Stoned in Paris est un album live de Kiss, enregistré à Paris, le 22 mai 1976.

Une fois n’est pas coutume, un article Musique. Bon, par contre, après Monster c’est encore un article sur Kiss. On est fan ou on l’est pas !

J’ai trouvé ce nouveau vinyle en fouillant dans une brocante de mon patelin. Certes, je l’ai trouvé sur les rayonnages d’un disquaire, non dans les fins fonds d’un bac en plastique entre un Joan Baez et un Johnny (et encore, je cite le haut du gratin de ce qu’on peut trouver dans un vide-grenier niveau musique…).

Pour ma part, j’ai récupéré une ré-édition (ré-impression ?) de 2009, la version White Label Promotionnel. En d’autres termes, ça veut dire que j’ai une pochette entièrement blanche, avec une feuille volante photocopiée en guise de couverture, et que la galette ne porte aucune marque, image ou label d’impression. En toute honnêteté, je n’ai aucune idée des origines, modes de diffusion et objectifs de ce vinyl. Je sais que ce n’est pas sa première version qu’il existe de nombreux bootlegs antérieurs sur le même support ou sur CD-R (et oui, CD-R, il s’agit de disques non-officiels), avec 9 ou 12 titres suivants les cas.

Ca a de la gueule les vinyles que vous n’achetez pas à la FNAC, hein ?

Le cas qui nous intéresse se compose de :

FACE A

  • Deuce
  • Strutter
  • Flaming Youth
  • Hotter Than Hell
  • Firehouse
  • She

FACE B

  • Shout It Loud
  • Black Diamond
  • Detroit Rock City
  • 100 000 Years

Il manque donc au moins Nothing to lose et Rock n Roll All Nite. Au total, le concert fait un peu moins d’une heure. Grâce à la magie de l’internet moderne, ce même concert est disponible en entier sur youtube. Il serait de bon ton que vous lanciez la vidéo en fin d’article avant de finir de le lire et vous cultivez un peu sur le groupe. Et vous la pétez à la machine à café, parce qu’étaler sa culture Kiss devant ses collègues, ça n’a pas de prix.

Pour bien comprendre et bien apprécier ce bootleg (enregistrement piratés, souvent au son un peu crade), il convient de faire un petit historique. Déjà, 1976. Il s’agit de la formation : Paul Stanley, Gene Simmons, Ace Frehley et Peter Criss. Le groupe vient tout juste de sortir son 4ème album studio Destroyer et son premier album live Alive!. C’est cet album live qui va réellement permettre au groupe d’exploser aux Etats-Unis et de propulser la carrière de Kiss vers des sphères strato-cosmiques. Destroyer va finir triple disque de platine grâce à cette nouvelle notoriété.

Reconnu pour ses prestations en live, il est bien normal que Kiss lance sa tournée pour le nouvel album. Et grande première, celle-ci prend l’avion et pose ses valises en Europe pour la première fois ! 22 mai, c’est la toute première date en France, à Paris. L’Olympia.

L’Olympia, c’est à la louche 1500 places. Si on rapporte ça à l’échelle des concerts de Kiss, c’est comme s’ils retournaient jouer dans un bar tellement c’est petit par rapport à la grandiloquence de leurs dates américains. Du coup, pas de fioritures sur la scène ! Et un public parisien qui découvre pour la première les quatre peinturlurés, avec un enthousiasme certes présent mais pas une extravagance folle dans l’enregistrement (en même temps, c’est un bootleg, on a dû en couper des choses).

Certes comparé à des Alive, l’enregistrement est bien pourrave. Mais comparé à d’autres bootlegs, le concert est relativement propre. On notera même quelques pains et défauts qui deviennent vite désagréablement sur des enceintes de qualité (et quand on fait l’effort d’avoir une platine vinyle et un ampli, on n’a pas des enceintes Leclerc !). L’intro de Deuce est bien massacrée par exemple ! Ceci dit, faisons abstraction de la qualité générale pour se concentrer sur le show en général.

En ’76, les voix de Paul et Gene étaient encore forcées, très brut de décoffrage comparée à la maîtrise qu’ils acquerront dans les années 80 et 90 (la période sans masque). Elles possèdent une énergie folle, à l’image de tout le concert. (Sans être mauvaise langue, ce bootleg de 1976 est souvent vocalement de meilleure qualité que ce que j’ai pu entendre sur des concerts de 2012… Paul Stanley est usé, ses opérations et ce qu’il donne aux fans ne l’aident pas non plus).

Parmi les titres à retenir, Flaming Youth tiré de Destroyer et qui ne fut joué que pendant la tournée européenne (une rareté, donc) et 100.000 Years (tiré du premier album) dopé par un solo de batterie de Peter Criss absolument dingue ! Anthologique ! J’ai rien contre Eric Singer, l’actuel batteur, mais il faut bien reconnaître que Criss a grave envoyé du paté à Paris.

Kiss n’a jamais été un groupe d’une exactitude exemplaire, avec des titres, des voix, des notes parfois très (très) approximatives. Mais ce qui fait leur force en concert, c’est qu’on s’y sent « alive », autant que ces artistes qui prennent leur pied. Ce live à Paris en est le parfait exemple.

A noter que pour ceux qui tiendraient à se le procurer que la chose est tout de même relativement rare. Relativement. Il faudra compter plus ou moins 20 euros, ce qui pour un bootleg avec une photocopie en guise de couverture est pas spécialement donné mais dans les prix d’un vinyle neuf.

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