Mais où est donc passée ma chronique du dernier album studio de Kiss ? En fan absolu du groupe, elle aura malgré tout mis le temps pour arriver. La faute au vinyle, tout simplement, disponible en import avec un décalage monstrueux, même pour la FNAC. Et puis écouter un vinyle, c’est pas un truc qui se fait entre la poire et le fromage, il faut prendre le temps (c’est une des principales raisons pour laquelle j’ai laissé tombé les moderneries).

Souvenez-vous, le dernier album historique était Psycho Circus, puis plus rien jusqu’en 2010 avec la sortie surprise de Sonic Boom et un nouvel line-up où Tommy Thayer et Eric Singer remplaçait Ace Freyley et Peter Criss sous les maquillages respectifs de Space Ace et Cat Man. Ce Monster arrive seulement trois ans après et vient tester la valeur et la force de « nouveau » Kiss.

La pochette 3D, réservée à l’édition CD

Force est de constater que le bisou est là et bien là, sur la scène hard rock, après 40 ans de carrière et une énergie digne des débuts !

Gene Simmons, 63 ans, et Paul Stanley, 60, tiennent toujours la barre d’un navire qui a connu bien des tempêtes depuis leurs débuts explosifs. Surtout le Star Child qui produit seul l’album et démontre que si Kiss est devenu une marque à produits dérivés, il n’en reste pas moins vrai qu’il s’agit avant tout d’un groupe de rock, avec des signatures musicales et vocales. A force de travail, de sueur et parfois de quelques compromis (vous avez dit disco dans « I Was For Loving You » ?), Kiss est toujours là, toujours reconnaissable entre mille.

Sur le cellophane de l’album, il y avec un petit sticker qui disait globalement « Que des tubes, pas de ballades, pas de bouche-trou ». Bon, personnellement, je pense que la ballade, ça fait un peu parti du hard rock et que Kiss doit aussi son succès à des choses comme « Beth ». Ceci étant dit, il faut bien reconnaître que, sous les dehors un peu provocateur du sticker et les batailles de clochers entre Paul Stanley et Steven Tyler (Aerosmith) pour savoir qui a la plus grosse, Monster sonne comme le vrai retour de Kiss aux origines de Kiss.

Alors, non, ce n’est pas le meilleur album de Kiss. Il n’y aura peut-être d’ailleurs jamais de meilleur album de Kiss si l’on compare avec les bijoux qu’ils ont sortis dans les années 70… Mais c’est le meilleur album de Kiss nouvelle génération, loin devant le Sonic Boom. Crédité sur la plupart des titres, Tommy Thayer a fait un boulot de malade pour montrer à la Kiss-Army qu’il n’avait pas à rougir d’être le Space Ace. Singer envoie de la grosse patate derrière la batterie. Simmons compose du lourd dans son style très sexué et renoue avec certains poids lourds entendus sur Love Gun, c’est probablement aussi lui qui dispose de la meilleure énergie sur les titres de l’album. Et Paul Stanley, en front lead de toujours, assure un chant posé sur la plupart des gros titres. Alors, oui, c’est un album studio avec des ordinateurs qui aident bien : car pour l’avoir entendu en vrai, sa voix fatigue doucement.

Mais on s’en fout ! Monster envoie du gros son qui rappelle les 70’s et on prend plaisir à l’écouter, à le ré-écouter. Il est bien difficile de trouver dans l’album des perles qu’on écoute en boucle comme on en trouve instinctivement sur les plus vieux albums, mais je suppose que ça viendra avec le temps et les prestations live. Les bons candidats restent « Hell or Hallelujah » (festif et très clairement calibré pour du stade), « Freak », « Back to the Stone Age », « Shout Mercy » et le « Take Me Down Below » chanté par le duo Simmons/Stanley (ce qui n’était pas arrivé depuis trop longtemps). Il est possible que les bons candidats soient juste une réflexion de mes préférés…

Si la galette reste sobre (j’aurais tellement voulu une impression vinyle un peu funky avec de la couleur ou une image), il faut bien reconnaître que la pochette est très, très moche ! Photoshopée à mort pour faire paraître les vétérans plus jeunes et mise en scène bidon, cette photo est hideuse. On regrette qu’il n’y ait pas eu un directeur artistique pour nous pondre un truc plus sympa… M’enfin, on peut pas tout avoir.

Entrés à 4 dans les studios, on sent dans ce Monster la cohésion du groupe, qui compose, joue et prend du plaisir ensemble. Vingt album studio et Kiss n’a pas perdu de sa superbe ; il prouve que c’est dans les vieux pots – avec des vieilles recettes qu’on fait vraiment les meilleures soupes ! Pas le meilleur, mais du très bon tout de même.

La track-list de Monster :

  1. Hell or Hallelujah
  2. Wall of Sound
  3. Freak
  4. Back To The Stone Age
  5. Shout Mercy
  6. Long Way Down
  7. Eat Your Heart Out
  8. The Devil Is Me
  9. Outta This World
  10. All For The Love Of Rock & Roll
  11. Take Me Down Below
  12. Last Chance

Ah… Sinon j’ai pris le temps d’écouter le dernier album d’Aerosmith. Paul Stanley avait dit que la musique solderait les comptes entre Tyler et Kiss, il avait raison : Aerosmith peut aller se rhabiller !

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commentaires
  1. […] fois n’est pas coutume, un article Musique. Bon, par contre, après Monster c’est encore un article sur Kiss. On est fan ou on l’est pas […]

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