Aujourd’hui, il faut bien l’avouer, j’ai la flemme de faire un article. Pour être plus précis, j’ai la flemme de faire un article parce que je préfère écrire mon roman  en cours. Je vais faire d’une pierre deux coups en parlant un peu de mes avancées sur Lithium Breed. En plus, ça tombe plus ou moins bien car j’ai envoyé à un de mes relecteurs la version complète de ce que j’avais écrit, suite à une erreur de compilation de fichiers. Alors, oui, j’ai quelques relecteurs sur des versions préliminaires pas finies, ça ne se fait pas… sauf pour se booster un peu l’égo et se pousser un peu plus à écrire. Même si c’est difficile d’aller plus vite que la machine.

De toute façon, c’était un point écriture ou je vous parlais encore de Marilyn Monroe avec cet excellent film qu’est My Week With Marilyn (faudra donc attendre la semaine prochaine). Mais comme je suis sympa, je mets tout de même une photo d’elle en fin d’article.

J’ai fini assez rapidement ma feuille de route. Elle correspond très brutalement à un synopsis par points-clés. J’ai conscience que pour démarcher et présenter mon projet dans l’avenir, je devrais écrire un vrai synopsis. Mais pour l’instant, au regard de son utilisation, cela suffit amplement ; d’autant plus que cette version (la troisième) peut encore être amenée à changer pour une raison ou une autre, au gré de mes recherches. Pour donner un ordre d’idée aux gens qui aiment comparer, il m’a fallu un gros week-end pour construire la colonne vertébrale de mon roman. Et quand je dis gros, c’est deux fois 11h-1h sans trop bouger de ma chaise qui fait mal aux fesses. Honnêtement, je n’ai aucune idée de l’efficacité de mon entreprise, je peux juste vous dire que ça pompe une énergie folle.

J’ai décidé de ne pas faire toutes mes recherches d’un coup. Pour deux raisons.

  1. Sur mon projet précédent, je n’ai fait que des recherches. J’ai constaté qu’à trop rechercher, on ne trouve jamais l’impulsion pour écrire.
  2. En alternant écriture et recherches, cela me permet de toujours rester dans une attitude positive qui me pousse à approfondir mon projet dans l’un et dans l’autre, sans ressentir de frustration pour ne faire que l’un ou que l’autre.

Bref, c’est de la win-win comme situation.

Pour ceux qui aiment bien les chiffres, après compilation, j’ai écrit en une semaine 50000 signes, 8100 mots, 28 pages. Bon, personnellement, ça ne me parle pas. 28 pages peut paraître impressionnant, mais ça reste de la police Courrier… 8000 mots/50000 signes, c’est genre une nouvelle de taille standard en terme de volume.

Je préfère parler en terme d’achèvement du but total :

  • Ça correspond au chapitre 4 (pas encore fini) sur la trentaine de mon premier découpage
  • Ça correspond au premier acte de l’intrigue principale.

Bref, on n’a pas fini !

En termes de difficultés rencontrées, j’en verrais plusieurs :

