Justice League: Doom est un long métrage animé de la Warner Bros DC Animation, écrit par Dwayne McDuffie et réalisé par Lauren Montgomery.

Vandal Savage a décidé de détruire le monde. Pas totalement, mais un peu quand même. Mais comme toujours, la Justice League va se mettre en travers de son chemin. Le mieux, c’est tout de même de les éliminer. Il va faire appel à des némésis habituelles de Batman, Superman, Wonderman, Green Lantern, Martian Manhunter et The Flash pour mettre son plan à exécution. Le pire, c’est qu’il y arrive !

Justice League: Doom s’inspire très largement du comic-book de Mark Waid, Tower of Babel, pour son scénario. Le but de Tower of Babel, c’était de montrer une nouvelle facette du personnage de Batman qui s’était monté des plans diaboliques pour neutraliser les membres de la Justice au cas où ils deviendraient incontrôlables. Les plans en question sont volés par les vilains de service ; et vous savez quoi, les plans de Batman, ils sont super efficaces !

Une bonne partie du film consiste donc à appréhender la neutralisation des membres de la Justice League avant qu’ils ne réalisent réellement ce qui se passe et s’en aillent pour de bon botter les fesses de Vandal Savage. Le film s’en retrouve donc assez dense, sans réel temps mort et forcément et indirectement centré sur le personnage de Batman. Il confirme ce que j’ai toujours pensé : Batman est un gros paranoïaque névrosé qui aurait besoin d’une grosse psychothérapie. Je n’ai pas lu le comic en question (ai-je besoin de rappeler que DC est le vrai parent pauvre des traductions et parutions françaises…) mais il avait eu à l’époque certaines répercutions non négligeables sur l’univers DC, notamment avec… Hahaha, non, je ne peux pas le dire au risque de vous spoiler le film !

Pour qui n’est pas familier de l’univers DC, inutile de dire qu’il va être délicat de se plonger dans le film tant les allusions sont nombreuses au passé des personnages. Si Bane et la mort des parents Wayne pourraient passer pour de la culture générale, savoir qui sont Sapphire, Metallo ou même Cyborg, pourquoi les martiens sont sensibles au feu, etc. relève d’un niveau de connaissance un peu plus poussé. Cela n’enlève rien à la qualité intrinsèque du film ni au fait qu’on passe un excellent moment en le regardant.

Pour les fans hardcore, on pourra se demander pourquoi Aquaman est absent de l’équipe (qui semble suffisamment proche en taille et membre de la composition originale…)

L’animation reste dans les standards de qualité imposés par l’équipe DC Animation. A noter que le chara-design se rapproche de celui utilisé dans Crisis on Two Earths mais que l’un n’est pas la suite de l’autre. La réalisatrice n’en est plus à ses coups d’essai et le scénariste signe malheureusement son dernier scénario avant son décès. Personnellement, je n’aurais pas craché sur 20 minutes de film en plus pour mieux explorer les conséquences des plans de Batman sur la psyché de chacun des membres de la League…

Au niveau du doublage, plusieurs acteurs habitués des séries animées DC reprennent leur rôle respectifs (Tim Daly en Superman, Kevin Conroy en Batman…). Nathan Fillion rempile pour le personnage de Green Lantern (Knight of Emerald). Justice League: Doom fait aussi appel à des références de l’univers geek avec Alexis Denisof (Buffy/Angel) et Michael Rosenbaum (Smallville).

Justice League: Doom est un super film d’animation estampillé DC, qui ravira tous les amateurs de l’univers et des membres de la Justice League. Il existe une vraie tension, au sein de l’équipe et dans le souffle épique qui grandit tout au long du film. Je recommande chaudement (Castle-approved!)

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commentaires
  1. vinsymbol dit :

    Batman… J’adore ce justicier. Pas de pouvoirs mais très dangereux. Dire qu’il est paranoïaque est un euphémisme. (La paranoïa qui n’est pas forcément exploité dans le prochain film éponyme de Nolan en passant. Ça manque un peu d’ailleurs). Batman va même jusqu’à construire un satellite espion « Brother eye » pour l’organisation Checkmate afin de surveiller les super héros dans Omac project. « big bother is watching you » . Manque de bol ça se retourne un peu contre lui…
    Du coup tu m’as donné envie de mater ce DA… malédiction qui m’oblige à lire ce blog… je n’aurais jamais du promettre…

    • Oliver Castle dit :

      Ce qu’il y a de bien avec Batman, c’est que la frontière avec un vilain est finalement tenue et ne tient à pas grand chose psychologiquement. Moi je dis qu’il ferait bien de se faire suivre…

      Heureusement que je ne raconte pas que des idioties sur ce blog, je m’en voudrais de t’avoir fait promettre de lire pour des prunes… 🙂

  2. […] : Sauf dans le dernier dessin animé que j’ai chroniqué, normalement, Cyborg ne fait pas partie du line-up original. On découvre donc personnage […]

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