XCOM: Enemy Within est un jeu développé par Firaxis Games, édité par 2K, disponible sur toutes les plateformes hors PS4 et Xbox One.

A l’origine, il y a XCOM: Enemy Unknown, un reboot/remake du jeu UFO: Enemy Unknown. Puis les développeurs ont fait un add-on (en gros, ils ont rajouté du contenu) nommé Enemy Within. Comme ce contenu ne change pas la face du monde, il faut savoir que sauf sur PC où Enemy Unknow est obligatoire, Enemy Within est considéré comme un jeu à part entière contenant déjà Enemy Unknown. Tout ça pour dire en préambule de vous méfier de la version que vous ne manquerez pas de choisir une fois cette chronique terminée. Car j’ai vu tous les prix et les seuls que vous devriez accepter c’est 12 € sur iOS et 9.99€ pour le double pack Unknow/Within sur PC. Donc, premier point positif du jeu, c’est (normalement) très abordable !

Enemy Within fait partie de ses jeux que j’affectionne tant : la stratégie au tour par tour. En gros, vous avez une escouade de bonshommes surentraînés, et vous les déplacer de cases en cases vers d’autres bonshommes surentraînés catégorie « piétailles de méchant mégalomaniaque » et vous faites de votre mieux pour que vous en sortiez victorieux avec le minimum de victimes côté gentils. Les gentils, c’est une association internationale qui vieille depuis des années à bouter l’extraterrestre hors de la terre ; les méchants, c’est une civilisation extraterrestre qui a décidé que c’était fini de jouer avec les éclaireurs et qu’il fallait envahir la Terre maintenant, et de préférence en tuant le plus de monde possible.

En qualité de Commander XCOM, votre but est double. A l’échelle micro, vous devez gérer les combats type « escarmouche » dans des missions pour sauver des civils, escorter des VIP, buter tout ce qui n’est pas humains, récupérer des colis, etc. A l’échelle macro, vous allez devoir gérer tout le bordel autour et dans votre base. Ce qui inclut : recherche scientifique, construction de bâtiments, de vaisseaux et d’équipements, recruter et entraîner des militaires, gérer un budget, gérer des sources d’énergie, abattre des vaisseaux ET, renverser un groupuscule pro-ET, lancer des satellites pour rallier le plus de pays à votre cause…

Bref, XCOM: Enemy Within est un jeu diablement complet qui ne se limite pas à simplement bousiller de l’alien entre deux bâtiments à Shanghai. Votre victoire final va essentiellement dépendre de la façon dont vous allez gérer les priorités et les dépenses d’argent pour votre base. Certains choix pris au mauvais moment auront des répercussions sur la suite de l’aventure et il ne sera pas facile de tout appréhender. Pour être honnête, il m’a fallu prêt de 15 heures d’entraînement pour :

  1. pleinement comprendre les implications de la gestion de la base,
  2. réussir à gérer le système de combat tour par tour.

En effet, les jeux de stratégie au tour par tour, je les fais plutôt dans un monde médiéval-fantastique, alors le temps de bien appréhender les notions de couverture, pistolets, hauteur, revers, décors destructibles… était nécessaire pour réussir des missions en ramenant le plus de monde possible. Une fois que vous aurez bien compris qu’il faut prendre son temps, ne pas envoyer un éclaireur à perpette sur la carte comme un gland, recharger quand il faut, leurrer les monstres, dégommer les murs, s’acharner sur un monstre, etc. les combats prennent enfin leur pleine ampleur et sont menés avec efficacité (la plupart du temps). Chaque militaire possède une classe avec un nombre limité d’évolutions mais suffisamment pour correspondre à votre style de jeu. Grâce à l’extension Within, votre chair à canon gagne la possibilité d’évoluer grâce à la génétique alien ou à la technologie façon Robocop, offrant ainsi encore plus de flexibilité pour trouver l’équipe de vainqueurs qui ira bouter l’alien loin de chez nous. Personnellement, j’ai eu un faible pour lance-roquettes x2 (dont un mécanisé), 1 sniper génétique, 1 assault génétique, 1 soutien psychique. Bref, ça faisait pas dans la dentelle ! Il en résulte des combats parfois intenses et tendus, dans le cadre d’un jeu au tour par tour, on ne demande pas mieux.

