Dans l’épisode précédent…

Cher Journal,

En arrivant dans un nouveau pays, la liste des choses à faire n’est pas si énorme. C’est la même partout, elle est juste bien relou !

  1. Récupérer une ligne de téléphone
  2. Ouvrir un compte en banque
  3. Chercher un appartement
  4. Faire une demande de résidence

Dans cet ordre. Bien sûr, on va partir du principe que votre employeur s’occupe de la plupart des tâches administratives pour vous faire rester (visa, permis de travail…).

J’ai donc commencé par le numéro 1 sur ma liste.

Comme dans la plupart des pays, ouvrir une ligne sur un téléphone portable est une formalité. Il suffit de prendre une carte SIM de type crédit rechargeable et c’est parti. En Norvège, trois gros opérateurs se disputent le marché. J’ai pris l’opérateur national, celui avec le moins de risques possibles. Telenor.

Pour se procurer une carte (ou la recharger), il suffit de se rendre dans une supérette, un boui-boui d’électronique tenu par un turc ou un chinois ou bien une boutique estampillée de la marque. Considérant ma chance naturelle avec mon iPhone (à Dubaï, il était resté bloqué avec l’impossibilité de faire marcher ma SIM card dessus), j’ai donc pris l’option la plus sûre, à savoir la dernière. Notez que cet achat pourrait être fait dès l’aéroport.

Dans le cas de Telenor (et cela semble équivalent avec les autres opérateurs), la carte coûte 200 NOK, dont 50 NOK de crédit de communication. Pour les futurs résidents permanents, sachez que vous pourrez ensuite garder le même numéro mais passer sur un abonnement mensuel. Pour l’avoir testé, avec 50 NOK, vous pouvez faire un appel de 5 minutes vers un fixe français.

Ensuite l’ouverture du compte. Comme je n’ai pas envie de me casser le derrière à trouver une obscure banque en ligne pour gagner 3cts et que – comme pour Telenor – j’apprécie la sécurité d’avoir un bâtiment où me rendre et voir des vraies personnes pour poser des questions, j’ai choisi DNB, la plus grosse banque avec son QG à littéralement deux pas du boulot. Je me pointe donc vers une conseillère et lui fait part de ma demande. Je suis armé de mon passeport et de mon contrat de travail ; j’ai toutes les raisons de m’ouvrir un compte.

Et là, elle me demande si j’ai un D-Number. Un quoi ? Un D-Number. Un quoi ? Un D-Number. Ah, un dineumbeur ! Il s’agit d’un numéro d’identification national pour ceux qui vivent en Norvège, notamment utilisé par les impôts et autres joyeusetés du genre. J’en ai pas. Pas encore, c’est mon 4 sur la liste. Mais elle me dit que je peux pas ouvrir de compte sans ce numéro.

Soit. Je me rends au Skatteetaten, l’équivalent de notre centre des impôts qui serait aussi à la fois un commissariat et un centre d’immigration. Comme dans toutes les administrations norvégiennes, il faut prendre un ticket et faire la queue. Sur la borne, il y a aussi une option « Si vous avez un RDV ». Je me dis que ça commence à puer : j’ai pas de RDV, je sais pas comment avoir de RDV… Là, je mets la main sur un livre qui devrait me faciliter la vie « New In Norway ». Je trouve aussi des papiers à remplir, c’est un bon départ.

IMG_0903[1]

Mais sur les papiers en question, il est demandé mon adresse en Norvège…

Et là, c’est le drame… Tout bascule. Je me rends compte de l’absurdité du système norvégien pour les migrants comme moi :

Il me faut un D-number pour ouvrir un compte pour avoir un appart’ pour avoir un D-number pour ouvrir un compte pour avoir un appart’ pour avoir un D-number pour avoir…

Je viens de découvrir dans une boucle de type infini dans laquelle je ne peux même pas entrer. Après consultation avec la collègue russe qui est passée par le même problème (avec l’avantage d’avoir un petit copain local tout de même), je me rends compte que je dois d’abord trouver un appartement et me débrouiller pour payer la caution et les loyers autrement le temps de récupérer ce fameux sésame numérologique (soit avec un proprio pas trop psychorigide, soit en faisant appel à mon patron pour se porter garant d’une façon ou d’une autre)(mon patron est un crème, mais je déteste abuser ; déjà qu’il est cool de me payer l’hôtel et valider le devis préliminaire un peu élevé du transporteur).

Me voilà donc parti pour chercher un appartement… Le vrai parcours du combattant commence… De la sueur et des larmes en perspective…

commentaires
  1. Le chevalier au taureau dit :

    Ouch. Il y a la solution de squatter la boîte aux lettres d’un collègue…

  2. Betty dit :

    Alors, trouvé cet appart? Photos? Quel est to D-number?

  3. […] Au Pays des Fjords – Journal #3 […]

  4. […] Au Pays des Fjords – Journal #3 […]

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