Journal d’un Expat’ à dubaï #9

Publié: 27/05/2013 dans Cher Journal..., J.E.D.
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Cher Journal,

C’est la première fois de ma vie que je reste aussi longtemps dans un pays étranger. Et c’est amusant de voir comment se passe l’acclimatation et la façon dont je finis par voir les choses. En parlant, de climat, la température monte lentement mais sûrement. Summer is coming ! On commence à avoir des moyennes de 40° en journée.

J’ai déjà fait mention du caractère cosmopolite de la ville. Forcément, l’anglais est l’unique langue pour se faire comprendre. Certes, ce serait plus facile si je connaissais l’arabe, mais j’ai fait espagnol LV2. Toujours est-il qu’il est facile de communiquer. Enfin… Facile. En toute honnêteté, même si vous êtes une quiche pour parler la langue de Shakespeare et que vous déprimiez votre prof’ d’anglais au lycée, vous pourrez tout de même vous faire comprendre. Pour la bonne et simple raison que la population émigrée avec qui vous aurez l’occasion de partager un peu de conversation se limite (en tant que touriste) essentiellement aux taxi drivers. Taxi drivers qui – dans la plupart des cas – ne connaissent que les formules de présentation (« Hello », « Good morning »), « Thank you », « Ok » et les noms de quartier de Dubaï. Il vous arrivera sûrement d’appeler un taxi parce que vous êtes dans la pampa, de faire appel à un agent immobilier, un agent de sécurité… Et là commence le vrai combat. Entre l’accent bizarre et le manque de vocabulaire, vous vous retrouvez à passer de l’anglais Bac+5 à l’anglais 6ème. Votre niveau s’adapte continuellement à votre interlocuteur et,depuis que je suis arrivé ici, j’ai l’impression de régresser !

L’autre phénomène étrange de nivélation du système de valeur concerne l’argent. Ici, la carte bleue est rarement utilisée. Comme vous avez continuellement la main au porte-monnaie pour payer le taxi, vous devez apprendre à gérer vos billets et la valeur des choses. Pour avoir le prix en euros, il faut grossièrement divisé par 5. Ce qui est à la portée de tout le monde, toujours plus que diviser par une valeur entre 4,6 et 4,8 représentant plus exactement le taux de conversion en cours. 100 AED = 20 €, 20 AED = 4 euros, 1 AED = que dalle. Pourtant, par je ne sais quel phénomène, j’ai tendance à ramener les AED au cours de l’euro.

‘Tain, 32 AED le taxi au lieu de 27 hier ! Abusé !

Parce que dans ma tête, je pense 32 euros. Alors que la différence est juste un pauvre euro de plus au taux de conversion brutal ! Du coup, il faut constamment se rappeler que non, cette banane ne coûte pas 3 euros !

Au niveau des prix, de ce que j’ai pu constater, le niveau de vie est légèrement moins élevé qu’à Paris. Légèrement. J’affinerai cette affirmation le jour où j’aurais été remplir un panier chez Carrefour. Là où je travaille, je déjeune en moyenne pour 50 AED, soit 10 euros, ce qui est globalement le prix d’un sandwich sur les Champs-Elysées. Pour le coup, ici, j’ai un vrai plat (pâtes ou viande/poisson + riz) avec une boisson ou un dessert. Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir le prix de biens de consommation formatés (chaussures, fringues, etc.) mais à titre d’exemple les accessoires Mac sont au même prix qu’en France (oui, bon, ok, c’est Mac).

L’argent, disais-je, c’est essentiellement des billets qui passent d’une main à l’autre. Vous avez une pièce de 0,5 AED et une pièce de 1 qui ne servent globalement que pour l’appoint du taxi (grand seigneur, vous laisserez souvent les pièces en pourboire au chauffeur ou au serveur). Pour les billets : 5, 10, 20, 50, 100, 200, 500 et 1000 que je n’ai pas encore vu. Vous passerez régulièrement par la case « distributeur automatique » qui ont le même défaut qu’en France : ils vous filent surtout les billets dont vous n’aurez pas besoin ! 100 et 200. Car pour payer une course de 30 AED avec un billet de 200, le taxi driver vous regarde avec un sale œil car il n’a jamais réellement de quoi assurer le change.

Mon astuce consiste donc à garder le plus de billets de 5 à 50 pour les taxis et de casser les plus gros avec la bouffe par exemple. Je vais en moyenne une fois par semaine retirer 300 ou 600 AED pour assurer mes dépenses de touriste à l’hôtel.

D’ailleurs, l’hôtel, on en reparlera peut-être au prochain journal. Ou bien je présenterai un autre Mall. Je sais pas encore.

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commentaires
  1. Laetho dit :

    Et merde ! Et moi qui croyait que ce serait une bonne occasion de travailler mon anglais (vous parlez pas anglais au taff ?). Pour ce qui est de l’adaptation à la monnaie, heureusement que c’est dans ce sens là. Imagine, quand, après t’être fait aux échelles de valeur en AED, tu vas revenir à l’Euro. Tu videras ton compte en banque sans même t’en rendre compte : la catastrophe ! Sinon, l’électronique semble coûter le même prix qu’en Europe (j’ai été voir le prix des jeux vidéo, tu penses bien), ce qui, d’après mes parents, qui ont vécu à Sharjah il y a quelques dizaines d’années, n’était pas le cas à l’époque.

    • Oliver Castle dit :

      On parle anglais au taf. Avec G3K, on a tendance à parler en français pour aller plus vite, mais bon… les suédois font pareil entre eux, les égyptiens aussi… Le bon côté des choses, c’est qu’on peut plannifier l’après du jeu en cours sans perturber en bien ou en mal les oreilles qui traineraient…

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