Dans la nouvelle mouture de ce blog, j’avais décidé que je ne parlerai que très rarement de ma vie personnelle et professionnelle. So far, so good. Alors profitez-en, aujourd’hui, on ne chronique rien, on parle écriture. La mienne, en l’occurrence.

Si vous avez lu cet article (oui, je mets des rétroliens de ping si je veux), vous n’êtes pas sans savoir que cela fait déjà un certain nombre de mois que j’étais empêtré  dans un writer’s block, comme on dit dans le jargon. A savoir que j’avais une productivité nouvelle réduite à néant tandis que je corrigeais des vieux trucs et que j’essayais de démarrer un nouveau projet.

Le nouveau projet en question était un un roman japonisant cross-genre uchronique. J’avais eu l’idée en novembre dernier et j’avais commencé à faire un certain nombre de recherches sur une époque précise du Japon, de ses personnalités, de ses mœurs. Force est de constater que de ce roman, 4 mois plus tard, je n’ai que des notes accumulées sur Scrivener et toujours aucune page utile ! Pourtant l’univers et ce que j’ai envie d’en faire me semble intéressant. C’est juste visiblement pas le moment…

C’est pas le moment pour pas grand-chose, pourrait-on dire, tant mon envie principale est d’écrire pour un medium qui me paierait régulièrement (jeux vidéo ou comics books) plutôt que d’accumuler les spec-scripts (romans ou films)… Si j’effectue mes démarches jeu vidéo au quotidien pour trouver un job (j’ai pas de pistes pour aller travailler chez DC et sur Superman… si vous avez je prends !!!), j’avoue sans honte que cela impacte mes efforts pour me motiver à me remettre sur ce fameux projet de roman.

En d’autres termes, je ne pensais pas pouvoir retravailler sur un projet personnel pour la gloire de travailler sur un projet personnel avant d’avoir retrouvé cette frustration que l’on peut éprouver quand on est employé par quelqu’un d’autre. Et je m’étais fait à cette idée, un peu résigné.

Et puis, jeudi dernier (le 12 avril pour les historiens qui viendraient à rédiger ma biographie en fouillant sur ce blog), la magie est revenue. Je ne saurais pas expliquer ce qui s’est produit, autrement que par l’analogie du coup de foudre amoureux. C’était soudain, inattendu et ça a occupé 100% de mes pensées depuis. J’ai eu une idée, puis une idée de projet obsédante !

Depuis, en l’espace de 48 heures, j’ai travaillé plus efficacement, plus largement, plus passionnément que je ne l’ai fait depuis l’époque lointaine où j’attaquais la refonte de Réveils (qui est toujours à la recherche d’un éditeur, cela dit en passant). Un sentiment grisant que je voulais partager avec les quelques personnes qui croient en moi, suivent mon actualité écriture et me demandent régulièrement et poliment ce que je branle de mes journées…

En ce troisième jour de travail sur ce nouveau projet, voilà ce que je peux partager :

  • J’ai fini ma feuille de route, la colonne vertébrale de la structure du roman. Douze heures de travail non-stop les fesses vissées sur ma chaise, à tracer des traits dans tous les sens, à multiplier les pomme-C/pomme-V/banane-Z en masse et à fouiller la toile à la recherche de mes premières sources d’information. Cette feuille de route est sans doute amenée à s’étoffer, changer encore ou se voir jetée à la poubelle, mais j’ai atteint le point où je suis satisfait du niveau 0 de mon histoire et de sa cohérence.
  • J’ai commencé à esquisser mes premières fiches de personnages, fiches qui se compléteront à mesure que mes recherches et mon écriture avanceront.
  • Si je fais des recherches, c’est que le roman ne sera pas du space-opera ou de la science-fiction from scratch.
  • Mais ce sera de la science-fiction !
  • J’ai commencé à compiler ces fameuses premières recherches. Il n’est pas impossible que, l’air de rien, je partage ces recherches sur ce blog. Il vous faudra surveiller le tag d’articles « Lithium Breed » pour en avoir des aperçus.
  • Ceux qui me suivent sur Twitter pourront aussi suivre mes sautes d’humeur quand j’écris grâce au hashtag #LithiumBreed
  • Lithium Breed est donc le nom de code de ce projet (parce que des noms de code pour des projets, c’est cool)

Les amateurs d’énigmes à deux balles pourront chercher l’indice qui se cacher derrière Lithium Breed. J’ai peur que ce soit évident, mais bon. Mes félicitations à ceux qui auront trouvé un bout d’indice avec ça.

Pour faire écho à la généreuse interview que m’avait accordé Nathalie Lenoir dans l’article suslinké, je ne pourrais jamais assez rappeler à tous les aspirants scénaristes combien la feuille de route est un élément important. J’ai une envie folle de commencer à me jeter à corps perdu dans la rédaction et de faire vivre pour de vrai mes personnages. Mais si je l’avais fait à partir de la seule scène que j’avais vendredi, ça aurait été du suicide artistique, une perte de temps et de production folle. Avant de commencer à écrire, vous devez avoir une idée d’où vous allez en définitive ! La suite n’en sera que plus confortable, vous n’aurez pas l’impression de constamment mettre du scotch partout – sans même parler de l’impression de mettre des pansements sur une jambe en bois…

J’avais également mentionné au détour d’une question l’importance que j’accordais à ma muse, celle de l’écriture. C’est toujours plus facile d’écrire pour quelqu’un ou en pensant à quelqu’un. J’ai donc rencontré ma nouvelle muse jeudi dernier, alors que j’arpentais dans les rayons de la FNAC du coin pour me changer les idées, sans but précis. Ça a donc conduit mes pas vers un rayon que je ne fréquente jamais ou presque : les livres sur le cinéma. Et là, il y avait un présentoir avec les dernières nouveautés du genre. J’en ai ouvert aucun. J’ai juste vu une couverture.

