Dans l’épisode précédent…

Me voilà donc catapulté assassin de l’Empereur ! Enfin une tâche à la hauteur de mon talent naturel. D’après Astrid, on ne peut pas tuer l’Empereur comme ça, il faut faire monter la mayonnaise, faire prendre la sauce et utiliser tout un tas d’autres expressions  culinaires pour que la mort du chef politique de Tamriel soit délicieusement flamboyante.

Par contre, je pense qu’elle a bien lu dans mon regard que ça commençait sérieusement à me pomper tous ces allers-retours au Sanctuaire pour un oui, pour un non ! Astrid a donc décidé de m’offrir un cheval ! Et pas n’importe quel cheval, un cheval magique ! Non… pas une licorne… Un cheval noir comme la nuit, né des profondeurs des ténèbres et dressé par le diable en personne : Crindombre !… Ouais, je sais, c’est pas hyper cool comme nom. « Cauchemar » aurait été plus approprié, mais on m’a dit que le cheval de cauchemar, c’était déjà pris…

Crindombre m’accompagne donc partout. Mais il reste là où je lui dis de rester pour mystérieusement réapparaître à mes côtés quand j’ai besoin de lui. Crindombre grille parfois ma couverture si on s’approche trop près de bandits. Mais, comme c’est un cheval de badass, c’est lui qui s’en occupe !

Grâce à ce cheval qui a les yeux qui brillent (et pas seulement d’intelligence), j’ai gagné plusieurs points de charisme. Je suis content !

Il était donc temps d’accomplir ma première tâche sur ma longue liste pour arriver à tuer l’Empereur. « 1. Casser les œufs » que j’ai lu sur le papier que m’a donné Astrid. Je suppose qu’elle file la métaphore de la mayonnaise sinon, elle m’a filé une recette de cuisine et ça ne va pas vraiment m’aider…

Après renseignements, il s’avère qu’elle s’était bien plantée et que ma première tâche est de suivre le fils du chef de la sécurité de l’Empereur pour envoyer un message fort : si vous n’êtes pas capable de protéger votre fils, vous n’êtes pas capable de protéger l’Empereur. Un truc du genre. J’ai tendance à ne pas trop chercher la raison des mes assassinats (de toute façon, ça se limite souvent à des adultères ou une dette…). Le truc, c’est qu’il fallait que je le tue en ville ! Pas sur les grands chemins de Bordeciel ! C’eut été trop simple !

Inutile de dire que j’ai perdu sa trace, que j’ai mis plus d’une semaine pour la retrouver et qu’au final, j’ai fini par l’attendre bien sagement dans mon manoir qu’il vienne faire un tour à Solitude. Pour le sport, j’ai décidé de le tuer dans la cour où tous les gardes s’entraînaient, histoire de nourrir ma légende d’assassin invisible.

Ceci fait, je retourne au Sanctuaire pour annoncer ma superbe réussite. Là, Astrid me dit que je dois assassiner la petite cousine de l’Empereur par alliance au pénultième degré. Et que ça se passe à Solitude. « Mais je viens de Solitude, bouffonne ! Tu pouvais pas m’envoyer un larbin me donner la prochaine phase du plan plutôt que je me frappe tout le chemin ! » que j’ai voulu dire. Mais mon père m’aurait sûrement dit que peu importe que la débilité de ton employeur, il est mieux payé que toi, il sait donc mieux ce qu’il faut faire pour te faire perdre du temps, te pousser à bout pour que tu donnes ta démission et te sucrer tes allocations. J’ai donc rien dit, et je suis retourné à Solitude…

La petite cousine en question, je devais la tuer durant son mariage. Mieux (ou pire, c’est selon) durant son discours de mariage où elle remercierait tout le monde d’être venu, blablabla. J’ai été surpris d’apprendre que le mariage aurait lieu à Solitude, je pensais que les Nordiques se mariaient aux temples de Mara… Peu importe.

Je me suis trouvé une place peinard, j’ai attendu une éternité que les époux daignent aller au balcon, j’ai conjuré mon arc et *schtak* une flèche en pleine tête de la mariée ! Un tir précis, d’une beauté sans nom, qui venait de s’inscrire en lettres d’or sur le livre des remerciements, à défaut des livres d’Histoire. Tout est allé très vite en suite, j’ai lancé mon sort d’invisibilité et je m’apprêtais à faire une sortie sans bruit…

Quand cet abruti de Veesara s’est pointé et m’a dit:

— Astrid m’a dit de venir, que t’aurais sûrement des ennuis !

— Astrid est une abrutie ! J’allais partir et tu viens de griller ma couverture en te pointant comme une fleur, habillé comme un assassin de la Confrérie Noire !

— Oh…

— Oui ! « Oh » Mais c’est pas possible, c’est quoi cette bande d’amateurs en slip ! J’avais la situation en main, et tu viens tout faire foirer…

— Oh…

— Ta gueule…

— Et on fait comment pour les gardes qui accourt vers nous d’un pas leste et prompt ?

— Tu te démerdes !

J’ai relancé mon sort d’invisibilité et j’ai laissé Veesara se débrouiller avec tous les gardes ! Non mais ! J’ai jamais rien demandé, moi, j’avais pas besoin d’aide ! C’est donc encore bien fumasse que j’ai refait la route Solitude-le Sanctuaire.

Une fois là-bas, Astrid m’a enrobé de suffisamment de compliments mielleux au sujet de mon dernier assassinat pour que j’en oublie de l’engueuler… Et puis, elle m’a dit :

— Faut que tu retournes à Solitude pour…

— Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargl !

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  1. […] Journal en Bordeciel #16 […]

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