Electric Warrior est un album de T. Rex, produit en 1971 par Tony Visconti. Je précise, au cas où certains auraient cru que je fasse une chronique sur un obscur comic-book DC des années 80…

Avant tout chose, sachant que ce blog n’a aucune ligne éditoriale particulière et que je fais à peu près ce que je veux, j’ai rajouté une catégorie « Musique », qui s’étoffera peu à peu avec mes écoutes suite à mon récent passage aux vinyles (oui, madame, aux vinyles !). Si ça intéresse certains, je pourrais faire un article sur le pourquoi du comment du retour au vintage, sur mon installation et ma collection actuelle (qui ne demande qu’à s’enrichir de dons substantiels… je dis ça, je dis rien). Et quoi de mieux pour inaugurer ces nouvelles chroniques que l’album fondateur du glam rock ?

Qu’est que le glam rock, déjà ? Il s’agit du fils du rock ‘n’ roll qui se maquille, porte des fringues excentriques, se coiffe n’importe comment et affiche un look androgyne à l’orientation sexuelle pas particulièrement figée. Au sortir du psychédélique et de l’art rock (du progressif, quoi) de la fin des années 60, le rock – sous l’impulsion d’un groupe de folk qui se cherche une nouvelle identité – s’électrise dans la continuité des précédents pour finalement en prendre le contre-pied. Il devient plus précieux, moins arrangé et aérien pour amorcer une grandiloquence musicale finalement très liée à l’image et au charisme de l’artiste.

Tyrannosaurus Rex est mort, et c’est sur ces cendres que le leader du groupe – Marc Bolan – recrée T. Rex. Adieu les textes hippies inspirés de Tolkien, bonjour les paillettes et le strass ! Si l’album éponyme amorce la tendance, c’est bien le suivant – Electric Warrior – qui se pose en pilier fondateur du glam rock et comme le véritable premier succès pour Bolan. Et c’est un euphémisme… C’est bien simple, l’Angleterre n’avait pas connu de phénomène musical aussi important depuis le début des Beattles : la « T. Rextasy » commence et va engendrer un tas de rejetons… A commencer par David Bowie (contemporain et grand rival de Bolan avec son avatar Ziggy Stardust, également produit par Tony Visconti), Lou Reed, Roxy Music, les New York Dolls et même les Runaways. Avec l’arrivée du punk en 1976, le glam se métallise et devient la marque de fabrique de groupes tels que Kiss, Alice Cooper, Twisted Sister ou encore Mötley Crüe.

L’album Electric Warrior contient deux singles en puissance qui vont s’inscrire des semaines dans les charts : Get it on et Jeepster. Deux titres qui sonnent comme la nouvelle trending mark de T. Rex et qui ne tarderont à se faire une place dans le panthéon des chansons cultes du rock. A côté d’elle, on retrouve d’autres grands classiques : Mambo Sun, Life’s a gas, Girl ou Cosmic Dancer. Ces deux dernières ballades font d’ailleurs partie de mes favorites.

Pour les quarante ans de la sortie de l’album original, la ressortie en vinyle comprend bien évidemment l’album original mais aussi une galette avec les mêmes chansons mais dans des arrangements différents (instrumental, seulement vocal, version longue, de travail…). Un ajout peut-être dispensable mais qui fera plaisir aux fans du groupe. On rajoute un petit coupon pour se procurer les versions numériques à mettre dans son iPod et c’est complet pour cette édition.

L’avantage du vinyle comparé au CD, c’est que vous possédez un produit incroyablement esthétique, avec des grandes images et photos et des jolis dessins à admirer. Ce serait mieux avec les dessins en questions, mais je ne les trouve pas

Face A

  1. Mambo Sun – 3:40
  2. Cosmic Dancer – 4:30
  3. Jeepster – 4:12
  4. Monolith – 3:49
  5. Lean Woman Blues – 3:02

Face B

  1. Get It On – 4:27
  2. Planet Queen – 3:13
  3. Girl – 2:32
  4. The Motivator – 4:00
  5. Life’s a Gas – 2:24
  6. Rip Off – 3:40

Electric Warrior était un album que j’attendais d’acheter depuis un long moment, un classique indémodable et intemporel qui s’écoute en boucle. Je ne suis pas certain d’avoir réellement à en faire la réclame, mais je gage que le lecteur de passage saura y prêter une oreille attentive, et peut-être découvrir un pan de l’histoire du rock. A noter que pour les cinéphiles que T. Rex est très représenté dans le film Billy Elliot

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