You Instead est un film de David MacKenzie (Toy Boy) avec Luke Treadaway (Attack The Block) et Natalia Tena (Harry Potter)

Bienvenue en Ecosse, au T In The Park, l’un des plus gros festival rock. Adam est une pop star américaine, leader de The Make, Morello est une chanteuse dans le groupe indé britannique The Dirty Virgins. A priori, ils n’ont pas grand chose en commun, et leur rencontre est pour le moins électrique. Mais c’était sans compter sur un huluberlu qui les menotte pour le bien et le bien de la musique. Les voilà enchaîner l’un à l’autre et les problèmes ne font que commencer : prestations en concert à assurer, relations avec les conjoints respectifs à négocier, besoins naturels à expulser… rien ne leur sera épargné. Pourtant, Adam semble apprécier la situation…

You Instead s’est vu renommé Rock’n’Love dans un souci d’expulser une difficulté de traduction « Toi à la place » relative au sous-entendu de la relation Adam-Morello et la chanson-phare du faux groupe The Make. Bon, à vrai dire, peu importe le titre du film, ça n’enlève rien à sa qualité intrinsèque et au fait que ça parle de rock, et que j’avais prévu de le voir. En revanche, je vous ai épargné la très moche affiche française…

J’avais fait mention, à l’occasion de ma chronique expéditive de Life as we know it, que j’avais tendance à classer rapidement les comédies romantiques en deux catégories : fraîches et moisies. You Instead a été très vite rangée dans la catégorie des rafraîchissantes, et cela pour plusieurs raisons.

Déjà, pour le cadre : le festival de musique. Tourné en quatre jours durant le vrai dit festival, à la méthode d’un documentaire, You Instead possède une espèce d’énergie vivifiante façon « un peu à l’arrache » qu’il est agréable de voir associée avec une romance. Du coup, on retrouve l’ambiance d’un festival de musique avec sa débauche en tout genre, sa folie exaltée et sa bulle de liberté. En plus, il a plu, la boue augmente encore plus le caractère « c’est bien n’importe quoi » que le néophyte pourrait porter sur ce genre de manifestations.

(Et puis, très accessoirement, je retrouve dans You Instead le genre d’ambiance un peu intimiste au milieu de la foule et des moments de pudeur que j’apprécie dans une comédie romantique, un peu à l’image de Adventureland par exemple, même si les deux n’ont pas grand chose à voir)

En sus du fil romantique, le film donne donc à voir des tranches de vie en festival : bar à bière, chiottes, préfab, coulisses, vrais morceaux de vrais concerts, figurants festivaliers… Rien que pour ça, je voulais voir ce film et je n’ai pas été déçu !

En marge de cela, l’intrigue de la romance est somme toute assez classique quoique cocasse si l’on ajoute les conjoints qui n’apprécient que moyennement la situation (bon, ensuite, il faut adhérer au fait qu’un type lambda mette des menottes à un couple lambda pour les besoins du scénario). Le film se conclut sur un final assez cool, bien qu’attendu. Le plus important, comme souvent dans le genre, c’est l’alchimie entre les deux amoureux et force est de constater que l’étincelle est là, qui plus est elle existe de la façon dont le personnage d’Adam décrit la connivence qu’il existe entre les musiciens : comme un lien télépathique. Bref, voir Adam et Morello apprendre à se connaître et errer dans la nuit d’un festival dantesque contribue grandement au caractère « nouveau » à défaut d’être « révolutionnaire » que je cherche à présent dans les comédies romantiques.

Qui dit festival, dit musique. Et si les groupes filmés pour l’occasion m’étaient pour le moins obscurs, ils étaient toutefois agréables à écouter. Les prestations scéniques de The Make et The Dirty Pinks étaient courtes mais très enjouées (très New Wave techno-minimaliste pour l’un et girl power rock indé pour l’autre – à noter l’intéressant mash-up des genres dans une scène du film).

En plus, c’est rigolo et il y a quelques répliques bien senties (comme toujours, il suffit de mater la bande-annonce pour les avoir).

Rock’n’Love vient de sortir au cinoch et je lui prédis déjà une carrière malheureusement dans l’ombre des gros films du moment (sauf si la France entière lit mon blog et décide d’oublier Hunger Games pour aller ce petit film qui le mérite, hein). Pour ma part, j’ai bien kiffé mes 1h15 (oui, c’est court ! sûrement trop pour bien apprécier et développer au mieux le rock et le love, mais bon) et nul doute que j’en redemande déjà. Les films britanniques sont bien plus novateurs et moins prémachés que leurs homologues américains, You Instead n’échappe pas à la règle. C’était cool, dynamique et rafraîchissant. Que demande le peuple ?

commentaires
  1. […] Sense est un film de David MacKenzie (You Instead) avec Ewan McGregor (Trainspotting), Eva Green (La Boussole d’Or), d’après un […]

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