Ultimate X-Men est une série éditée par Marvel.

Je ne vais pas vous faire le pitch des x-men, partant du principe que tout le monde a vu le film, que c’est culturel et patati et patata. En gros, il y un chauve mutant qui se bat contre un pas chauve mutant. Les deux étaient meilleurs potes ; maintenant, ils ne peuvent plus se piffer. Comme ils ne peuvent pas régler leur problème tous seuls, ils embarquent chacun de leur côté une bande d’adolescents en crise hormonale qui vont se taper dessus au nom de l’idéal de leur patron respectif. En gros…

Ultimate X-Men fait suite à la popularité de Ultimate Spiderman (qui engendrera aussi des Ultimates, Ultimate Fantastic Four et compagnie… Et croyez-le ou non, ça n’a rien a voir avec du frisbee…). Les licences Ultimate sont parties du postulat que la nouvelle génération de lecteurs ne pouvait pas rentrer facilement dans une licence à cause de l’historique-même de la licence, souvent vieux de 40 ans et blindé de références obscurs que personne ne comprend ou presque. Donc, on reboot !

Comme à l’époque (2001/2002 tout de même), je ne m’étais pas encore fixé chez DC, je m’autorisais à découvrir les deux univers afin de faire mon choix en toute connaissance de cause. Les licences Ultimate tombaient donc à point nommé pour se lancer dans l’aventure Marvel. Les aléas de la vie font que je n’ai pu mettre que récemment la main sur les 30 derniers fascicules qui constituent la première génération Ultimate X-Men.

Cette chronique se base donc sur la première série, des numéros 1 à 100. En 100 numéros, soit donc un peu plus de 8 ans, Ultimate X-Men a vu défiler nombre d’artistes (Andy Kubert, David Finch, Yannick Paquette, Salvador Laroca, Richard Isanove, Stéphane Péru, Baccalo…) et de scénariste (Mark Millar, Brian Michael Bendis, Aron Coleite, Robert Kirkman…). Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, on dira pour faire simple que les arcs varient de qualité avec les auteurs qui passeront dessus et que chacun appréciera ou non ce qu’on lui proposera.

Au final, je suis très mitigé sur mon marathon lecture. J’appréciais dans l’univers la liberté totale que les auteurs possédaient, y compris celle de faire tout ce qu’ils voulaient avec les personnages, complètement indépendamment de l’Histoire originale. Ca impliquait des morts, des changements de couple, des personnalités nouvelles, etc. Et au final… bah on se retrouve à lire globalement la même chose que dans les 40 années de continuité ailleurs, surtout à mesure que l’histoire se tasse et que Ultimate X-Men se retrouve lui-même à avoir une continuité à respecter…

  • Wolverine partait d’un concept de base intéressant et finit par se fondre avec son homologue mainstream
  • La relation entre Scott et Jean reste la même (pire, j’apprends au bout de 70 numéros qu’en fait, c’est encore plus lent que je le croyais puisqu’ils ont même pas couché ensemble…)
  • Les morts ne restent pas morts vraiment bien longtemps
  • Les costumes ressemblent fortement à tout ceux qu’on a vus
  • Et j’en passe…

S’il y a des bonnes idées, elles ne le restent jamais bien longtemps et il était temps d’en finir avec cette série.

On m’avait dit « Tu verras, chez Marvel, c’est le relationnel qui prime… ». Relationnel mes fesses ! J’ai jamais lu un comics qui faisaient autant d’ellipses pour lesquelles je devais remplir les trous moi-même (à sa décharge, je n’ai pas lu les annual et autres fill-in). Ultimate X-Men fait tout de même bien la part belle au combat et autres occasions de se mettre des bourre-pifs… Symptome d’un rajeunissement de l’audience qui n’a pas envie de lire et se fout bien de savoir ce qui se passe sur un autre niveau… (J’en profite pour glisser un peu de propagande DC, George Perez fait exactement le contraire sur le reboot de Superman et les ventes ne suivent pas. Le monde va mal.)

En d’autres termes, Ultimate X-Men, c’est bien au début avec Millar et Kubert, c’est moyen au milieu, ça reprend de l’intérêt avec Bendis et Finch, c’est re-mou derrière, ça redémarre avec Kirkman et Paquette et ça finit en eau de boudin… Huit années résumées de la sorte, ça fait mal. Tout ça pour dire, que finalement je suis bien content d’être passé chez DC et qu’on ne me fera pas revenir dans la maison aux idées !

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