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Dans l’épisode précédent…

J’avais donc perdu un Sam et la mémoire. Autant dire que c’était plutôt mal engagé pour le retrouver. Je l’aurais bien rangé dans la catégorie « pertes et fracas » de mon journal de quêtes, mais bon, pour une fois qu’un compagnon d’aventure ne cherche tout simplement pas à me trancher la gorge une fois la cagnotte récupérée… Faisons un effort ! Mais comme Bordeciel, c’est grand, c’est vide, c’est moche et que j’allais pas fouiller tous les donjons du coin pour retrouver un type bourré, je me suis dit que j’allais d’abord finir toutes ses doléances qui traînent depuis des mois.

Car depuis que j’arpente ces terres glacées, le nombre de personnes qui me demandent des trucs n’a cessé de croire. Et comme je suppose que personne n’a fait l’effort de résoudre de lui-même son propre problème, autant que je m’y colle et que je me débarrasse de tout ça ! J’avais compté au moins une trentaine d’affaires en cours, alors j’ai retroussé mes manches pour torcher tout ça :

  • Encore des vols de bols pour la guilde des voleurs qui ne branle décidément rien !
  • Retrouver une épée perdue d’une aventurière. La bonne blague, c’est que son épée, ça fait des mois qu’elle moisit dans un des coffres de ma baraque…
  • Retrouver des livres pour le bibliothécaire orc de l’Académie des Mages… Oui, le bibliothécaire est un orc, ce qui tend à en dire assez long sur le QI moyen des Nordiques…
  • Cherchez un bidule dans une ruine naine
  • Récupérer des amulettes dans des tertres, donc buter du zombie et du fantôme à tour de bras, pour ensuite récupérer une amulette encore plus puissante qui ne me sert à rien…
  • Allez voir des « lieux de puissance » pour Paarthurnax. Il est marrant lui. Il m’envoie un coursier qui se tape autant d’allers-retours dans tout Bordeciel pour me retrouver, je reçois toujours la même lettre avec un nom de lieu et il me dit d’y aller pour enquêter. On a pas le même dictionnaire visiblement : enquêter, chez lui, ça veut dire allez buter un de ses congénères dragons qui se trouve – comme par hasard – à monter la garde sur une plaquette avec un mot du Thu’um. Je sais bien que je suis l’Elu et tout ça, et qu’il veut que je bute tous les dragons de Bordeciel parce que – visiblement – je n’ai pas de vie et un comportement suicidaire, mais son Thu’um là, bah je m’en sers pas ! Jusqu’à preuve du contraire, mon boulot, c’est assassin silencieux ; alors beugler du VOS RHO DAH comme un con dans des cavernes qui font de l’écho, c’est pas ce que j’appelle un travail bien fait ! Mais bon, je dis à Paarthunax que j’ai récupéré le Thu’um en bravant le dragon dans un combat épique et il est content. Je me contente d’aller chercher le mot en étant invisible sans buter quoi que ce soit, mais il n’a pas vraiment besoin de savoir toute la vérité le vieux radoteur.

Des exemples parmi tant d’autres qui n’équivaudront jamais ma quête préférée de toute. L’exemple-même qui synthétise toute la crétinerie et toute la fainéantise des Nordiques :

  1. Je vais parler à une marchande pour lui fourguer mes babioles (et oui, ma femme réclame toujours une maison secondaire). Comme un idiot, je pose la question de trop et elle se met à me raconter sa vie, notamment sa fille qui s’est engagée dans l’Armée Impériale et dont elle n’a plus de nouvelles. Il faut donc que ce soit MOI qui aille demander à son chef de compagnie pour apprendre ce que devient cette fille.
  2. Je traverse la rue. JE. TRAVERSE. LA. RUE. Et je demande au fameux chef de compagnie ce qu’il advient de la fille en question. Elle est morte.
  3. JE RETRAVERSE LA RUE VERS LA MARCHANDE.
  4. Je dis que sa fille est morte (parce que c’est une grosse incompétente sûrement : la garde impériale, ça fout pas grand-chose de ses journées, je le sais, j’en fais partie et ça me demande encore moins de temps que de diriger l’Académie de Magie…). Je récupère encore un truc sans intérêt pour me remercier de ma peine…

