciation générale. Reste plus qu’à attendre 2018 et c’est le plus triste dans l’histoire.

5/5

Macross Frontier: The Wings of Goodbye

Dernier film de la série Macross Saga qui condense la série pour ceux qui auraient la flemme de la regarder. Pas vraiment un résumé car l’histoire diverge des épisodes mais qui a le mérite de se tenir  sans temps mort (par contre, les néophytes vont devoir s’accrocher car ça balance des termes et rebondissements à deux cent à l’heure). Macross Frontier est l’une de mes séries favorites de la licence et ce deuxième long métrage conclue avec maestria le diptyque commencé avec The False Songstress. Un must see ! D’ailleurs youtube propose le film en entier…

5/5

Les 7 Mercenaires, le retour de la vengeance du remake

Comment dire… Nul ? Sans intérêt ? Dispensable ? Le vide créatif à l’état pur ?

1/5

Dernier Train pour Busan

Ca faisait un moment que je n’avais pas vu un film de zombies. Certainement parce que le genre commence à tourner en rond et à se répéter. Du coup, il faut aller chercher la nouveauté en Corée et force est de constater qu’ils nous ont pondus un film vraiment rafraichissant pour le genre, alternant stress relatif au genre, touches d’humour, évolution de personnages… Vraiment un excellent film, à conseiller à tous les amateurs de viande faisandée.

4.5/5

Sing Street

Le dernier film de l’année est aussi l’un des tout meilleurs que j’ai pu voir. Un véritable film « feel-good » avec une véritable âme et une démarche qui me parle. C’est bien simple, The Nice Guys et Sing Street sont définitivement mes 2 films préférés sorties 2016. Deux coups de coeur que je recommande à tous. A voir absolument si vous aimez les années 80, la musique, les romance, Duran Duran, les tranches de vie, la vie tout court !

5/5

Thor est un film de Kenneth Branagh (le professeur Gilderoy Lockhart dans Harry Potter) avec Chris Hemsworth (papa Kirk dans Star Trek), Natalie Portman (Black Swan), Anthony Hopkins (Easy Raider) et d’autres très bons acteurs que je ne vais pas citer parce qu’on n’a pas que ça à faire.

Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains sans marteau et sans pouvoir. Il va rencontrer la jeune Jane Foster, comprendre un monde qui n’est pas le sien et le sens du mot héros tandis que son frère maléfique, Loki, s’est emparé du pouvoir à Asgard…

En préambule de ma semaine super-héros, j’ai dit que le match estival des comics adaptés à l’écran s’était joué entre Green Lantern et Thor. Ce n’est pas tout à fait vrai. Thor est sorti en avril et le vrai match était contre Captain America. Mais comme je n’ai pas vu Cap, vous allez devoir vous contenter de mes approximations.

Je me souviens très bien de la fois où j’ai rencontré le personnage de Thor. Ce n’était pas dans un comic (j’ai commencé à en lire tard, avec Witchblade, quand Michael Turner a mis des gros seins dans ses pages de papier glacé). C’était, comme beaucoup de monde de ma génération, durant mon enfance, vers 6-8 ans, dans le téléfilm ultra-moisi Hulk contre Thor. Le personnage était alors bien ridicule, peu aidé par le doublage français et les effets spéciaux réalisés avec trois pétards et un chewing-gum. Autant dire que cela n’a pas contribué à me pousser du côté Marvel… Mais j’ai lu un peu de Marvel, il ne faut pas croire, notamment avec l’espèce de reboot hors continuité que constituait l’univers Ultimate. Thor y était décrit comme une espèce de hippie éco-terroristes dont la déité était somme toute assez floue… J’aimais bien cette vision du personnage…

Toujours est-il raisonnable de dire que je ne connais de Thor que ce que j’ai lu de mon livre de mythologie. Je dois avouer que j’avais des craintes au regard des premières images de Thor, celles-ci se consacrant presque exclusivement au royaume d’Asgard et à son esthétique particulière, très bling-bling et pas du tout dans un esprit viking-médiéval. J’avais le même genre de craintes pour Green Lantern. Sauf que Marvel Studios sait s’entourer des bons collaborateurs et que s’il devait y avoir un réel match entre les deux films, Thor est vainqueur par KO, sans aucune contestation.

