Justice League #1: Origin est le premier recueil des nouvelles aventures de la Justice League (fascicule 1 à 6), avec Geoff Johns au scénario et Jim Lee aux dessins.

Avant la Justice League, il n’y avait que des super-héros dans leur coin. Sous la menace de Darkseid, Green Lantern, Flash, Batman, Superman, Wonder Woman et Aquaman vont s’allier pour sauver la terre…

Le pitch est minimaliste, je vous l’accorde. En même temps, pour la première histoire du grand reboot DC, il valait mieux faire simple pour ne pas perdre des lecteurs « ancienne génération » et glaner un maximum de nouveaux portefeuilles ! Ce premier recueil se place 5 ans avant les premières aventures aventures de la grande refonte de l’univers DC (oui, on reboote et on fait des préquelles au reboot dans le reboot… quand je vous disais que les lecteurs DC devaient nécessairement être dotés d’une intelligence supérieure pour tout piger à ce qui se passe !). Faisant table rase du passé (ou presque, mais j’y reviendrais), ce Justice League a la lourde tâche de réintroduire les personnages phare de l’univers avec des bouts de leurs nouvelles origines, des bouts de leurs nouvelles psychologies et des bouts de nouvelles relations.

De fait, très honnêtement, l’histoire d’invasion extra-terrestres orchestrée par Darkseid, on s’en bat l’oreille. C’est pas très futé, très linéaire et franchement, pas le plus intéressant du livre. L’intrigue est menée tambours battants, quasiment sans pause dans les torgnolles distribuées entre deux super-héros ou entre un gentil et un vilain. En gros, c’est comme si vous lisiez un comic-book réalisé par Michael Bay, non par Michael Mann… Ca explose dans tous les sens ; on frappe avant, on discute après ; on démonte tout ce qui a plus de 4 membres sans distinctions et on s’exprime par onomatopées pour se faire comprendre (j’exagère un peu, mais c’est pour montrer que vous n’allez pas l’acheter pour la finesse de l’histoire). Au final, j’aurais à reprocher à Goeff Johns l’espèce de même naïveté que j’ai pu lire dans Les origines de Superman.

L’important dans cette préquelle, c’est la reprise de contact avec des personnages qu’on connaît mais qui ont changé ! L’équipe de base est déjà bien fournie, même si on note l’absence du Martian Manhunter. Revue d’effectifs :

  • Batman : A priori, c’est l’un des personnages qui a le moins été affecté par le reboot. La plupart de ces histoires d’avant sont conservées. Il est toujours sans pouvoir (ce qui lui vaut les railleries de ses nouveaux potes), il est toujours aussi taciturne et solitaire (je mets pas encore « psychopathe », mais c’est sûrement une question de temps…). Il y a tout de même une chose super surprenante au sujet de ce personnage… mais j’en dis pas plus pour ne pas spoiler.
  • Green Lantern : De tous, c’est normalement le personnage dont la continuité est directe par rapport à avant le reboot. Hal Jordan est un gros déconneur, le trublion du groupe qui fait des blagues et se la pète ! En gros, il est drôle et énervant à la fois, à l’image de ce film pourri (rassurez-vous, en papier, ça passe nettement mieux qu’avec Ryan Reynolds !).
  • Wonder Woman : J’ai bien aimé ce personnage. Elle vient tout juste de débarquer de son île, n’y connaît rien aux choses modernes (pas même aux ice creams…) et tout ce qu’elle aime, c’est taper sur des trucs. Le personnage est rigolo dans sa candeur et déboite au combat.
  • Flash : De base, je ne connais pas grand-chose à Flash. Mais visiblement, on garde le flic qui a eu un accident électrique et devient une pile électrique. Il est moins guignol que dans les dessins animés et se révèle au final très policier, tant dans sa façon d’agir que dans celle de penser.
  • Aquaman : Il n’a pas un rôle très important pour apparaître assez tard dans l’aventure, mais le peu qui a été dévoilé donne un aperçu assez intéressant du personnage. A noter que la série régulière d’Aquaman est aussi écrite par Geoff Johns et pourrait mériter de s’y attarder lors des prochains recueils.
  • Cyborg : Sauf dans le dernier dessin animé que j’ai chroniqué, normalement, Cyborg ne fait pas partie du line-up original. On découvre donc personnage finalement assez intéressant, notamment dans sa relation avec son père et son changement « physique » malgré lui. Une bonne surprise et un ajout intéressant pour la League (et puis un type qui touche sa bille en informatique, ça peut être utile…)
  • Superman : Bon, cela n’aura échappé à personne, Superman n’a plus son slip ! Sans aucun doute le plus gros changement polémique du reboot (ça et le pantalon de Wonder Woman… visez la hauteur du débat) ! Hormis cela, le personnage semble plus prétentieux qu’avant, plus sûr de lui et nettement plus téméraire. Honnêtement, j’attends de lire les premiers recueils pour mieux juger de la refonte du personnage.

L’équipe doit donc faire face à ses premiers conflits d’intérêts et de personnalités. L’ensemble est bien rendu, quoique qu’on note un côté tout de même bien adolescents dans le comportement des personnages. Parfois, on aurait l’impression de lire un truc de la Young Justice… C’est dire. Mais les interactions entre les super-héros sont bien trouvés, avec des répliques sympas, donc, on passe dessus. Les personnages sont aussi mis dans un monde qui découvre les super-héros et se méfie d’eux (euphémisme) ; ils doivent faire aussi faire à l’opinion publique qui ne verse pas spécialement de leur côté et mélange allègrement vilains extra-terrestres et gentils héros (tiens… encore comme dans la Young Justice…).

Jim Lee aux dessins fait du Jim Lee. C’est propre mais ultra-calibré mainstream, sans surprise, sans changement de style par rapport à ce qu’il avait fait sur Hush. Du Jim Lee quoi. On aime ou on aime pas, mais ça reste joli, très dynamique, et supporte le scénario comme il se doit.

J’ai choisi de les lire en anglais. Le recueil concerné est cartonné avec une jaquette, des couvertures alternatives, des crayonnés et des recherches de costumes à l’intérieur. Ce même tome est également sorti en français chez Urban Comics, mais je n’ai aucune idée de son contenu ou de la qualité de la traduction (commentaires bienvenus, merci).

Justice League fut un énorme carton au relaunch de l’univers DC (7 ou 8 ré-impressions déjà pour le premier fascicule). Ce premier recueil me semble réellement être un indispensable pour qui souhaite se lancer en douceur dans le (nouvel) univers DC. Un must !

Restez connectés, encore d’autres chroniques liées au reboot DC sont à venir sur ce blog !

commentaires
  1. […] Justice League #1: Origin […]

  2. […] la moitié se sent concernée ? J’ai naturellement comparé avec les nouvelles origines de la Justice League classique emporté par Geoff Johns. Le constat est sans appel : Johns joue dans la cour de récréation avec ses persos, Milligan […]

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