Voilà ma vie d’aventurier : traverser des rues et aller buter des dragons…

Bref, en moins de temps qu’il n’en a fallu à Muiri pour faire le ménage dans la baraque, j’avais résolu la plupart des affaires en souffrance. J’avais même résolu la quête de ma femme : acheter une résidence secondaire. Comme j’étais blindé de thunes, j’ai pris et décoré une baraque dans toutes les grandes villes ! Au moins elle se plaindra pas que je fais rien pour elle !

La bonne nouvelle, c’est qu’au cours de me voyages pour épurer mon journal, j’ai retrouvé Sam. Dans – ô surprise – une tanière de nécromanciens… Sam s’appelle en réalité Sanghin et c’est un prince Daedra qui s’emmerde ! Il s’est dit que ce serait marrant de me bourrer la gueule et de me faire culpabiliser de sa disparition au point que je me casse les noix pour le retrouver. Ha-ha, joke’s on you, je t’ai retrouvé sans te chercher ! Je me voyais déjà lui trancher la gorge pour lui faire payer mais il s’est barré comme ça, en me filant encore une connerie dont il n’a pas utilité ! Un bâton en forme de fleur (comme si je n’étais pas assez crédible quand je croise des gens) qui invoque des serviteurs comme lui. Donc un truc dont je n’aurais moi-même pas utilité. Merci, au revoir !

skyrim101

Prochain truc à rayer sur ma liste : « nettoyer l’Aile Pelagius du Palais Bleu ». Voilà ma vie d’aventurier : traverser des rues et faire le boulot de la femme de ménage…

Dans l’épisode précédent…

Cher Journal,

Cela faisait près d’un an que j’avais raccroché mes gants qui doublent les dégâts d’attaque sournoise afin de me consacrer à la vie d’époux modèle. En effet, un jour qu’elle faisait les comptes, Muiri avait récupéré l’équivalent de mes fiches d’honoraires d’assassin et s’est rendue compte que depuis que je étais arrivé dans ce pays de fous, j’avais amassé environ 140000 pièces d’or, sans compter l’achat de la maison à Solitude et les babioles accumulées dans les coffres du sous-sol. En gros, elle m’a fait comprendre que c’était enfin l’heure de la lune de miel et que Elu, dragons ou pas, c’était pas négociable.

Ca fait donc un an que je me fais chier chez moi à écouter les « bardes » d’à-coté picoler, à acheter des fruits et légumes sur le marché, à ce que tout le monde me demande si j’ai pris une flèche dans le genou pour maintenant rester glander chez moi et que Paarthurnax m’envoie des courriers alarmants toutes les semaines au sujet d’Alduin et de la destruction prochaine de Bordeciel ! Alors que hein, Bordeciel se porte très bien et j’ai pas vu un seul dragon depuis ma fenêtre.

Et puis Muiri a eu envie d’une maison secondaire ! J’ai dit « Pas à Blancherive », le peu de fois où j’étais allé, il y a toujours eu une attaque de dragons (A mon avis, Alduin est le Jarl de Blancherive). A Solitude on craint rien, à Blancherive, autant prendre une concession directe à la nécropole !

Bref, ni une ni deux, j’ai repris mes gants et ma liberté et je m’en suis allé battre campagne. Enfin, pas très loin, j’ai rencontré un autre Argonien fort sympatique du nom de Jee-Ra sur le port de Solitude. Voir une tête qui ressemblait à la mienne m’a fait tellement plaisir (et c’est tellement rare !) que j’ai engagé la conversation. Celui-ci m’a demandé si je pouvais lui rendre un service (j’aurais du m’en douter). Éteindre le phare du coin. C’est un peu étrange comme demande, mais bon. Je lui ai demandé si ça allait pas poser problème avec les bateaux, il m’a dit que c’était le but : faire échouer un bateau précis, vider sa cargaison et faire moitié-moitié. Sympa ! J’ai demandé pourquoi c’était pas lui qui allait éteindre le phare : il avait piscine (j’aurais du m’en douter aussi).