Point astuce: La gestion est un point particulièrement délicat, comme je disais, il est possible de s’en sortir même avec un départ raté mais je ne saurais que trop vous conseiller de commencé en Afrique, puis se débrouiller pour récupérer rapidement l’Amérique du Sud et accepter de perdre 4 pays. Cela ne vous empêchera pas de finir le jeu. Misez plutôt sur les ingénieurs que la science, prévoyez tôt vos centrales énergétiques et optimiser le placement de vos bâtiments au moins pour les satellites (à construire, lancer et protéger tôt puisque c’est c’est qui rapportent de l’argent) et l’énergie.

Deux des personnages sans intérêt que vous allez vous coltiner…

Côté scénario, c’est absolument risible et sans intérêt. Il est clair que c’est juste une excuse pour enchaîner les missions avec un vague liant. On ne s’attardera pas dessus, c’est pas le plus important, contentez-vous de sauvez le monde.

Il ne me reste plus que la dernière mission à faire (je me la réserve pour plus tard, mais comme je disais, au regard du scénario bidon, la fin, quelle qu’elle soit, ne changera pas mon avis général). Pour une campagne bien gérée au niveau difficile, comptez 40-50 heures (sans l’entrainement). Les fous furieux pourront toujours se retenter l’expérience avec mode Iron Man qui n’autorise qu’une seule sauvegarde, autant dire que les décisions ne vont pas être les mêmes en combat et que ça va changer la donne sur le turn-over des troupes.

Le vieillissant moteur Unreal 3 est joli, sans être transcendant ; et encore une fois, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est qu’on retrouve le savoir Firaxis en matière de jeu de stratégie et que dès lors que vous mettez le pied sur le champ de bataille en milieu urbain, vous vous éclatez vraiment. On retrouve très clairement la patte addictive « one more turn » d’un Civilization qui se mue en « one more fight », parce qu’il est particulièrement grisant de se retrouver à réfléchir comment tirer parti au mieux de votre effectif face à des aliens qui ont 3 fois plus de PV que vous et parfois deux fois plus d’actions.

Bien que disponible sur consoles, je pense personnellement que ce doit être inbittable à jouer manette en main (notamment pour les différentes hauteurs sur le champ de bataille et pour les tirs libres). Je recommande donc fortement la version clavier-souris ou la toute récente version tablette qui semble tout appropriée pour ce style de jeux.

XCOM: Enemy Within est assurément un excellent titre pour les amateurs de stratégie au tour par tour. De toute façon, le genre est tellement pauvre qu’il serait criminel de ne pas se jeter sur un titre bien réalisé, riche et aux nombreuses possibilités (sans parler de la rejouabilité). L’ajout d’une dimension macro donne au jeu toute sa profondeur et un réel intéret sur la durée de la campagne. Bref, pour moi, un seul mot : indispensable !

A noter que XCOM va bientôt sortir en jeu de plateau avec un support tablette. Que ceux qui ont eu l’occasion de le tester partagent leur avis, je suis preneur. Idem pour ceux qui ont fait le spin-off The Bureau. Merci.

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commentaires
  1. […] XCOM: Enemy Within […]

  2. Merci pour cette trouvaille !

  3. JB dit :

    Je n’avais pas bien accrocher à la première version que j’avais trouver trop limitée … Je devrai essayer avec l’extension.
    Pour les fous furieux du genre il y a un clone gratis en développement, assez proche du soft de 1994 : http://ufoai.org

  4. […] jeu tactique au tour par tour dans lequel vous dirigez une escouade de runners. Exactement comme X-COM. Sauf que X-COM est laaaaaargement mieux à tous les niveaux, surtout technique et tactique. Les […]

  5. JB dit :

    Ne pouvant jouer au 2 à cause d’une sombre histoire de carte graphique trop vieille je me suis rabattu sur cette version. Ben c’est la (bonne) claque ! Beaucoup plus complet et prenant que le jeu avant l’extension. Je suis à ma 3éme partie et c’est toujours l’éclate ^^

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