The Vow est un film de Michael Sucsy avec Channing Tatum (Sexy Dance), Rachel McAdams (Morning Glory), Jessica Lange (American Horror Story) et Sam Neil (Jurassic Park), par les scénaristes de, entre autres, Valentine’s Day et Ce que pensent les hommes (le bas de gamme du genre, quoi).

Paige et Leo sont mariés depuis 4 ans. Un soir, alors que c’est la faute à pas de chance (en même temps, commencer à faire l’amour dans une voiture à un stop, par temps neigeux, ya pas de chance et pas de chance, hein…), ils ont un accident de voiture. Ce dernier va provoquer un traumatisme crânien à la jeune demoiselle qui va perdre littéralement 5 ans de sa vie… donc se retrouver dans une position où elle ne connaît pas Leo, se croit encore fiancé à son ex et en bonnes relations avec sa famille. Leo va alors essayer de reconquérir sa femme en dépit des adversités que je viens tout juste de nommer…

The Vow (Je te promets, en français, un titre pour une fois pas trop débile) est un drame et une romance. Une dramance. Ou un dramance. Je sais pas trop. Comme un certain héros chez DC comics qui se découvre une homosexualité sur le tard, mon barbarisme se cherche encore une identité sexuelle. Je prends vos avis en commentaires. Dans un(e) dramance, on rigole pas beaucoup. Rien que la scène de l’accident au début du film, plutôt impressionnante, donne le ton. Par contre, côté romance, si vous avez suivi mes cours de narration distillés ci et là dans des chroniques de comédies romantiques, vous savez comment ça se passe et les variations de rythmes restent identiques qu’on soit en drame ou en comédies. Il n’y aura pas de grandes surprises, mais la mise en œuvre de la romance est suffisamment bien faite pour que les amateurs du genre s’y retrouvent et, je dirais même plus, apprécient The Vow.

Personnellement, j’ai bien aimé. C’était suffisamment bien écrit et interprété pour qu’on rentre dedans et qu’on souffre avec le pauvre Leo qui se bat littéralement contre des moulins à vent pour reconquérir sa belle.

Channing Tatum est loin d’être un acteur charismatique avec son regard bovin, mais force est de constater qu’il livre ici sa meilleure performance (en même temps, je compare avec Sexy Dance, c’est pas très compliqué…). Rachel McAdams est tout à fait charmante et rentre dans le moule des actrices hollywoodiennes qui se ressemblent toutes (avec Anne Hattaway et ses clones). L’alchimie entre les deux acteurs fonctionne et c’était plutôt la bonne surprise du film. Le casting a le bon goût de proposer une Jessica Lange toujours au top et un Sam Neil très juste (bien que bizarrement, j’ai toujours envie de voir débarquer un T-Rex dans une scène où il apparaît…)

En fait, tout l’attrait de ce film tourne autour de l’amnésie de Paige. Il faut savoir que, pour attirer les foules, le marketing appuie bien sur le fait que c’est tiré d’une histoire vraie. Ça fait toujours bien sur une affiche. Et ça renforce le lien émotionnel que l’on crée avec le spectateur, avant même qu’il achète son billet (j’ai pas fait d’étude de marketing, mais on me la fait pas à l’envers à moi !). Sauf que la vraie vie a été moins vache que les scénaristes. La personne dont s’inspire le film n’avait perdu « que » 18 mois de sa vie. Paige a perdu 5 ans. 5 ans ! Vous vous imaginez perdre 5 ans de votre vie comme ça ? Vous auriez perdu 5 ans de films pourris que vous risqueriez de revoir pour la deuxième fois ! Y compris les Mystères de l’Amour ! Si je perdais 5 ans de ma vie, j’apprendrais du jour au lendemain que ma meilleure amie est mariée et qu’elle a deux gosses ! Dans ma tête, je me lèverais pour me rendre à mon ancien travail ! Je découvrirais mon iPhone comme si c’était de la science-fiction !

Ce que j’ai bien aimé dans le reboot de vie aussi sauvage qu’une série DC comics, c’est que de poser Paige dans son environnement 5 ans avant – et de la mettre en opposition avec sa famille – permet en quelques sortes de corriger des erreurs (les siennes, celles de autres). Une espèce de gigantesque opération karmique pour essayer d’arranger les choses… Symboliquement et spirituellement, j’ai trouvé ça intéressant. Après était-ce réellement la volonté sous-jacente  des scénaristes… Je ne sais pas.

Bon, après, faut pas se leurrer, ça reste un film qui a été calibré pour une sortie à la St Valentin aux States, du coup, ça n’y va pas avec le dos de la cuillère à pot dans les scènes un peu cliché et le pathos. Et on se tape une voix-off inutile (le spectateur habitué à de la bouillie pré-machée sait ainsi que le protagoniste, c’est lui, pas elle – les scénaristes font ce qu’ils peuvent avec les astuces qu’ils sont…).

The Vow est un ou une dramance très réussi(e) dans son genre bien formatée, bien plus que ce que j’étais en droit d’en attendre. Servi(e) par un casting généreux et une histoire un peu philosophico-métachose pour ceux qui souhaiteraient aller jusque là, c’était une bonne surprise ! Les amateurs de romance y trouveront très largement leur compte dans le prix de la place de ciné !

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