J’avais oublié que tout le monde était des grosses feignasses en Bordeciel, en attente d’une pauvre pomme près à traverser le pays pour 5 pièces d’or un bijou enchanté inutile bien trop cher pour des marchands bien trop pauvres.

Mon affaire du phare réglée, on a essayé de me buter…

*long soupir*

Les gens ont visiblement oublié qui était l’archimage de l’académie, qui était le bras droit de la Mère de la Nuit, qui avait libéré tout le pays des Sombrages, qui a buté l’Empereur… Si tant est qu’ils l’aient su un jour. Me voilà en train de buter les rares Argoniens du pays, sans gaieté de cœur, au nom de ma résidence secondaire.

Je vais ensuite faire un tour à la guilde des voleurs, voir comment ils se portaient. inutile de dire qu’ils m’ont dit : « bah t’étais où ? ça fait un an qu’on t’attend pour te filer du boulot qu’on veut pas faire nous-même… » Chuis parti.

*long soupir*

Je ne sais plus où en chemin, après ma dose réglementaire de bandits paranoïaques et de nécromanciens berserk, je suis tombé sur un certain Sam. Sam m’a proposé de venir picoler à avec lui. Pris d’une soudaine dépression sur ma propre condition, je me suis dit que c’était pas une idée plus bête qu’une autre de se bourrer la gueule… Même si au fond de moi, j’avais le sentiment que je devrais sûrement buter ce Sam pour duplicité viscérale une fois notre sympathique communion alcoolisée terminée.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de me réveiller avec la gueule de bois du siècle certes, mais sans couteau sous la gorge. Sans l’ombre d’un Sam à mes côtés non plus d’ailleurs… J’aurais dû reprendre mes activités normales, mais je me suis réveillé en carafe dans le temple de Dibella de la ville aux escaliers. La prude nonne n’a pas manqué de me faire culpabiliser au sujet du Sam absent et me voilà parti à sa recherche comme un idiot… Et quand on ne se souvient de rien passée la rencontre, on se dit que ça va pas être facile…

Dans l’épisode précédent…

Une fois ma femme retrouvée, nous nous sommes rendus dans notre foyer à Solitude. Ça lui a fait un choc de se retrouver dans une ville civilisée, où les gens peuvent rentrer chez eux sans se taper 12 escaliers et où les maisons ont des fenêtres. Je ne cache pas que j’aurais souhaité convoler en justes noces, mais elle m’a dit qu’elle savait que j’avais un emploi du temps chargé et qu’elle préférait que je vide un peu mon journal de quête avant de prendre des vacances. Tant de monde attend que je les aide…

On a également décidé que c’était mieux qu’elle se trouve un emploi : moi parti sur les routes, elle va finir par s’ennuyer toute seule à la maison. Solitude a désormais une nouvelle échoppe d’alchimie ! D’après nos projections, nous devrions pouvoir faire un profit substantiel de 100 pièces d’or par jour. On a également décidé que ce serait mieux de sauver la façade de notre mariage en faisant croire que j’avais un boulot légal, pas simplement « patron de la Confrérie Noire ». J’ai bien dit que j’étais archimage de l’Académie, mais Muiri m’a dit que ce serait bien que les gens ne croient pas non plus qu’elle serait à la seule à pourvoir aux besoins du foyer avec sa boutique…

Après un mariage éclair, je découvrais donc que ma femme maîtrisait le sarcasme…

Sauf que des boulots honnêtes (pas pilleurs de tombes, en somme), ça court pas vraiment les rues, en fait. Je pourrais bien faire forgeron, mais je doute que celui implanté dans la ville apprécie. Je ne vais pas faire concurrence à ma propre femme en alchimie…

Je suis donc allé me promener pour réfléchir sur la façon de passer pour un type honnête, dans une ville honnête. Mes pas m’ont porté jusqu’à la guilde des bardes (la porte en face de mon manoir – je me suis pas promené longtemps). J’ai vérifié, c’était bien des bardes, pas des guerriers ! Pour me faire rentrer à l’académie, on m’a dit d’aller chercher un vieux bouquin pourri dans une grotte moisie.