  • J’écris de la science-fiction, mes scènes d’exposition d’univers et de technologies s’en retrouvent par conséquent assez denses dans ce premier jet. Mieux vaut charger la mule et couper dans le gras ensuite ! Quand tout sera écrit, je pourrais redistribuer de façon peut-être plus digeste les informations tout au long du livre sans pour autant perdre le lecteur. Pour l’instant, quand je me mets à sa place, c’est la curiosité qui l’emporte et un désir de justifier les pourquoi aux comment. Mais ça n’a pas l’air rédhibitoire d’après les premiers retours.
  • J’ai choisi un sujet qui fait intervenir une certaine réalité historique. Si vous suivez les tag « Lithium Breed » sur mon blog ou Twitter, vous pouvez commencer à devenir quelle période, quelles personnes… En tant que psychorigide, j’apprécie que mon écriture colle à la réalité historique. Parfois c’est facile ; parfois un peu plus compliqué pour imbriquer des pièces (et la phase de recherche et de recoupement des informations est indispensable ! Béni soit l’internet !).
  • A force de se documenter, on finit par digérer tout ce qu’on a lu comme une évidence pour tout le monde. Le retour lecteur est indispensable pour vous recadrer : ce qui vous semble évident ne l’est absolument pas pour 82% de la population ! Jongler entre l’évidence et la sur-explication est toujours un exercice délicat tant l’un et l’autre sont des pièges dans lesquels ne pas tomber.
  • Comme j’essaie de caractériser au mieux mes personnages pour qu’ils résonnent juste, j’ai tendance à m’imposer un certain nombre de contraintes. Les contraintes, c’est bien, ça vous force à les dépasser de façon logique. Jusqu’à ce que je réalise un truc : mon protagoniste ne ment pas. C’est comme ça, c’est une résultante de ses enseignements religieux, il ne ment pas… mais il ne peut pas parler de son travail non plus. C’est comme si James bond ne pouvait pas mentir, et que si on lui demandait son métier son code moral l’obligerait à dire « Je suis agent secret pour Sa Majesté » ou à trouver des subterfuges qui torderaient ce code sans le briser « Je me contente de sauver régulièrement le monde, annonça-t-il avec une pointe d’humour léger ». J’ai pas encore complètement exploré les conséquences que cela va augurer, mais rien qu’avec ne pas mentir et ne pas commettre d’adultère, c’est comme je venais de m’imposer des contraintes dans lesquelles 82% des intrigues de scénarii français ne rentreraient pas ! Là où ça va être intéressant, c’est quand il va devoir briser pour de bon son code et en accepter (ou pas) les conséquences.

Toujours est-il que ça faisait très longtemps que je ne m’étais pas autant amusé en écrivant ! D’ailleurs j’y retourne. A bientôt pour un nouveau point sur le projet.

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commentaires
  1. Will B. dit :

    moins de 1200 mots par jour en moyenne pour quelqu’un qui veut etre romancier professionnel (et pas de petites nouvelle a la K dick, hein, non, des cycles de ouf), ca risque d’etre problematique comme moyenne 🙂

    • Oliver Castle dit :

      Ouais, mais c’est comme le sport. Plus on pratique, plus ça va mieux. Et pour le coup, ça faisait vraiment un bail que j’avais pas pratiqué ! Faut aussi compter le temps de recherche à mater des documentaires et à fouiller la toile, ça n’excuse pas forcément, mais c’est aussi du taf.

  2. Kyalie dit :

    Ton histoire de mensonge ça me rappelle un film avec John Cusack (Tueur à gage il me semble), une comédie *romantique* où à chaque fois qu’on lui demande ce qu’il fait dans la vie il répond la vérité, comme si c’était la chose la plus banale du monde, « tueur à gages » sachant pertinemment que personne ne va le croire de toute manière.

  3. Reckoner dit :

    Moi je trouve ça pas mal ! 11h – 1h c’est quand même des grosses sessions ! Même moi qui suit très lent, j’aurais du mal à rester concentré aussi longtemps…

    En tout cas merci d’avoir parlé de Scrivener dans ton billet l’autre fois, j’ai découvert et je le lâche plus depuis ! Je dirais même que ça m’a bien aidé à avancer cette semaine.

    J’espère que t’as installé un coussin sur ta chaise… 😉

    • Oliver Castle dit :

      11h-1h, c’était juste pour la période de construction du squelette. De toute façon, je pouvais penser à rien d’autres. En moyenne, j’écris 4 heures par jour, le reste c’est de la ré-écriture et des recherches. J’aimerais écrire plus, mais j’évite de mettre la charrue avant les boeufs.

      Et non, je n’ai pas mis de coussin sur ma chaise, ça me force à me lever de temps en temps. Et à me plaindre sur twitter 🙂

      Hail to scrivener. Quand je disais que ça changeait littéralement la vie…

  4. Naja dit :

    Vachement sympa, de lire l’avancée d’un travail d’écriture… Je serais curieuse de savoir comment tu t’organises à présent, c’est à dire un an après ?

    • Oliver Castle dit :

      ‘tain, ça fait un an que j’ai commencé ? Mais qu’est-ce que je branle ? D’autres trucs, mais quand même… L’organisation n’a pas vraiment changé, la feuille de route si, mais tout suit son court. Si je trouve des trucs à raconter sans spoiler, je ferai ptête un point dans quelques temps.

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