Dans l’épisode précédent…

Maintenant que je suis le chef incontesté et incontestable de la Confrérie Noire, j’avais décidé de me mettre un peu au vert et parcourir du pays. La Mère de la Nuit me donne toujours des indications pour tuer des clampins ici ou là, et bizarrement, c’est toujours moi qui m’y colle… Entre mon super-intendant qui fait du recrutement et de la formation, la fillette vampire absolument pas sortable et Cicéro le bon à rien, il n’y a que moi de disponible…

J’aurais pu retourner à l’Académie de Fort d’Hiver mais, comme disait mon père, « pas de nouvelle, bonne nouvelle ».

J’ai donc pu me promener un peu au hasard dans les contrées gelées de Bordeciel et vider mon journal de quelques entrées polluantes. J’ai par exemple massacré des bandits qui encombraient des yarls trop flemmards pour envoyer un détachement de leur garde personnelle s’en occuper. Enfin, je les comprends, pourquoi s’embêter à surpayer des gardes qui pourraient mourir quand on peut sous payer un mercenaire sans expérience… Après faut pas s’étonner que les bandits vivent leur vie sans jamais être inquiétés… D’ailleurs, c’est amusant ; comme j’en ai tué pas mal des bandits, j’ai pu remarquer des choses fascinantes sur la communautés des coupe-jarrets, malandrins et autres scélérats.

Tiens, ça t’apprendra à tricher !

Déjà, ils jouent tous aux cartes. Tous. Et ils sont tous plus malins les uns que les autres car ils cachent tous un as dans leur botte. Tous. Tout le temps ! Moi, maintenant, quand je vais jouer à la taverne, c’est la première chose que je fais : vérifier les bottes de mes adversaires !

Ensuite, la racaille de Bordeciel est en fait constituée de grands romantiques. Combien en ai-je entendu qui se plaignaient de leur femme qui les avait trompé tandis qu’ils étaient en prison… Je me suis d’ailleurs demandé s’il ne s’agissait pas de la même et unique femme pour tous les bandits, et qu’elle parcourait tout Bordeciel de mari en mari à mesure qu’ils allaient et venaient en prison…

J’avais déjà fait étalage des aberrations de ce pays et de la violence inculte qui le caractérisait. C’était sans faire mention des bardes…

Evidemment, avec des bardes aussi raffinés que celui-ci, on ne s’étonne plus des salles de torture que l’on peut croiser dans les donjons. Je vous laisse admirer la finesse du travail. La guilde des tortureurs doit connaître des jours plus heureux que la guilde des embaumeurs (visiblement, ils ont tous laissé leurs outils dans les tertres… pour mystérieusement disparaître ensuite). Ceci dit, en considérant les outils de travail de bourreaux, je me demande si l’une et l’autre ne sont pas en fait la même guilde…

Et pire, c’est tellement un pays de malades mentaux sans pitié que la moindre gousse d’ail devient un instrument de torture !

Notez aussi la présence des outils de la guilde des embaumeurs…

Le revers de la médaille de se promener au hasard pour finir des quêtes en cours, c’est que vous n’êtes pas à l’abri de récupérer plus de quêtes à commencer que vous n’en achevez ! C’est ainsi que je suis tombé sur…

un chien qui parle !

Il m’a baratiné comme quoi son maître l’aimait plus, et patati et patata. Barbas, qu’il s’appelait. Le chien, pas le maître. Comme je trouvais ça rigolo un chien qui parle et que je me disais que je pourrais sûrement monter un spectacle de comique troupier avec (ce qui n’est pas moins débile ni moins lucratif que archimage d’une académie comme métier), je l’ai suivi.

Bon, en fait, le maître du chien, c’était un dieu… Il avait encore une quête à la noix à me filer, genre chercher une hache dans une grotte encore plus moisie que la sienne.

Je l’ai rapidement expédiée cette histoire de hache, j’avais pas que ça à faire ! Le dieu était content, j’ai pas succombé à ses offres pourries pour me corrompre… alors déçu, il a récupéré son chien. Même comique troupier, on me refuse cette alternative ! Il semblerait que je doive me contenter de trancher des gorges pour assurer ma pitance…

La bonne nouvelle, c’est que mon travail commence enfin à porter ses fruits et il y a au moins une personne parmi tous ces congelés qui apprécie ce que je fais. C’est ainsi que j’ai pu recevoir ce courrier par coursier.

Cool ! Un fan !

Bon, en fait, c’était une quête déguisée pour m’envoyer tué un dragon ! Combien de fois devrais-je le répéter ! Je. Ne. Tue. Pas. De. Dragons. Ils ne m’ont rien fait, je ne vois pas pourquoi je rentrerais dans la psychose de ce pays avec ses envies de buter tous les animaux de la création ! Du coup, j’ai pas tué le dragon, mais j’ai récupéré le mot de pouvoir qu’il gardait. Je suppose qu’on peut considérer que j’ai accompli ma quête.

Une journée bien remplie, ceci dit ! J’avais bien mérité une bonne nuit de sommeil !

Sauf qu’on peut pas dormir à la belle étoile dans ce pays, c’est perpétuellement un spectacle sons & lumières…

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commentaires
  1. Jaessa dit :

    Tu as tapé discut avec Paarthanax (ou un truc comme ça) à la gorge du monde? J’ai décoché une flèche plus vite que mon ombre avant de comprendre qu’il voulait juste parler le gars…

    • Oliver Castle dit :

      HAHAHAHAHAHA! Tu vois qu’il faut pas attaquer tout et n’importe quoi au premier coup d’oeil (bon, je te l’accorde, les gens de Bordeciel t’incitent pas spécialement au pacifisme…).

      Ouais, j’ai rencontré Parthunax avec son délire pour expliquer le pourquoi du comment des dragons, mais c’est pour un autre journal tout ça… (Ca ne finira donc jamais…)

  2. […] Journal en Bordeciel #19 […]

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