C’était louche…

Une fois sur place, je confirme que c’était louche. Je me suis tapé les zombies habituels qui ne se réveilleraient – une fois de plus – QUE pour moi. Il y avait un gentil fantôme qui me guidait pour me dire où il fallait aller. Je lui ai bien répété que c’était pas la peine, que les architectes locaux ne savaient faire rien d’autres que des couloirs, que je ne pouvais pas me perdre et qu’une fois que j’aurais zigouillé le zombie avec un casque à corne, j’aurais fini d’explorer ce qu’il y avait à explorer et qu’une porte à peine cachée me ramènerait à l’entrée. Il a rien voulu entendre… Il m’a rappelé Thofdir…

Comme prévu, j’ai fini par bousillé un zombie un peu plus costaud mais tout aussi débile que les autres. Le fantôme avait l’air content, je suppose que c’était le barde qui avait écrit le bouquin miteux que je devais récupérer pour l’académie des bardes. Il avait même pas de haches à deux mains ce barde… Comment qu’il a dû se faire charrier par ses collègues de promo ! Surtout une fois mort !

Je suis revenu à Solitude et donné le livre à ce qui semblait être le dirigeant de l’académie. Il voulait que je retrouve ce livre pour convaincre le yarl du coin qu’il fallait continuer à célébrer une fête en l’honneur du type dont on parlait dans ce fameux livre. En d’autres termes : « le yarl nous refuse qu’on se bourre la gueule comme on veut alors qu’on a une très bonne raison… là… cette fête bidon pour un type que personne connaît (pas même les bardes), c’est un scandale »

Le livre était perdu depuis tellement longtemps que des pages avaient fini bouffées par la moisissure. Le chef de l’académie était tout paniqué. Je lui ai dit que c’était pas la peine, que j’allais lui compléter les pages manquantes. De toute façon, personne connaît le blaireau dont il est question dans ce livre. J’ai raconté n’importe quoi, à propos d’un type qui se transformait en dragon pour défendre Solitude. Une histoire abracadabrantesque qui, sur un malentendu, pourrait convaincre ces bouseux de nordiques que c’est pas la peine d’attaquer à vue des dragons ! Au pire, je me paierai une bonne tranche de rire avec mes idioties quand le livre serait lu à la cour du yarl…

Le poème que j’avais ré-écrit à été plébiscité par la foule… J’avais même pas fait de rimes ou d’alexandrins ! Pays d’incultes sans éducation !

Moralité, la fête pour se bourrer la gueule est maintenue… On fait aussi brûler une effigie en paille pour le décorum…

On m’a intronisé barde à l’occasion de cette « fête »… Oui, comme ça.

— Khrimsön, pour nous avoir permis de célébrer à nouveau une fête dont tout le monde se branle mais qui est tout de même bien sympa avec son bûcher et sa bière, je te fais barde !

— Euh… Attendez, j’ai rien fait moi. Je suis juste allé chercher un livre !

— Il est modeste ! Applaudissons notre nouveau barde !

— Nan, mais je peux pas être barde ! J’ai suivi aucun cours théoriques, je sais pas chanter, je sais pas jouer d’un instrument de musique, je connais pas les grandes sagas épiques de votre pays…

— Mais on s’en fout de ça ! Tu dois connaître qu’une chanson ! Allez tous ensemble pour lui apprendre !