Et c’est là où l’effet coup de foudre dont je parlais plus haut est assez flagrant. Je l’ai vue des millions de fois en photo, et sans explication aucune, cette fois-ci déclenche une succession d’émotions incontrôlables et d’idées en série qui vous empêchent de dormir.

Ma muse du moment et pour Lithium Breed est donc… Roulements de tambour…

Après, il est encore trop tôt pour que je dévoile la façon dont elle m’a inspiré. Les photos que j’ai choisies pour illustrer mon propos appartiennent au photographe Georges Barris et font assurément partie de mes préférées de toutes celles qu’il est possible de trouver sur Marilyn Monroe. Elles sont issues de la dernière session de shooting photos qu’elle faisait, le 10 juillet 1962, et démontrent assez bien le paradoxe qu’était Marilyn Monroe dans les dernières semaines de sa vie : explosion de vie et sensualité mais surtout fragilité, tristesse et détresse derrière le sourire.

Voilà un gros article sur mon actu,mes envies et mon projet du moment. Profitez-en, ça n’arrivera pas tous les quatre matins !

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commentaires
  1. Jaessa dit :

    Voilà qui fait très plaisir à entendre 😀 Personnellement, je profite d’une période creuse JV pour me remettre au travail. Alors bon, c’est entre deux stations dans le métro avec des moments de gros bordel chez moi pour réunir toutes les notes que je peux avoir. Mais l’ébauche de feuille de route commence à ressembler à quelque chose x)

    Perso, c’est plutôt les musiques qui me font le genre de déclic dont tu parles. Paf! Tonnes d’images, de situations, de répliques qui déferlent dans la caboche et te lâchent plus.

    Gogo Ol’!!! Rah quand je pense que j’ai jamais eu la fin de réveil T_T Le seul bouquin de SF que j’ai lu de mon plein gré!! Vaurien! Ah non pardon, saurien…(ça, c’est une blague de merde qui te dit de pas oublier ton journal de Bordeciel!)

    • Oliver Castle dit :

      Merci beaucoup !

      Tu as raison de te remettre au travail sur un projet personnel, peu importe sur quoi ça débouchera, tant qu’on se fait plaisir. Faneliah fait de même. Ne pas négliger le travail sur la feuille de route ! Jamais ! Comme je disais, j’ai trop envie de commencer à écrire, malheureusement (enfin, je me comprends), c’est que je dois encore faire des recherches, paufiner des choses, faire des fiches… Le plus relou, ce sont les recherches, entre désir de les faire, nécessité de les faire et retard sur la production effective pour les faire.

      Alors, la musique, j’en ai pas parlé pour pas faire redondance avec Moonage Daydream sur Sol Sunburst, mais j’écoutais les Pink Floyd à ce moment-là. Mais bon, ceux qui ont lu l’interview savent que la musique est indissociable de mon écriture.

      La fin de réveils ? C’est limite négociable si tu veux te retaper une phase de beta-lecture corrective ^^.

      AVIS AUX EDITEURS: c’est pas moi qui le dis, mais des gens qui ne lisent jamais de SF en lisent grâce à mon roman… 🙂

      Quant aux journaux de mon brave saurien, pas de souci, ca continue dès demain avec la conclusion de l’arc sur la confrérie noire !

      • Jaessa dit :

        Le temps de finir un ou deux livres et je te ping pour réveil :p
        Et c’est clair que la feuille de route, c’est entre calvaire et moments géniaux. Poser les limites du monde, ses contraintes, sa cohérence.
        Avant hier, je trouvais une demie réponse à une question qui m’emmerde depuis le début, j’en aurai courru partout en faisant l’avion ^^ » Enfin j’me comprends.

        Mon elfe ce week end a rien glandé…Trop de truc à faire. v_v Mais ce n’est que parti remise (si le cloud de steam veut bien fonctionner…)

      • Oliver Castle dit :

        Je viens de finir la version 3 de ma feuille de route (ce qui correspond plus ou moins à un synopsis dans le jargon). J’ai tout plein de nœuds au cerveau pour avoir retourné les trucs dans tous les sens…

        Mon argonien a pas fait grand chose, mais il a assez d’avance pour quelques journaux… par contre, je me rend compte qu’avec la fin de la confrerie noire et l’avancée de la quête principale, il me reste plus grand chose d’intéressant… Vais echouer chez les compagnons si ça continue.

  2. Reckoner dit :

    Hmmmm Lithium… Breed… Nirvana ?!

    Bon courage pour ta feuille de route et ton nouveau projet. Je vais moi-même attaquer un spec script qui me tient à cœur et je sais que ça va être difficile de ne rien écrire avant d’avoir l’ossature complète de mon scénario…

    • Oliver Castle dit :

      Bien joué Reckonner ! « Nirvana » se cache effectivement derrière le nom de code. De quel façon ensuite… Il faudra probablement suivre les hashtag Twitter et tag du blog pour avoir d’autres indices 🙂

      J’ai commencé à rédiger, peut-être même qu’avec un peu de chance, j’aurais fini d’écrire les scènes d’exposition aujourd’hui avant d’entamer l’incident déclencheur.

      Bon courage pour ton projet ! Hésite pas à tenir au jus !

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