The First Time est un film écrit et réalisé par Jon Kasdan (In the land of the women), avec Dylan O’Brien (Teen wolf) et Britt Robertson (Scream 4)

Un garçon rencontre une fille. Il en aime une autre. Elle est déjà avec quelqu’un. Pourtant, c’est le coup de foudre immédiat. Comment se convaincre de l’évidence ? Comment vivre son premier réel émoi amoureux ?

Je vois déjà le petit sourire goguenard sur le visage de certains. Oui, c’est une comédie romantique adolescente. Encore.  Je pense même qu’on ne pourrait pas faire plus romantique et adolescent que ce film. A moins d’être une demi-douzaine d’années en arrière et d’avoir Zac Efron et Selena Gomez dans les rôles titres. Fort heureusement, le film se paye le bon goût d’acteurs particulièrement inconnus au bataillon ou presque.

The First Time : photo Dylan O'Brien

Boy meets girl

La trame de l’histoire est d’un classicisme à faire peur : Boy meets girl (incident déclencheur). S’en suit les variations habituelles de la romance classique. Ils se rendent compte que c’est bien réciproque (fin acte 1). Ils s’aiment (acte 2) avec les péripéties habituelles (le retour de la meilleure amie, l’antagoniste qui veut pas que sa nana aille voir ailleurs, le bisou, les sorties). Ils se séparent parce qu’ils ne sont que deux jeunes idiots incertains, surtout lui (fin acte 2). Il réalise qu’il est un gros blaireau et va la reconquérir (acte 3) et finissent ensemble (fin du film).

Un modèle de métronomie du film romantique ! Et comme je dis toujours, je n’ai rien contre les modèles éprouvés si c’est bien et qu’ils apportent tout de même un petit vent de fraîcheur sur le genre. Et quand on a vu un très (très) large panel de ce qui se fait dans le genre, le vent de fraîcheur est parfois délicat à saisir.

Fort heureusement, The First Time fait partie de cette tout petite catégorie de rom-com adolescentes qui arrive à surprendre le type blasé que je suis, qui arrive peut-être à surprendre ceux que le genre fait gerber.

The First Time : photo

Et pour sortir de la fange dans laquelle traînent nombre de productions estampillées Disney Channel et me satisfaire au point d’y apposer le tag « Coup de Coeur », ça tient à peu de chose :

  • Déjà, sa structure classique ne permet pas d’écarts (ni erreurs) et les dialogues sont propres.
  • La réalisation tout en finesse se fait discrète pour mettre en avant les personnages, leurs sentiments et leurs réactions
  • Britt Robertson est vraiment mignonne. En dehors de cela, elle incarne une ado à la fois mature et fragile sans tomber dans le cliché. C’est suffisamment rare pour être souligné et noté très positivement sa prestation.
  • L’alchimie du couple fonctionne bien et cela dès l’incident déclencheur.
  • Le scénario possède l’intelligence de s’attarder sur l’intégralité des premières fois d’un jeune couple et de mettre en avant les ascenseurs émotionnels qui les accompagnent : premier mot, premier baiser, première sorties, première relation sexuelle, première engueulade, première fois où on réalise la profondeur de ses sentiments…
  • La première fois (tous les deux sont vierges) est traité avec finesse et doutes (avant et après), de façon réaliste et très loin de beaucoup de premières fois que j’ai pu voir, même dans de très bonnes références en la matière (Say Anything… puisque celui-ci me revient en mémoire)
  • C’est sans prétention, indé et juste.
  • C’est surtout très loin de la niaiserie à l’eau de rose qu’on est habituée à voir dans ce genre très ciblé, merci la maturité de la caractérisation des personnages. C’est aussi très loin des productions qui lorgnent ouvertement vers le scabreux lubrique gras, merci la maturité de la caractérisation des personnages.
  • Le caractère relativement inconnu du public du petit couple à l’écran ajoute grandement à l’identification du spectateur envers l’un ou l’autre.

Pour tout ces raisons, The First Time est un petit bijou du genre. Un film que je recommande chaudement à ceux qui veulent piocher dans le haut du panier de la rom-com, celles intelligentes et bien foutues qui s’intéressent aux personnages et à leurs émotions.

Dans le même genre : (500) Days of Summer, Almost Famous et bien sûr ToraDora ! Pas du tout dans le même genre, parce que c’est bien naze : Win a Date with Tad Hamilton

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