Mais quel pays de glands ! Muiri était contente de mes efforts et que je me fasse des nouveaux copains, mais restaurer la picole au frais du yarl ne comptait pas pour me donner un peu de prestance à Solitude…

Bon, c’était pas tout ça, mais j’avais toujours pas de vrai métier dont la dénomination n’imposerait pas un long silence quand je me présenterais dans les diners mondains. Soit parce que je gêne (Confrérie Noire), soit parce que les gens se retiennent de rire (Archimage, Barde). J’ai donc poussé la porte de l’armée impériale. C’est pas plus débile qu’un autre métier, et puis j’avais noté dans mon journal que je devais m’y engager pour bouter hors de Bordeciel ce tyran qui maltraitait mes frères de couvée.

J’allais changer la face de Bordeciel !

Dans l’épisode précédent…

A essayer de terminer des quêtes qui pourrissaient dans mon journal, mes pas ont fini par me porter de nouveau à Rivebois. J’ai consulté mes notes, elles disaient que je devais aller parler à Delphine, et que si j’avais oublié pourquoi, c’était pas grave. J’avais oublié, je suis allé la voir.

J’aurais pas dû…

Delphine, c’est la folle qui voit des complots partout autour du retour des dragons et qui insiste – en tant que descendantes des Lames, donc des soi-disants tueurs originels de dragons (elle a bon dos l’Histoire en Bordeciel) – pour que je bute du dragon à tour de bras. Parce que je suis l’Elu. Elle m’a même pas intronisé Lames, hein ? Elle veut juste que je bute des dragons en qualité d’Elu !

J’allais lui dire que ça suffisait et que je voulais plus qu’elle m’adresse la parole. Je suis grand archimage de l’académie, je suis grand patron de la Confrérie Noire, j’entends bien devenir un jour chef de la guilde des voleurs… j’ai pas assez de temps à consacrer pour une dingue. Encore moins celui de me faire tuer pour la grandeur du nom « Exterminateur de dragons ». D’autant plus que j’ai pas envie !

Elle m’a même pas laissé parler… Elle a décidé que le retour des dragons était une attaque vicieuse du Thalmor, et qu’on devait enquêter. Je lui ai dit qu’elle avait qu’à y aller. Elle a dit que c’était mieux si c’était moi. J’ai demandé pourquoi. Elle a rien répondu…

J’ai compris que je m’en débarrasserais pas comme ça…

Delphine voulait que je rentre à l’ambassade du Thalmor, que je vole des documents secrets autour des Dragons qui – nécessairement – se trouveront là-bas et que je revienne les lui porter. Si ça peut lui confirmer que le Thalmor a rien à voir là-dedans et qu’elle me lâche la grappe ensuite, j’y cours à l’ambassade !

J’ai dit ok. De toute façon, je peux devenir invisible, je rentrerai et sortirai sans même qu’on me voit. C’était l’affaire d’une cuillère et d’un pot. 

Mais non ! Attendez, ce serait trop simple !

Elle veut que j’aille à Solitude, que je parle à un type louche à l’auberge qui me remettra une invitation officielle de l’ambassade pour une soirée mondaine, je me fais passé pour un blaireau en costume, une fois à l’intérieur le type louche me donne de l’équipement que je lui aurais filé (oui, parce qu’on fouillera les invités et pas le petit personnel… lo-gi-que) et ensuite je me débrouille.

Je lui ai bien répété que je pouvais devenir invisible, pour la cuillère et le pot, hein ! Mais non ! Elle voulait absolument qu’on fasse son plan à la noix ! J’ai lâché l’affaire : visiblement, archimage et maître de la Confrérie Noire ne me donnent pas encore assez d’autorité pour faire valoir mes arguments

Retour à Solitude… Encore… J’aurais jamais dû acheté une maison là-bas ! A chaque fois que je retourne stocker des trophées de guerre dans mes coffres personnels, j’ai l’impression que je vais au travail…

J’ai rencontré le type louche dans le débit de boisson, je lui ai filé mes gants et ma dague (c’est tout ce dont j’avais besoin si ça tournait mal) et je suis allé à l’ambassade (pour l’occasion, j’ai passé les habits que j’avais récupérés sur la dépouille de l’empereur…).

