Cockneys vs. Zombies : affiche

Cockneys Vs. Zombies est un film réalisé par Matthias Hoene, avec Rasmus Hardiker (Your Highness), Harry Treadaway (Control), Michelle Ryan (Metal Hurlant Chronicles) et Alan Ford (Snatch), sur un scénario de James Moran (Doctor Who) et Lucas Roche.

Bon… Bah, ya des zombies qui arrivent. C’est la catastrophe habituelle. Un groupe de braqueurs amateurs se retrouvent au milieu de ça. Mais comme ils ont grand coeur, ils vont aller chercher leur papy qui fait de la résistance.

Les films de zombies, c’est un peu toujours la même chose. Et j’ai bien conscience qu’avec le pitch que je vous ai pondu en deux minutes, je ne fais pas spécialement l’effort de vous vendre cette nouveauté DVD. Les films de zombies ne font plus vraiment peur, la débauche de tripailles n’est plus aussi surprenante et à moins d’aller dans la dénonciation en filigrane comme le fait Romero, les zombies, c’est un peu ennuyant comme genre.

Sauf quand ce sont des anglais qui s’attaquent au genre (28 jours plus tard). Sauf quand ça prend le ton de la comédie (Zombieland). Alors quand ce sont des anglais qui s’attaquent au genre pour faire de la comédie, ça donne Shaun of the Dead. Mais tout le monde l’a vu. Alors, il faut trouver son digne successeur. Cockneys Vs. Zombies est un excellent challenger. Il n’atteint pas le brio de son aîné, mais je me suis bien marré.

Cockneys vs. Zombies : photo

Déjà, parce que mettre une maison de retraite assaillie par des zombies neurasthéniques, il fallait oser. Et ça donne lieu à la plus palpitante des poursuites entre des zombies et un déambulateur ! Et puis les vieux, ils se laissent pas faire.

Ensuite, parce que le film est extrêmement décomplexé dans son traitement. C’est pop, c’est fun, ça se prend pas au sérieux. Ca détourne quelques codes du genre pour mieux rentrer dans le cliché et y aller à fond dedans (session armement, le bébé zombie, l’explosion de tête, les hooligans, les ralentis de badass). Ca faisait longtemps que je n’avais pas franchement autant ri devant une production qui se revendique clairement de la comédie et du film gore.

Ils sont fort ces anglais. Après Dead Set, il montre que le genre à encore des trucs à dire. Ca tacle un peu l’ultra-urbanisation et le traitement malheureux qu’on réserve aux personnes âgées ; je suis ravi de voir qu’on les utilise à bon escient dans un film de zombies (car ils ont leur mot à dire, surtout avec un fusil à pompe). Loin d’être une satire sociale malgré ce qu’affiche le titre en mettant en avant la couche sociale des cockneys (classe ouvrière est-londonienne), le mélange des genres et d’un certain type de population urbaine fonctionne très bien. J’en profite pour mettre un rétrolien vers une autre production anglaises assez proche et de qualité équivalente : Attack The Block.

Cockneys vs. Zombies : photo

La bande-son made in UK ne sort pas de grands classiques mais colle parfaitement à l’ambiance de part son côté pop-punk. Mention spéciale pour The Automatic et leur Monster qui donne le ton dans le générique d’introduction.

C’est pas le film de l’année, mais il est suffisamment rafraîchissant pour qu’on s’y intéresse et pour passer une heure et demie avec le sourire aux lèvres (si c’est pas plus). Et puis, ça charcle façon humour anglais !

Dans le même genre de trucs complètement décalés, je recommande aussi : Black Sheep, Tucker & Dale. Je ne recommande pas House of the Dead, sauf si vous êtes level-up dans la dérision.

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