Dans l’épisode précédent…

Pour des raisons de simplicité et pour gagner une quantité de temps non négligeable, je me propose de passer sous silence, dans cet exhaustif résumé de ma vie en Bordeciel, toute mission mandatée par Caius Ficus qui se limiterait à du nettoyage pur et simple de donjons.

Souvenir des nettoyages de forts, en mode assassin silencieux, comme toujours

Ma prochaine mission pour remettre l’Empire à flot dans cette partie sauvage de Tamriel est donc de me rendre à Blancherive pour tailler le bout de gras avec le sympathique yarl du coin et lui faire comprendre que Ulfric Sombrage n’est qu’un gros vilain. Une mission diplomatique. Je rappelle à tout hasard que je ne suis qu’un bleu dans l’armée impériale, que je suis Argonien donc pas réellement apprécié de la population locale qui ne pense qu’à dépecer des dragons et qu’accessoirement, j’en ai rien à carrer du yarl en question.

Mais Blancherive est une cité au milieu de la carte, donc dans une position stratégie, et Caius Danslebus préférerait avoir un petit drapeau rouge sur sa carte plutôt qu’un blue.

Me voilà donc en train d’expliquer à un abruti de Nordique que rouge c’est mieux, et bleu ça pue. Convaincu par cet imparable argument, il me charge en personne d’aller porter à Ulfric Sombrage une hache. Evidemment, n’étant pas au fait des traditions locales, je m’enquiers de la signification d’un tel geste. Si Ulfric la garde, ils sont potes ; s’il la rend, c’est la guerre. Evidemment, dans un pays où le niveau d’éducation frôle le zéro, inutile d’espérer une missive qui expliquerait les griefs de chacun et une solution qui éviterait un bain de sang… Bon, je dis ça, mais le sang d’Ulfric, j’ai bien envie de le répandre pour l’esclavage de mes frères de couvée !

Bref, je me rends dans la ville où il réside, demande audience, lui remets la hache, qu’il me redonne.

Et c’est là où ça me frappe en plein fouet : on entre chez lui comme dans un moulin ouvert, je pourrais littéralement lui trancher la gorge sur le champ et ce serait fini, on en parlerait plus. Mais bon, je ne suis qu’un messager et je suis aussi bête que discipliné. Je retourne donc à Blancherive.

Le jour où j’aurais pu Ulfric Sombrage… Mais ‘y avait ni fortune ni gloire à la clé…

A peine avais-je redonné la hache à son propriétaire qu’on sonne l’alerte d’une attaque des Sombrages ! Quel coïncidence ! Ils ont fait vachement vite pour me suivre avec leurs catapultes et leurs régiments… De là à dire que c’est totalement surréaliste…

Me voilà donc sur un champ de bataille au pied des remparts pour repousser un assaillant qui avait toute latitude pour l’attaquer AVANT l’arrivée de l’armée mais qui décide que c’est nettement plus rigolo d’attendre d’avoir un peu de challenge pour se livrer à une session de viols et pillages en règle… Au regard du nombre de glands qui gouvernent ce pays, je suis surpris que les chênes n’aient pas déjà pris le pouvoir…

J’ai donc participé, en qualité d’archer, à l’éradication d’un nombre non négligeable de types mus par une aveugle confiance dans leur épée et leur beuglement. Notons que mon fidèle Crindombre s’est lui aussi vaillamment battu pour défendre de ses sabots les écuries du coin ! En même temps, vue la stratégie adoptée par l’adversaire, l’enjeu était couru d’avance…

Le Yarl se fendit ensuite d’un discours victorieux à base de « Je suis le meilleur, vous êtes pas mauvais, vive l’Empire et pour la liberté ! ». J’ai eu envie de gueuler « Et le jambon ! », mais je me suis retenu. Le leggat Rikke m’en renvoya à Solitude pour le rapport. Visiblement, je fais femme de ménage et coursier… Rien ne change, quoi.

Bon, je me plains de l’armée impériale qui me font l’effet de gros incapables, mais il faut reconnaître qu’ils savent y aller quand il s’agit de récompenser leur recrue !

J’en ai également profité pour suggérer à Caius Cumulonimbus que s’il voulait vraiment et rapidement se débarrasser d’Ulfric, il pouvait faire appel à une petite société indépendante spécialisée dans les travaux discrets – oui, la Confrérie Noire – et qu’on en parlerait plus ! Il a rien voulu entendre, il veut lui même marcher sur la ville… Toujours une histoire d’ego. J’ai aussi demandé ce qui se passait avec l’Empereur, que ça faisait tout de même longtemps que son bateau mouillait dans la baie, il faudrait peut-être allé voir… Mais il s’en branle en fait de l’Empereur, tout ce qu’il veut, c’est Ulfric…

Alors me revoilà sur les routes à la recherche d’un messager Sombrage pour intercepter son colis. Dans le tas, j’ai dû buter des passants sur la route qui m’avait vu effectuer le sale boulot… J’en suis pas fier, mais si j’y mets pas un peu du mien, on y est encore le mois prochain ! Et je veux bien rendre service pour remettre un semblant d’ordre dans ce pays à la noix, mais j’ai mon propre emploi du temps moi !

Une chose en entraînant une autre, les Sombrages se faisant virer à coups de dagues de nombreux forts que je vide à tours de bras, me voilà dans le siège de la ville d’Ulfric Sombrage, sur le point de mener l’assaut final…

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commentaires
  1. Onix dit :

    Whoua, j’adore le style d’écriture, vraiment captivant.
    Moi même quand je me suis engagé dans la légion, je me suis senti plus  » femme de ménage  » qu’autre chose..
    Bref, continue c’est vraiment bien.

    • Oliver Castle dit :

      Salut Onix et merci de suivre les folles péripéties de mon argonien ! Ses aventures dans la légion devraient toucher à leur fin d’ici le prochain journal… Un truc épique, à n’en point douter !

  2. […] Journal en Bordeciel #24 […]

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