Et on fait tourner les serviettes ! Ambiance de folie à l’ambassade !

On m’a même pas fouillé ! Juste regardé mon invitation ! Comme quoi c’est bien la peine de se donner du mal ! Bon, en soi, la soirée de l’ambassadeur était naze : yavait même pas une pyramide des petits bonbons au chocolat… Je suis resté un peu, et puis je suis parti en coulisse récupérer les documents demandés par l’autre folle. Au passage, j’ai tranché la gorge à tous les hauts-elfes qui se présentaient sur mon chemin. J’ai une réputation à tenir, moi !

Les documents en question faisait mention d’un espion des Lames et du fait que même le Thalmor pige rien à ce qui se passe avec les dragons. DEPUIS LE TEMPS QUE JE LE REPETE !!! YA PAS DE COMPLOT AVEC LES DRAGONS !!!

Bref, j’ai filé tout ça à Delphine qui a lu et m’a demandé d’aller chercher l’expert en dragon…

Wait ? What ? Il y a un expert en dragon dans ce pays de bouseux DEPUIS LE DEBUT, et tu me fais PERDRE MON TEMPS avec des ambassades, avec des bosquets des Kyne…

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGLLLLLLLL!

Dans l’épisode précédent…

Bon, suite à notre dernière discussion, Astrid a bien compris que j’étais nervous breakdown et que tant va à la cruche que l’eau du vase de ma patience s’est brisée avec ces conneries d’allers-retours à Solitude pour des prunes. Elle a donc juger prudent de m’offrir des vacances, vu qu’on avait encore un peu de temps avant la venue de l’Empereur en Bordeciel.

Pour mes vacances, elle m’a demandé d’aller traquer et tuer Cicéro, le fou qui se trimballe avec la Mère de la Nuit partout. Il paraîtrait que les restes de cerveau qui gigotaient dans sa boîte crânienne auraient fondu et qu’il serait devenu un danger pour lui-même et le reste de la Confrérie Noire.

Je ne suis pas sûr qu’on n’ait vraiment le même dictionnaire pour la définition de vacances, mais j’oublie souvent – à trop les fréquenter – que les Nordiques ne sont qu’un peuple de bouseux qui ne savent même pas lire ! J’aurais voulu aller voir Muiri et faire un peu connaissance avec elle, mais il faut croire que je ne suis bon qu’à faire le larbin de tout le monde…

Cicéro se cache dans un sanctuaire abandonné, près de Aubétoile (tout aussi discret que le sanctuaire actuel, avec sa porte à peine voyante…). Je l’ai traqué, je l’ai pourchassé, je l’ai blessé, mais je n’ai pas eu le cœur de le tuer pour de bon… Je crois que je l’aime bien de dingue en costume de bouffon… Et puis, ça me dérange de tuer un frère. Après tout, avant la débandade actuelle, le code interdisait de tuer ou voler un autre assassin du culte. Et mon père m’aurait dit de respecter la tradition. La tradition, c’est ce qui sépare l’assassin ténébreux du vulgaire coup-jarret.

Alors j’ai rien à Astrid. De toute façon, je dis jamais rien à personne !

Cette fois, je suis bon pour partir à Solitude et tuer l’Empereur ! Hahaha, jubilation !

Bon, en fait, j’ai dû faire un détour par une auberge perdue, tuer un cuisinier réputé et voler son accréditation. De la sorte, je peux me faire passer pour le cuistot qui va préparer le repas de sa majesté impériale, balancer un bon coup d’extrait de lotus mortel dans son ragoût et l’empoisonner. Plutôt lâche comme assassinat, mais Astrid désire qu’on procède ainsi. Aurais-je parlé que je ne me serais pas gêné pour la traiter de « p’tit slip ».