Déjà, ce que je percevais comme « particulier » dans les premières fuites d’images se révèle fort joli à l’écran, et toutes les prises de risques esthétiques pour créer un nouvel Asgard, inspiré de la vraie mythologie nordique et des dérivations de la bande dessinée, fonctionnent à merveille. En dépit de son caractère étranger, voire extra-terrestre, le film prend bien le temps d’introduire le spectateur dans ce nouvel environnement (qui, il faut bien le dire, n’a dû être connu que par genre 7% de la population pro-Thor des pro-Marvel se rendant dans les salles obscures). Le film réussit donc le tour de force de nous propulser dans l’inconnu qui devient logique, normal.

Au milieu de cela, on propulse des acteurs au charisme fort, oscarisés, légendaires pour camper les héros. Natalie Portman fait du Natalie Portman et c’est pour ça qu’on l’aime. Anthony Hopkins est juste magistral dans le rôle d’Odin. Le couple Thor/Loki possède une excellente dynamique dans leur jeunesse et savent accaparer chacun de leur côté une fois séparés. La gageure comique est assurée par une Kat Dennings qui remonte dans mon estime après le médiocre Nick and Nora’s infinite playlist. Bref, rien à redire !

Mais je pense que le véritable atout du film, ça a été son réalisateur Kenneth Brannagh. A l’origine, c’est un acteur. Un acteur shakespearien qui a joué entre autres Hamlet et Othelo. Et quoi de mieux qu’une inspiration et une influence shakespeariennes pour diriger et mettre en image un film qui parle de dieux mythologiques, de conflits de famille, d’amours naissantes, de rédemption et d’héroïsme. Un des choix les plus judicieux de la part des Marvel Studios.

Thor réussit là où Green Lantern s’est lamentablement vautré : proposer un vrai film épique avec un personnage finalement assez mineur dans l’univers Marvel (voire même un personnage complètement hermétique avec son marteau et son casque à plumes). Et c’est à mon avis la perspective du futur film des Avengers – dont Thor est un membre fondateur – qui a poussé le studio à créer une licence cinématographique. Ils ont juste pris leur temps et se sont laissés le temps d’exploiter des personnages plus grand public comme Hulk ou Iron Man (oublions le premier Hulk et les premiers Spiderman qui n’ont pas été produits par ce studio mais par Sony Pictures, donc hors continuité filmique). Ceci fait, il était temps d’ouvrir le catalogue Marvel et utiliser leur savoir faire pour proposer au grand public du Thor et de la mythologie avec des mots compliqués comme Mjöllnir. La porte est désormais grande ouverte pour les prochaines adaptations de comics plus ou moins obscurs avec notamment à venir Dr Strange.

Je n’ai pas parlé du scénario. Comme je disais, il amène agréablement le spectateur à découvrir un monde nouveau et à suivre l’évolution de Thor depuis celui d’un gamin capricieux à celui d’un héros (donc le classique et un poil revisité à la sauce super-héros « passage à l’âge adulte »). Les relations entre personnages sont fouillées, l’humour présent et léger dans la première moitié du film, les petits clins d’œil font sourire l’amateur de cinéma (notamment la scène de duel qui rappelle celle des westerns) et l’amateur pro-Marvel (avec la première apparition de Oeil de Faucon et les petites mentions à Stark). Bref, c’est du divertissement grand public ultra-maîtrisé en dépit de son caractère casse-gueule.

En d’autres termes, Thor est un excellent film qui mérite sincèrement d’être vu. Le meilleur des Marvel Studios, même devant Iron Man ! C’est épique, c’est beau, c’est bien joué, c’est bien écrit. Point. Sinon, vous pouvez toujours faire la comparaison avec ma chronique de Green Lantern si vous n’êtes pas certains.