Ghost Rider: Spirit of Vengeance est un film réalisé par le duo Mark Neveldine et Brian Taylor (Hyper Tension), sur un scénario de David S. Goyer (Jumper), avec Nicolas Cage (Kick Ass) et d’autres acteurs dont on se fiche car il y a Nicolas Cage qui leur vole la vedette. Ah si, il y  a aussi Christophe Lambert (Fortress) ! Bref, du level !

Blablabla… Antechrist. Blablabla… Fin du monde. Blablabla… Ghost Rider seul espoir. Blablabla… Moines. Blablabla… Courses-poursuites. Blablabla… Fait pipi du feu.

Un scénario de haute volée pour ce reboot en forme de séquelle pour le motard au crâne de feu… Il faut dire que le premier opus volait au raz des pâquerettes et qu’il n’y avait pas grand chose pour le sauver de l’étagère « nanar ». Un film porté par l’unique charisme de Nicolas Cage. Et c’est ce même Cage qui décide que ce serait bien de rempiler dans son blouson de cuir. Les studios y consente avec une sévère réduction de budget et un tournage low-cost dans un pays de l’Est (à la Assassination Games).

Le scénario tient sur une demi-feuille à rouler et prouve que Goyer est un scénariste particulièrement inconstant dans la qualité de ses productions. Ceci étant dit, et a fortiori si vous avez jeté un œil au premier film, vous savez que vous allez vous taper un film pop-corn dans la plus pure tradition du film pop-corn. Et en temps normal, je vous conseillerais de passer votre chemin et d’aller mater un bon film ! Mais pas cette fois ! C’est débile et on en redemande !

Comparons deux films pourraves : celui-ci et, au hasard, Conan. Tout les deux des grosses catastrophes et basés sur des licences fortes. Conan est vraiment nul. Ghost Rider est vraiment jouissif ! Mater ce fil fut un véritable plaisir régressif. Et cela grâce à deux éléments que ne possèdent pas Conan ou d’autres films minables :

  1. Nicolas Cage ! L’acteur a depuis longtemps décider de tirer un trait sur la cohérence de sa carrière. Le mec se fait juste plaisir et ça se voit. Entre ses trips pseudo-shamaniques hors-champ et ses pétages de câbles grandioses devant la caméra, Nic porte une fois de plus le film sur ses épaules et, comme la plupart des productions auxquelles figurent son nom, c’est juste un véritable plaisir de le regarder complètement habité par un personnage qui sort des répliques bien cheesy.
  2. Le couple de réalisateur Neveldine/Taylor qui ont décidé de se laisser aller à leur marque de fabrique : de la série B décomplexée ! La scène d’intro est à gerber tant il n’y pas un plan cadré droit, les courses poursuites font dans la sur-enchères gratuites, certains passages ont l’air d’avoir été tourné sous acide, d’autres sont complètement gratuits… et pourtant ça fonctionne ! A l’image de Cage, il sort de leur travail une générosité sans fin qui élève leur film de simple nanar à une véritable expérience sur laquelle il vous est impossible de cracher ! C’est un gigantesque foutoir et il supporte à merveille le scénario crétin et les punchlines débiles de Cage.
  3. (Il y a aussi Christophe Lambert… Et ça, ça n’a pas de prix. D’autant plus qu’on lui fout une épée entre les mains et qu’il nous fait son moulinet à la Highlander !)

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Les effets spéciaux sont bien foutus et, comme le Rider prend possession des véhicules qu’il conduit, ça donne le droit à de bonnes scènes à l’image du film : n’importe quoi mais cool. J’ai envie de voir le Ghost Rider sur une tondeuse à gazon ou sur une trottinette pour voir ce que ça va donner en matière de flammes. A noter que les séquences animés sont vraiment bien aussi.

Scénario, personnages, situations, décors, tout est sous-exploités d’une façon ou d’une autre. C’est dommage, on aurait tellement allé plus loin dans le nawak, peut-être même au point d’en faire un vrai bon film…

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Je ne suis pas hyper objectif. J’admets. J’adore Nicolas Cage et ses coupes improbables. Tout comme j’adore le personnage du Ghost Rider (ses BD sont plutôt bonnes, mais ne tiennent jamais la distance tant la caractérisation de l’anti-héros limite son propre champ d’action..). Ghost Rider: Spirit of Vengeance était un film en roue libre, nul et creux, mais pourtant qu’est-ce qu’il était cool et rigolo ! Comme quoi l’idiome « plus c’est con, plus c’est bon » fait finalement sens…

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commentaires
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  3. […] y a des films comme Ghost Rider 2 que je regarde par curiosité en ne sachant trop à quoi m’attendre dans le pas terrible ; […]

  4. […] (Waterworld), Russel Crowe (Gladiator), Diane Lane (Jumper), sur un scénario de David Goyer (Ghost Rider 2…) et Christopher Nolan […]

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