M’enfin… Grâce à ma fausse accréditation, j’ai pu aller jusqu’en cuisines. La sécurité est pour le moins légère. Ca ne dérange absolument personne que l’archimage de l’Académie de Fort d’Hiver soit cuisinier à présent… Je ne comprendrai jamais ce pays et je préfère m’en tenir là, sinon je vais encore comparer l’intelligence d’un Nordique avec celle d’un horqueur et passer pour un être arrogant et méprisant… Mais tout de même… Il n’y a que moi que ça dérange ?

Tiens, je ne vous avais jamais présenté des horqueurs… Vous avez vu cette lueur d’intelligence dans leur regard ? Comparez avec un Nordique !

Dans les cuisines, il y a une employée qui a déjà fait 82% du travail. Elle est heureuse de voir enfin arriver le grand chef-cuisinier que je suis. Bien qu’elle soit surprise que je sois un dragon… Ar-go-nien ! Idiote ! Mais j’ai rien dit, autant parler philosophie avec des horqueurs ! Et puis cette histoire d’assassinat d’empereur n’a que trop duré ! J’ai voulu m’affairer à préparer un ragoût empoisonné mais l’autre crétine ne voulait pas que je m’approche des plats avant que j’ai mis une toque… N’importe quoi…

Mais j’ai tout de même mis la toque, ça me fera un souvenir pour me rappeler du jour où j’ai tué l’empereur… Ensuite elle a demandé à m’assister dans la préparation du repas. Je lui ai dit de balancer tout et n’importe quoi dans la marmite : orteil de géant, poussière de vampire, tomate, amanite tue-mouche… Cet abrutie m’a écouté comme si j’étais le dieu de la cuisine en personne et n’a jamais levé le moindre sourcil face aux absurdités culinaires que je lui balançais (ce qui me fait douter de ses propres capacités culinaires)…

A la réflexion, je crois que c’était ça le fameux papier qu’Astrid m’avait donné la dernière fois, avec son histoire de casser les œufs… Bah, tant pis, il semblerait que l’Empereur s’étouffera en bouffant un truc dégueulasse !

Le jour où j’ai tué l’empereur, toque sur la tête et costume de bouffon sur les épaules… True story.

Et ça n’a pas manqué. Il est mort le nez dans son assiette. Inutile que ça a été un peu la panique dans la salle à manger. Ça s’est mis à crier. Ca a complètement insupporté mon Oreille Noire et j’ai tué tout le monde pour avoir un peu de silence : nobles, gardes, apprentie cuisinière… Ils y sont tous passés ! Mais bizarrement, aucun garde n’est venu en renfort… C’était louche. Je viens tout de même d’empoisonner l’Empereur et tout le monde s’en bat les noix de cajou. J’aurais pu sortir par la grande porte que personne s’en serait aperçu.

A la réflexion, j’aurais dû sortir par la grande porte et ne pas suivre les indications foireuses d’Astrid. Parce que je suis tombé dans un piège ! Me voilà encerclé par une troupe entière de gardes du corps de l’Empereur ! Encore une fois, mon salut vient de ses abrutis qui se croient intelligents et qui racontent en long, en large et travers la façon dont ils nous ont bien piégés ! Des imbéciles. Tous ! Moralité : je sais que je n’ai pas tué le véritable empereur mais un sosie, je sais le nom du type qui me menace (et que j’ai déjà oublié tant c’était déjà de la viande froide à mes yeux) et le nom de la personne qui m’a trahi au sein de la Confrérie Noire ! Oh, et je sais accessoirement que le Sanctuaire de la Confrérie Noire est actuellement en train de se faire envahir par l’armée impériale !

J’ai buté – encore – tout le monde (sauf la viande froide qui était partie vaquer à d’autres occupations) et j’ai enfourché mon fidèle Crindombre pour aider mes compagnons assassins innocents et charcuter longuement et sadiquement le traître !