Die Hard : belle journée pour mourir : affiche

Die Hard 5 ou A good day to Die Hard ou Une belle journée pour mourir est un film réalisé par John Moore (Max Payne), avec Bruce Willis (Hudson Hawk) et Jai Courtney (Jack Reacher).

John McClane va chercher son fils en Russie. Sauf que son fils fait partie de la CIA et qu’il avait pas besoin de papa. Mais comme ça va mal tourné, John va pouvoir redonner du Yippie-kay-yay motherfucker à qui veut l’entendre…

Honnêtement, j’attendais rien de ce nouveau Die Hard, convaincu de faire face à un nouvel étron du gabarit du précédent. J’avais pas tout à fait tord. En fait, il est pire ! Mais bon, comme j’avais décidé de passer une bonne après-midi au cinéma, j’avais laissé mon cerveau dans la boite à gants. Die Hard 5 est un gros actionner moisi sans grand intérêt, limite, je crois que je m’amuserais plus en matant le futur GI Joe 2.

Alors oui, je vais tirer sur l’ambulance, mais regardons un peu les CV des personnes attachées à la réalisation de ce film. John Moore déjà. Le responsable de Max Payne. Il n’avait pas fait de film depuis celui-ci et force est de constater que les années de disgrâce ne lui ont pas donné l’opportunité d’apprendre à se servir d’une caméra. C’est bien simple, il n’y a aucun sens du rythme ! En témoigne cette course-poursuite interminable dans les rues de Budapest (enfin, Moscou dans le film) où on passera plus de temps à compter les Porsche détruites qu’à s’intéresser au sort des protagonistes. Un exemple parmi tant d’autres. John Moore était un nom interchangeable et quand on sait que celui du réalisateur de Drive était un moment dans la short-list, on a un peu mal à son sens esthétique…

Die Hard : belle journée pour mourir : photo Bruce Willis, Jai Courtney

Mais comme je fais partie des gens qui ne jugent pas un film à la qualité de sa réalisation mais à celle de son scénario, je me dis que John Moore a peut-être fait simplement ce qu’il a pu avec ce qu’il avait. Au scénario, on retrouve Skip Woods. Déjà, un type qui s’appelle « Skip », j’ai pas forcément confiance. Ensuite, quand on s’intéresse de plus près à sa filmographie, on retrouve :

  • The A-Team
  • Hitman
  • X-Men Origins: Wolverine
  • GI Joe: l’Eveil du Cobra (que je vais regarder bientôt, j’en salive d’avance)

Ca fait rêver hein ? Que de l’actionner décérébré sans une once de talent pour ceux que j’ai vu. Je ne comprends pas qu’on le signe encore après le bide critique de X-Men ! Au regard de ce qu’il a fait avec la licence Die Hard, on ne peut que se dire qu’il n’a tout simplement jamais vu un épisode de la série ou que, s’il la fait, il n’a pas compris ce qu’était l’essence d’un Die Hard. Vu que le script est passé, on peut aussi se dire que ses producteurs ne savent pas non plus ce qu’ils font et que Bruce Willis est en manque de fonds pour signer sans s’intéresser d’un peu plus près à son personnage culte.

Die Hard : belle journée pour mourir : photo Bruce Willis

Non, même avec un cuir, tu ne fais pas jeune ! Assume, bordel !

Petite liste des indispensables d’un Die Hard qu’on ne retrouve pas dans ce « scénario »:

  • John McClane est flic (là, il est quoi ? à la retraite ?)
  • John McClane est désabusé, mal en point, alcoolique, cynique
  • John McClane est au mauvais endroit au mauvais moment (sans vouloir être vexant, il était pas obligé d’aller en Russie)
  • John McClane n’a pas de besoin de sidekick (Samuel L Jackson ne compte pas… mais quel idée de lui accoler son fils bodybuildé !)
  • A partir d’un moment, le méchant en veut personnellement à John McClane (autant dire que le méchant n’en a rien à branler de McClane, père ou fils)
  • John McClane souffre mais tant pis (là, c’est son fils qui prend cher)
  • Un Die Hard, c’est une unité de temps et de lieu (et ça, désolé, mais c’est la base !)

Ce n’est qu’un florilège parmi des centaines de détails pourris. D’autres ont le même avis que moi…

En d’autres termes, c’est un ratage complet, depuis la caractérisation des personnages jusqu’à la construction de l’histoire (dont on se fiche complètement).

Bruce Willis a l’air de s’emm… comme un rat crevé. Je ne dis nullement qu’il est trop vieux pour ces conneries, parce que papy Willis aurait encore des aventures à raconter dans ce rôle ; je pense qu’il a simplement conscience qu’il est en train de tourner un film à gerber et que cet air crispé et détaché qu’il arbore en permanence, c’est juste qu’il se retient de dégobiller. Il n’est tout simplement pas concerné par ce qui se passe autour de lui…

Petite note sur la version française. Même ça, c’était raté. Enfin, d’ordinaire, c’est souvent raté. Mais on se souviendra que le premier opus avait une VF différente et appréciable. Là, son doubleur officiel (Patrick Poivey) cabotine à mort et en fait des caisses, tant et si bien que ça en devient carrément insupportable !

N’y a-t-il rien pour sauver ce film ?

Die Hard : belle journée pour mourir : photo Yuliya Snigir

Non… Rien, désolé. L’image de Yuliya Snigir, c’est juste une excuse. Comme dirait Gandalf : « Fuyez, pauvres fous ! ». Pour apprécier Die Hard 5, il faut s’imaginer en train de mater une émission de téléréalité sur NRJ12 et se dire que finalement, ya pire…

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commentaires
  1. […] (Limitless) avec Shailene Woodley (The Spectacular Now), Kate Winslet (Titanic), Jai Courtney (Die Hard 5) et Theo James (Underworld : Awakening), d’après le roman éponyme de Veronica […]

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